Les représentants de la RDC et du Rwanda ont paraphé à Washington, le 1er août, sous la facilitation des États-Unis d’Amérique, le texte des Principes du Cadre d’intégration économique régionale, prévu par l’accord de paix signé entre les deux pays le 27 juin 2025. 

Selon un communiqué du Département d’État américain, grâce à une coordination conjointe dans des domaines tels que l’énergie, les infrastructures, les mines, la gestion des parcs nationaux, le tourisme et la santé publique, la RDC et le Rwanda entendent stimuler le progrès économique et améliorer les conditions de vie des populations de la région des Grands lacs.

La veille, les deux délégations avaient tenu à Washington la première réunion du Comité mixte de suivi de l’accord.

Toujours on Washington, ces avancées constituent une étape clé vers la stabilité et une paix durable dans la région.

 

radiookapi.net/CC



Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a réuni, ce samedi 02 août 2025, en début de soirée, au siège de l’Union sacrée de la Nation, à Gombe, les cadres de sa plateforme politique.

Selon le professeur André Mbata, Secrétaire permanent de l’USN, cette rencontre visait à renforcer la cohésion interne et à réaffirmer l’unité nationale. Le chef de l’État a insisté sur sa vision : "rassembler les Congolaises et les Congolais de tous bords pour bâtir, au cœur de l’Afrique, un pays puissant et une nation prospère".

Les échanges ont porté notamment sur les récentes victoires diplomatiques de la RDC, dont l’adoption de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, saluée par les participants. Le Présidium a exprimé son soutien aux accords internationaux en attente de ratification au Parlement, les qualifiant d’"instruments de cohésion nationale et de préservation de l’intégrité territoriale".

Concernant la formation du prochain gouvernement, annoncée comme imminente, l’USN s’est engagée à apporter un appui total à l’exécutif qui sera mis en place.

La réunion a rassemblé 30 des 40 membres du Présidium, dont la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, le président du Sénat Sama Lukonde, ainsi que plusieurs ministres et élus de la majorité présidentielle.

Prosper Buhuru 

 


Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a lancé un appel fort à la communauté internationale, ce samedi 2 août 2025, à Kinshasa, lors de la cérémonie commémorative du Génocost, désignant le génocide congolais motivé par des gains économiques. À la veille de l’installation d’une commission d’enquête indépendante sur les massacres perpétrés dans l’est du pays, le chef de l’État a plaidé pour une reconnaissance claire des atrocités commises et une mobilisation internationale en faveur de la justice et de la mémoire.

"Le silence que nous venons de garder résonne comme un cri, un appel à la justice", a déclaré le Président Tshisekedi dans une allocution empreinte d’émotion. Il a souligné que "chaque victime représente une vie brisée, un rêve éteint, un nom effacé", et que la mémoire de ces drames doit fonder une action "lucide, responsable et irréversible".

Revenant sur les nombreuses exactions survenues dans les provinces orientales du pays depuis plus de deux décennies, le chef de l’État a affirmé que plusieurs de ces massacres répondent juridiquement aux critères définis par la Convention de 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide. "En tant que garant de la Nation, j’assume pleinement cette responsabilité", a-t-il insisté, tout en précisant qu’il ne s’agit pas de "chercher un statut victimaire", mais de "rétablir une vérité historique occultée".

Pour consolider cette démarche, Félix Tshisekedi a annoncé la tenue, sous son autorité, d’un colloque international entre le 29 et le 31 juillet dernier à Kinshasa. Ce forum a réuni des experts congolais et étrangers, et a permis de dégager un consensus académique autour de la qualification des crimes perpétrés en RDC comme des génocides, en raison de leur caractère systématique et ciblé.

Le Président a également adressé un message clair à ceux qui doutent encore de la nature des crimes subis par les Congolais : "Et si le monde hésite encore à reconnaître cette tragédie pour ce qu’elle est, un génocide rampant, nous n’attendrons pas que d’autres valident notre douleur. Nous en sommes les premiers témoins, nous en serons les premiers artisans de justice."

Avec l’installation imminente d’une commission d’enquête indépendante, Kinshasa espère poser les bases d’un processus de vérité, de justice et de réparation à même de construire une paix durable. Le mot d’ordre du chef de l’État est sans ambiguïté : faire de la mémoire des victimes le socle d’un avenir fondé sur la dignité et la souveraineté.

Prosper Buhuru 

 

 

 


Dix jours après la signature d’une déclaration de principes à Doha entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, les engagements pris peinent à être concrétisés. Le texte prévoyait une entrée en vigueur immédiate, avec une date butoir fixée au mardi 29 juillet 2025. Ce délai est désormais expiré, sans avancée notable.

