Chaque 16 juin, la Journée de l’enfant africain met en avant les droits et les conditions de vie des enfants. En République démocratique du Congo (RDC), cette commémoration se déroule dans un contexte marqué par des progrès dans l’éducation, mais aussi par de fortes vulnérabilités liées à la pauvreté et aux conflits armés, selon les données de l’UNICEF et des Nations unies.

Accès à l’éducation : des avancées, mais encore des millions d’exclus

La RDC a enregistré des progrès importants dans l’accès à l’école primaire. Toutefois, les défis restent considérables.
Selon l’UNICEF, 7,6 millions d’enfants âgés de 5 à 17 ans ne sont toujours pas scolarisés dans le pays. D’autres estimations des Nations unies situent ce chiffre à environ 6,4 millions d’enfants non scolarisés à l’échelle nationale. 

Ces chiffres font de la RDC l’un des pays comptant le plus grand nombre d’enfants hors de l’école au monde. Les causes sont multiples : pauvreté des ménages, coûts indirects de l’école, inégalités entre zones urbaines et rurales et fragilité du système éducatif.

Parmi les enfants laissés en dehors du système éducatif : les enfants vivant avec un handicap dont les malvoyants et les aveugles. Face à cette situation, l’Association Voir avec le Cœur plaide pour l’intégration de l’écriture braille dans le système éducatif congolais. Selon l’organisation, cette intégration devrait passer par l’initiation des enseignants des écoles ordinaires à l’écriture braille. L’objectif est de faciliter l’accès à l’éducation pour les enfants malvoyants. Flavien Makaya, coordonnateur national de l’association, fait remarquer que les écoles spécialisées pour aveugles étant rares en RDC, il est nécessaire d’intégrer l’écriture braille dans les systèmes éducatifs congolais pour permettre aux enfants en situation de handicap visuel de pouvoir étudier dans les écoles ordinaires comme tous les autres enfants.

L’Est de la RDC : une crise éducative aggravée par la guerre

Dans les provinces de l’Est, la situation est particulièrement critique.
Selon des chiffres publiés en février 2025 par l’UNICEF :

  • plus de 1,6 million d’enfants sont privés d’école dans l’Est du pays,
  • plus de 2 500 écoles ont été fermées, détruites ou occupées,
  • et 795 000 enfants ont récemment perdu l’accès à l’éducation à cause des violences.

Les Nations unies indiquent également que les conflits ont provoqué le déplacement de plus de 6,5 millions de personnes, dont 2,6 millions d’enfants.
Dans ce contexte, les enfants sont exposés à de graves risques : recrutement par des groupes armés, violences sexuelles, enlèvements ou traumatismes psychologiques. L’ONU souligne que l’absence d’école les rend encore plus vulnérables à l’exploitation et aux abus.

En Ituri, près de 12 mille enfants vivant dans les sites de déplacés de Kigonze et de l’ISP, à Bunia, n’ont plus accès à une éducation régulière depuis leur déplacement en 2017, provoqué par les violences armées. Ils font également face à de nombreuses difficultés, notamment l’accès aux soins de santé et à l’alimentation, dans un contexte marqué par la réduction de l’aide humanitaire.

Au site de l’ISP, environ 2 000 autres enfants sont également privés d’éducation. Malgré la gratuité de l’enseignement dans les écoles publiques, les capacités d’accueil restent insuffisantes pour absorber tous les enfants déplacés. À Kigonze, la seule école fonctionnelle du site, conçue pour accueillir 500 élèves, en reçoit près du double. Les cours y sont assurés grâce à l’engagement d’enseignants déplacés qui travaillent bénévolement. À ces difficultés s’ajoute le manque de nourriture. Avec la faim au ventre, les enfants ont du mal à rester sur le banc de l’école.

Selon les responsables des sites, la dernière distribution alimentaire remonte à 2021. Pour le président du site de l’ISP, MAKI MUGENYI, cette situation compromet sérieusement l’avenir de nombreux enfants, dont certains passent désormais leurs journées dans les rues de Bunia :
« Malgré la gratuité de l’enseignement, il n’y a pas suffisamment de places dans les écoles pour accueillir tous nos enfants. C’est un grand regret pour nous, car beaucoup d’entre eux passent leurs journées dans les rues à mendier. D’autres ne rentrent même plus à la maison. »

La situation est similaire dans plusieurs autres sites de déplacés à travers la province de l’Ituri, notamment dans le territoire de Djugu, où vivent des milliers d’enfants affectés par les conséquences du conflit.

