Quelques minutes après la défaite de la RDC face à la Colombie (1-0), ce mercredi 24 juin 2026, lors de la deuxième journée du groupe K de la Coupe du monde 2026, Chancel Mbemba s'est déjà projeté vers le dernier rendez-vous du premier tour contre l’Ouzbékistan.
En zone mixte, le capitaine des Léopards a qualifié ce dernier match de groupe de véritable finale pour la République démocratique du Congo.
« Nous savons très bien que c'est une finale. Et une finale, ça se gagne. Nous croyons en nous. Ce ne sera pas facile, mais si Dieu nous permet d'écrire l'histoire, ce sera un grand moment », a déclaré Chancel Mbemba.
Revenant sur la rencontre face à la Colombie, le défenseur congolais a estimé que son équipe avait eu les occasions nécessaires pour revenir au score malgré la défaite.
« C'est le football. Aujourd'hui, Dieu l'a permis, la Colombie a gagné, mais nous avons beaucoup souffert. Nous avons eu trois occasions, mais nous n'avons pas marqué. Maintenant, nous allons bien récupérer, car il nous reste une finale à jouer », a-t-il ajouté.
Avec un point récolté en deux journées, la RDC conserve encore des chances de qualification avant son dernier match du premier tour face à l’Ouzbékistan. Cette rencontre de la troisième journée s'annonce décisive pour l'avenir des Léopards dans la compétition.
Bob Bondo
À la suite du résultat enregistré par les Léopards de la République démocratique du Congo lors de leur rencontre avec la Colombie, Nzanga Mobutu a tenu à adresser un message de soutien et de mobilisation à l’équipe nationale, rappelant que les objectifs restent pleinement atteignables.
Dans sa déclaration, il insiste sur la nécessité de rester concentré sur la suite de la compétition.
« Le résultat d’aujourd’hui ne doit en aucun cas nous détourner de notre objectif », a-t-il affirmé, appelant à garder le cap malgré les circonstances.
L’ancien vice-président souligne également l’importance du prochain rendez-vous face à l’Ouzbékistan, présenté comme déterminant pour la qualification.
« Une victoire face à l’Ouzbékistan est indispensable pour maintenir nos espoirs de qualification pour la phase à élimination directe », a-t-il déclaré, tout en exprimant sa confiance dans les chances de l’équipe.
Nzanga Mobutu a par ailleurs tenu à saluer l’engagement des joueurs et leur rôle de représentation nationale sur la scène internationale. Il rappelle que les Léopards portent les espoirs de tout un pays et contribuent à son rayonnement.
« Toute la nation est derrière vous. Vous portez haut les couleurs de la République démocratique du Congo et faites rayonner notre pays aux yeux du monde entier », a-t-il ajouté.
Ces propos du fils du maréchal Mobutu se veulent un message d’unité et de soutien autour des Léopards, alors que l’équipe se prépare pour une rencontre décisive qui pourrait relancer ses ambitions dans ce grand rendez-vous du football.
Patrick Kitoko
Le Mouvement du Réveil s’est prononcé en faveur d’un changement complet de la Constitution du 18 février 2006 et a appelé les Congolais à s’approprier pleinement le futur référendum. Les leaders, pères et représentants légaux des communautés, ministères et plateformes du Réveil estiment qu’une nouvelle Constitution est nécessaire pour répondre aux défis actuels du pays et renforcer la souveraineté nationale.
Dans une déclaration signée ce mercredi 24 juin à Kinshasa, ces responsables religieux ont exposé les raisons qui, selon eux, justifient l’opportunité, l’urgence et la nécessité d’une réforme constitutionnelle. Leur prise de position intervient après l’adoption de la loi référendaire par les deux Chambres du Parlement, un sujet qui continue de susciter de nombreuses réactions à travers le pays.
Concernant l’opportunité du changement, les signataires considèrent que la Constitution actuellement en vigueur a été élaborée dans un contexte aujourd’hui dépassé. Ils soutiennent que le texte de 2006 a été rédigé sous une forte influence étrangère et dans un environnement marqué par la présence de factions armées, ce qui justifierait l’adoption d’une Constitution davantage ancrée dans les réalités congolaises.
Les leaders du Réveil estiment également que le cadre juridique actuel ne répond pas pleinement aux aspirations de la population ni aux exigences du développement national. Selon eux, la loi fondamentale devrait mieux refléter l’identité profonde de la société congolaise ainsi que ses ambitions économiques et sociales.