Parmi les principales dispositions prévues, figurait un cessez-le-feu immédiat et permanent. Or, des combats continuent d’être signalés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, mettant à mal la crédibilité des engagements pris par les deux camps.

Concernant les mesures de confiance, les deux parties avaient pris l’engagement de procéder à la libération réciproque des détenus avant toute nouvelle phase de négociations.

Une étape indispensable pour permettre la reprise des discussions prévue à Doha le 8 août. Mais à ce jour, aucune libération n’a été signalée.

Au-delà des prisonniers, le retour sécurisé des déplacés devrait être une priorité afin de détendre une situation humanitaire catastrophique. Mais là encore, pas d’avancée non plus. Cette impasse fait planer un doute sérieux sur l’avenir du processus.

La désescalade verbale tant redoutée reprend de l’élan avec une guerre médiatique et communicationnelle d’une rare violence.

Pour rappel, les deux parties avaient convenu de négocier un accord de paix global d’ici le 17 août, dans un esprit de compromis et de responsabilité. Mais l’inertie actuelle risque de compromettre l’ensemble de la démarche.

 Don Momat

 


Le ministère des Affaires étrangères, coopération internationale et francophonie exprime son indignation, ce jeudi 31 juillet 2025, à Kinshasa, sur les faits « extrêmement graves » à l’origine de l’arrestation en Bulgarie d’un diplomate congolais, impliqué dans le transport d’une importante quantité de produits stupéfiants.

Selon un communiqué consulté par 7SUR7.CD, le ministère condamne ces agissements « inacceptables » et affirme qu’il s’agit d’un cas isolé, totalement contraire aux valeurs et à l’éthique du diplomate de la RDC.

« Le ministère condamne avec la plus grande fermeté ces agissements inacceptables et affirme qu’il s’agit d’un cas isolé, totalement contraire aux valeurs et à l’éthique du diplomate de la République démocratique du Congo », a-t-on lu.

En réponse à ces actes, le ministère a pris les mesures suivantes :

• Le rappel définitif de l’agent concerné, ainsi que la levée de ses immunités diplomatiques, en raison du caractère manifeste et de la gravité des faits ;

• Transmission officielle aux autorités bulgares, à Sofia, de la position du gouvernement

congolais et engagement à coopérer pleinement avec l’État d’interpellation ;

• Envoi d’une mission conjointe du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Justice à Sofia afin de suivre le dossier avec les autorités compétentes.

Par ailleurs, il tient à rassurer l’opinion publique de sa détermination à faire toute la lumière sur cette affaire, à établir les responsabilités et à veiller à ce que les « conséquences en soient tirées dans le respect des lois ». En outre, le ministère rappelle qu’il applique une politique de « tolérance zéro » à l’égard de tout abus de la part de ses diplomates.

L’interpellation a eu lieu le 18 juillet 2025, à la frontière bulgaro-turque, alors que l’agent Jean de Dieu Mutebwa Mulumba circulait à bord d’un véhicule à immatriculation diplomatique, dans le cadre d’un déplacement non autorisé par l’ambassade dans laquelle il est affecté.

Raphaël Kwazi



Patrick Muyaya, porte-parole du Gouvernement, a exhorté, jeudi, les étudiants de l'Université des sciences de l'information et de la communication (UNISIC), ex IFASIC, à porter la cause nationale à travers leurs actions face à l'agression que subit la République démocratique du Congo. C'était au cours d'une conférence-débat organisée sous le thème : « Au cœur du processus de pacification de la RDC : comprendre pour agir - l'appropriation du narratif congolais par la jeunesse pour la construction d'une paix durable ».

Pour le ministre de la Communication et médias, porter la cause nationale constitue une responsabilité pour les étudiants de cette alma mater qui forme les professionnels des médias. 

« Considérez que dès que moi je termine cette communication, vous, vous avez une responsabilité : vos téléphones et vos articles doivent servir à porter la cause nationale, doivent servir à porter notre fierté, notre fierté ne signifie pas soutenir forcément le président de la République, notre fierté, c'est de mettre le drapeau sur le front, c'est de mettre le drapeau sur le cou et considérez que nous sommes un pays grand et nous construisons notre grandeur », a-t-il déclaré. 

Bien avant, ce membre du gouvernement a expliqué à ces étudiants la genèse de la guerre dans l'Est de la RDC et les différents processus de paix dans lesquels est engagé le gouvernement congolais pour en finir avec cette situation. Il s'agit, a-t-il rappelé, notamment des processus de paix de Washington et de Doha, qui ont enregistré des progrès significatifs avec la signature de l'Accord de paix RDC-Rwanda, mais aussi de la Déclaration de principes RDC - AFC/M23.

