Petit Fally, jeune artiste congolais inspiré par Fally Ipupa, ouvrira la deuxième représentation sold-out au Stade de France. Cette sélection révèle les tensions entre héritage artistique et quête d'identité personnelle.

Petit Fally monte sur la scène du Stade de France le 3 mai pour ouvrir le concert de celui dont il porte le nom. Ce lever de rideau n’est pas une simple obligation logistique : c’est une mise en scène de la transmission et des rivalités implicites qui structurent le gospel et la musique congolaise moderne.
 
L’ombre du maître projetée sur le lever de rideau

Petit Fally n’a pas été choisi par hasard. Son surnom même révèle l’ambiguïté de sa position : “Petit Fally” parce que sa ressemblance artistique avec Fally Ipupa est flagrante. Sa voix, son style, parfois même son apparence évoquent l’Aigle de l’Afrique. Sur les réseaux sociaux et dans les clubs de Kinshasa, cette proximité lui a offert une visibilité rapide et précieuse. Cependant, en le plaçant en lever de rideau du concert du maître lui-même, les organisateurs posent une question provocatrice : qui est véritablement Petit Fally au-delà de sa ressemblance avec Fally Ipupa ?

Cette sélection dérange silencieusement. Petit Fally doit performer face à un public de plus de 65 000 spectateurs dans un stade sold-out, sachant que chaque note sera comparée à l’excellence de celui qui le suit. Le double sold-out du Stade de France crée une pression inévitable : comment briller quand vous ouvrez pour une légende ? Comment exister quand votre identité artistique reste partiellement construite sur l’imitation inspirée d’un géant ?

 

Entre imitation et affirmation : le dilemme de la nouvelle génération

Petit Fally incarne un paradoxe classique de la musique congolaise moderne. Sa ressemblance avec Fally Ipupa l’a lancé, mais cette même ressemblance le confine. Les critiques, légitimes, pointent l’absence d’identité artistique propre, le risque de rester éternellement “petit” face au “vrai” Fally. Progressivement, l’artiste tente de se démarquer, développant son propre style, proposant des titres originaux, cherchant à dépasser l’ombre protectrice mais étouffante de son inspirateur.

Son performance au Stade de France le 3 mai constitue un moment charnière. Sera-t-il capable de transcender la comparaison inévitable ? Parviendra-t-il à prouver au public que “Petit Fally” mérite d’exister en tant qu’artiste à part entière, et non simplement comme satellite de Fally Ipupa ? Le lever de rideau du double sold-out offre à Petit Fally une plateforme rare : montrer à 65 000 spectateurs que la nouvelle génération, même inspirée par les géants, possède sa propre voix à affirmer.



Dans un communiqué daté du samedi 2 mai 2026 à Kinshasa, l’ancien international Shabani Nonda a annoncé le retrait de sa candidature à la présidence de la fédération congolaise de football association (FECOFA), évoquant des raisons personnelles.

Toutefois, il a exprimé sa reconnaissance envers ses soutiens, notamment « le peuple congolais » ainsi que les acteurs du football pour leurs encouragements.

Ce retrait intervient alors que sa candidature a récemment été jugée incomplète par la commission électorale. Celle-ci a décidé de la déclarer recevable sous réserve, accordant un délai de recours allant du 2 au 8 mai pour permettre au candidat de se conformer aux exigences administratives.

Dans son message, Shabani Nonda réaffirme son engagement en faveur du développement du football congolais, précisant qu’il continuera à œuvrer « à sa manière ».

GLK/CC



LUNPCa violation de la liberté de la presse dans les zones occupées par le M23-AFC a été condamnée dimanche à Kinshasa, en République démocratique du Congo, par l’Union nationale de la presse congolaise (UNPC), à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai de chaque année, selon un communiqué parvenu à l’ACP.

"L'UNPC exprime sa vive préoccupation face à la dégradation de conditions d'exercice du métier de journaliste notamment dans les zones sous occupation. Elle condamne fermement la violation de la liberté de la presse dans les zones occupées par le M23-AFC appuyé par le Rwanda et appelle à l'ouverture d'enquête indépendante", a-t-on lu.