Sur la question de l’urgence, le Mouvement du Réveil évoque notamment les défis sécuritaires auxquels le pays reste confronté, particulièrement dans sa partie orientale. Les signataires jugent que l’organisation actuelle des pouvoirs publics a montré ses limites face à cette situation et qu’une réforme des structures étatiques est devenue indispensable pour renforcer l’efficacité de la gouvernance.
Ils affirment par ailleurs qu’une majorité de Congolais soutient l’idée d’un changement de Constitution. Se référant à des enquêtes d’opinion menées par le Forum des intellectuels du Réveil, ils estiment que cette adhésion populaire constitue une raison supplémentaire d’avancer dans le processus référendaire.
Pour les responsables du Mouvement du Réveil, une simple révision de certaines dispositions de la Constitution ne permettrait pas de résoudre les difficultés structurelles qu’ils identifient. Ils défendent ainsi l’idée d’un changement complet du texte afin de favoriser la stabilité des institutions et de prévenir les crises politiques récurrentes.
Dans leurs recommandations, ils demandent au Président de la République de poursuivre le processus devant conduire à la promulgation de la loi référendaire. Ils exhortent également les partis politiques à bannir les discours de haine et toute forme de violence, invitent les institutions à garantir la liberté d’expression et appellent la société civile ainsi que les confessions religieuses à promouvoir l’unité, la cohésion sociale et la fraternité.
Il convient de rappeler que le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution continue d’alimenter de vives tensions sur la scène politique congolaise. Majorité, opposition, organisations de la société civile, défenseurs des droits humains et confessions religieuses multiplient les prises de position sur cette question qui divise profondément l’opinion publique. Chacun affirme défendre l’intérêt général et exprimer les aspirations de la population.
Dans ce contexte marqué par des divergences croissantes, le dernier mot reviendra toutefois au peuple congolais, seul détenteur de la souveraineté nationale. Ce débat intervient par ailleurs alors que le pays se rapproche progressivement des prochaines échéances électorales, prévues dans un peu plus de deux ans, un calendrier qui contribue davantage à la sensibilité politique du dossier.
Gloire Balolage
La Colombie s'est imposée face à la RD Congo (1-0), mercredi, au stade Akron de Guadalajara. Les Cafeteros ont longtemps buté sur un grand Mpasi avant de finalement trouver la faille grâce à Munoz. Ils rallient les seizièmes de finale, tandis que les Léopards joueront leur qualification lors de leur dernier match de groupe contre l'Ouzbékistan.
Les Léopards ont longtemps cru tenir en échec la Colombie, mercredi 24 juin, au stade Akron de Guadalajara à l'instar de leur premier match face au Portugal. Mais les Cafeteros, qui ont longtemps buté sur Lionel Mpasi, ont finalement remporté 1 à 0 la rencontre et obtenu leur ticket pour les seizièmes de finale.
Devant un public majoritairement acquis à la cause de la Colombie, c'est la RD Congo qui allume la première mèche avec un pétard d'Edo Kayembe qui passe près de la cage de Camilo Vargas (1e). Les Léopards semblent déterminés à regarder les Cafeteros dans les yeux en ce début de rencontre.
Mais assez rapidement le rouleau compresseur colombien se met en route, et les vagues jaunes déferlent dans les 30 mètres congolais. Dès les premières minutes, les Cafeteros manquent d'ouvrir le score à deux reprises, d'abord sur une frappe manquée de Daniel Munoz seul au second poteau (6e) puis sur une double tête encore de Munoz, d'abord déviée par Mpasi puis propulsée dans les filets - mais l'arbitre signale un hors-jeu (6e).
La suite, c'est l'histoire de Mpasi qui se transforme en muraille infranchissable. Le gardien des Léopards réussit une superbe parade sur une frappe flottante de James Rodriguez plein axe (15e). Il se mue ensuite en gardien de handball pour dévier une tentative de Luis Diaz (16e), et résiste encore sur une frappe de Gustavo Puerta (19e).
Et Munoz libéra la Colombie
La pause fraîcheur arrive à point nommé pour la RD Congo. Cette interruption du match - encore sous les sifflets du public - permet aux Léopards de retrouver un second souffle et de desserrer l'étreinte colombienne jusqu'à la mi-temps. Au retour des vestiaires, le rythme est nettement moins soutenu qu'en première période.
