Les travaux de l’atelier de perfectionnement des éducateurs d’académies ont officiellement débuté ce mardi 13 octobre 2026 au salon du stade Tata Raphaël à Kinshasa. Inscrite dans le cadre du partenariat stratégique « RDC x Monaco - Au cœur de l’Afrique », cette session de formation, qui se tiendra jusqu'au 15 octobre ambitionne de transformer durablement l'encadrement des jeunes talents locaux.

Plusieurs invités de marque, experts techniques et encadreurs venus des quatre coins de la RDC se réunissent dans la capitale. L'objectif est clair, celui de renforcer les capacités des éducateurs pour offrir aux futurs léopards une formation alignée sur les standards internationaux.

Présent à Kinshasa pour superviser le lancement des activités, Sébastien Muet, directeur de l’académie de l’AS Monaco, qui n'a pas caché son enthousiasme et sa gratitude face à l'accueil réservé par les autorités et les sportifs congolais insiste sur le fait que cet atelier doit être un carrefour d'échanges bilatéraux.

« Quel honneur, quel honneur et quelle fierté. On est très très contents. Je veux absolument mettre ce rassemblement sous le signe du partage. Il n’y a pas de vérité aujourd’hui, on ne va pas donner une leçon sur comment former des footballeurs parce que c’est très difficile. La seule chose qui est sûre, c’est que c’est avec le partage et avec les échanges qu’on va arriver à faire grandir les éducateurs et les cadres, qui eux-mêmes vont après arriver à faire grandir les jeunes footballeurs congolais et les jeunes footballeurs de Monaco » , a expliqué Sébastien Muet.

Pour l'AS Monaco, reconnue mondialement pour la qualité de son centre de formation, ce déplacement à Kinshasa représente bien plus qu'une simple mission technique. C'est une opportunité unique d'apprendre des spécificités et de la richesse du football congolais.

« Je suis très content peut-être d’aider très modestement les éducateurs congolais à grandir, mais je suis sûr qu'aussi le football congolais va permettre à l’AS Monaco de grandir aussi. C’est ça l’objectif d’un tel rassemblement », a conclu le directeur de l'académie de l'ASM, rappelant au passage que les méthodologies doivent constamment s'adapter puisque « le football, il évolue ».

Avec plus d'une centaine d'éducateurs mobilisés, la théorie et la pratique vont se côtoyer au stade Tata Raphaël. Ce partenariat de prestige pose ainsi des bases solides pour l'avenir de la jeunesse sportive de la RDC.

Fiston MOKILI



Les Léopards seniors dames de la République démocratique du Congo (RDC) affrontent les dames de la Côte d’Ivoire ce mardi 13 octobre 2026, à 19 heures, au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan. Cette rencontre compte pour le match retour du deuxième tour des éliminatoires du tournoi de football féminin des Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

Les Congolaises abordent cette confrontation avec un retard de 3 buts à combler, après leur défaite (1-4) au match aller, disputé vendredi 9 octobre au stade TP Mazembe de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga.

Sous la direction de Pamphile Mihayo, les Léopards dames devront améliorer leur efficacité offensive pour espérer renverser la situation face aux Ivoiriennes. Elles sont appelées à réaliser une remontée importante à l’extérieur pour poursuivre leur parcours dans ces éliminatoires.

De leur côté, les Ivoiriennes abordent ce match retour avec un avantage de 3 buts acquis lors de la première confrontation.

radiookapi.net/CC



Le député national Joseph Nkoy Wembo, élu de Katako-Kombe, dans la province du Sankuru et membre de l’Union sacrée de la Nation, appelle les Congolais de tous bords à faire bloc derrière le président Félix Tshisekedi et les institutions de la République pour défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC. Cet appel intervient au lendemain de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement qualifié de politico-militaire, dirigé par l’ancien président Joseph Kabila.

En sa qualité de Rapporteur adjoint de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, Joseph Nkoy estime que les liens entre Joseph Kabila et la rébellion de l’AFC/M23 étaient déjà évoqués dans des rapports d’experts des Nations unies.

« Notre devoir en tant que peuple est de nous mobiliser pour constituer un bloc autour du président de la République et des autres institutions », déclare-t-il.

Pour le député, la prise de position de Joseph Kabila à la tête du FRN ne constitue pas une surprise. Il rappelle que le président Félix Tshisekedi avait déjà évoqué les liens présumés entre l’ancien chef de l’État et la rébellion de l’AFC/M23.