ACP/CC



La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé, samedi 2 mai 2026, les dates de la prochaine Coupe d'Afrique des nations de football. Le tournoi continental, programmé pour la première fois dans trois pays – Kenya, Tanzanie et Ouganda –, commencera le 19 juin 2027 et s'achèvera avec la finale prévue le 17 juillet 2027.

La Confédération africaine de football (CAF) a confirmé, ce 2 mai, dans un communiqué, la tenue de la Coupe d’Afrique des nations 2027 en Afrique de l’Est pour l'été 2027 du 19 juin au 17 juillet, malgré les doutes persistants sur le niveau de préparation du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie.

« La CAF communiquera ultérieurement le pays hôte du match d'ouverture ainsi que celui de la finale », est-il précisé dans le communiqué.

Si les dates globales de la compétition sont désormais fixées, plusieurs zones d’ombre demeurent, notamment sur la répartition des rencontres, l’état des infrastructures et surtout la capacité des trois pays à être prêts à temps.

En février dernier, la CAF avait démenti des informations de presse indiquant que la compétition pourrait être reportée à 2028, le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie n'étant pas encore prêts à l'accueillir. Et pour cause, entre les stades à rénover ou à construire, les réseaux de transport à renforcer, la capacité hôtelière à améliorer, les défis restent considérables pour les trois pays hôtes.

Pari risqué ?

Mais, ce 2 mai, la CAF persiste et signe en annonçant officiellement les dates de la grande messe du football africain, envoyant un message clair : la CAN 2027 se jouera bien en Afrique de l’Est et aux dates prévues.

« Nous avons beaucoup oeuvré pour que la CAN se tienne en Afrique de l'Est, et notre engagement reste intact. Je suis convaincu que nous organiserons une CAN très réussie dans ces trois pays » , avait déjà assuré le président de la CAF Patrice Motsepe, lors d'une conférence de presse en Tanzanie en février dernier.

Pourtant, Nicholas Musonye, président du Comité d'organisation kényan, avait déclaré à l'AFP qu'un report serait « bénéfique » pour le Kenya - où des élections législatives et présidentielle doivent se tenir un mois après la compétition - compte tenu du «climat tendu» qui règne autour de ces scrutins.

Pour la CAF, maintenir cette CAN en Afrique de l’Est permettra de rééquilibrer la carte des grandes compétitions africaines, souvent concentrées en Afrique du Nord ou en Afrique de l’Ouest, et de donner une nouvelle visibilité à une région qui n’avait plus accueilli la CAN depuis l’édition de 1976 en Éthiopie.

En confirmant les dates de la CAN 2027, la CAF prend donc un pari : celui que les trois pays sauront rattraper leurs retards, apaiser les tensions politiques et livrer une édition à la hauteur des attentes. 

 Le tirage au sort des éliminatoires de la CAN 2027 se tiendra le 19 mai prochain. Il permettra de répartir les 48 équipes en lice en 12 groupes de quatre sélections. À l’issue du tour préliminaire, le Soudan du Sud, le Lesotho, l’Érythrée, le Burundi, l’Éthiopie et la Somalie avaient décroché les derniers billets, aux dépens respectivement de Djibouti, des Seychelles, de l’Eswatini, du Tchad, de Sao Tomé-et-Principe et de l’Île Maurice. Le calendrier de six journées des qualifications s’étalera du 21 septembre 2026 au 30 mars 2027. Les deux premières journées se dérouleront entre le 21 septembre et le 6 octobre, les 3e et 4e journées auront lieu du 9 au 17 novembre, tandis que les deux dernières journées se disputeront du 22 au 30 mars 2027. Les deux premiers de chaque poule accèderont à la phase finale.
 
RFI/CC
 


Élections à la Fécofa: la Commission électorale de la Fédération congolaise de football association (Fécofa) de la République démocratique du Congo (RDC), a écarté vendredi six dossiers de candidature déposés pour l’élection à la présidence de cette instance sportive congolaise, prévue le 20 mai, selon un communiqué consulté samedi par l'ACP.