Mais quand la Colombie se montre dangereuse, Mpasi est toujours là : le dernier rempart des Léopards met encore en échec Diaz avec sa jambe gauche (50e), avant de sortir à sa rencontre pour couper une passe en profondeur (59e). À croire que les Cafeteros ne marqueront pas aujourd'hui.
C'est à travers une annonce faite par lui-même que Yuma Dash a officialisé la sortie de son nouveau titre. L'artiste a révélé que sa collaboration avec Héritier Watanabe, intitulée « Lolendo », sera disponible ce vendredi 26 juin.
Après avoir lancé sa carrière solo avec deux premiers singles, Yuma Dash continue sur sa lancée en dévoilant un featuring de taille. Ce nouveau morceau marque une étape importante dans son évolution artistique et confirme sa volonté de s'imposer sur la scène musicale.
En s'associant à Héritier Watanabe, figure incontournable de la rumba congolaise moderne, Yuma Dash mise sur une combinaison musicale qui suscite déjà beaucoup d'attente auprès du public.
En séjour à Kinshasa aux côtés de son époux, le président burundais Évariste Ndayishimiye, la Première Dame du Burundi, Angéline Ndayishimiye, a effectué une visite à la Fondation Lona afin de s’imprégner des différentes actions menées par cette structure en faveur des couches vulnérables.
À son arrivée au siège de la Fondation, situé sur l’avenue Pumbu, dans la commune de la Gombe, l’hôte burundaise a été accueillie par la Première Dame de la République démocratique du Congo et présidente de la Fondation Lona, Denise Nyakeru Tshisekedi, entourée des membres de son cabinet.
Une visite guidée des différents départements de la Fondation a permis à Angéline Ndayishimiye de découvrir son fonctionnement, ses programmes ainsi que les résultats obtenus dans les domaines de l’éducation, de la formation et de l’autonomisation des personnes vulnérables.
Cette visite a coïncidé avec une cérémonie de remise de brevets et de kits de travail à des personnes vivant avec handicap ayant bénéficié d’une formation professionnelle de près de trois mois à l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), grâce à l’appui de la Fondation Lona.
À cette occasion, les Premières Dames de la RDC et du Burundi ont procédé à la remise symbolique des kits de travail aux bénéficiaires. Chaque participant a reçu un équipement adapté à la formation suivie, dans le but de favoriser son insertion socioprofessionnelle et de renforcer son autonomie économique.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme de bourses de formation professionnelle mis en œuvre par la Fondation Lona en faveur des personnes vivant avec handicap. Pour rappel, la présidente de la Fondation avait annoncé l’octroi de 500 bourses dans les villes de Kinshasa, Mbandaka, Mbuji-Mayi et Matadi.
À travers cette initiative, la Fondation Lona poursuit sa nouvelle orientation stratégique axée sur l’éducation, la formation professionnelle et l’autonomisation des populations les plus vulnérables.
Grâce Kenye
Les Léopards de la République démocratique du Congo disputent, ce mercredi 24 juin aux petites heures du matin, leur deuxième match de la Coupe du monde face à la Colombie, au Mexique. Un rendez-vous crucial qui pourrait déjà peser lourd dans l’issue du groupe pour les deux sélections, chacune nourrissant l’ambition de franchir le cap du premier tour.
Programmé à 3 heures du matin, heure de Kinshasa, ce choc ne décourage en rien les supporters congolais. Bien au contraire, il suscite une ferveur nationale palpable. Amateurs de football, observateurs avertis et citoyens portés par un esprit patriotique se préparent à suivre avec passion cette rencontre décisive.
Au-delà de l’aspect sportif, ce duel cristallise l’espoir de tout un peuple, désireux de voir les Léopards écrire une nouvelle page de leur histoire mondiale.
La Colombie en quête de confirmation
Forte de ses trois premiers points, la Colombie aborde cette rencontre avec confiance, mais aussi avec un objectif clair : s’imposer pour valider directement son ticket pour le tour suivant. Les Cafeteros disposent d’arguments solides, notamment sur le plan offensif.
Portée par des individualités de classe mondiale comme Luis Díaz et James Rodríguez, l’attaque colombienne est capable de faire basculer un match à tout moment. Leur créativité, leur vitesse et leur sens du but constituent un danger permanent pour n’importe quelle défense.
Les Léopards, entre ambition et prudence
De son côté, la RDC arrive avec une motivation décuplée après sa prestation encourageante face au Portugal, ponctuée par un premier point historique. Les hommes du sélectionneur congolais savent toutefois qu’ils n’ont plus droit à l’erreur.
