Maître Émile Asani, député national élu de Kindu, a vivement critiqué l’accueil en République démocratique du Congo des migrants expulsés des États-Unis, qualifiant cette décision d’« insulte au peuple congolais ». Selon cet élu national et avocat au barreau de Kinshasa/Matete, cette initiative met en évidence les contradictions d’un État qui peine déjà à garantir la sécurité et le bien-être de sa propre population.

Une position prise lors d'une émission diffusée sur une chaîne de radio de Kindu, le mardi 20 avril dernier.

"Nous percevons cela comme une insulte au peuple congolais. C’est également une démonstration de la légèreté avec laquelle le pays est géré", a-t-il déclaré.

Le député estime que cette décision intervient dans un contexte marqué par une insécurité persistante à travers le pays. À ses yeux, il est incohérent qu’un État incapable de sécuriser efficacement ses citoyens accepte d’accueillir des migrants étrangers dans des conditions qu’il juge floues et peu transparentes.

"Chaque jour, des cas de criminalité et de meurtres sont enregistrés. L’État n’arrive déjà pas à sécuriser sa propre population, mais il accepte de recevoir des personnes venues d’ailleurs", a-t-il dénoncé.

En outre, le député critique le manque de clarté du gouvernement sur les modalités de cet accueil, notamment sur le nombre de migrants concernés, la durée de leur séjour et les moyens prévus pour leur prise en charge.

"Personne ne sait combien de migrants seront accueillis ni dans quelles conditions. Cela traduit une irresponsabilité manifeste", a-t-il affirmé.

Pour l’élu de Kindu, cette décision illustre une mauvaise hiérarchisation des priorités dans un pays confronté à de graves défis sécuritaires et sociaux. Il appelle ainsi les autorités à se concentrer sur les urgences nationales, notamment la sécurité et la prise en charge des populations affectées par les conflits.

Morisho Tambwe, à Kindu



L’artiste congolais Werrason a récemment effectué une visite au Forest National, à Bruxelles, la salle qui accueillera son concert prévu le 04 juillet prochain.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des préparatifs de cet événement très attendu par ses fans. Sur place, le patron du groupe Wenge Musica Maison Mère a pu découvrir les installations, évaluer la scène et s’imprégner de l’ambiance de cette salle mythique qui reçoit régulièrement de grands artistes internationaux.

Très actif ces derniers mois, Werrason semble déterminé à offrir un spectacle à la hauteur des attentes. Ce concert à Forest National marque une nouvelle étape importante dans sa carrière internationale et confirme son influence sur la scène musicale congolaise et africaine.

Les fans, quant à eux, attendent avec impatience ce rendez-vous du 04 juillet, qui s’annonce déjà comme l’un des temps forts de l’année pour les amateurs de musique congolaise en Europe.
 


L’AS Vita Club a officialisé, ce mercredi 22 avril 2026, la fin de sa collaboration avec son entraîneur principal, Barthélémy Ngatsono.

Dans un communiqué diffusé sur ses canaux de communication, le club indique que le technicien brazzavillois a été démis de ses fonctions, en même temps que trois autres membres du staff technique, à savoir : le coach adjoint et préparateur physique Léon Malé Makanzu, ainsi que les assistants Serge Lofo Bongeli et Ambroise Luende.

« Le club les remercie pour tous les services rendus, notamment pour leur contribution à la qualification de l’équipe aux play-offs, et leur souhaite bonne chance pour la suite de leur parcours », précise le communiqué.

Le club kinois annonce par ailleurs que la composition du nouveau staff technique sera communiquée ultérieurement.

Nommé en début de saison 2025-2026, Barthélémy Ngatsono quitte ses fonctions après avoir conduit l’équipe à la qualification pour les play-offs de la Linafoot Ligue 1, objectif fixé par la direction du club.

Bob Bondo



Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, est visé par une motion de censure initiée par des députés provinciaux de la province siégeant provisoirement dans la ville d'Uvira.

Le dépôt de cette motion est intervenu, le mardi 21 avril 2020, au bureau de l'Assemblée provinciale à Uvira.

Portée par le député Karume Bahinge Jean, élu du territoire de Mwenga pour le compte de l'UDPS, cette motion a déjà récolté 18 signatures.

Les motionnaires reprochent au gouverneur Jean-Jacques Purusila sa légèreté dans la gestion des parties de la province sous contrôle du gouvernement (non encore prises par les rebelles du M23).

Ils précisent qu'aucun projet réel n'a été réalisé  une année après que le siège des institutions provinciales a été délocalisé à Uvira après la chute de la ville de Bukavu.

Ils reprochent aussi au gouverneur Purusila sa gestion opaque des finances de la province.

Les motionnaires demandent au bureau de l'assemblée provinciale du Sud-Kivu de respecter la province car cette motion vise à remettre de l'ordre dans la gestion de la province.

