Lors d’un échange avec Migue Niema, Celeo Scram a été interrogé sur la fortune des artistes musiciens congolais, notamment autour de la question de savoir quel artiste de la RDC pourrait avoir plus d’argent que la star nigériane Davido.
Face à cette question, Celeo Scram a lui-même soulevé la comparaison en demandant : « Est-ce que Davido a plus d’argent que moi ? » Une réponse qui intervient alors que le chroniqueur cherchait à connaître, selon lui, l’artiste musicien congolais disposant de la plus grande fortune.
La déclaration de Celeo Scram a rapidement attiré l’attention, notamment en raison de la comparaison directe avec Davido, l’une des figures majeures de la musique africaine.
Le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, entend inscrire la relance du sport congolais dans une dynamique qui associe valorisation de l’identité nationale, formation des jeunes talents, mobilisation de nouvelles ressources et réhabilitation des infrastructures. À l’occasion du bilan de la première année du Gouvernement Suminwa II, Didier Budimbu a aussi évoqué les ambitions de la RDC en matière d’organisation de grandes compétitions internationales.
Le maillot des Léopards comme marqueur identitaire
À en croire Didier Budimbu, la nouvelle tenue des Léopards ne relève pas uniquement d’un choix esthétique. L’imprimé inspiré du léopard doit contribuer à réaffirmer l’identité congolaise auprès de la jeunesse.
Il estime que les jeunes Congolais, fortement exposés à différentes influences culturelles, doivent pouvoir retrouver des symboles auxquels s’identifier. La sélection nationale constitue, à ses yeux, l’un des moyens de porter cette identité au-delà des frontières.
Cette volonté de réaffirmer l’identité congolaise accompagne une ambition plus vaste de transformation du sport national.
Interrogé sur son bilan, le ministre des Sports et Loisirs Didier Budimbu se garde de parler d’un travail achevé. Il considère que le secteur reste confronté à d’importants défis et qu’un effort de reconstruction demeure nécessaire.
Depuis son avènement à la tête de ce portefeuille, Didier Budimbu explique avoir fait de la relance du sport congolais une priorité, avec la nécessité de comprendre les raisons du recul enregistré, particulièrement dans le football.
L’objectif était notamment de poser les bases d’une reconstruction du système sportif, avec une attention particulière accordée à la formation.
C’est dans cette logique que s’inscrivent les partenariats établis avec des clubs européens, notamment le FC Barcelone et l’AS Monaco.
Barcelone et Monaco pour renforcer la formation
Avec le FC Barcelone, l’accord prévoit notamment l’accueil de jeunes Congolais au centre de formation du club espagnol. Le dispositif doit concerner, dans sa phase initiale, une cinquantaine de jeunes par saison.
La coopération comprend également la formation des encadreurs congolais par des techniciens catalans. Un espace consacré à la RDC et à sa culture est par ailleurs prévu au Camp Nou, afin de faire découvrir le pays aux visiteurs de l’enceinte sportive.
L’accord avec l’AS Monaco repose également sur la détection et la formation des jeunes ainsi que sur le renforcement des capacités des formateurs.
Didier Budimbu annonce en outre des opérations de détection dans plusieurs villes du pays, notamment Gandajika, Mbuji-Mayi, Matadi et Lubumbashi. L’objectif est d’élargir la recherche de talents au-delà de Kinshasa et de mieux repérer les jeunes joueurs issus des différentes provinces.
Les loisirs comme nouvelle source de recettes
Didier Budimbu veut également faire du sport et des loisirs des secteurs davantage générateurs de revenus pour l’État.
L’organisation de compétitions internationales constitue l’un des leviers envisagés. La RDC doit notamment accueillir un championnat intercontinental de judo, avec l’objectif de profiter des retombées liées à la présence d’athlètes, de délégations et de visiteurs étrangers.
Le secteur des loisirs représente également, selon Didier Budimbu, un potentiel économique encore insuffisamment exploité.
Il évoque notamment des insuffisances dans le recouvrement de certaines taxes auprès des établissements de loisirs et des nganda. Les établissements disposant de boîtes de nuit ou proposant des activités comme la chicha sont également concernés.
Le ministère des Sports et Loisirs entend travailler avec l’administration pour identifier les établissements concernés et vérifier leur situation.
