Il y a des artistes qui marquent une époque, et d’autres qui marquent l’histoire. Simon Lutumba Ndomanueno, plus connu sous le nom de Lutumba Simaro Massiya, appartient sans conteste à cette seconde catégorie. Sept (7) années après sa disparition, son œuvre continue d’habiter la mémoire collective congolaise et africaine, témoignant de la profondeur de sa plume et de la richesse de la rumba congolaise, devenue le 14 décembre 2021 patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Né le 19 mars 1938 à Léopoldville (actuelle Kinshasa), Lutumba Simaro s’impose très tôt comme l’un des plus grands compositeurs de la musique congolaise moderne. L’histoire de Simaro est assez particulière. En 1958, il a alors vingt ans lorsqu’il rompt avec la firme SEDEC, Société d’entreprise commerciale du Congo belge, pour se lancer dans la musique professionnelle : Micra Jazz, puis Congo Jazz. 

Guitariste d’exception et parolier hors pair, Simaro rejoint le mythique TP OK Jazz, qui a dominé la scène musicale congolaise de la fin des années 1959 jusqu’aux années 1980, dirigé par Franco Luambo Makiadi. Au fil des années, il s’y impose progressivement comme l’une des figures majeures du groupe. 

« Lutumba Simaro a laissé une empreinte indélébile dans l’évolution de la Rumba congolaise, notamment en tant que guitariste et compositeur. Il a signé de nombreuses œuvres au sein de l’OK Jazz, mais il s’est aussi distingué dans plusieurs productions indépendantes », explique le musicien Maika Munan. 

À la fin des années 1970, Simaro fut emprisonné à la prison de Makala, avec Franco et d'autres musiciens, pour deux chansons jugées obscènes par les autorités de l’époque. 

Une plume singulière au service de la sagesse populaire

Surnommé le "poète", Simaro Lutumba a su imposer un style profondément introspectif, caractérisé par des textes empreints de philosophie, de morale et d’observation sociale. À travers ses chansons, il explorait les réalités humaines : l’amour, la trahison, la dignité, la responsabilité ou encore les épreuves de la vie.

Des titres tels que “Mabele”, “Faute ya commerçant”, “Testament ya Bowule”, “Ebale ya Zaïre”, “Maya” ou encore “Cœur artificiel” demeurent des classiques intemporels, souvent cités pour la profondeur de leurs messages.

« La force de ses chansons réside dans leur pureté, leur profondeur et leur simplicité, qui continuent de toucher toutes les générations », souligne Maïka Munan.

Selon lui, Lutumba figure parmi les plus grands poètes, chanteurs et philosophes de la musique congolaise.

Après la disparition de Franco en 1989, Simaro prend la direction du TP OK Jazz. Il a perpétué l’héritage musical du groupe tout en continuant à affirmer sa propre signature artistique. Le groupe s’effondre en 1993, en raison de désaccords sur le partage des fonds. En janvier 1994, Simaro a formé Bana OK, avec une trentaine de musiciens d'OK Jazz, pour la plupart d'entre eux.

Un héritage musical toujours vivant

Simaro Lutumba s’est éteint le 30 mars 2019 à Paris. Derrière lui, il a laissé un répertoire riche qui continue d’inspirer nombre d’artistes et de mélomanes. Son œuvre est aujourd’hui considérée comme un patrimoine culturel majeur de la République démocratique du Congo.

Pour de nombreux amateurs de musique, ses chansons constituent de véritables leçons de vie, portées par une écriture élégante et une sensibilité rare.

« Simaro chantait la vie réelle. Ses textes nous apprenaient à réfléchir avant d’agir. Chaque chanson était une école de sagesse. Ses paroles sont intemporelles. Même aujourd’hui, elles parlent encore à la jeunesse. Il savait traduire les émotions humaines avec une profondeur exceptionnelle », témoigne Jean-Luc, qui se dit être l’un des plus grands fans de Simaro. 

Au-delà d’être un musicien de grand talent et une icône de la Rumba congolaise, Maïka Munana garde de Simaro Massiya le souvenir d’un « aîné aimant et protecteur ».