C’est aussi le cas dans l’Ouest du pays, où sévit la milice Mobondo, générée par un conflit intercommunautaire entre les ethnies Teke et Yaka dans les provinces du Kwilu et du Maï-Ndombe. Au Kwilu, les enfants déplacés par ce conflit vivent dans des conditions difficiles. Hébergés dans différents sites, ils manquent de soins et d’hygiène, rapporte la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant.

Pour de nombreuses familles déplacées à travers la RDC, le retour de la paix dans leurs villages d’origine demeure la seule perspective pour permettre à leurs enfants de retrouver une vie normale.

Pas d’écoles : risques de recrutement dans les groupes armés 

Selon les Nations unies, l’insécurité persistante entraîne une hausse des violations graves contre les enfants, notamment :

  • le recrutement par des groupes armés,
  • les violences sexuelles,
  • les enlèvements,
  • et l’exploitation économique.

Au Nord-Kivu, bien que 125 enfants aient été retirés des groupes armés et réunifiés avec leurs familles, les risques de rerecrutement demeurent élevés en raison de l’insécurité persistante dans plusieurs localités, explique Raphaël Lumoo, point focal provincial du réseau :

« Les défis restent énormes par rapport à la réinsertion économique et sociale de ces enfants, puisque certains ont été réinsérés dans des zones où il y a encore des tensions, et l’engagement des leaders locaux dans ces entités reste nécessaire pour prévenir les cercles vicieux et éviter les retours dans les groupes armés. »

Il souligne également que les données de 2025, actuellement en cours d’actualisation, révèlent une situation toujours préoccupante dans l’Est du pays.

« Dans les cinq provinces de l’Est, plus de 32 314 enfants sont utilisés par environ 293 groupes armés. Pour la seule province du Nord-Kivu, plus de 10 000 enfants, parmi lesquels 1 457 filles et 8 909 garçons, sont dans les groupes armés », a-t-il fait savoir.

Dans ces conditions, l’éducation joue un rôle central, non seulement pour l’apprentissage, mais aussi pour la protection. L’UNICEF rappelle que l’école constitue un espace sûr permettant aux enfants de retrouver une certaine stabilité et d’accéder à un soutien psychosocial.

Le travail des enfants : une stratégie de survie pour les familles

La pauvreté pousse de nombreux enfants congolais à travailler pour soutenir leurs familles.
En juin 2025, l’UNICEF indiquait que 361 000 enfants étaient engagés dans des travaux dangereux dans certaines régions minières, notamment dans le Haut-Katanga et le Lualaba.

Ces enfants exercent souvent des activités pénibles et risquées, au détriment de leur santé et de leur scolarité. Dans les communautés minières, les programmes de l’UNICEF mettent en évidence les liens étroits entre pauvreté, abandon scolaire et exploitation économique des enfants.

La nécessité pour les familles de subvenir à leurs besoins reste l’un des principaux facteurs de ce phénomène, plaçant les enfants au cœur de stratégies de survie quotidiennes.

Au Kasaï Oriental, une réalité préoccupante s’impose à Mbuji-Mayi. Dans les allées de la morgue comme au cimetière, des enfants, parfois âgés de moins de 15 ans, sont mobilisés pour animer les cérémonies d’inhumation.
Ils sont là, instruments en main, certains à peine plus grands que leurs trompettes. Des enfants, recrutés pour accompagner les familles endeuillées jusqu’au cimetière. Une présence qui choque de nombreux observateurs. Christelle Kamuanya explique :

« Ce n’est pas gentil d’utiliser même les enfants de moins de 18 ans. Quand nous étions aussi enfants, quand on voyait qu’on amenait le cercueil, on nous disait d’entrer dans la maison. Maintenant, on commence à utiliser même les tout-petits enfants, ce n’est pas bien ».

Cette pratique choque les enseignants.