Une brigade relevant du ministère devrait ainsi être mise en place pour effectuer ces contrôles. Les établissements qui ne seraient pas en règle pourraient faire l’objet de mesures de fermeture.
À terme, Didier Budimbu souhaite que son département contribue davantage aux recettes publiques.
Une CAN à l’horizon 2029 ou 2030
Sur le terrain des grandes compétitions, Didier Budimbu confirme l’intérêt de la RDC pour l’organisation d’une future Coupe d’Afrique des nations.
L’échéance de 2027 n’est toutefois pas retenue. Kinshasa envisage plutôt une candidature pour 2029 ou 2030, éventuellement en collaboration avec la République du Congo.
D'après Didier Budimbu, les discussions ont déjà été engagées avec les autorités de Brazzaville. Il affirme avoir obtenu l’autorisation du président de la République pour poursuivre cette démarche, tandis que son homologue du Congo-Brazzaville aurait reçu une autorisation similaire.
Une telle ambition suppose cependant des infrastructures adaptées aux exigences d’une compétition continentale. Le ministère travaille donc sur la réhabilitation des installations existantes et la construction de nouveaux équipements.
Didier Budimbu reconnaît toutefois l’importance des moyens financiers nécessaires, dans un contexte où les ressources publiques sont également mobilisées par la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Mobiliser les entreprises publiques
Pour soutenir les investissements dans les infrastructures sportives, Didier Budimbu évoque la création ou la mobilisation d’un fonds dédié au sport.
Des discussions sont également menées avec le ministère du Portefeuille afin d’examiner la possibilité d’associer certaines entreprises publiques au financement ou à la réhabilitation des équipements sportifs.
Pour le ministre des Sports et Loisirs, la reconstruction du sport congolais repose ainsi sur plusieurs leviers : les infrastructures, la formation des jeunes, l’organisation de compétitions et la recherche de nouvelles ressources.
L’objectif affiché est de permettre à la RDC de retrouver progressivement une place dans l’organisation de grands rendez-vous sportifs internationaux, tout en faisant du sport un secteur mieux structuré et économiquement viable.
Serge Mavungu
Un an après le lancement du Gouvernement Suminwa II, la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, met en avant plusieurs chantiers destinés à mieux structurer le secteur culturel congolais et à renforcer sa présence sur la scène internationale.
De la politique culturelle nationale à la sauvegarde du patrimoine, en passant par les arts plastiques, le cinéma et la diplomatie culturelle, Yolande Elebe entend inscrire la culture dans une logique à la fois identitaire, économique et internationale.
L’une des principales avancées mises en avant par Yolande Elebe est l’adoption de la première Politique culturelle nationale de la RDC.
Ce document doit servir de cadre de référence pour l’organisation et le développement du secteur. Il ouvre notamment la voie à la mise en œuvre du Statut de l’artiste, présenté comme l’un des chantiers importants de cette réforme.
Parallèlement, le ministère poursuit l’identification des artistes à travers le pays. Cette opération doit permettre de mieux cerner le paysage culturel congolais et de disposer de données utiles à l’élaboration des politiques publiques.
Elle doit également accompagner la planification des infrastructures culturelles, notamment les Maisons de la culture envisagées dans les différentes provinces.
Kuba, cinéma et mémoire de la rumba
La protection du patrimoine constitue un autre volet du bilan présenté par Yolande Elebe.
Le ministère a notamment adopté un arrêté consacré à la protection du tissu Kuba, considéré comme l’un des éléments emblématiques du patrimoine culturel congolais.
Dans le domaine cinématographique, la création du Centre national du cinéma doit contribuer à structurer une industrie encore appelée à renforcer ses capacités de production et de diffusion.
Le ministère mise également sur les lieux de mémoire. L’ouverture du Musée de la Rumba congolaise, installé dans l’ancienne résidence de Papa Wemba, s’inscrit dans cette démarche.
Le site doit progressivement accueillir des objets, documents et archives confiés par des artistes. L’objectif est de préserver et de transmettre la mémoire d’un patrimoine musical dont la rumba congolaise fait partie, depuis son inscription, du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
La culture comme outil d’influence
Au-delà des frontières nationales, Yolande Elebe fait de la diplomatie culturelle un axe important de son action.