« Un jour, il est venu me chercher sans me dire où nous allions. Nous nous sommes finalement retrouvés à la RTNC, au studio Sabab, où il enregistrait son album Salle d’attente, sous la direction de Zola. Sans détour, il m’a alors lancé : “Lelo, yo nde okobeta guitare. Simaro akobeta te.” (Aujourd’hui c’est toi qui joues à la guitare. Simaro ne jouera pas). J’ai été à la fois surpris et profondément honoré par la confiance d’un géant de sa stature », confie-t-il. 

Et d’ajouter : 

« Il m’a ensuite confié l’arrangement et la réalisation de l’une de ses dernières œuvres, Palata, composée par Maroa pour célébrer la décoration de plusieurs artistes par notre chancellerie. En souvenir, Simaro m’a offert une guitare électro-acoustique dédicacée, que je conserve précieusement ». 

Plus qu’un musicien, Lutumba Simaro était un penseur, un éducateur à travers l’art. Sa contribution à la rumba congolaise dépasse le simple cadre du divertissement : elle participe à la transmission des valeurs, à la construction d’une mémoire collective et à l’affirmation de l’identité culturelle congolaise sur la scène internationale.

Jusqu’en ce jour, son œuvre continue de rappeler que la musique peut être à la fois belle, profonde et utile à la société.

De son vivant déjà, sa commune de résidence, Lingwala, lui avait rendu un hommage appuyé : un buste à son effigie est érigé au carrefour de la place Assanef, à proximité de la cité de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC). Une reconnaissance qui fait écho aux paroles prémonitoires du poète dans sa chanson « Mabele » (Ndoto), où il déclarait : « Mokolo na kokufa, kake eko beta. Moto na ngai bakamata basala monument, soki mopaya aye, ba panzela ye sango » — autrement dit : le jour où je mourrai, la foudre frappera. Que l’on fasse de ma tête un monument et que, lorsqu’un visiteur viendra, on lui en annonce la nouvelle.

James Mutuba 



La récente sortie médiatique de Joseph Kabila continue de susciter de vives réactions sur la scène politique congolaise. Dans une tribune publiée ce lundi sur son compte X, Eugène Diomi Ndongala n’a pas mâché ses mots, livrant une charge virulente contre l’ancien chef de l’État, qu’il accuse de « déni » et de refus d’assumer ses responsabilités.

Intitulée « Kabila, le virtuose du déni », cette tribune démonte point par point les déclarations de l’ex-président, à la suite de son interview accordée au The New York Times. Pour Eugène Diomi Ndongala, cette prise de parole ne constitue en rien une confession, mais plutôt « un numéro de prestidigitation » visant à éluder les responsabilités politiques de Joseph Kabila.

Au cœur des critiques, la gestion de l’élection présidentielle de 2018. L’opposant interprète les propos de l’ancien président « nous avons estimé qu’il était important pour la stabilité que le président ait la majorité » comme un aveu à demi-mot d’une volonté de conserver le pouvoir. « Il regrette le moyen, jamais la fin », tranche-t-il, dénonçant une logique politique qu’il estime à l’origine des crises actuelles.

La question sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo constitue également un point majeur de discorde. Eugène Diomi Ndongala accuse Joseph Kabila de complaisance, voire de proximité avec les rebelles du Mouvement du 23 mars et leurs alliés. Des accusations graves, que l’ancien président rejette catégoriquement, qualifiant de « stupide » toute tentative de lier sa personne à la rébellion.

Dans sa tribune, l’opposant revient également sur la période de répression politique sous le régime Kabila, évoquant « des centaines de prisonniers politiques ». Il rappelle notamment son propre cas, citant une décision du Comité des droits de l’homme des Nations unies qui avait reconnu son statut de prisonnier politique et exigé sa libération.

Autre point vivement critiqué : la déclaration de Joseph Kabila sur son « principal échec », qu’il attribue à son incapacité à transformer les Congolais en « meilleurs citoyens ». Une affirmation jugée « inacceptable » par Eugène Diomi Ndongala, qui y voit une tentative de faire porter la responsabilité de la gouvernance au peuple lui-même.

Enfin, la présence supposée de l’ancien président à Goma, zone sous influence rebelle, alimente les soupçons et les critiques. L’opposant dénonce une posture qu’il juge contradictoire avec le discours patriotique revendiqué par Joseph Kabila.