« L'objectif principal, c'est la paix, il faut que nous puissions tous être prédisposés à être ceux qui contribuent à la construction de cette paix et cette université, c'est l'université qui forme les premiers vecteurs de la société, ceux qui doivent, à travers l'écrit, la télévision, la radio, atteindre les Congolais partout où ils se trouvent », a soutenu Patrick Muyaya Katembwe.

Il s'en est ensuivi une session de questions-réponses pour éclairer la lanterne des étudiants et du corps enseignant sur certaines matières liées au processus de pacification du pays. 

Pour sa part, l'UNISIC a exprimé son soutien au chef de l'État et son gouvernement dans la lutte pour la restauration de la paix sur toute l'étendue du pays. 

« L’UNISIC, en pensant organiser cette activité, nous voulons affirmer que notre président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et son gouvernement que dirige son excellence madame Judith Suminwa, ne sont pas seuls. Vous n'êtes pas seuls dans cette lutte face à l’agression barbare que subit notre pays. Dites au président que vous n’êtes pas seuls dans votre lutte pour la restauration de la paix sur toute l’étendue du pays », a déclaré le professeur Kambayi Bwatshia, recteur de l'UNISIC. 

Notons qu'avant l'UNISIC, le porte-parole du gouvernement Suminwa était, la semaine dernière, à l'Université de Kinshasa (UNIKIN) où il a sensibilisé les étudiants à l'appropriation du narratif congolais et du processus de pacification de la République démocratique du Congo. 

Prince Mayiro



Dans son tout nouveau titre intitulé Guide Suprême, Fabregas Le Métis Noir rend hommage à plusieurs figures emblématiques de la musique congolaise, parmi lesquelles Koffi Olomide, Werrason et Ferre Gola. Toutefois, deux noms majeurs manquent à l’appel : Fally Ipupa et Héritier Watanabe.

Face aux interrogations des fans et des observateurs, Fabregas a tenu à clarifier la situation. « La chanson dure seulement 4 minutes, je ne pouvais donc pas mentionner tout le monde. D’ailleurs, Fally Ipupa n’est pas le seul à ne pas avoir été cité », a-t-il déclaré, tout en soulignant qu’il respecte chacun de ses aînés, même en l’absence de dédicace explicite.

Cette précision vise à calmer les éventuelles tensions ou malentendus autour de ce choix artistique. Fabregas insiste sur le fait que cette omission n’est en aucun cas un signe de manque de considération, mais plutôt une contrainte liée à la durée limitée du morceau.

Ordi Mande

 


En RDC, la fête des parents est célébrée chaque année, le 1er août. Ce jour spécial est dédié à honorer la mémoire des parents, qu'ils soient vivants ou décédés. A Goma, les cimetières reçoivent des membres de plusieurs familles venus nettoyer les tombes et rendre hommage aux siens qui ont quitté cette terre. 

Dès 6 heures du matin, des Gomatraciens ont afflué le cimetière de l’ITIG, l’un des plus anciens de la ville. Sur place, les scènes de recueillement se mêlaient à celles d’entretien, les familles munies de houes, balais ou bêches s’activant autour des sépultures. Un hommage silencieux, empreint de respect et de mémoire, rendu à ceux qui reposent loin des regards, mais toujours présents dans les cœurs.

Malheureusement, un constat amer s'est imposé. De nombreuses tombes semblent abandonnées. Les services d'entretien n'existent plus, et certaines familles sont venues avec des outils tels que des houes, des balais et des bêches pour nettoyer les sépultures de leurs êtres chers. 

Dans l'ambiance morose du matin à Goma, nous avons croisé Robert Ziwabanza Ramazani, qui est venu rendre hommage à sa maman décédée le 5 février 2009. Pour lui, cet acte est profondément symbolique et lui permet d'immortaliser la mémoire de sa mère.

« Je suis venu ici parce que des êtres qui me sont chers reposent en ces lieux, notamment ma mère, qui est enterrée ici à l'ITIG. Aujourd’hui, en cette journée de commémoration de nos parents, qu’ils soient vivants ou décédés, j’ai jugé bon de venir me recueillir sur sa tombe, sa dernière demeure. J’en ai aussi profité pour effectuer quelques entretiens, notamment les travaux que j’ai déjà amorcés. Ma mère est décédée le jeudi 5 février 2009, et je garde d’elle un souvenir vivant. Tout ce que je suis aujourd’hui, je le dois en grande partie à elle. C’est pourquoi je ressens non seulement l’obligation, mais aussi la mission d’honorer sa mémoire », a-t-il confié.