Une défaite compliquerait sérieusement leurs chances de qualification dans un groupe encore très ouvert. À l’inverse, une victoire représenterait un exploit majeur et prolongerait une série déjà marquée par des premières réussites : premier but inscrit et premier match nul décroché en phase finale.
Duel de styles
Cette rencontre s’annonce comme un affrontement où l’enjeu pourrait primer sur le spectacle. La Colombie privilégiera probablement son jeu offensif, tandis que la RDC misera sur une organisation défensive rigoureuse et un collectif discipliné.
Les Léopards chercheront avant tout à contenir les assauts adverses et à exploiter les contres. Leur capacité à rester compacts et à faire preuve de solidarité pourrait s’avérer déterminante face à la puissance offensive colombienne.
Des faiblesses à exploiter
Si la Colombie part favorite, elle n’est pas pour autant exempte de défauts. Sa défense a montré des signes de fragilité, laissant parfois des espaces exploitables. Une opportunité pour les attaquants congolais, à condition de se montrer plus efficaces et lucides dans le dernier geste.
Côté congolais, le principal défi réside justement dans cette efficacité offensive. La RDC devra concrétiser ses occasions si elle veut espérer renverser les pronostics.
Une ferveur nationale malgré l’heure
Malgré l’horaire tardif, l’engouement autour de cette rencontre ne faiblit pas. À Kinshasa comme dans les autres provinces, le match mobilise les énergies et anime les discussions. Les réseaux sociaux vibrent déjà au rythme des pronostics et des messages de soutien aux Léopards.
Plus qu’un simple match, ce duel face à la Colombie est devenu un symbole d’espoir et d’unité nationale. Les Congolais retiennent leur souffle, conscients que l’histoire peut s’écrire au cœur de la nuit.
radiookapi.net/CC
Le Secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a accusé Joseph Kabila d’être l’auteur de l’assassinat de son père, l’ancien président de la République (1997-2001) qu’il a succédé, Laurent-Désiré Kabila, tué dans son bureau le 16 janvier 2001, à Kinshasa.
«Comment on peut accéder au pouvoir par un coup d’État sans en être impliqué. Ce n’est un secret pour personne : C’est Kabila qui a tué Laurent-Désiré Kabila», a-t-il déclaré au QG de son parti.
C’était lors de son habituel meeting politique samedi devant ses militants, au cours duquel le député national tentait de clarifier les propos qualifiés «deinjurieux» de Félix Tshisekedi à l’endroit de son prédécesseur, Joseph Kabila, proférés devant la diaspora congolaise après le choc RDC-Portugal (1-1), à Houston, aux États-Unis.
Dans ses explications, le patron du parti au pouvoir a indiqué que les mots du chef de l’État sur Joseph Kabila étaient en fait sortis de leur contexte.
D’après lui, l’intention de Félix Tshisekedi en qualifiant l’ancien président de la République de «chien», était celle de le présenter comme celui qui était astreint à suivre à la lettre les injonctions du Rwanda.
«On attend ici, lorsque nos jeunes frères du parti vont dans les médias pour défendre le régime. On dit que Kabuya, arrête tes chiens. Cela veut dire qu’on nous injurie des chiens ? », s’interroge-t-il en Lingala.
Ces déclarations chocs du président de la République, survenus pourtant dans un contexte du retour des Léopards dans la Coupe du monde, ne sont pas digérées par ses proches, dont la plupart se trouvent en exil en Europe.
Pour sa part, l’AFC/M23, par le biais de son Coordonnateur politique, Corneille Nangaa, avait qualifié ces propos d’un discours irresponsable et va-t-en-guerre. Il a estimé que les propos du président congolais constituaient "une déclaration de guerre", alors même qu’un processus de négociation est engagé entre les parties.
Samyr LUKOMBO
Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a rendu un vibrant hommage à Léon Bariyanga Rutuye, ancien président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu. Dans un message de condoléances publié à cette occasion sur son compte X, l’ancien gouverneur du Nord-Kivu a salué la mémoire de celui qu’il considère comme l’un des dignes fils de la République démocratique du Congo.
Évoquant leur parcours institutionnel commun, Julien Paluku a rappelé que Léon Bariyanga Rutuye avait été élu premier président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu en 2007, peu avant son accession au poste de gouverneur de province. Il a souligné les défis et les épreuves qu’ils avaient traversés ensemble dans un contexte politique particulièrement exigeant.