« Le temps que les enfants passent à la morgue, quitter même la morgue pour le cimetière, c’est pendant les heures de cours. Les enfants, encore mineurs, quittent l’école pour aller jouer au tambour, ce n’est pas du tout normal. Les enfants doivent étudier », déplore Joseph Kanyana, enseignant dans une école de la ville.

Pour ces jeunes, la motivation est souvent économique : quelques billets gagnés à chaque prestation, dans une province où la pauvreté pousse les familles à accepter l’inacceptable.

Marie-Claire Ngoya, coordonnatrice de Martia Group, dénonce aussi cette pratique :
« Ce n’est pas un bon travail. On va faire une sensibilisation auprès de ces maisons qui utilisent les enfants ; au lieu que les enfants soient à l’école, elles les utilisent pour un autre travail et là nous disons NON ! ».

Pour François Mukendi, chef de division provinciale des affaires sociales, il s’agit purement et simplement d’une exploitation des enfants.

Les organisations de protection de l’enfance appellent les autorités, mais aussi les familles, à protéger les enfants. Car, derrière les notes de musique, c’est une réalité plus sombre qui se joue.

La situation n’est pas plus reluisante dans la province voisine du Kasaï Central. Dans la ville de Kananga, certains enfants passent leurs journées à laver des motos à la rivière Nganza. Une activité qui leur permet de gagner un peu d’argent. Cependant, beaucoup d’entre eux ne fréquentent pas l’école.

À la rivière Nganza, des dizaines de motos sont stationnées. Parmi les laveurs de motos, on retrouve plusieurs enfants âgés de 11 à 17 ans. Ces derniers expliquent qu’ils exercent cette activité pour subvenir à leurs besoins face à la précarité de leurs familles.

Certains affirment avoir abandonné l’école faute de moyens financiers.

« J’ai abandonné l’école faute de moyens financiers. Je lave ces motos pour subvenir à mes besoins », raconte un jeune enfant.

D’autres, qui poursuivent encore leurs études, reconnaissent qu’ils n’ont presque plus de temps pour réviser leurs leçons après les cours :
« Je lave les motos pour gagner un peu d’argent. Je vais d’abord à l’école et, après les cours, je viens travailler ici », fait savoir un autre adolescent.

Préoccupé par cette situation, le coordonnateur de la Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves (LIZADEEL) estime que cette situation compromet l’avenir de ces enfants. Jean Malhis Lungala plaide auprès du gouvernement provincial pour leur prise en charge :

« Nous plaidons auprès des autorités compétentes afin que ces enfants soient pris en charge et réintègrent l’école. »

Jean Malhis Lungala appelle également les parents à plus de responsabilité pour prendre en charge leurs enfants.

Un appel à l’action

À l’occasion de la Journée de l’enfant africain, l’UNICEF, les Nations unies et les organisations locales de la société civile appellent à redoubler d’efforts pour garantir les droits fondamentaux des enfants en RDC.

Les priorités sont claires :

  • améliorer l’accès à une éducation de qualité,
  • lutter contre le travail des enfants,
  • protéger les enfants dans les zones de conflit,
  • et soutenir les familles les plus vulnérables.

Dans un pays où les enfants représentent une grande partie de la population, leur protection et leur éducation sont essentielles pour construire un avenir stable et durable.

radiookapi.net/CC



Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté à l’unanimité dans la soirée de ce lundi 15 juin, la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum. Les 89 sénateurs présents ont voté en faveur du texte, déjà validé par l’Assemblée nationale, dans un climat politique tendu marqué par les critiques de l’opposition.

Réunis en plénière, les sénateurs ont adopté la proposition de loi à l’unanimité. Ce texte encadre désormais les modalités d’organisation d’un référendum en RDC.

Cette adoption intervient après un vote similaire à l’Assemblée nationale, confirmant la volonté du Parlement de doter le pays d’un cadre légal en la matière.

Une opposition vent debout contre le texte

Mais déjà après la validation du texte par l’orgasme délibérant il y a quelques jours, l’opposition politique avait rejeté fermement cette réforme, qu’elle considère comme une ouverture vers une révision constitutionnelle aux « intentions contestées ».

Le week-end dernier, la coalition de l’opposition C64, était descendue dans la rue pour manifester contre cette proposition de loi, qu’elle qualifie de « coup d’État constitutionnel ».