Dans un contexte politique et sécuritaire toujours tendu, cette nouvelle sortie médiatique illustre les profondes fractures qui persistent au sein de la classe politique congolaise, sur fond d’interprétations divergentes du passé et de luttes d’influence pour l’avenir du pays.

Don Benjamin Makolo



La militante congolaise Gloria Sengha est montée au créneau pour dénoncer les récentes prises de position de l’ancien Président Joseph Kabila, qu’elle accuse de tenter de réécrire l’histoire politique de la République démocratique du Congo.

Dans une déclaration au ton incisif, elle fustige l’attitude de l’ex-chef de l’État, estimant qu’il cherche à se poser en donneur de leçons sans assumer les réalités de son propre bilan.

« Joseph Kabila veut aujourd’hui se donner des airs de donneur de leçons. Très bien. Mais qu’il commence par respecter l’intelligence des Congolais », a-t-elle déclaré.

La militante rejette fermement toute tentative de minimisation des faits survenus durant les années de pouvoir de Joseph Kabila, notamment en ce qui concerne l’existence de prisonniers politiques.

« Prétendre qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques sous son régime relève de la falsification grossière de l’histoire. Les faits sont documentés, les témoignages existent, les archives parlent. Ce pays n’a pas la mémoire aussi courte qu’il l’espère », a-t-elle insisté.

Pour Gloria Sengha, le débat ne porte pas sur le droit de critique du pouvoir actuel, qu’elle considère légitime, mais sur une tentative de réhabilitation personnelle qu’elle juge inacceptable.

« Le problème n’est pas qu’il critique le pouvoir actuel. Tout le monde le fait. Le problème, c’est qu’il tente de se blanchir en réécrivant le passé. Et ça, c’est inacceptable », a-t-elle martelé.

Dans son analyse, elle rappelle que l’ancien Président ne peut se soustraire à sa responsabilité historique.

« Qu’il le comprenne une fois pour toutes : dénoncer les dérives actuelles ne lui donne aucun droit à l’innocence rétroactive. Il n’est pas un observateur extérieur. Il est un acteur central de la situation que nous subissons aujourd’hui », a-t-elle affirmé.

Enfin, la militante balaie l’argument des alliances politiques changeantes, estimant qu’elles ne sauraient effacer les faits du passé.

« Et non, le fait que certains de ceux qu’il a réprimés hier soient aujourd’hui dans son camp ne change rien. L’histoire ne s’efface pas parce que les alliances changent. Un minimum de décence serait d’assumer… pas de manipuler », a-t-elle conclu.

 Don Benjamin Makolo


Les Léopards de la République démocratique du Congo (RDC) affronteront les Reggae Boyz de la Jamaïque, ce mardi 31 mars 2026, au Stade Akron de Guadalajara au Mexique, en finale des barrages intercontinentaux de la prochaine édition de la Coupe du Monde. La rencontre est prévue à 22h00, heure de Kinshasa.

Les Congolais n'ont jamais été si proche d'un nouveau mondial depuis leur première et dernière participation en Allemagne en 1974 à l'époque du Zaïre. Après plusieurs ratés ces dernières années, les Fauves Congolais ne sont plus qu'à un match de la Coupe du Monde.

En septembre 2017, les Congolais ont été privés du Mondial Russie 2018 après la contre-performance de leur équipe face aux Aigles du Carthage de la Tunisie (2-2) au stade des Martyrs. Près de 5 ans plus tard, soit en mars 2022, les Fauves Congolais ont été battus les Lions de l'Atlas du Maroc en barrages (4-1) à Casablanca.

En septembre 2025, les Léopards avaient la possibilité de prendre belle option pour la qualification face aux Lions de la Teranga du Sénégal, malheureusement ils ont été renversés (3-2) au Stade des Martyrs. Heureusement, les Poulains de Sébastien Desabre ont saisi leur dernière chance en se qualifiant par le biais des barrages continentaux face au Cameroun et au Nigeria, pour atteindre les barrages intercontinentaux.

Les Léopards ne sont plus qu'à un match de qualification après 52 ans d'attente. Ils bénéficient du soutien de tout un peuple dont 250 Congolais ont été envoyés au Mexique pour accompagner l'équipe. En cas de qualification, la journée du mercredi 01 mars, et celle du jeudi 02 mars pourraient être déclarées chromées et payées par le Gouvernement central.

