Une clarification est intervenue au sujet de la situation à la tête de l’OCC -Office Congolais de Contrôle-. Contrairement à certaines rumeurs relayées ces derniers jours, le Directeur général suspendu, Étienne Tshimanga, n’a pas été réhabilité dans ses fonctions. Des sources concordantes au sein du ministère du Commerce extérieur précisent que la récente correspondance du ministre Julien Paluku ne constitue nullement une mesure de réhabilitation. Elle vise plutôt à lever les mesures conservatoires qui avaient été prises avant la suspension du DG.

Avant la suspension de M. Tshimanga, le ministre avait instauré une série de mesures conservatoires destinées à encadrer strictement la gestion de l’Office. Ces dispositions s’inscrivaient dans un contexte de tensions administratives et de préoccupations liées à la gouvernance interne de l’établissement public.

Parmi les mesures alors décidées figuraient :

La suspension de tout mouvement du personnel et de tout avancement en grade sur l’ensemble du territoire national, toute mise en place étant gelée jusqu’à nouvel ordre ;
L’interdiction d’engager toute dépense, à l’exception de celles strictement liées au fonctionnement courant de l’Office et au paiement des salaires ;
L’obligation d’obtenir l’approbation préalable de l’autorité de tutelle pour toute dépense ne relevant pas du cadre autorisé ;
L’interdiction de signer tout engagement ou contrat avec des tiers.
Ces restrictions visaient à préserver la transparence et à éviter tout acte de gestion susceptible d’engager l’Office durant la période précédant la décision de suspension. La levée de ces mesures conservatoires ne signifie donc pas le retour du DG suspendu, mais plutôt un réaménagement administratif.

Désormais, la Directrice générale a.i., Christelle Muabilu, est autorisée à poser l’ensemble des actes de gestion nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement. Elle peut ainsi procéder aux mouvements du personnel, engager des dépenses dans le respect des règles en vigueur et signer des contrats au nom de l’Office.

Cette mise au point du ministère vise à dissiper toute confusion et à réaffirmer que la suspension d’Étienne Tshimanga demeure en vigueur, en attendant la suite des procédures engagées.

À ce stade, les autorités n’ont pas rendu publics, de manière détaillée et officielle, les griefs précis retenus contre le Directeur général suspendu de l’Office Congolais de Contrôle, Étienne Tshimanga. Cependant, sa suspension est intervenue dans un contexte de fortes préoccupations liées à la gouvernance et à la gestion administrative de l’Office.

Les mesures conservatoires prises en amont par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, laissent entrevoir la nature des inquiétudes exprimées par la tutelle. Parmi les éléments ayant motivé l’intervention du ministère figuraient notamment.

Des interrogations sur la gestion des ressources humaines, notamment les mouvements et avancements de personnel

Des préoccupations relatives à l’engagement de dépenses jugées sensibles ou non conformes aux procédures établies

La signature d’engagements ou de contrats avec des tiers sans encadrement préalable de l’autorité de tutelle

De manière générale, des soupçons de dysfonctionnements administratifs nécessitant un gel temporaire des actes de gestion.

C’est dans ce climat que des mesures restrictives ont été imposées avant la décision formelle de suspension, afin d’éviter tout acte susceptible d’engager davantage l’établissement.

Patrick Kitoko


Le légendaire Ferré Gola a exprimé toute son excitation pour un moment exceptionnel : « Dans 37 jours, nous avons un nouveau rendez-vous avec l'histoire à Paris, le 4 avril à l'Accor Arena. »

À exactement 37 jours de cet événement, l'artiste invite ses fans à se préparer pour une soirée mémorable où la rumba congolaise et le ndombolo seront à l'honneur. Fidèle à son style, Ferré Gola promet une performance pleine d'énergie, d'émotions et de moments inoubliables.

Ce compte à rebours marque l'approche d'un concert qui s'annonce déjà comme un moment fort de l'année musicale à Paris et pour tous les amateurs de musique congolaise à travers le monde.

Ordi Mande



La nouvelle compagnie aérienne nationale, Air Congo, franchit une étape décisive dans son plan d'expansion. Dès le mois de mars prochain, le transporteur congolais lancera officiellement ses premières liaisons régionales, reliant Kinshasa à plusieurs hubs économiques du continent.