« Après le dépôt des candidatures de leurs dossiers, six sur les neufs déposés ont été rejetés, à savoir ceux de : Shabani Nonda, Aziz Makukula, Jean Max Mayaka, Jean-Claude Mukanya, Rainier Patrice Mangenda et Kévin Issa. Quant à Jean-Didier Masamba, Véron Mosengo et Bosco-Michel Mwehu, leurs dossiers ont été déclarés recevables et conformes au critérium », a-t-on lu.

Les candidats écartés disposent de la possibilité d'introduire un recours auprès des instances de la Fécofa.

ACP/CC



Les États-Unis imposent des sanctions à l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, qu’ils accusent de chercher à « déstabiliser le gouvernement de la RDC en soutenant le M23 et l’AFC », qui occupent une partie de l’Est du pays. C’est ce qu’indique un communiqué publié par le Département d’État des États-Unis le 30 avril 2026.

Les États-Unis se disent solidaires du peuple congolais et appellent tous les dirigeants de la région à rejeter ceux qui perpétuent la violence et l’instabilité, ajoute le communiqué rendu public par Thomas Pigott, porte-parole du Département d’État américain.

Selon Washington, « le M23 est un groupe armé soutenu par le Rwanda opérant dans l’est de la RDC, et l’AFC agit comme sa coalition politico-militaire, cherchant à renverser le gouvernement de la RDC ».

Respect des accords de Washington

L’administration Trump est fermement déterminée à faire en sorte que toutes les parties respectent les engagements historiques qu’elles ont pris au titre des Accords de Washington pour la paix et la prospérité et du Cadre de Doha. Elle s’engage à user de tous les outils à sa disposition pour promouvoir une stabilité pérenne dans la région.

Washington promet de poursuivre son soutien aux solutions diplomatiques visant à mettre fin aux souffrances des civils dans l’Est de la RDC et de créer les conditions d’une paix et d’une prospérité durables dans toute la région, poursuit ce communiqué.

La nature des sanctions

Désormais, aux termes de ces sanctions, les avoirs éventuels de Joseph Kabila aux États-Unis sont gelés, précise le communiqué :

« À la suite de cette mesure, tous les biens et intérêts patrimoniaux de la personne désignée ou bloquée mentionnée ci-dessus, situés aux États-Unis ou en la possession ou sous le contrôle de personnes américaines, sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC. De plus, toute entité détenue, directement ou indirectement, à 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation délivrée par une licence générale ou spécifique de l’OFAC, ou exemption, les règlements de l’OFAC interdisent généralement toutes les transactions effectuées par des personnes américaines ou sur le territoire des États-Unis (ou en transit) impliquant des biens ou intérêts patrimoniaux de personnes bloquées. »

Le 30 septembre 2025, la justice militaire congolaise avait déjà condamné Joseph Kabila à mort par contumace pour « complicité » avec la rébellion de l’AFC-M23.

De leur côté, les États-Unis avaient annoncé, lundi 2 mars 2026, de nouvelles sanctions visant les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que quatre de leurs officiers supérieurs, pour avoir apporté un soutien opérationnel direct à ce mouvement rebelle.

radiookapi.net/CC



Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, animera ce lundi 4 mai une conférence de presse sur la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). L’annonce a été faite par la presse présidentielle.

Le chef de l’État répondra à plusieurs questions d’actualité. En RDC, le débat tourne autour de la révision constitutionnelle et du probable référendum.

Cette conférence du président de la République intervient après les sanctions américaines contre son prédécesseur, Joseph Kabila. Ce même lundi, le parti présidentiel prévoit d’organiser une marche pour remercier les États-Unis de ces sanctions.

L’opposition, quant à elle, tente de se mobiliser afin d’empêcher ladite révision constitutionnelle. Certaines voix, du côté de la société civile, partagent cet avis.

 Grevisse Tekilazaya



L’artiste congolais Fally Ipupa continue d’imposer sa marque à l’international. Son album « XX » vient de se hisser à la 14e place du classement Ultratop Albums en Belgique, qui répertorie les meilleures ventes hebdomadaires.