La RDC a notamment présenté sa nouvelle politique culturelle à l’occasion de Mondiacult Afrique. Le ministère poursuit également les démarches autour du Centre international des civilisations bantoues, le CICIBA.
La présence congolaise dans les grands rendez-vous artistiques internationaux constitue un autre volet de cette stratégie.
La RDC participe ainsi à la Biennale de Venise avec un pavillon consacré aux artistes plasticiens congolais. Le pays a également été choisi comme invité d’honneur de la Biennale de Dakar.
Pour Yolande Elebe, ces rendez-vous offrent aux artistes congolais des espaces supplémentaires de visibilité et contribuent à renforcer la présence de la création congolaise sur les scènes internationales.
Sport et culture, deux vitrines du pays
La stratégie de rayonnement défendue par Yolande Elebe s’appuie également sur une collaboration avec le ministère des Sports et Loisirs.
L’idée est de rapprocher les performances sportives et les expressions culturelles afin de mieux porter l’image de la RDC à l’extérieur.
Les distinctions honorifiques annoncées en faveur de plusieurs grandes figures de la musique, des arts et du sport participent de cette démarche. Ces personnalités sont appelées à jouer un rôle d’ambassadeurs du savoir-faire et du talent congolais.
Cette articulation entre sport et culture vise également à renforcer le sentiment d’appartenance nationale et à accroître l’attractivité de la RDC.
Transformer la création en activité économique
Pour Yolande Elebe, le développement culturel ne peut cependant pas se limiter à la visibilité des artistes.
Le département de la Culture veut également faire des industries culturelles et créatives un secteur capable de produire des emplois, d’attirer des investissements et de générer des revenus.
Cette orientation passe notamment par la professionnalisation des acteurs culturels, leur formalisation et un meilleur accès aux marchés.
Le ministère travaille par ailleurs sur une réforme de la législation relative aux droits d’auteur. L’objectif affiché est d’adapter le cadre juridique aux transformations liées au numérique et de le rapprocher des standards internationaux.
Une nouvelle place pour la culture congolaise
Après une première année de travail au sein du Gouvernement Suminwa II, Yolande Elebe présente ainsi une action articulée autour de plusieurs priorités : donner un cadre au secteur culturel, protéger le patrimoine, accompagner les artistes, développer les industries créatives et renforcer la présence de la RDC dans les grands rendez-vous internationaux.
À travers cette orientation, la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine veut faire de la culture à la fois un marqueur de l’identité congolaise, un instrument de représentation du pays à l’étranger et un secteur susceptible de contribuer davantage à l’économie nationale.
Serge Mavungu
Au lendemain du crash d'un avion petit porteur à Kenge, les langues se délient. Pointée du doigt par l'opinion, la Régie des Voies Aériennes (RVA) se défend. Son Président du Conseil d'administration a confié à la rédaction d'Opinion-Info.cd les difficultés auxquelles fait face l'entreprise, confrontée à des puissances financières qui spolient les sites destinés à accueillir les aéroports et aérodromes de la République démocratique du Congo.
Selon lui, un arrêté du gouverneur de Kwango a entériné la désaffectation, voire la délocalisation, de l'aérodrome de Kenge, après que la RVA s'est heurtée à des complications pour récupérer son site.
« Il y a deux ans, j'ai signé un document pour que nos experts aillent inspecter le nouvel emplacement proposé par le gouverneur. Malheureusement, après des études minutieuses, il s'est avéré que ce terrain n'était pas convenable », a-t-il indiqué.
Pour le PCA de la RVA, l'existence d'une piste opérationnelle aurait pu éviter ce drame.
« Nous avons recueilli des témoignages selon lesquels l'appareil a effectué plusieurs tours dans le ciel de Kenge. On peut penser qu'il cherchait un lieu pour un atterrissage d'urgence, même si l'avion a pu aussi être endommagé », explique Tryphon Kin-Kiey Mulumba.
Évoquant la liste des aéroports spoliés, le PCA de la RVA cite notamment les aéroports et aérodromes de Kikwit, Bandundu-Ville, Bunia, Kolwezi, Lubumbashi, Ndolo, voire l'aéroport international de N'djili.
« À notre arrivée, plusieurs études ont été menées pour remettre de l'ordre. Malheureusement, ces puissants nous ont montré de quoi ils étaient capables. La RVA n'a pas de police pour aller arrêter tous ces spoliateurs des biens de l'État », a-t-il déploré.