C'est via son compte officiel sur le réseau social X que la compagnie a dévoilé son calendrier de déploiement. Cette montée en puissance intervient après une phase de préparation technique et le renforcement progressif de ses capacités opérationnelles.

Un calendrier de déploiement progressif

Le réseau régional d'Air Congo s'ouvrira en trois phases clés entre la fin du mois de mars et le début du mois d'avril 2026 :

22 mars 2026 : ouverture des lignes vers Johannesburg (Afrique du Sud) et Entebbe (Ouganda).
28 mars 2026 : lancement des vols à destination de Douala (Cameroun) et Cotonou (Bénin).
04 avril 2026 : inauguration de la desserte de Dar es Salaam (Tanzanie).

Une flotte en pleine croissance

Pour assurer ces nouvelles dessertes, Air Congo mise sur une flotte moderne composée d'appareils de type Airbus. La compagnie a d'ailleurs franchi une étape logistique majeure la semaine dernière avec la réception de son troisième avion.

Ce renforcement de la flotte doit permettre à la compagnie non seulement de garantir la régularité des vols, mais aussi de répondre à la demande croissante de mobilité dans la sous-région. L'ambition affichée est de repositionner la République démocratique du Congo comme un acteur central du transport aérien en Afrique centrale et australe.

Vers la reconquête du ciel africain

Le lancement de ces vols internationaux est perçu par de nombreux observateurs comme un signal fort de la volonté de la RDC de reprendre des parts de marché face aux compagnies étrangères. Ce déploiement dans les capitales africaines constitue le premier volet d'une stratégie plus large visant à faciliter les échanges commerciaux et diplomatiques dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

radiookapi.net/CC



À Dakar, au Sénégal, les Léopards basket seniors de la RDC ont réussi leur entrée à la deuxième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde FIBA ​​Qatar 2027. Pour la première journée de cette fenêtre, ils ont réussi à dominer les Barea de Madagascar (87-79).

Le travail est fait pour les fauves congolais. Les Congolais ont eu du mal à s'imposer sur le parquet de Dakar Aréna, face aux Malgaches qui ont résisté au 3e quart-temps, avec un score de 61-61.

Après avoir dominé la pause (45-32), Rolly Fula et les siens ont élevé la pression au dernier quart-temps pour avancer, ne plus être rattrapés au score et s'imposer avec 8 points d'avance.

Les performances de Johnathan Jordan sur le terrain et de son coéquipier Jordan Sakho ont été marquées par des minutes où il a marqué 19 points et pris 19 rebonds.

Les hommes de Michel Perrin ont réussi à assurer l'essentiel avec un groupe remué pour cette fenêtre, par rapport à la dernière sortie des Léopards. Donc, pour eux, la fenêtre n'est pas encore terminée, mais elle n'a fait que débuter. Ils vont se mesurer aux Éléphants de la Côte d'Ivoire le samedi à 19 heures locales.

Fiston MOKILI



Le Lille Olympique Sporting Club (LOSC) s'est imposé sur la pelouse de l'Etoile Rouge Belgrade (2-0), jeudi 26 février 2026, en barrage retour de la Ligue Europa. Battus 1-0 à domicile au match aller, les Lillois ont réussi à renverser la vapeur pour se qualifier en huitièmes de finale.

Olivier Giroud a ouvert le score pour le club français dès la 4è minute de jeu, sur une passe de Benjamin André. Au retour des vestiaires, le score ne bougera pas jusqu'à ce que le défenseur belge Nathan Ngoy rentre et inscrive le but de la victoire à la 99ème minute soit à la prolongation.

Remplaçant pendant plusieurs matchs, le défenseur Chancel Mbemba Mangulu a été titulaire et a disputé l'intégralité de la rencontre, tandis que son compatriote Ngal'ayel Mukau est rentré à la 94ème minute. Mbemba et l'algérien Mandi ont formé une charnière centrale de fer et n'ont concédé aucun but pendant plus de 120 minutes.

Le tirage au sort pour les huitièmes de finale, est prévu, ce vendredi 27 février, à midi. Lille défiera Aston Villa ou l'Olympique Lyonnais.