« Si pour certains cela est un fait nouveau, tel n’est pas le cas pour nous », affirme Joseph Nkoy Wembo, qui se réfère à des rapports d’experts des Nations unies ayant, selon lui, fait état du rôle de Joseph Kabila dans la conduite du mouvement rebelle.

Un appel à défendre la souveraineté nationale

Dans son intervention, le député insiste sur la nécessité de préserver l’intégrité territoriale de la RDC, dans un contexte marqué par le conflit dans l’est du pays et les tensions avec le Rwanda.

Il appelle les Congolais à se mobiliser face à ce qu’il qualifie de projet des « ennemis de notre pays ». Il évoque également plusieurs figures historiques, notamment Simon Kimbangu, Patrice Emery Lumumba et Étienne Tshisekedi, pour souligner l’importance de l’unité nationale.

Joseph Kabila a officiellement pris la tête du FRN lundi 12 octobre à Goma, ville contrôlée par la coalition rebelle AFC/M23. Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, deux figures de cette coalition, occupent les fonctions de vice-présidents au sein de la nouvelle structure.

radiookapi.net/CC



Patrick Nkanga Bekonda annonce son départ du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l'ancien président Joseph Kabila, après y avoir milité depuis 2006. Dans un communiqué parvenu à Opinion-info.cd, l'ancien rapporteur du bureau politique du parti évoque des raisons de convenance personnelle et dit vouloir prendre du recul avant de définir une nouvelle orientation politique.

Dans son message, Patrick Nkanga revient sur son engagement politique, qu'il situe dès sa vingtaine, à une période marquée par le pluralisme et le multipartisme en République démocratique du Congo. Il explique avoir choisi d'adhérer individuellement au PPRD, convaincu par ses idéaux et sa doctrine. Depuis 2006, affirme-t-il, il n'a milité dans aucune autre formation politique, que le parti soit au pouvoir ou dans l'opposition.

Il souligne également les sacrifices consentis avec d'autres membres de sa famille politique au fil des années. Il évoque les efforts personnels, professionnels et familiaux engagés pour défendre les positions du parti, avec la conviction de pouvoir reconquérir un jour le pouvoir par des voies démocratiques. À travers ce rappel, il présente son départ comme une décision difficile, après un parcours qu'il décrit comme marqué par la fidélité à ses engagements politiques.

Patrick Nkanga exprime par ailleurs sa reconnaissance envers le PPRD, qui lui a confié plusieurs responsabilités au cours de son parcours. Il rappelle avoir dirigé la jeunesse du parti avant d'occuper le poste de rapporteur de son bureau politique, une instance qu'il présente comme son organe décisionnel. Il adresse également ses remerciements à ses camarades et à ses aînés, tout en annonçant la fin de ses fonctions au sein de cette formation politique.

Pour la suite, l'ancien rapporteur du bureau politique du PPRD dit vouloir se donner un temps de réflexion et de méditation afin de déterminer la voie à suivre. Il envisage de définir une nouvelle orientation politique avec d'autres compatriotes, dans l'objectif de contribuer à la construction d'une alternative en matière de gouvernance de l'État. Il cite notamment les valeurs patriotiques, pacifiques et républicaines comme fondements de cette démarche, sans préciser le nom d'une éventuelle nouvelle formation ni annoncer de calendrier pour la suite.

Cette décision intervient au lendemain de l'annonce, à Goma, dans la province du Nord-Kivu, de la création du Front pour la refondation de la Nation (FRN), un nouveau mouvement politico-militaire placé sous la direction de Joseph Kabila. Cette structure, annoncée le 12 octobre, rassemble notamment des figures associées à l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et au Mouvement du 23 mars (M23). Le départ de Patrick Nkanga du PPRD est ainsi annoncé dans un contexte de recomposition politique autour de l'ancien chef de l'État, sans que son communiqué établisse un lien entre sa décision et la création du FRN.

Gloire Balolage



Média en ligne avant-gardiste, notre rédaction s'apprêtait justement à publier un éditorial prédisant ce qui vient d'arriver. L'intronisation de Joseph Kabila à la tête du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), avec Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa comme vice-présidents, nous a coupé l'herbe sous le pied.

Elle ne crée aucune surprise. Elle fait simplement tomber le masque et officialise ce que Kinshasa dénonce depuis des mois: *Joseph Kabila est le véritable patron politique de l'AFC/M23*, cette rébellion soutenue par le Rwanda qui ensanglante l'Est de la RDC.