Il sied de rappeler que le gouverneur Purusi est de l'AFDC de Bahati Lukwebo, qui fait également face à des tensions après la démission forcée de son autorité morale au bureau du Sénat.

Déogratias Cubaka, à Bukavu



D’après des sources officielles qui se sont confiées à 7SUR7.CD, aucune « nouvelle vague » de migrants de pays tiers n’est arrivée à Kinshasa ce mercredi 22 avril 2026.

Ces sources officielles précisent qu’il s’agissait simplement de trois (03) Congolais en situation irrégulière, déportés des États-Unis et rentrés normalement dans leur pays, la République démocratique du Congo, où leurs familles les ont accueillis à l’aéroport international de Ndjili.

« Ce type de retour est une opération de routine qui concerne régulièrement des compatriotes rapatriés de divers pays, y compris européens », précisent les sources officielles.

Rappelons par ailleurs que c’est le vendredi dernier qu’un groupe de 15 migrants expulsés des États-Unis d’Amérique est arrivé à Kinshasa.

Jephté Kitsita



Un autre groupe de migrants expulsés des États-Unis d’Amérique est arrivé ce mercredi 22 avril 2026 à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo.

C’est par l’aéroport international de N’djili que ces migrants ont foulé le sol congolais dans la matinée de ce mercredi.

Selon des sources aéroportuaires contactées par 7SUR.CD, ce deuxième groupe est composé de 3 personnes seulement.

Signalons par ailleurs que cette nouvelle délégation est arrivée 5 jours après la première, qui était composée de 15 migrants au total.

Pour rappel, le 5 avril dernier, le gouvernement congolais avait annoncé dans un communiqué, la mise en œuvre d'un « dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers relevant des mécanismes migratoires des États-Unis ».

Jephté Kitsita



L'administration provinciale de Kinshasa est totalement paralysée depuis ce mercredi 22 avril. L'intersyndicale de l'administration publique urbaine a décrété une grève « sèche et illimitée » pour protester contre le non-paiement de nombreux mois de salaires. Les grévistes dénoncent la mauvaise foi des autorités urbaines, qui n'ont pas honoré leurs engagements pris lors des dernières négociations.

Toutes les portes des bureaux de l'administration provinciale sont restées fermées mercredi. Les agents administratifs, issus de toutes les divisions et régies financières de la ville, accumulent désormais 13 mois d'impayés si l'on comptabilise les huit mois d'arriérés de l'année 2025 et le premier trimestre de 2026.

Une situation sociale explosive

Le personnel politique est encore plus durement touché, avec un total de 15 mois d'arriérés de rémunération. Cette décision de paralyser les services intervient après une réunion tenue le 15 avril, au cours de laquelle l'exécutif provincial n'aurait pas apporté de garanties concrètes.

« On paralyse la vie pour trouver des solutions aux problèmes du personnel. La grève est illimitée, donc on ne sait pas quand est-ce qu'elle va se terminer », a prévenu David Ngengite, président de l'intersyndicale.

L'échec des négociations

Selon les syndicalistes, les autorités provinciales avaient pourtant assuré qu'aucun retard de paiement ne serait enregistré pour l'année 2026. Le constat d'un échec des engagements de l'exécutif a poussé les agents à durcir le mouvement en fermant l'accès à tous les niveaux de l'administration urbaine.

Cette grève risque d'impacter lourdement la gestion quotidienne de la ville-province, redoutent des sources locales, notamment au sein des régies financières chargées de la collecte des taxes et impôts.

radiookapi.net/CC



La journée du 21 avril s’est révélée particulièrement animée, de la matinée jusqu’en soirée, avec un défilé continu de candidats.
Voici la liste provisoire des candidats à la présidence de la FECOFA :

  • Aziz Makukula
  • Bosco Mwehu
  • Didier Massamba 
  • Jean-Claude Mukanya 
  • Kevin Issa 
  • Max Mayaka 
  • Patrice-Rainier Mangenda
  • Shabani Nonda
  • Veron Mosengo

Chacun de ces noms représente la tête d’affiche d’une liste reprenant tous les autres candidats du nouveau comité exécutif de la FECOFA.

La Commission électorale va examiner chaque dossier afin de statuer sur la validité des candidatures. La publication de la liste définitive est prévue le 11 mai et le scrutin, le 20 mai prochain.

Les électeurs

Selon l’article 26 de nouveaux statuts de la FECOFA, consacré aux délégués et au vote, l’assemblée générale est composée de 68 membres, soit 68 votants :

  • les clubs, 32 votants
  • les ligues provinciales, 22
  • les ligues nationales, 6
  • les associations reconnues par la FECOFA, 8. 

radiookapi.net/CC



La campagne nationale intégrée lancée ce mercredi du 22 au 26 avril, contre la rougeole, la poliomyélite et rubéole cible 2 200 473 enfants dans la province de l’Equateur, dans l’ouest de la RDC.