Gratis Makabi



Un nom qui incarne la destinée de toute une Nation: Julianna Lumumba, la fille du premier Premier ministre congolais Patrice-Emery Lumumba a été désignée vendredi comme candidate aux fonctions de Secrétaire générale de la Francophonie (OIF) pour le compte de la République démocratique du Congo( RDC), qui attend un retour de l’ascenseur.

« A travers cette candidature, la République démocratique du Congo porte l’ambition d’une Francophonie plus solidaire, et plus proche des peuples, capable d’accompagner les transitions numériques, culturelles et économiques du XXIème siècle », lit-on dans le communiqué du ministère de la Communication et Médias.

Les valeurs intrinsèques de Mme Lumumba ont déterminé les autorités congolaises à porter ce choix qui n’a surpris que les adeptes de la facilité.

Cette candidature « s’appuie sur des atouts stratégiques majeurs: un leadership politique confirmé au plus haut niveau de l’État, une expertise panafricaine unique (ou avéré), en intégration économique et coopération régionale, une diplomatie culturelle reconnue, forgée dans des représentations officielles internationales, un engagement constant pour la promotion des femmes dans l’économie et la gouvernance, une maîtrise du multilinguisme (français, arabe, anglais, lingala, swahili), essentielle pour une Francophonie diverse et inclusive ».

Les Congolais qui constituent un contingent important des locuteurs francophones dans sa diversité, « attendent des autres une reconnaissance légitime », a analysé auprès de l’ACP, un diplomate africain.

La candidature de Mme Lumumba est une synthèse des arbitrages qui tiennent compte de plusieurs éléments contradictoires d’autant que les autorités ont dû laisser de côté des candidatures valables, mais qui pouvaient paraître non consensuelles.

« La charge émotionnelle et contraignante du nom, les capacités intrinsèques de la personne et le soutien total du pays font de Julianna la candidate de tous les espoirs », avait analysé, à vif, auprès de l’ACP un officiel congolais, aux premières heures du matin.
En cas de victoire, la congolaise Lumumba va succéder à ce poste, à la Rwandaise Louise Mushikiwabo qui a empilée deux mandats à ce poste.

« En présentant la candidature de Mme Julianna Amato Lumumba, la RDC souhaite contribuer à une Francophonie plus moderne, plus inclusive et plus proche des peuples », a conclu Crispin Mbadu, ministre délégué en charge de la Francophonie et diaspora congolaise.

ACP/C.L./CC



Le ministre de la Communication et Médias et porte-parole du Gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a pris la parole, mercredi 26 février 2026, à l’Université Saint-Paul d'Ottawa, au Canada, lors d’une conférence intitulée « Trente ans de conflit dans l’est de la RDC, dynamiques régionales, enjeux humanitaires et perspectives de paix ».

Au cours de son intervention, le ministre a rappelé que la guerre dans l’Est de la RDC, qui perdure depuis 1994, a fait des millions de victimes et continue de décimer des familles.

« Cette guerre n’est pas celle du Président Félix Tshisekedi, mais un conflit structurel que notre pays traite à travers le rapatriement des FDLR et les accords de Washington qui obligent le Rwanda à retirer ses troupes », a-t-il précisé.

Patrick Muyaya a mis en lumière les motivations économiques profondes derrière cette agression, en insistant sur le rôle central de l’exploitation illicite des ressources congolaises par le Rwanda. Selon lui, le pays voisin tire près de 40 % de son budget de l’exploitation de l’or congolais, avec des recettes estimées à 1,6 milliard de dollars pour 2024, en plus des profits issus du coltan et du tungstène.

« Nous avons mis en place une stratégie sur cinq fronts (militaire, diplomatique, économique, politique et communicationnel) pour mettre un terme à cette agression », a déclaré le ministre.

Le ministre a également insisté sur la nécessité de ne pas instrumentaliser les communautés locales dans ce conflit. Les crimes commis par les M23-AFC, qualifiés de supplétifs du Rwanda, ne peuvent en aucun cas être imputés à la communauté Banyamulenge.

« Nous avons plus de 450 ethnies dans notre pays et nous nous soutenons et nous tolérons mutuellement. Quel que soit le problème, un chef d’État d’un pays voisin ne peut pas venir commettre des massacres ou utiliser les corps des femmes comme arme, sous prétexte de protéger une communauté », a-t-il souligné.