FRN = AFC/M23: Deux sigles, un seul mouvement

Il ne faut pas être dupe. Le FRN n'est qu'un rebranding, un nouveau costume pour l'AFC/M23. Quand on retrouve à sa vice-présidence les deux visages les plus connus du mouvement terroriste qui occupe Goma et Bukavu, l'affaire est entendue. Le FRN est la vitrine politique que l'AFC/M23 tente de se donner pour faire oublier ses crimes.

Toutes les sorties médiatiques de Joseph Kabila depuis son départ, y compris celles de mai 2025 et du vendredi 10 octobre 2026, n'étaient qu'une stratégie pour préparer l'opinion avant d'assumer officiellement son rôle. Croyant flouer l'opinion, il s'est ridiculisé: il a raté son coup.

Un agent double à la tête de la RDC tout en servant Kigali

C'est la thèse la plus douloureuse mais la plus évidente qui se confirme. Pendant 18 ans, la RDC a été dirigée par un agent double. Un homme qui, tout en occupant le Palais de la Nation, préparait le lit de l'agression rwandaise.

Tous les accords bilatéraux signés entre Kigali et Kinshasa, notamment ceux de Rubavu et de Kigali les 12 et 18 mai 2012, à moins d'une semaine d'intervalle, donnaient aux services de renseignement rwandais le plein pouvoir de circuler sur toute l'étendue du territoire national et de contrôler nos frontières. La preuve qu'il avait vendu le pays.

Kabila, déjà patron du M23 quand il dirigeait la RDC

Pour qui connaît l'histoire de ce pays, ce n'est qu'un retour aux sources. Le M23 de 2012 n'est jamais mort. Il a été mis en hibernation à partir de Kinshasa. Comment comprendre autrement que ses chefs aient pu circuler librement et que leurs revendications aient toujours trouvé un écho complaisant au sommet de l'État ?

Toutes les négociations, du RCD/Goma au M23 en passant par le CNDP, se soldaient toujours par des brassages et mixages, une manière d'infiltrer l'armée pour l'affaiblir de l'intérieur. Le commandement des FARDC à l'Est était d'ailleurs contrôlé par des officiers désignés par Paul Kagame.

Kinshasa avait vu juste - Le verdict de la justice conforté

Le Président Félix Tshisekedi et les autorités l'ont dit et répété: l'AFC/M23, c'est Kabila. Aujourd'hui, les faits leur donnent raison.

La condamnation à mort de Joseph Kabila par la justice militaire pour trahison et collusion avec l'ennemi paraissait sévère pour certains. Cet acte de prise de tête d'une rébellion armée en est la justification la plus éclatante. La justice n'avait pas condamné un opposant, elle avait jugé un chef rebelle.

Des sanctions américaines qui trouvent toute leur justification

Les sanctions américaines visant Nangaa et Bisimwa pour leur rôle dans la déstabilisation de l'Est prennent tout leur sens. Washington ne s'est pas trompé de cible. Cette chaîne de commandement remonte jusqu'au sommet: Joseph Kabila lui-même a été visé, ainsi que plusieurs officiers supérieurs de l'armée rwandaise (RDF) pour leur soutien en hommes, en armes et en logistique à l'AFC/M23. Ce n'est plus une rébellion congolaise, c'est une agression extérieure.

Quand Nangaa et Kagame préparaient l’opinion

Corneille Nangaa lui-même n'a jamais caché sa proximité avec l'ancien président: « Kabila est notre référence, notre mentor ». Ce n'était pas de la flagornerie, c'était un aveu.

Paul Kagame l'avait d'ailleurs lâché dans _Jeune Afrique_ en présentant Kabila comme le véritable leader de ce conglomérat. Quand le maître de Kigali le dit, il faut le croire.

De sénateur à vie à ennemi de la République

En acceptant ce poste, Joseph Kabila franchit le Rubicon. Il n'est plus un ancien chef de l'État, il n'est plus sénateur à vie. Il est désormais officiellement un ennemi de la République.

Que fait la C64 dans cette galère ?

On s'interroge sur la présence de certains membres de la C64, plateforme qui se voulait citoyenne, dans cette aventure. Sont-ils des naïfs utiles ou des complices conscients ?

Cette prise de pouvoir met la C64 face à un dilemme: « Comment s'opposer à Joseph Kabila sans se rallier à Félix Tshisekedi ? », s'interroge un haut cadre d'Ensemble pour la République, membre de la C64. Selon lui, le combat actuel de Kabila est de renverser Tshisekedi et de rayer l'opposition s'il parvenait à prendre le pouvoir, comme le fit Laurent-Désiré Kabila avec l'AFDL en 1997.