Au total 1 million 559 mille 648 enfants âgés de 6 mois à 14 ans sont ciblés par la vaccination contre la rougeole et la rougeole. 89 cas de rougeole sont enregistrés à l'Équateur de la première à la treizième semaine du mois d'avril encours, selon le gouverneur de province, Boloko Bolumbu citant comme source les données épidémiologiques de la division provinciale de la santé Equateur.

Par ailleurs, 640 mille 825 enfants de 0 à 59 mois sont concernés par la vaccination contre la poliomyélite à travers les 18 zones de santé de la division provinciale de la santé Equateur. Un cas de poliomyélite a été enregistré au mois de janvier dernier dans la zone de santé de Lotumbé.

Le Gouverneur Bolumbu recommande aux autorités politico-administratives et aux parents de faciliter les activités vaccinales pour atteindre les objectifs de vacciner tous les enfants concernés afin de lutter contre la rougeole, la rubéole et la poliomyélite dans la province de l'Equateur.

Les principaux endroits de vaccination sont les centres de santé, les marchés, les écoles, les églises, les ports fluviaux, a indiqué le gouverneur.

Ces activités de vaccinations sont organisées par le ministère de la santé à travers le programme élargi de vaccination (PEV) avec l'accompagnement technique et financier des partenaires tel que Unicef, Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et GAVI.

Peter GBIAKO, à Mbandaka



La neuvième édition de la semaine française de Kinshasa a été officiellement lancée ce mardi au Pullman Grand Hôtel, marquant le début de trois jours d’échanges entre acteurs publics et privés congolais et français autour des opportunités économiques et des partenariats stratégiques.

Organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Congolaise (CCIFC), cette plateforme s’inscrit dans la continuité des efforts visant à renforcer la coopération bilatérale et à favoriser les investissements dans des secteurs clés de l’économie congolaise.

Dans son allocution d’ouverture, le président de la CCIFC, Bertrand Bisengimana, a rappelé le rôle structurant de cet événement, créé en 2014, comme espace de rencontre entre entreprises françaises et congolaises.

« La Semaine française de Kinshasa est un salon professionnel qui donne l’opportunité aux entreprises participantes d’établir un contact direct avec de futurs partenaires », a-t-il dit.

Il a également souligné l’implication de plusieurs partenaires institutionnels, notamment MEDEF international, Business France et l’Agence française de développement, dans la réussite de cette édition.

Placée sous le thème « RDC–France : perspectives partagées », cette 9ème édition met l’accent sur des enjeux tels que la transition énergétique, les infrastructures durables et le numérique. 

Prenant la parole au nom du gouvernement, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a livré une analyse approfondie du contexte économique international et de la place stratégique de la RDC.

« La République démocratique du Congo n’est pas seulement un marché à observer. Elle est une position stratégique à investir », a-t-il souligné. Il a insisté sur le rôle central du pays dans la transition énergétique mondiale, notamment grâce à ses ressources en minerais critiques comme le cobalt. 

« Notre ambition n’est plus simplement d’exporter davantage, mais de créer plus de valeur locale, plus d’emplois et plus de souveraineté productive ». Le ministre a également appelé à une nouvelle étape dans les relations économiques franco-congolaises, basée sur des partenariats plus structurants et durables. 

De son côté, le président de la Fédération des Entreprises du Congo, Robert Malumba Kalombo, a salué une initiative qui s’impose comme un cadre crédible de dialogue économique.

« Cette semaine française s’affirme comme une plateforme de référence pour renforcer les liens économiques et explorer de nouvelles opportunités de coopération », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter :

« Il s’agit de passer à un partenariat favorisant la transformation locale, le transfert de technologies et la création de valeur sur le territoire congolais ».

L’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a mis en avant la nécessité d’un partenariat équilibré entre les deux pays, fondé sur la co-construction.

« Nous sommes ici pour investir, mais aussi pour contribuer à l’émergence d’un Congo nouveau, en misant sur la formation et le transfert de compétences », a-t-il déclaré.

Il a encouragé les entreprises françaises à saisir les opportunités offertes par le marché congolais et à s’inscrire dans une dynamique de long terme.

Prévue du 22 au 24 avril, cette édition réunira plusieurs dizaines d’entreprises et d’institutions autour de conférences, panels, rencontres B2B et sessions de networking.

Les thématiques abordées couvriront notamment, les mines et la transition énergétique, les infrastructures urbaines, le numérique et l’innovation et l’entrepreneuriat et le financement Au-delà des discours, les différents intervenants ont convergé sur la nécessité de transformer les intentions en actions concrètes.

Rachel Mulowayi, stagiaire UCC 

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