Selon ses leaders, cette initiative parlementaire viserait à préparer le terrain à une modification de la Constitution, notamment en vue de permettre un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi, dont le second mandat arrive à échéance en décembre 2028.

radiookapi.net/CC



Les Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) entrent en scène ce mercredi 17 juin devant leurs homologues portugais, à leur tête Cristiano Ronaldo, en match comptant pour la 1ère journée de ce tournoi.

C'est une entrée qui est très attendue par tout un peuple qui va voir son équipe faire son retour 52 ans après. C'est un grand moment de l'histoire sportive nationale et les joueurs sont conscients de la tâche qui est là leur. Ils vont se battre pour faire honneur au drapeau.

"14 ans à porter ce maillot...14 ans à rêver de la Coupe du monde...le moment est enfin arrivé", a dit Chancel Mbemba sur ses réseaux sociaux.

C’est une sélection déterminée qui arrive dans cette compétition après s’être qualifiée lors des barrages intercontinentaux en battant les Raggae Boys de la Jamaique. Les Fauves Congolais viennent pour tenter d’écrire une nouvelle page d’histoire ensemble avec leur peuple qui va le soutenir de loin du fait qu’ils n’ont pas obtenu les facilités pour se rendre aux Etats Unis.

Michel TOBO 



En séjour dans la capitale roumaine, Patrick Ngulu Mbiobawhul, président de l'ASBL Solidarité Badiadingi et encadreur des jeunes, a rencontré plusieurs membres de la diaspora congolaise vivant à Bucarest. Les échanges ont porté sur les principaux défis socio-économiques auxquels fait face la République démocratique du Congo, avec un accent particulier sur le débat relatif à une éventuelle révision de la Constitution.

Au cours de cette rencontre, Patrick Ngulu Mbiobawhul a estimé que la priorité actuelle de la RDC devrait être la stabilisation de l'économie afin de créer un climat favorable aux investissements et à la relance économique. Selon lui, plusieurs obstacles institutionnels freinent cet objectif et nécessitent une adaptation de la loi fondamentale.

La question de la rétrocession aux provinces

Parmi les réformes jugées prioritaires figure l'application effective des dispositions constitutionnelles relatives à la rétrocession de 40 % des recettes nationales aux provinces, prévue aux articles 175 à 181 de la Constitution. Pour le président de Solidarité Badiadingi, l'absence de financements prévisibles empêche les provinces de planifier efficacement leur développement.

Cette situation décourage les investisseurs, confrontés à des insuffisances en matière d'infrastructures, notamment dans les secteurs des routes, de l'eau et de l'électricité. Il préconise l'automatisation des transferts financiers, l'instauration de mécanismes de sanction en cas de non-respect des obligations de l'État central ainsi que l'élargissement des compétences fiscales des provinces.

Réformer le mode d'élection des gouverneurs

Patrick Ngulu Mbiobawhul s'est également prononcé en faveur d'une révision des articles 198 et 106 relatifs à l'élection des gouverneurs et des sénateurs. Selon lui, l'expérience des dernières années a montré que le système d'élection indirecte favorise la corruption, fragilise la stabilité politique provinciale et affaiblit la légitimité des gouverneurs dans leurs relations avec les partenaires au développement.

Il estime que l'élection directe des gouverneurs renforcerait leur responsabilité devant les citoyens, réduirait les crises politiques provinciales et améliorerait l'exécution des projets de développement.

Clarifier le régime exécutif

L'intervenant a également plaidé pour une clarification du fonctionnement du régime exécutif congolais. À ses yeux, le caractère semi-présidentiel du système actuel peut parfois engendrer des blocages institutionnels entre la présidence et le Parlement, retardant la mise en œuvre de réformes économiques importantes.

Il suggère un choix plus net entre un régime présidentiel renforcé ou un mécanisme de cohabitation clairement encadré, afin d'offrir davantage de visibilité et de stabilité aux investisseurs.

La double nationalité au cœur du débat

L'une des questions ayant suscité le plus d'attention lors de la rencontre concerne l'article 10 de la Constitution, qui consacre le principe de l'exclusivité de la nationalité congolaise. Patrick Ngulu Mbiobawhul estime que cette disposition ne correspond plus aux réalités actuelles de la diaspora congolaise.