Vendredi, aux alentours de 14h, un appareil petit porteur de la compagnie TRACEP/CONGO Aviation s'est écrasé à Kenge, causant la mort de plusieurs officiers de l'armée et de hauts responsables de la justice militaire, dont l'Auditeur général et le Premier président de la Haute cour militaire.
Edmond Izuba
Le corps sans vie de Miguel Masaïsaï repose désormais à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire, où elle attend la suite du programme des obsèques. À Kinshasa, les premiers hommages se sont déjà organisés autour de la mémoire de ce jeune cycliste congolais, décédé le 18 septembre dernier à Ouesso, au Congo-Brazzaville.
Après avoir relié l’Est et l’Ouest de la République démocratique du Congo à vélo, Miguel Masaïsaï nourrissait le projet de poursuivre son périple jusqu’au Maroc. Un accident de la route, survenu après une panne de son vélo à Ouesso, a brutalement interrompu cette aventure.
La dépouille du jeune athlète a été accueillie à Kinshasa par des membres de sa famille, ses proches, le président du Conseil national de la jeunesse ainsi que plusieurs cyclistes venus lui rendre hommage.
À vélo, ces derniers ont accompagné le cortège funèbre depuis le Beach Ngobila, en passant par le boulevard du 30 Juin et l’avenue de la Libération, jusqu’à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire.
Une haie d’honneur à vélo a ainsi marqué ce retour à Kinshasa, en hommage à un passionné dont le parcours était porté par le goût du dépassement et la volonté de parcourir la RDC à vélo.
Pour accompagner la dépouille, une délégation conduite par Me Alberto Tevo, conseiller du ministre des Sports et Loisirs Didier Budimbu, était également présente.
À travers ces premiers hommages, les proches et la communauté cycliste saluent la mémoire de Miguel Masaïsaï, dont l’aventure à vélo avait déjà permis de relier plusieurs régions du pays.
La dépouille demeure à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire, dans l’attente du programme officiel des obsèques.
Serge Mavungu
Depuis fin août, Kinshasa fait face à une période de fortes chaleurs, marquée par des températures dépassant les 30 degrés Celsius et une absence prolongée de pluies.
Face à ces conditions météorologiques, l’Agence nationale de météorologie et de télédétection par satellite (Mettelsat) appelle les habitants de la capitale à adopter certaines précautions, notamment une hydratation régulière et une limitation de l’exposition directe au soleil.
L’ingénieur Augustin Tagisabo, chef de division à la Mettelsat, contacté par ACTUALITÉ.CD, recommande aux Kinois de boire suffisamment d’eau afin de prévenir les effets liés à la chaleur. Il les invite également à éviter, autant que possible, de circuler sous un soleil ardent.
« Quand il fait chaud dans une ville, il faut prendre beaucoup d’eau, il ne faut pas circuler sous le soleil ardent. Il faut souvent porter des lunettes un peu grises et ne pas s’exposer aux rayons solaires pour éviter les ultraviolets qui risquent de nuire à votre santé, et surtout aux yeux », conseille Augustin Tagisabo.
L’expert recommande également de limiter les sorties lorsque cela est possible, évoquant parallèlement la pollution de l’air accentuée par la circulation automobile et la poussière qui se dégage sur les routes de la capitale.
« La pollution sera tellement grande du fait qu’il y a trop de circulation de véhicules. Donc, il faut éviter de s’exposer aux rayons solaires directs. Je conseillerais à la population de prendre beaucoup d’eau », insiste-t-il.
En attendant le retour des pluies, la Mettelsat invite ainsi la population kinoise à redoubler de prudence face à cette période de chaleur persistante.
Samyr Lukombo
Mathieu Epolo a disputé son tout premier match officiel avec les Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) face au Nzalang Nacional de la Guinée Équatoriale pour le compte de la 1ère journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).