Que va dire la CENCO-ECC ?

La CENCO-ECC est désormais dos au mur. Cette plateforme catholique et protestante a toujours prôné un dialogue inclusif avec Kabila et l'AFC/M23.

Comment peut-elle encore défendre cette position ? Prôner aujourd'hui un dialogue incluant Kabila, c'est demander à la République de négocier avec son agresseur. Le temps n'est plus au dialogue avec les bourreaux, mais à l'unité sacrée autour de la patrie agressée.

Appel à la solidarité nationale

Face à cette haute trahison désormais assumée, la Nation doit parler d'une seule voix. Il ne s'agit plus d'une querelle pouvoir-opposition, il s'agit de la survie de la RDC.

Joseph Kabila doit être considéré comme ce qu'il est: un paria de la République. Nous appelons tous les Congolais à se désolidariser totalement de lui. Il ne peut plus être considéré comme un Congolais comme les autres. L'heure est venue de lui retirer tous les avantages dus à un ancien chef de l'État, son statut de sénateur à vie et, au regard de sa trahison au profit d'une armée étrangère, de s'interroger même sur sa nationalité congolaise.

opinion-info/CC



Lors d’une interview, le chroniqueur Celeo Scram reproche à Gaz Mawete de s’être rapproché de Rebo Tchulo, ex-compagne d’Innoss’B. Cette critique soulève des questions sur l’éthique et le code d’honneur dans le milieu artistique congolais.

Une remontrance publique qui secoue la scène musicale congolaise. Celeo Scram, figure influente de la chronique artistique, a exprimé son mécontentement face au rapprochement entre Gaz Mawete et Rebo Tchulo lors d’une interview récente. Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions entre les deux artistes masculins et souève des questions sur les codes non-dits du milieu musical kinois.

Selon Celeo Scram, Gaz Mawete s’est « directement attaché » à Rebo Tchulo après la séparation de celle-ci avec Innoss’B. Les deux ont été aperçus plusieurs fois ensemble dans les boîtes de nuit de Kinshasa, des apparitions qui ont nourri les spéculations et attiré l’attention des observateurs de la vie artistique capitaline.

 Une question de code d’honneur

« Il doit savoir que ça se passe pas comme ça. C’est une faiblesse d’esprit », a affirmé Celeo Scram, pointant du doigt ce qu’il considère comme un manquement aux règles implicites du milieu artistique congolais. Pour le chroniqueur, il existe une ligne à ne pas franchir : « Lorsqu’il s’agit de la femme de l’autre, son ancienne copine ou la mère de son enfant, on ne touche pas. »

Cette remontrance révèle l’existence de conventions morales et sociales fortes au sein de la communauté artistique, où le respect des relations et des liens de parentalité est considéré comme un élément fondamental du vivre-ensemble.

Une séparation confirmée mais complexe

La rupture entre Innoss’B et Rebo Tchulo, bien que progressivement manifestée depuis plusieurs années, semble désormais incontestable. Après la naissance de leur fille Amuleto en février 2022, les deux artistes se sont progressivement éloignés, leurs apparitions séparées et leurs échanges sur les réseaux sociaux marquant les étapes de leur séparation. En novembre 2025, Innoss’B s’affichait clairement comme célibataire, tandis que des procédures judiciaires concernant la garde de leur enfant étaient rapportées.

Un respect maintenu malgré les tensions

Malgré cette rupture, les deux artistes ont démontré qu’ils restaient liés par des responsabilités parentales et un respect mutuel. En juin 2026, Innoss’B avait publiquement défendu Rebo, reconnaissant qu’elle traversait une période difficile. En août, lors d’un concert à Kinshasa, il avait également demandé au public de ne pas la critiquer, soulignant son rôle fondamental de mère de sa fille. Ces gestes montrent que, au-delà des tensions conjugales, la coparentalité et l’honneur restent des priorités.

Une critique qui interroge les frontières

La critique de Celeo Scram soulève une question plus large : dans un contexte de rupture amoureuse, où se situent exactement les limites de ce qui est acceptable dans les relations entre artistes ? La position du chroniqueur suggère que certaines frontières demeurent inviolables, notamment le respect dû à la mère de l’enfant d’un confrère, indépendamment du statut de la relation.

Cette affaire illustre la complexité des relations humaines et professionnelles dans le microcosme artistique congolais, où les séparations amoureuses peuvent créer des ondes de choc bien au-delà des intéressés directs.
 
mbote/CC
 


Le président de la République, Félix Tshisekedi, a annoncé des sanctions disciplinaires exemplaires à l’encontre des membres du gouvernement et des organes de direction des entreprises publiques en cas de manquement avéré aux règles établies.