Il souligne que des millions de Congolais vivant à l'étranger ont acquis une autre nationalité par naissance, par mariage ou par naturalisation, sans pour autant rompre leurs liens avec leur pays d'origine.

Selon lui, cette situation crée une insécurité juridique et prive la RDC d'importantes ressources financières, de compétences et d'investissements potentiels. Il relève également que l'absence de mécanismes clairs de contrôle de la nationalité unique transforme souvent cette question en sujet de controverse politique et électorale.

Pour répondre à ces préoccupations, il propose l'autorisation de la double nationalité sous réserve d'une déclaration obligatoire, tout en maintenant des restrictions pour l'accès aux fonctions régaliennes les plus sensibles.

Mieux définir les compétences entre l'État et les provinces

Enfin, Patrick Ngulu Mbiobawhul a recommandé une révision de l'article 197 afin de clarifier le partage des compétences entre l'État central et les provinces.

Il préconise une définition claire et précise des compétences exclusives et concurrentes, ainsi que la création d'un mécanisme institutionnel chargé de régler les conflits de compétence.

Une réforme orientée vers le développement

En conclusion, le président de Solidarité Badiadingi a expliqué que les propositions évoquées visent avant tout à lever les blocages qui freinent l'économie nationale, à renforcer la stabilité des provinces et à favoriser une participation accrue de la diaspora au développement du pays.

Pour lui, toute réflexion sur la Constitution devrait être guidée par des impératifs de gouvernance, de croissance économique et d'efficacité institutionnelle, dans l'intérêt du développement durable de la République démocratique du Congo.

Patrick Kitoko



L'international congolais Noah Sadiki s'est dit impatient de disputer le match qui opposera les Léopards de la République démocratique du Congo (RDC) à la Seleção du Portugal, ce mercredi 17 juin 2026 au NRG Stadium de Houston, dans le cadre de la première journée du groupe K de la 23ᵉ édition de la Coupe du monde. La rencontre est prévue à 18h00, heure de Kinshasa.

Au cours d'une interview accordée à l'issue d'une séance d'entraînement, le milieu de terrain de 21 ans a indiqué qu'il avait hâte de participer à cette grande fête du football mondial et espère débuter lors de ce match historique.

Pour rappel, Félix Tshisekedi et une importante délégation sont attendus à Houston pour encourager les Fauves congolais. La délégation qui accompagnera le Chef de l'État aux États-Unis a été contrôlée à Kinshasa et n'est pas porteuse du virus Ebola.

Le gouvernement a mis à la disposition des supporters congolais 1 150 billets par match pour la Coupe du monde. Un Fan Festival devrait également être organisé à Houston par l'ambassade de la RDC afin de rassembler l'importante communauté des supporters congolais vivant aux États-Unis.

 Gratis Makabi



Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a donné lundi 8 juin 2026, au cours d’une réunion, des instructions claires à la taskforce chargée de restaurer la fluidité, la sécurité et la dignité de la vie urbaine. Ces instructions font suite à l’ampleur des défis liés à l’assainissement et à la salubrité de la ville de Kinshasa.

Lors de cette réunion, le chef de l’État a réaffirmé son engagement à faire émerger des villes plus planifiées, plus propres, plus fluides, plus sûres et plus humaines. Cette taskforce est une nouvelle structure, placée sous l’autorité directe du chef de l’État, et coordonnée par le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national.

À signaler que le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik sera accompagné d’experts du gouvernement central et de l’Hôtel de ville de Kinshasa pour coordonner les interventions sur le terrain. La nomination de ce dernier est intervenue après la récente visite d’inspection du chef de l’État au Grand Marché de Kinshasa, communément appelé « Zando ». Au cours de cette descente, Félix Tshisekedi a constaté les défis persistants liés à l’assainissement et à l’état général de certains espaces publics.

Lassés par l’état actuel de la situation, les habitants attendent désormais la mise en œuvre concrète de cette initiative, ainsi que la présentation du calendrier des opérations et des moyens mobilisés.