Gratis Makabi



La République démocratique du Congo poursuit ses consultations diplomatiques au sein des Nations Unies. L’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, représentant permanent de la RDC, a rencontré, lundi 30 mars 2026, à New-York, Lana Zaki Nusseibeh, ministre d’État des Émirats arabes unis chargée des relations avec l’ONU et l’Union européenne.

Les discussions ont porté sur les dynamiques sécuritaires régionales ainsi que sur un projet de résolution en cours d’examen au Conseil de sécurité, porté par le Royaume de Bahreïn au nom du Conseil de coopération des États du Golfe. Ce texte concerne notamment la situation dans le détroit d’Ormuz, un point stratégique pour la sécurité maritime internationale.

Au cours de l’entretien, la partie émiratie a exposé les contours de cette initiative et sollicité l’appui de la RDC, qui siège actuellement comme membre non permanent du Conseil de sécurité.

De son côté, la délégation congolaise a réaffirmé son attachement aux principes fondamentaux du droit international, notamment ceux consacrés par la Charte des Nations Unies et la Convention sur le droit de la mer, ainsi qu’au règlement pacifique des différends. Kinshasa a indiqué qu’une position officielle sera arrêtée après consultation des autorités compétentes.

Prosper Buhuru



À la veille du match décisif qui va opposer l’équipe nationale de football de la République démocratique du Congo de football à celle de la Jamaïque, prévu ce mardi 31 mars à 22h (heure de Kinshasa), le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a adressé un message officiel d’encouragement à la sélection nationale.

Dans cette correspondance datée du 30 mars, le Chef de l’État souligne l’importance de cette rencontre comptant pour le barrage intercontinental qualificatif à la Coupe du monde 2026. Il y exprime, au nom du peuple congolais, « un message de confiance, de fierté et d’encouragement » à l’endroit des joueurs.

Dans cette correspondance, le chef de l’Etat rappelle aux Léopards qu’ils porteront, au-delà du maillot, « la fierté de plus de 100 millions de Congolais » ainsi que l’espoir d’une nation entière. A cet effet, il les exhorte à faire preuve de discipline, de solidarité et de maîtrise, tout en y ajoutant « ce supplément d’âme qui distingue les grandes équipes dans les grands rendez-vous ».

Dans son message, le président de la République rend également hommage aux figures historiques du football congolais, citant notamment Kidumu, Kakoko, Kibonge, Mayanga, Kazadi, Bwanga, Lobilo, Mana, Mulamba Ndaye, Kembo et Tshinabu, présentés comme des références pour la génération actuelle.

Par ailleurs, le chef de l’État insiste par sur la portée symbolique de cette rencontre, évoquant une opportunité d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football national, cinquante-deux ans après la dernière participation du pays à une phase finale de Coupe du monde.

Il conclut en appelant les joueurs à « aller sur le terrain avec honneur », à « jouer avec le cœur » et à « se battre avec foi », tout en assurant que « le peuple congolais est derrière vous » et que « la Nation entière vous accompagne ».

La rencontre entre Les Léopards et les Reggae Boyz déterminera le vainqueur du barrage intercontinental et le dernier qualifié pour la Coupe du monde 2026.

GLK



Le ministère de la Culture, Arts et Patrimoine de la République démocratique du Congo a salué l’adoption, lors de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, de la résolution intitulée « Déclaration portant qualification de la traite des Africains réduits en esclavage et de l’esclavage racialisé des Africains de plus grave crime contre l’humanité ».

Ce texte reconnaît la traite transatlantique et l’esclavage comme les crimes les plus graves contre l’humanité, en raison de leur ampleur, de leur caractère systémique et des conséquences durables qu’ils continuent de produire dans le monde contemporain.

« Cette résolution souligne que ces injustices continuent d’alimenter des inégalités structurelles et appelle à une dynamique internationale de mémoire, de justice et de réparation », peut-on lire dans le communiqué publié par le ministère.

Adoptée le 25 mars par 123 voix pour, 3 contre (États-Unis, Israël, Argentine) et 52 abstentions, dont plusieurs pays européens, la résolution marque une étape politique et symbolique importante dans le débat international sur la mémoire de l’esclavage, les réparations et la reconnaissance des injustices historiques. Porté par le Ghana, chef de file de l’Union africaine sur la question des réparations liées à la traite transatlantique, le texte a été défendu à New York par le président ghanéen John Mahama, qui l’a qualifié d’« historique ».