De son côté, madame Henriette Fatuma a partagé sa difficulté à retrouver la tombe de son père décédé en 2008, dont l'entretien fait défaut. Elle a prévu des travaux pour reconstituer la sépulture et honorer la mémoire de son papa.

« Moi aussi, je suis venu aujourd’hui ici, au cimetière de l’ITIG. C’était à l’occasion de la célébration de la fête des parents. Je me suis dit que, pour une journée aussi significative, je ne pouvais pas rester à la maison. Mes parents sont inhumés ici, c’est pourquoi j’ai décidé de venir entretenir la tombe de mon défunt papa et voir dans quel état elle se trouve. Cela fait maintenant au moins 17 ans que notre père nous a quittés. Personnellement, je garde un très bon souvenir de lui. C'était une personne très importante dans notre famille, et dans ma vie en particulier. Je peux dire qu’il a été à la fois père et mère pour nous. Tout l’amour que notre maman aurait dû nous donner, nous l’avons reçu à travers lui », a-t-elle fait savoir.

Et de poursuivre :

« Notre mère est décédée très tôt, alors nous sommes restés seuls avec notre père. Il faisait tout pour nous. Ce que nous sommes aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à lui. Et je sais que, de là où il est, il est fier de nous, car il ne nous a pas laissés dans la rue. Ce que je peux lui dire aujourd’hui, c’est merci. Merci de nous avoir montré le bon chemin. Le premier chemin qu’il nous a transmis, c’est celui des études. Le deuxième, c’est celui de la parole de Dieu. Et c’est en suivant ce chemin que nous sommes devenus des adultes responsables. C’est pour cela qu’en cette journée des parents, nous avons décidé de venir célébrer avec lui tout ce qu’il a été pour nous », a-t-elle confié.

Cependant, pour d'autres, la situation est encore plus préoccupante. Madame Brigitte Makasi, veuve depuis 2019, n'a pas réussi à retrouver la tombe de son mari, détruite depuis 2023 en raison de rumeurs sur la vente du cimetière aux mains d'un opérateur économique local. 

« Mon mari est décédé en novembre 2019. Nous sommes même venus l'enterrer ici, à Gabiro. Un an après sa mort, la famille s'est réunie pour faire quelques contributions afin de construire une pierre tombale, pour que nous ne perdions jamais la trace de l'endroit où il repose. Nous y sommes parvenus et avons réussi à lui construire une tombe. Malheureusement, aujourd’hui, je suis venue lui rendre hommage, mais j’ai du mal à retrouver cette tombe que nous avions bâtie pour lui. Les voisins du cimetière me disent qu’elle a été démolie, parce qu’un commerçant bien connu de Goma aurait affirmé avoir déjà acheté cet emplacement », a confié la veuve, les larmes aux yeux.

Pour de nombreuses familles, cette journée est aussi un moment de partage, permettant de se retrouver autour d'un repas entre parents vivants après avoir honoré ceux qui sont partis.

Parallèlement, la journée des défunts permet aux familles de se souvenir de leurs proches disparus. Des visites sont organisées dans les cimetières, où les tombes sont nettoyées et fleuries, en signe de respect et d’amour. Des messes et des prières sont célébrées pour honorer les âmes des disparus. 

Se souvenir de nos défunts, c’est maintenir leur mémoire vivante dans nos cœurs. C’est une occasion de prier pour eux, de raviver les souvenirs, et de se remémorer les instants partagés.

Cette journée revêt une importance particulière en RDC, tant sur le plan culturel que social. Elle renforce les liens familiaux et promeut des valeurs fondamentales telles que le respect, la gratitude et la solidarité. Elle rappelle aussi aux jeunes générations l’importance de la mémoire et des traditions.

En célébrant nos parents et nos défunts, nous préservons notre héritage culturel et transmettons des valeurs essentielles aux générations futures.

La journée des parents et des défunts est un moment de recueillement et de cohésion. Elle unit les familles et les communautés autour de valeurs communes, et contribue à renforcer le tissu social du pays. En se rassemblant pour honorer leurs proches disparus, les Congolais réaffirment leur attachement aux valeurs de mémoire, de respect et de solidarité.

Au loin, des pleurs s’élèvent, les souvenirs refont surface.

Rappelons que la matinée de cette journée, chômée et payée, est consacrée à rendre hommage et à se souvenir des parents et compatriotes disparus.

Josué Mutanava, à Goma

A Propos

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Ali Kalonga

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