À travers cette conférence, le Gouvernement congolais poursuit sa stratégie diplomatique et communicationnelle visant à alerter la communauté internationale sur la nature structurelle de l’agression rwandaise, la nécessité de protéger l’intégrité territoriale de la RDC et la lutte contre l’exploitation illégale de ses ressources naturelles.

Prosper Buhuru



Des ordonnances présidentielles portant nominations au sein de quelques entreprises publiques ont été rendues publiques, ce lundi 23 février 2026. Elles ont été lues sur la Radio-Télévision nationale.

Voici l'intégralité des ordonnances présidentielles lues par la porte-parole du chef de l'Etat :

Société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA) PCA : Mokolo Kanana DG : Guy Robert Lukama DGA : Théodore Ngwama

Société minière de Kilomoto (SOKIMO) PCA : François Kakese DG : Yannick Nzonde Mulundu DGA : Placide Nkala

Générale des carrières et des Mines (GECAMINES) PCA : Déogratias Ngele DG : Baraka Kabemba DGA : Jacques Masangu

Autorité de régulation du secteur de l'électricité (ARE) PCA : Jean-Marie Beya DG : Soraya Aziz DGA : Marco Kuyu

Régie des voies aériennes (RVA) PCA : Tryphon KIN-KIEY MULUMBA DG : Louis Blaise Londole DGA : Vincent Futa

CC



Chaises en circulaire dans la cour de la délégation Wallonie-Bruxelles à Kinshasa, podium au milieu, des micros, instruments de musique et des tapis rouges. Tel était le décor planté samedi 21 février pour accueillir la soirée de gala “Monoko” qui a clôturé la troisième édition du salon des littératures en langues congolaises. Musique, théâtre, danse et slam dans toutes leurs formes ont fait partie de la fête qui voulait promouvoir les langues congolaises et africaines, en particulier le Tshiluba qui a été mise à l’honneur cette année.

« Le meilleur moyen de pérenniser une langue est de la montrer en action. Ce n’est pas de proclamer qu’il faut pratiquer la langue. La montrer notamment par différentes formes artistiques, pour différentes situations de la vie. On a décrit le deuil, la fête, le mariage, l’amour, la tristesse, la guerre, etc. », souligne Obed Bossa, directeur artistique du spectacle.

La soirée était un mélange du traditionnel et du moderne, du contemporain et du classique, des jeunes et des plus âgés. Les générations se croisent et les arts aussi. Pendant un peu plus d’une heure, le public a été bercé à tour de rôle par une chorale, des slameurs, des danseurs, des comédiens, des chanteurs.

Fêter et interpeller

Par le son du tam-tam, de la guitare, du xylophone, le spectacle a pris une autre allure après la chorale qui a ouvert le bal. Message en lingala, rap en Tshiluba, avec un seul et même objectif, célébrer l’Afrique. Le continent a notamment été représenté par des drapelets de différents pays remis au public. 

« Nous sommes un en vrai, nous sommes unis malgré nos langues. C’est pourquoi, nous avons dit Monoko comme pour dire langue et non les langues. Le public a fait partie du spectacle, avec à l’idée de se réunir comme à l’ancienne autour du feu. C’est pourquoi nous étions en cercle avec des drapeaux des pays africains pour symboliser notre unité », explique Obed Bossa.

La danse et la performance ont accompagné tous les pas sur scène comme représentant à travers des mouvements du corps tout ce qui se déclame et se chante. 

« Les paroles prennent corps aussi. En Afrique, on ne s’exprime pas que par la parole, nous sommes aussi très gestuels. On voulait représenter différents styles de danse pour accompagner, pas pour prendre la place de la parole. La danse fait partie vraiment de notre culture, c’est aussi un langage », ajoute le directeur artistique.

Dans la beauté de la poésie, des messages d'interpellations ont été lancés par les jeunes artistes prestataires. En lingala, avec son flow, ses mots percutants, Fernando Césaire souligne dans son texte « Kongo mboka na nga, bo lembisi, Nzambe a pesa bino aquarium, bo lié mbisi » comme pour évoquer une certaine négligence dans la gestion des ressources naturelles et tout ce que la nature a offert au sol et au sous-sol du pays.