« Aujourd’hui, nous sommes rassemblés solennellement et solidairement pour proclamer la vérité et poursuivre le chemin vers la guérison et la justice réparatrice », a-t-il déclaré au moment de l’adoption du texte, rappelant le calvaire d’environ 13 millions d’hommes, de femmes et d’enfants africains déportés en l’espace de quatre siècles.

Le texte attire également l’attention sur la restitution des biens culturels aux pays d’origine, notamment dans son article 9, qui encourage les États à faciliter le retour du patrimoine acquis dans des contextes d’injustice ou de domination. Cette disposition s’inscrit dans les priorités définies par le ministère congolais de la Culture pour la période 2025–2026.

La mémoire d’Ota Benga en ligne de mire

Dans cette perspective, le ministère de la Culture, Arts et Patrimoine rappelle avoir signé, le 24 janvier 2025, un protocole d’accord pour la création d’un mémorial national dédié à Ota Benga. Originaire de l’actuelle RDC, ce dernier fut capturé au début du 20e siècle avant d’être exhibé en 1906 au zoo du Bronx, à New York, dans un épisode devenu l’un des symboles les plus frappants de la déshumanisation raciale subie par les Africains durant la période coloniale.

La figure de Ota Benga s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique internationale de reconnaissance et de réhabilitation de la dignité des personnes d’ascendance africaine, aussi bien aux États-Unis qu’en République démocratique du Congo. Pour Kinshasa, ce projet mémoriel illustre la volonté de traduire les principes de justice historique en politiques publiques concrètes, notamment en matière de transmission de la mémoire et de valorisation du patrimoine.

James Mutuba 



L'affiche qui opposait l'AS VClub au Daring Club Motema Pembe, ce dimanche 29 mars 2026, au Stade Père Raphaël de la Kethule, n'est pas arrivée à son terme, suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur la ville-province de Kinshasa, rendant l'aire de jeu du Stade Tata Raphaël impraticable. Le derby kinois est donc reporté au lundi 30 mars 2026 à 9h00 au même lieu.

Le match s'est arrêté à la 59ème minute de jeu, sur une note d'un but partout. Peter Ikoyo a ouvert le score pour les VClubiens dès la 3ème minute, avant qu'Amboulou n'égalise pour les immaculés 17 minutes plus tard.

Il est à noter que l'AS VClub occupe provisoirement la 5ème place du groupe B d'Illico-Cach Ligue 1, avec 37 points, tandis que le DCMP est largué en 14ème position avec 7 unités. Le podium est occupé par le FC Les Aigles du Congo, l'AS Dauphin noir, et l'AS Maniema Union.

Gratis Makabi



Le footballeur néerlandais d’origine congolaise Anthony Musaba a récemment exprimé sa surprise face à l’absence de sollicitation de la Équipe nationale de la RDC, suscitant de nombreuses réactions dans les milieux sportifs congolais.

Dans une déclaration sincère, le joueur n’a pas caché son étonnement. « Pour être honnête, je suis quand même surpris que le Congo ne m’ait jamais contacté. Ils approchent beaucoup de joueurs, mais je n’ai jamais eu de nouvelles. Je trouve ça étrange, mais ça ne me préoccupe pas. »

Évoluant en Europe, Anthony Musaba affirme avoir été ouvert à l’idée de représenter la RDC par le passé, avant de revoir ses ambitions à la hausse. « Ces dernières années, j’étais ouvert à cette possibilité, mais maintenant je rêve plus grand. Le Congo ?? reste le pays de mon cœur, mais s’ils ne veulent pas de moi, ce n’est pas un problème. »

Cette sortie médiatique met en lumière les défis persistants liés à la gestion des binationaux au sein de la sélection congolaise. Alors que la Fédération congolaise de football association multiplie les démarches pour attirer des talents évoluant à l’étranger, certains joueurs affirment ne jamais avoir été approchés, alimentant ainsi le débat sur la stratégie de recrutement.