Grevisse Tekilazaya



Le gouvernement congolais a apporté des précisions chiffrées concernant le dossier des quinze migrants venus des États-Unis et accueillis temporairement sur le territoire national. Sur les 15 personnes initialement admises en République démocratique du Congo, le nombre exact de ceux qui ont, à ce jour, regagné leur pays d'origine s'élève à 9. Les autorités confirment que le reste du groupe quittera Kinshasa très prochainement.

Cette mise au point permet de dresser un bilan précis de l'évolution de ce couloir migratoire transitoire, qui avait fait l'objet de discussions au sein de l'opinion publique.

Une majorité de départs déjà effectifs

Avec 9 départs actes sur les 15 migrants accueillis, c'est donc plus de la moitié du groupe qui a potentiellement mis fin à son séjour de transit en RDC. Les services migratoires et diplomatiques ont finalisé avec succès les formalités administratives nécessaires pour permettre à ces personnes de retourner en toute sécurité dans leur pays d'origine.

Pour les 6 migrants restants, le compte à rebours est lancé. L'exécutif national réaffirme que les préparatifs logistiques avancent à bon train et que les départs résiduels vont s'opérer de manière imminente.

Une gestion rigoureuse

En publiant ces données précises, Kinshasa démontre sa volonté de gérer ce dossier sensible avec un maximum de transparence. Cette opération confirme le rôle de terre de transit temporaire joué par la RDC dans ce cadre précis, tout en garantissant le respect des engagements internationaux en matière de droits humains et de gestion des flux migratoires, en étroite collaboration avec les partenaires extérieurs.


La XXIIᵉ édition du Tour international du Cameroun se poursuit avec intensité et rythme, révélant au passage la montée en puissance remarquable de la sélection congolaise. Après une entrée en matière discrète lors de la première étape, les Léopards cyclistes semblent avoir trouvé leur cadence, laissant présager une compétition de plus en plus disputée.

Lors de l’étape inaugurale, les coureurs congolais avaient dû se contenter de la 23ᵉ place, un classement en deçà des attentes mais qui ne reflétait pas pleinement leur potentiel. L’« enfant terrible » du cyclisme congolais, dont la fougue et l’audace ont marqué les observateurs, était à deux doigts de créer la surprise. Une arrivée mouvementée, marquée par la chute de plusieurs cyclistes, a malheureusement privé le jeune talent d’un podium qui semblait à sa portée.

Une course nerveuse

Loin de se laisser abattre, la délégation congolaise a réagi avec détermination dès la deuxième étape, disputée ce jeudi entre Figuil et Garoua sur une distance de 97,2 kilomètres. Une course nerveuse, rythmée par des accélérations et des tentatives d’échappée, qui a permis aux coureurs de démontrer leur progression.

Parmi eux, Joël Kyaviro, natif de Goma, s’est particulièrement illustré. Le jeune cycliste a livré une prestation solide, lui permettant de décrocher une honorable 8ᵉ place à l’issue de l’étape. Il a bouclé le parcours en 2 heures, 27 minutes et 1 seconde, affichant une vitesse moyenne de 39,67 km/h, un chrono qui témoigne de sa régularité et de son endurance face à une concurrence relevée.

Cette étape a été remportée par l’Algérien Assal Mohamed Nadjib, qui a franchi la ligne d’arrivée dans le même temps que Kyaviro, illustrant le caractère extrêmement serré de la compétition. Ce résultat confirme le niveau élevé des participants et la lutte acharnée pour le classement général.

Les grands défis pour les Congolais

Au-delà du classement, la performance de Joël Kyaviro représente un signal fort pour l’équipe congolaise. Elle traduit une montée en régime progressive, une meilleure gestion de course et une capacité à rivaliser avec des cyclistes expérimentés sur un terrain exigeant.

À mesure que le Tour avance, les ambitions congolaises semblent se préciser. Si le podium reste un objectif ambitieux, les signes encourageants observés lors de cette deuxième étape laissent entrevoir de belles perspectives pour la suite de la compétition.

La XXIIᵉ édition du Tour international du Cameroun est donc bien lancée, et les regards restent tournés vers les prochaines étapes où les coureurs congolais tenteront de confirmer cette dynamique ascendante et, pourquoi pas, de s’inviter parmi les meilleurs.