À son tour Benjamin Masiya a lancé « Masisi ekoma bilei na biso mokolo na mokolo… Poso na poso, bato mwindo bazo kufa lokola ba soso » comme pour dire que les sons des armes ne cessent de retentir en RDC et les morts se comptent quotidiennement comme des poules.

Le Lingala ou le Tshiluba n’étaient pas les seules langues sur la scène. Bambara, Malagaci, Kikongo, Swahili et Wolof qui a même vu l’artiste musicien Eso Divin exécuter une chanson dans cette langue sénégalaise, une sorte de voyage à travers l’ouest de l’Afrique. 

« La chanson raconte une célébration sénégalaise qui magnifie un ange qui descend, qui est rempli de beauté. Ça intéresse plus les enfants qui pendant cette fête sillonnent les avenues pour demander des cadeaux », indique Eso DIvn.

L’amour de l’Afrique et l’amour tout court

Une scène de mariage a mis en avant deux slameurs qui se disent leurs flammes mutuelles en lingala. Les mots, bien alignés avec les rimes, le rythme, n’ont pas laissé les participants indifférents. Pour l’un d’entre eux, Daniel Kinzamba, le lingala est clairement la langue de l’amour.

« C’était pas une scène uniquement, c’est toute une rencontre. On a vu plusieurs familles se mettre ensemble pour l’occasion, une façon de nous montrer que nos langues nous unissent et que nous sommes frères. Sans mentir, le lingala est la langue des amoureux », affirme-t-il avec le sourire.

A la suite de la scène, les familles ont entamé les discussions pour le mariage, parlant les 4 langues nationales mais se comprenaient. Après des discussions houleuses, un compromis a pu être trouvé. Une façon de montrer l’unité dans la diversité linguistique.

« L’Afrique et la RDC, nous avons besoin d'être unis dans tout ce que nous faisons. Sans l’unité et la paix, ça sera très difficile pour nous », ajoute Eso Divin.

Et la fête a commencé avec Koks le revenu, artiste rappeur à qui on a laissé la scène pour dire lui aussi, à travers son art, son amour pour l’Afrique et la RDC. Dans son texte, il a évoqué la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC qu’il connaît si bien pour y avoir vécu.

« La chanson parle de la situation dans l’Est du pays. Je viens de là, j’ai vécu la guerre et j’exprime mon vécu dans la chanson. Le public m’a renvoyé l’énergie et c’était très agréable. Je suis heureux d’avoir été invité à cette soirée qui valorise nos cultures », a-t-il dit au sortir de la scène.

La soirée de gala Monoko était un spectacle avec une cinquantaine d’artistes, une façons de représenter la cinquantaine de pays africains. Une façon également de clôturer la troisième édition du salon des littératures en langues congolaises.

Kuzamba Mbuangu 



Le Parc national des Virunga (PNVi) a annoncé, le lundi 16 février dernier, la naissance d'un nouveau gorille, une troisième enregistrée depuis le début de l'année.

Selon des précisions livrées par le parc, il s'agit d'un petit mâle de la famille Rugendo né de la femelle Bagambe. Cette naissance porte à 20 espèces, le nombre des gorilles de montagne issus de la même famille, tout comme le sont ceux de la famille Humba.

"Les 2 groupes [Humba et Rugendo] sont ainsi les quatrièmes plus grandes familles du secteur Mikeno", mentionne la note du parc national.

Le 3 janvier dernier, une autre naissance de 2 jumeaux gorilles de montagne issus de la famille Bageni avait déjà été enregistrée. Une naissance qui avait alors porté à 59, le nombre des membres de cette famille considérée comme la plus grande des Virunga.

Le parc rassure au sujet des mesures de surveillance et de protection supplémentaires pour veiller à la santé de ces espèces alors que la contrée fait face aux conflits armés.

Les gorilles de montagne sont une des espèces animales rares qui contribuent à la beauté du parc des Virunga, patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est, en effet, l'un des seuls 3 endroits au monde où l'on observe encore cette espèce rare à l'état sauvage.

Cependant, suite aux guerres répétitives, dont aujourd'hui celle du M23, Virunga et sa biodiversité sont menacés, contraignant certaines de ses espèces à migrer vers le Rwanda ou le Burundi ou encore empêchant des touristes locaux et étrangers de visiter les lieux.

Isaac Kisatiro, à Butembo

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