Pour de nombreux observateurs, cette situation soulève des interrogations sur la communication et le suivi des profils éligibles à porter les couleurs nationales. La déclaration de Anthony Musaba pourrait ainsi relancer les discussions autour de la politique sportive de la RDC, à l’heure où la concurrence entre sélections pour attirer les talents binationaux est de plus en plus forte.

Reste à savoir si cette sortie incitera les instances dirigeantes à revoir leur approche ou si le fossé continuera de se creuser entre certains joueurs et la sélection nationale.

Don Benjamin Makolo



Les  présidents des Conseils d’administration (PCA) des entreprises du Portefeuille de l’Etat et des établissements publics ont été appelés, samedi, à un sens élevé de l’intérêt général, lors de la cérémonie d’échange des vœux à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« Le PCA occupe dans l’architecture de gouvernance une fonction essentielle de supervision, de décision, de contrôle et d’orientation stratégique. Cette mission exige rigueur, responsabilité et sens élevé de l’intérêt général », a déclaré De’Alonzo Ngoie, président du collectif des PCA.

Il a dans ce sens, interpellé ses  collègues dans leur mission au regard du rapport publié par la Banque mondiale en ce mois de mars, retraçant la situation économique de la RDC qui met en évidence les défis importants en matière de fonctionnement des Conseils d’administration, de  transparence financière et de reddition des comptes.

« Nous saisissons également cette occasion solennelle pour rendre un hommage appuyé à Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’État, pour son engagement constant en faveur de la modernisation de la gouvernance publique, du renforcement de l’État de droit et de la transparence dans la gestion des entreprises du portefeuille », a-t-il enchainé.

M. De’Alonzo a également a salué l’écoute attentive, la  disponibilité constante et l’engagement de la ministre du Portefeuille, Julie Shiku dans l’accompagnement des organes de gouvernance.

« Depuis son arrivée à la tête de ce ministère stratégique, les conditions de travail des mandataires publics sont en voies de s’améliorer sensiblement, elle a su instaurer un climat de confiance propice à l’efficacité et à la performance. Son action a contribué à faciliter l’exercice des missions des mandataires et à renforcer la qualité du pilotage des entreprises du portefeuille. Qu’elle trouve ici l’expression de notre profonde gratitude et de nos remerciements les plus chaleureux », a-t-il dit.

De son côté, Gisele Kayembe, représentante des femmes PCA  des entreprises du Portefeuille de l’Etat et des établissements publics s’est exprimé en ces termes : « reconnaître, célébrer et valoriser les femmes à des postes de gouvernance, c’est renforcer les fondations même de notre État et de nos institutions ».

Elle a rendu un vibrant hommage au président de la République dans sa casquette de champion de la masculinité positive dont la vision place la femme au centre de prise de décisions.

« L’intégration des femmes aux plus hautes instances du pays notamment au sein du gouvernement avec la Première ministre, au Parlement, dans les cours et tribunaux (…) constitue une preuve éloquente de la matérialisation de la dite vision », a-t-elle dite.

Mme Kayembe a relevé : « être femmes PCA, c’est souvent devoir faire preuve de résilience accrue, c’est porter des responsabilités lourdes dans les environnements exigeant parfois encore marqués par des stéréotypes ».

Cependant face à ces défis, elle a fait savoir que les  femmes PCA incarnent une gouvernance moderne, rigoureuse et inclusive, tout en démontrant que le leadership féminin n’est pas une alternative mais une évidence.

En outre, la représentante des femmes PCA des entreprises du Portefeuille de l’Etat a exhorté ces collègues en ces termes : « En tant que PCA, nous devons veiller à ce que nos institutions soient des instances d’équité, d’opportunité et de promotion du mérite. Nous devons impulser des politiques qui favorisent l’inclusion, qui soutient le leadership féminin et qui ouvre davantage des portes aux femmes et aux jeunes filles ».

Cette  cérémonie a été rehaussée de la présence de la  Première ministre, qui a été primée pour son apport à la bonne gouvernance des entreprises publiques, établissements publics et sociétés d’économie mixtes.

Organisée par le collectif des PCA, cette cérémonie a marqué la clôture des activités du mois de mars dédié aux droits des femmes au sein de l’administration publique.

Plusieurs PCA y ont pris part dont Ali Kalonga, PCA de l'Agence Congolaise de Presse.

ACP/C.L.

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