Loin d'être une surprise, la titularisation du jeune portier congolais était attendue dans l'opinion publique sportive nationale après la blessure de Lionel Mpasi Nzau. Il fallait lui donner confiance, lui qui était en 3ème position dans la hiérarchie des gardiens après Timothy Fayulu qui est absent de ce rassemblement et qui va clairement perdre des points parce que c'était à lui que revenait cette place. Le portier du Standard de Liège (Belgique) a fait un match correct bien qu'il n'a pas eu quasiment grand chose à faire à part deux arrêts exceptionnels sur un coup-franc lointain et une frappe à bout portant où il a été obligé de sortir toute l'étendue de son talent. Il a marqué des points lors de cette explication et il ne lui restera qu'à convaincre au prochain rendez-vous au Zimbabwe si jamais il est reconduit.
À 20 ans, il fait partie des plus jeunes portiers alignés dans ces qualifications pour l'ensemble des équipes qui disputent ces qualifications. C'est une fierté bien évidemment pour lui alors qu'il a fait un choix fort de rejoindre les Léopards alors qu'il avait le chemin tracé pour jouer avec la Belgique.
Michel TOBO
La Première ministre de la République démocratique du Congo Judith Suminwa Tuluka, représentant le président de la République, Félix Tshisekedi, s'est prononcée mercredi 23 septembre à la tribune de la 81ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies, tenue à New York, aux États-Unis d'Amérique, autour du thème : « Rétablir la confiance, gérer la transformation : des Nations unies au service de tous ».
La Représentante du Chef de l'Etat, Judith Suminwa a dénoncé devant la communauté internationale l'agression rwandaise via le groupe armé AFC/M23 et le double standard dans le traitement des crises mondiales.
« Nous attendons l'exécution des résolutions »
Dénonçant l'agression de la RDC par le Rwanda sous le couvert du groupe armé AFC/M23, la cheffe du gouvernement congolais a rappelé les conséquences dramatiques de ce conflit :
- déplacements massifs de populations
- violences sexuelles
- recrutement d'enfants.
Face aux décalages observés dans le traitement des crises internationales, elle a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à faire appliquer ses propres décisions, faisant notamment référence à la résolution 2773.
« Nous n’attendons pas de nouveaux textes pour remplacer ceux qui ont déjà été adoptés. Nous attendons leur exécution », a-t-elle martelé.
Elle a par ailleurs affirmé que la présence des FDLR ne saurait plus servir de prétexte à une présence militaire étrangère sur le sol congolais, mettant en avant les efforts engagés par Kinshasa pour le désarmement et la démobilisation.
Dans un autre registre, la cheffe du gouvernement congolais a présenté les différentes mesures engagées par la RDC pour moderniser la gouvernance de son secteur minier, lutter contre la fraude et le travail des enfants, mais aussi renforcer la traçabilité des minerais et accroître la part de valeur créée sur le territoire congolais.
Selon elle, la RDC entend poursuivre la modernisation de la gouvernance minière à travers plusieurs réformes visant à améliorer la gestion de ce secteur stratégique pour le pays.
« La RDC poursuit la modernisation de la gouvernance minière par la transparence des contrats, des revenus extractifs et des bénéficiaires effectifs, le renforcement du cadastre minier, le déploiement de mécanismes de traçabilité et la lutte contre la fraude. Elle accélère également la formalisation de l'exploitation artisanale, l'encadrement des négociants, l'organisation des coopératives et la sécurisation des zones d'exploitation », a déclaré Judith Suminwa Tuluka.
La question du travail des enfants dans les mines a occupé une place particulière dans le discours de la Première ministre. Judith Suminwa a présenté la lutte contre ce phénomène comme une responsabilité à la fois morale et nationale, en annonçant le renforcement des mécanismes visant à identifier, suivre et accompagner les enfants concernés.
La RDC entend notamment travailler avec l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'UNICEF et d'autres partenaires afin de renforcer la formation des inspecteurs, de favoriser la scolarisation des enfants et de proposer des solutions économiques aux familles concernées.
« La lutte contre le travail des enfants dans les mines constitue, à cet égard, une obligation morale et nationale. Avec l'Organisation internationale du Travail, l'UNICEF et nos autres partenaires, nous renforçons les mécanismes d'identification, de suivi et de remédiation, la formation des inspecteurs, la scolarisation des enfants et les solutions économiques proposées à leurs familles. Notre objectif ne souffre d'aucune ambiguïté : zéro enfant dans les mines », a-t-elle affirmé.
Pour la cheffe du gouvernement, cette responsabilité ne peut toutefois pas reposer uniquement sur l'État congolais. Elle concerne également l'ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de valeur des minéraux, depuis leur extraction jusqu'à leur utilisation par les consommateurs.