Cette mise en garde figure au deuxième point de sa communication lors de la 100ᵉ réunion du Conseil des ministres, dont le compte rendu a été lu ce vendredi à la télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.

Selon ce document, le chef de l’État a souligné que le bon fonctionnement de l’appareil de l’État repose notamment sur une répartition « claire des compétences, le respect des textes réglementaires, la discipline institutionnelle et une collaboration harmonieuse entre les responsables publics ».

Dans cette optique, Félix Tshisekedi a chargé la Première ministre de veiller « rigoureusement » à l’application des dispositions de l’ordonnance n° 25/293 définissant les attributions des ministères. Ce texte constitue, selon le compte rendu, « la pierre angulaire de la cohésion et de la cohérence gouvernementales ».

Le président de la République a également évoqué les conflits récurrents entre les présidents des conseils d’administration, les directeurs généraux et les directeurs généraux adjoints au sein des entreprises publiques. À ce sujet, il a rappelé les directives formulées lors de la deuxième réunion du Conseil des ministres, tenue le 21 juin 2024, en vue de clarifier les rôles et les attributions de ces différents responsables.

Félix Tshisekedi a ainsi réaffirmé la complémentarité de leurs fonctions, tout en insistant sur le respect des compétences de chacun et des règles de gouvernance applicables.

Dans cette perspective, chaque ministre, particulièrement celui ayant le Portefeuille dans ses attributions, a été instruit de prévenir les conflits et de veiller au respect de la discipline ainsi qu’à la collaboration entre les membres des organes de direction des entreprises publiques, a indiqué Patrick Muyaya.

Le chef de l’État a, par ailleurs, prévenu que les manquements avérés aux règles établies ne resteraient pas sans conséquences.

« Tout dérapage avéré imputable à un membre du gouvernement ou à un membre d’un organe de direction entraînera une sanction disciplinaire exemplaire, conformément aux textes applicables », rapporte le compte rendu.

À travers cette communication, Félix Tshisekedi réaffirme son exigence de discipline institutionnelle, de clarification des responsabilités et de respect des règles de gouvernance au sein de l’administration publique et des entreprises de l’État.

Raphaël Kwazi



Le ministre des Postes et Télécommunications a annoncé, lors du Conseil des ministres tenu le vendredi 9 octobre 2026, le lancement commercial de la technologie mobile de cinquième génération (5G) en République démocratique du Congo.

Cette technologie devrait contribuer à l’amélioration de la connectivité, au développement socio-économique et à la modernisation de plusieurs secteurs d’activité.

Dans sa communication, le ministre a souligné que la 5G offre une connexion plus stable, des débits plus élevés et une latence réduite. Ces performances ouvrent la voie à l’innovation et facilitent l’utilisation d’applications de plus en plus exigeantes en bande passante.

Selon le ministre, le lancement commercial de cette technologie représente une opportunité stratégique pour le pays, reposant sur trois principaux leviers.

Le premier concerne les finances publiques. La 5G est présentée comme une nouvelle source de revenus substantiels et directs pour l’État.

Le deuxième porte sur le développement socio-économique et industriel. Son déploiement devrait stimuler l’innovation et l’entrepreneuriat chez les jeunes, tout en favorisant la modernisation des secteurs clés de l’économie congolaise.

Le troisième levier concerne l’amélioration de la qualité des services de télécommunications. Grâce à sa capacité à gérer simultanément un grand nombre d’utilisateurs, la 5G permettra d’atteindre des débits très élevés et de réduire les temps de réponse, offrant ainsi une meilleure expérience aux utilisateurs.

Un déploiement progressif sur l’ensemble du territoire

Le déploiement de la 5G débutera dans les zones urbaines avant de s’étendre progressivement à l’ensemble du territoire national.

Cette extension devrait également renforcer la connectivité dans les zones non couvertes par la fibre optique, la 5G constituant une solution complémentaire et un relais stratégique pour les infrastructures de télécommunications.

À travers cette initiative, le gouvernement entend tirer parti des capacités de la cinquième génération de téléphonie mobile pour soutenir la transformation numérique et accompagner le développement de l’économie congolaise.