« Je garde le souvenir impérissable de nos défis surmontés et de nos épreuves franchies ensemble », a notamment écrit Julien Paluku dans son message, avant d’adresser ses sincères condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à toutes les personnes qui l’ont connu. Il a également formulé des prières pour le repos éternel de son âme.
Léon Bariyanga Rutuye est décédé dans la nuit du 18 au 19 juin 2026 à Kampala, en Ouganda, selon des sources familiales. Âgé de 71 ans, cet acteur majeur de la vie politique du Nord-Kivu luttait depuis plusieurs mois contre la maladie. Originaire de Busanza, dans le territoire de Rutshuru, il a consacré une grande partie de sa vie au service des institutions provinciales.
Son nom reste associé à une étape importante de l’histoire politique du Nord-Kivu. Élu président de l’Assemblée provinciale en janvier 2007, à l’issue des élections organisées dans le cadre de la Constitution de 2006, il est devenu le tout premier responsable de cette institution provinciale issue du nouveau processus démocratique.
Tout au long de son engagement politique, il s’est régulièrement exprimé sur les enjeux de paix, de sécurité et de gouvernance. Dès 2008, il plaidait déjà pour une solution politique et diplomatique aux conflits qui secouaient le Nord-Kivu. Son décès marque la disparition d’une figure qui a contribué à l’édification des institutions provinciales au lendemain de la transition démocratique.
À la tête de l’organe délibérant du Nord-Kivu, Léon Bariyanga Rutuye a conduit les travaux parlementaires durant une période marquée par de nombreux défis sécuritaires et politiques dans l’Est de la RDC. Son mandat s’est déroulé dans un contexte où les questions liées à la stabilité de la province occupaient une place centrale dans le débat public.
Gloire Balolage
Joseph Olengankoy, figure politique congolaise de premier plan, est attendu ce mardi 23 juin 2026 au Parquet général près la Cour de Cassation à Kinshasa pour une convocation officielle dont la nature précise sera communiquée sur place.
Une convocation du Parquet général
Le Parquet général près la Cour de Cassation a adressé une convocation officielle à Joseph Olengankoy Mukundii pour le mardi 23 juin 2026 à 11 heures. Le document, signé par le Procureur général Firmin Mvonde Mambu et daté du 19 juin 2026, convoque la personnalité politique à se présenter au bureau du Parquet, situé Boulevard du 30 juin dans le Building CNSS (ex-INSS) au 2e niveau à Kinshasa-Gombe.
Cette convocation revêt un caractère officiel marqué par sa formulation administrative et la mention explicite que « des faits dont connaissance vous sera communiquée sur place » seront l’objet de la rencontre. La nature précise des motifs justifiant cette convocation n’a pas été divulguée publiquement, alimentant des interrogations au sein de la classe politique et de l’opinion publique congolaise.
Joseph Olengankoy figure parmi les personnalités incontournables du paysage politique congolais, avec un parcours marqué par des positions alternant entre l’opposition aux institutions gouvernementales. Ancien député national, il a également présidé le parti Forces novatrices pour l’union et la solidarité (FONUS), formation politique par laquelle il a exprimé ses visions pour la RDC.
Sa trajectoire se caractérise par des prises de position souvent critiques envers la gouvernance et les processus électoraux en République Démocratique du Congo. Olengankoy s’est distingué par son engagement dans les débats publics sur ces enjeux fondamentaux, alternant entre la contestation et la participation aux instances de dialogue politique. Cette approche lui a valu une réputation de personnalité controversée mais indispensable aux discussions sur l’avenir institutionnel du pays.
Un rôle central dans les dialogues politiques majeurs
Au fil des décennies, Joseph Olengankoy a participé à plusieurs dialogues politiques majeurs visant à résoudre les crises institutionnelles récurrentes de la RDC. Son implication dans ces processus reflète sa reconnaissance comme acteur politique capable de contribuer aux efforts de stabilisation institutionnelle, malgré les divergences que ses prises de position ont suscitées.
Entre médiation et contestation
Aujourd’hui, Joseph Olengankoy continue d’intervenir régulièrement sur les grandes questions nationales, en particulier sur les enjeux de gouvernance, d’élections et de cohésion nationale. Sa convocation par le Parquet général intervient dans un contexte où la RDC continue de traverser des turbulences institutionnelles et politiques significatives. Ce nouveau développement soulève des questions sur les implications de cette convocation pour la classe politique congolaise et sur les motivations précises de cette démarche judiciaire, que seule la rencontre de ce mardi révélera pleinement.
mbote/CC