Au-delà des réformes nationales, Judith Suminwa a annoncé que la RDC entend également porter une proposition à l'échelle internationale. La RDC souhaite l'élaboration, sous l'égide des Nations Unies et en partenariat avec l'Union africaine, d'un cadre mondial destiné à encadrer les chaînes de valeur des minéraux critiques.
Cette initiative devrait associer les pays producteurs, transformateurs et consommateurs et viser à promouvoir des chaînes d'approvisionnement plus justes, traçables et résilientes.
« Cette responsabilité incombe à l'État congolais. Mais elle engage également les entreprises, les négociants, les raffineurs, les fabricants, les institutions financières et les marchés de destination. Le premier test d'une chaîne responsable n'est pas le véhicule électrique à l'arrivée ; c'est l'enfant qui ne descend plus dans la mine au départ. C'est pourquoi la République démocratique du Congo propose l'élaboration, sous l'égide des Nations unies, en partenariat avec l'Union africaine et en concertation avec les pays producteurs, transformateurs et consommateurs, d'un Cadre mondial pour des chaînes de valeur des minéraux critiques justes, traçables et résilientes », a déclaré le Premier ministre.
Selon elle, ce cadre devrait être fondé sur la souveraineté des États producteurs et garantir plusieurs principes : la traçabilité des minéraux, la responsabilité des acteurs économiques, la protection des travailleurs et des communautés, ainsi qu'un partage plus équitable de la valeur à travers la transformation locale et le transfert de technologies.
« Fondé sur la souveraineté des États producteurs, il devra garantir la traçabilité des minéraux, la responsabilité des acteurs économiques, la protection des travailleurs et des communautés, ainsi qu'un partage plus équitable de la valeur grâce à la transformation locale et au transfert de technologies », a ajouté Judith Suminwa.
Dans un autre registre, la cheffe du gouvernement a présenté le Corridor de Lobito comme une infrastructure au service de l'industrialisation régionale. La RDC salue l'engagement de l'Angola, de la Zambie, des États-Unis d'Amérique, de l'Union européenne, de la Banque africaine de développement, des institutions financières et du secteur privé en faveur de la réalisation de ce corridor.
« Le Corridor de Lobito doit devenir l'un des instruments de cette ambition. Nous saluons l'engagement de l'Angola, de la Zambie, des États-Unis d'Amérique, de l'Union européenne, de la Banque africaine de développement, des institutions financières et du secteur privé en faveur de sa réalisation. La réhabilitation des liaisons ferroviaires, la modernisation des infrastructures, la facilitation des échanges et les investissements énergétiques peuvent désenclaver nos territoires, réduire les coûts logistiques et stimuler le commerce régional » a expliqué Judith Suminwa dans son discours
Mais la vision congolaise ne se limite pas au transport des minerais vers les marchés internationaux. Selon le Premier ministre, la RDC souhaite faire du Corridor de Lobito un véritable instrument d'industrialisation régionale, en favorisant les investissements et les partenariats autour de la transformation des matières premières, des infrastructures et de l'énergie.
« Mais notre vision va bien au-delà de l'exportation accélérée des matières premières. Un couloir qui raccourcirait seulement le chemin de la mine au port ne ferait que reproduire le passé. Le Corridor de Lobito doit devenir une colonne vertébrale de l'industrialisation véritable régionale avec le concours des investisseurs avec qui nous espérons bâtir des partenariats transparents, durables et mutuellement avantageux pour le bien-être de nos générations futures », a affirmé la Première ministre Judith Suminwa.
Cette position s'inscrit dans une ligne déjà défendue par la République démocratique du Congo sur la scène internationale. À l'initiative de la RDC, alors présidente du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mois de juillet, une réunion en formule Arria a notamment été consacrée à l'évaluation du déficit normatif en matière de ressources naturelles et de paix.
À cette occasion, la République démocratique du Congo, par l'intermédiaire de la ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et des Congolais de la diaspora, Thérèse Kayikwamba Wagner, avait plaidé pour une approche internationale plus cohérente afin d'empêcher que les ressources naturelles ne continuent d'alimenter les conflits et les guerres.