Grâce Kenye



Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a procédé, ce samedi 10 octobre 2026, à l’inauguration du premier site de regroupement des déchets ménagers, situé sur l’avenue Saïo, dans la commune de Ngiri-Ngiri. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Kinshasa Ezo Bonga », qui vise à renforcer la salubrité et à améliorer le cadre de vie des Kinois.

Le projet prévoit l’aménagement de 400 sites de regroupement des déchets à travers la capitale, dans le but d’optimiser leur collecte et leur évacuation. Il s’inscrit dans la dynamique des actions engagées par l’exécutif provincial pour lutter durablement contre l’insalubrité, conformément à la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, axée sur l’amélioration des conditions de vie de la population.

Lors de la cérémonie d’inauguration, Daniel Bumba a réaffirmé que la gestion des déchets constitue l’une des priorités de son action à la tête de la ville. Il a notamment évoqué les travaux de réhabilitation du site de décharge finale de Mpasa, ainsi que les aménagements prévus à Luzizila et à l’Université de Kinshasa. Par ailleurs, plusieurs autres sites sont en cours d’aménagement dans différentes communes de la capitale.

Ces infrastructures serviront de points de transit où les déchets ménagers seront temporairement entreposés avant d’être acheminés vers les centres d’enfouissement technique, notamment celui de Mpasa. L’ouverture du site de Ngiri-Ngiri constitue ainsi une étape importante dans la mise en place d’un dispositif organisé de collecte et d’évacuation des déchets à Kinshasa.

Équipés de clôtures en béton armé, de bacs à ordures, d’un dispositif d’éclairage public et d’un accès sécurisé, ces sites sont conçus pour mieux encadrer le dépôt des déchets et faciliter les opérations de collecte. Leur déploiement progressif devrait contribuer à réduire les dépôts sauvages sur la voie publique et à améliorer durablement la gestion des déchets dans les quartiers concernés.

Après l’acquisition de plusieurs camions-bennes, l’exécutif provincial poursuit le renforcement de ses capacités opérationnelles afin d’améliorer les interventions dans le secteur de l’assainissement.

Christian Dimanyayi



Le chanteur et pasteur congolais Carlyto Lassa est décédé lundi 31 août 2026 aux États-Unis, à l’âge de 65 ans. L’annonce a été faite par le chanteur Aimé Nkanu sur sa page Facebook, rapporte l’Agence congolaise de presse (ACP).

« C’est avec une profonde douleur et une grande consternation que nous confirmons le décès de notre ami et frère, le Pasteur Carlytho LASSA », a écrit Aimé Nkanu, saluant la mémoire d’un « homme de foi, un serviteur de Dieu » dont la carrière et le ministère ont marqué de nombreuses personnes.

Une carrière dans la rumba congolaise

Né le 15 janvier 1961 dans l’actuelle province du Kongo-Central, Charles Ndombasi Lassa, connu sous le nom de Carlyto Lassa, grandit notamment à Kinshasa. Il s’intéresse à la musique dès son adolescence et exerce d’abord comme tailleur à Matadi.

Il se fait connaître dans les années 1980 grâce à sa voix et évolue notamment dans l’univers du TP OK Jazz, où il est associé aux travaux de Lutumba Simaro et de Papa Noël Nedulé. La chanson « Maya », composée par Lutumba Simaro, contribue à sa notoriété.

En 1986, Carlyto Lassa rejoint Choc Stars, l’un des orchestres importants de la musique congolaise de l’époque. Il y côtoie notamment Bozi Boziana, Debaba, Defao, Djuna Djanana et Roxy Tshimpaka.

Dans les années 1990, il s’installe en France et poursuit sa carrière musicale. En 1996, il sort notamment l’album Africa na Moto, qui comprend le titre « Makolo ya Masiya ».

De la rumba au gospel

Au début des années 2000, Carlyto Lassa opère un tournant dans sa carrière après sa conversion au christianisme. Il se consacre progressivement au gospel, au chant religieux et au ministère pastoral.

Il publie notamment l’album La Reconnaissance en 2001 et poursuit des collaborations avec plusieurs artistes chrétiens congolais.

Une disparition aux États-Unis

Carlyto Lassa s’est éteint le 31 août 2026 à Cincinnati, aux États-Unis, à l’âge de 65 ans. Il se trouvait dans le pays dans le cadre d’une campagne d’évangélisation organisée les 29 et 30 août.

Les circonstances exactes de son décès ne sont pas précisées de manière concordante dans les informations disponibles.

Carlyto Lassa laisse derrière lui un parcours marqué par deux grandes étapes : la rumba congolaise, puis le gospel et le ministère pastoral

radiookapi.net/CC

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