Il s’agit tout simplement de son meilleur classement historique dans ce pays, confirmant ainsi l’évolution constante de sa carrière sur le marché européen.

À titre de comparaison, son précédent record était détenu par l’album « Tokooos », qui avait culminé à la 21e place. D’autres projets comme « Control » et « Tokooos II » s’étaient arrêtés à la 58e position, tandis que « Formule 7 » avait atteint la 134e place.

Avec cette nouvelle performance, Fally Ipupa franchit un cap important et démontre une fois de plus sa capacité à séduire un public toujours plus large au-delà des frontières africaines.

Ce classement vient renforcer la dynamique autour de « XX », un album qui continue de faire parler de lui tant par ses chiffres que par son impact sur la scène musicale internationale.

Ordi Mande



La Fédération internationale de football association (FIFA) a ouvert un accès dédié aux supporters congolais sur son portail de vente de billets, en collaboration avec la plateforme de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), en vue de la Coupe du monde 2026.

Pour le premier match de la phase de groupes des Léopards face au Portugal, prévu le 17 juin, 5 000 places ont été mises à leur disposition.

L’annonce a été faite par le ministre de la Communication et médias, également porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, à l’issue du Conseil des ministres du vendredi dernier.

Dans le compte rendu de cette réunion, il a rapporté la note d’information présentée par le ministre des Sports relative à la préparation de l’équipe nationale pour cette échéance mondiale.

Selon cette note, les grandes lignes du programme de préparation ont été définies, incluant le calendrier des activités, les rencontres prévues avec les équipes adverses dans le cadre des matchs de préparation, ainsi que les sites retenus pour ces différentes étapes.

Ces dispositions s’inscrivent dans le cadre de l’organisation globale de la participation de la République démocratique du Congo à la phase finale de la Coupe du monde 2026.

Gede Luiz Kupa



Dix ans après la disparition sur scène de Jules Shungu Wembadio, plus connu sous le nom de Papa Wemba, lors du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo, la Côte d’Ivoire lui rend un hommage mémorable.

Une avenue portant le nom de l’artiste a été inaugurée le vendredi 24 avril 2026 à Anoumabo, dans la commune de Marcory, en présence d’autorités ivoiriennes, de diplomates, d’artistes et de nombreux habitants.

Située au cœur de ce quartier populaire d’Abidjan, cette nouvelle artère remplace les anciennes rues Mission Harris et Marcelline Kouadio. Par cette démarche, les autorités ivoiriennes entendent perpétuer la mémoire de celui qui fut l’une des figures majeures de la rumba congolaise.

Selon le Conseil municipal de Marcory, dirigé par le maire Aby Raoul Modeste, l’artiste congolais a été élevé, à titre posthume, au rang de citoyen d’honneur et fait commandeur du mérite communal.

Une distinction qui, selon les autorités, reflète « une reconnaissance officielle à la hauteur de son héritage artistique et culturel ».

Lors de la cérémonie, la ministre ivoirienne du Patrimoine, Marietou Koné, a rappelé les hommages rendus à l’artiste dès 2016, notamment l’organisation d’une veillée à Treichville et le rapatriement de sa dépouille vers Kinshasa.

Elle a salué un geste « symbole du vivre-ensemble », soulignant le renforcement des liens entre la Côte d’Ivoire et la République démocratique du Congo, sous l’impulsion du président Alassane Ouattara.

Présent également, A'salfo, commissaire général du FEMUA, est revenu sur les circonstances de la disparition du chanteur :

« Il est monté sur scène à 5 heures du matin et, à 5 h 20, il nous quittait », a-t-il déclaré.

Un moment qu’il a qualifié de « très douloureux », rappelant l’importance de préserver l’héritage de l’artiste.

Dans les rues d’Anoumabo, l’émotion était palpable. Habitants et admirateurs du « chef du village Molokaï » ont assisté à l’inauguration dans une ambiance mêlant recueillement et célébration.

Les chansons « Yolele », « Maria Valencia » et bien d’autres ont accompagné le défilé des « sapeurs ».

Junior Ika

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