Clément MUAMBA avec radiookapi.net/CC
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, et le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima, ont échangé, ce jeudi 24 septembre 2026, à Kinshasa, sur les besoins budgétaires liés aux prochaines échéances électorales .
La rencontre s'est tenue au cabinet de travail du VPM du Budget, au Centre financier de Kinshasa, dans le cadre des échanges entre les institutions publiques sur la préparation du budget de l'État.
À l'issue de l'entretien, Denis Kadima a présenté cette démarche comme une étape normale dans les relations entre la CENI et le ministère du Budget. Il a rappelé que le fonctionnement de la Centrale électorale dépend du budget de l'État et que ses besoins doivent, à ce titre, être discutés avec l'institution chargée de sa préparation.
« Il est tout à fait naturel que nous rencontrions le vice-Premier ministre qui est en charge du Budget pour discuter justement des questions y relatives », a déclaré le président de la CENI.
Une enveloppe prévue pour les prochaines élections
Denis Kadima a confirmé qu'une enveloppe destinée aux prochaines élections figure dans le projet de budget soumis au Parlement. Il a toutefois indiqué que le texte doit encore suivre la procédure parlementaire avant son adoption.
Les discussions sur les besoins électoraux devraient se poursuivre avec les différentes institutions concernées au cours du processus budgétaire.
« Nous allons continuer les échanges avec les différentes institutions jusqu'à l'adoption du budget », a expliqué le président de la CENI.
L'enrôlement des électeurs parmi les premières priorités
Les besoins présentés par la CENI ne concernent pas uniquement la tenue des contrôles. Denis Kadima a notamment insisté sur l'enrôlement des électeurs, qui constitue l'une des premières opérations à financer dans la préparation du processus électoral.
« Pour nous, c'est important d'avoir ces échanges avec le ministre et voir dans quelle mesure ils peuvent tenir compte de ces besoins-là » , at-il indiqué.
La CENI avait déjà souligné, dans son rapport annuel 2025-2026 présenté à l'Assemblée nationale en mai dernier, les défis financiers, logistiques et sécuritaires liés à l'organisation des élections. La Centrale électorale avait notamment indiqué que les élections locales n'avaient pas pu se tenir faute de financement.
Kadima se dit rassuré
À l'issue de sa rencontre avec Adolphe Muzito, Denis Kadima a fait état d'une ouverture du ministère du Budget à l'examen des besoins de la CENI.
« Le ministre est ouvert, on a parlé, on est sur la même longueur d'ondes » , at-il déclaré, tout en précisant que d'autres institutions devront également être associées aux discussions.
Les échanges entre le VPM Adolphe Muzito et la CENI interviennent ainsi dans le cadre de la préparation du budget 2027 et de la prise en compte des dépenses liées aux prochaines opérations électorales. Le financement définitif dépendra du processus d'examen et d'adoption du projet de loi de finances par le Parlement.
Prospère Buhuru
La République démocratique du Congo conserve son éligibilité à l'African Growth and Opportunity Act (AGOA) jusqu'en décembre 2028. La confirmation officielle a été communiquée ce jeudi 24 septembre 2026 au ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, par Richard Nicholson, envoyé de l'ambassade des États-Unis à Kinshasa.
Cette reconduction permet aux produits congolais éligibles de continuer à accéder au marché américain dans le cadre du régime préférentiel de l'AGOA, sans droits de douane. L'administration américaine salue notamment les progrès réalisés par la RDC en matière d'État de droit, de climat des affaires et de droits des travailleurs, selon le ministre.
« Au nom du Gouvernement, je me félicite de cette décision qui maintient l'accès de nos produits au marché américain sans droits de douane », a déclaré Julien Paluku.
Le ministre invite désormais les producteurs et exportateurs congolais à se mobiliser auprès de l'Agence nationale de promotion des exportations (ANAPEX) afin de satisfaire aux normes requises et de tirer pleinement profit de ce régime préférentiel.
« J'invite dès à présent nos producteurs et exportateurs à se mobiliser auprès de l'ANAPEX pour satisfaire aux normes requises et tirer pleinement profit de ce régime préférentiel », a-t-il indiqué.
Au cours de cette rencontre, Julien Paluku a également salué l'accompagnement continu des États-Unis dans le processus de paix dans l'Est de la RDC.
Don Benjamin Makolo