Voici le classement :

  1. ASSAL Mohamed Nadjib (Algérie) – 2h27’01’’ – 39,67 km/h
  2. ERIVEDUOW Lord (Golden Cycling Team) – m.t.
  3. RAWENDE Moussa (Burkina Faso) – m.t.
  4. SAIDI Issam (Algérie) – m.t.
  5. KURIE Nouhande Rodrigue Eric (SNH Vélo Club) – m.t.
  6. YEBI Felix (Global Cycling Team) – m.t.
  7. CHAROIS Levon (Team Embrace The World) – m.t.
  8. KASEKE KYAVIRO Joël Karebwa (RDC Congo) – m.t.
  9. MASERENGA Oyolu Val (Benediction Banfanca Team) – m.t.
  10. KAMZONG ABSOSOLO Elvis (SNH Vélo Club) – m.t.
  11. N-IBOUDO Souma (Burkina Faso) – m.t.
  12. NGULEUM Steve Auriel (SNH Vélo Club) – m.t.
  13. BOUDA Wahabou (Burkina Faso) – m.t.
  14. MEKEM TSAKOU Jordan Noel (SNH Vélo Club) – m.t.
  15. KOORL Denis (Global Cycling Team) – m.t.
  16. NSHIMIYIMANA Phocas (Benediction Banfanca Team) – m.t.
  17. UWDIHAYE Mike (Benediction Banfanca Team) – m.t.
  18. TITEMDU Michael Boris (Cameroun) – m.t.
  19. KITOKO Nzita Charly Ndziaku (RDC Congo) – m.t.
  20. NHUIWE Espoir (Benediction Banfanca Team) – m.t.
  21. MWENDU Ossama Abdellah (Algérie) – m.t.
  22. MEKOM Julien (SNH Vélo Club) – m.t.
  23. MBANDU Pawemnia Robert (Burkina Faso) – m.t.
  24. MUGISHA Moïse (Benediction Banfanca Team) – m.t.
  25. YAMEOGO Saturnin (Burkina Faso) – m.t.
  26. KOSSOLO SADIKOU Jeremie (SNH Vélo Club) – m.t.
  27. NKWE Jonas Kwe (RDC Congo) – m.t.
  28. NGAH Justine Joel (Cameroun) – à 0:08
  29. SCHWETZGER Lucian Mungme  à 0:10

radiookapi.net/CC



Le compositeur congolais, dont les chansons ont été portées par Papa Wemba, Werrason ou JB Mpiana, est décédé ce vendredi matin à Kinshasa. Il avait 67 ans.

Il est mort à 7 heures du matin. C'est sa famille qui a contacté ACTUALITE.CD pour annoncer le décès de Pascal Poba, ce vendredi, dans un hôpital de Kinshasa. Il souffrait depuis plusieurs mois. Hospitalisé d'abord à l'hôpital HJ, il avait pu en sortir avant de rechuter et d'être conduit au Centre médical de Kinshasa, où il s'est éteint.

Né le 19 janvier 1958 à Boma, dans une fratrie de neuf enfants, Pascal Poba n'était pas une star. Il était quelque chose de plus durable : un faiseur de stars. Auteur et compositeur de rumba congolaise, il a écrit pour les plus grandes voix de la musique de Kinshasa sans jamais vraiment occuper le devant de la scène lui-même. Maman, interprétée par Papa Wemba. Omba et Feu de l'amour, popularisées par JB Mpiana. Tshatsho Mbala, portée par Werrason. Voyage, dans la voix d'Adolphe Dominguez. Autant de titres qui ont tourné en boucle dans les bars et les salons d'Afrique centrale, sans que le nom de leur auteur soit forcément prononcé. Il revendiquait également la paternité du Franc congolais, enregistré par Zola Tempo. Il avait, par ailleurs, produit cinq albums personnels.

Ces dernières semaines, une vidéo de lui avait circulé sur les réseaux sociaux. On l'y voyait alité, amaigri, lancer un appel à l'aide depuis son lit d'hôpital. Les images avaient ému le milieu musical congolais, provoquant une vague de soutiens. Début décembre 2025, la ministre de la Culture, Yolande Elebe Ma Ndembo, s'était rendue à son chevet et avait exprimé publiquement son soutien. Trop tard pour changer grand-chose.

Dans cette vidéo, Poba avait dit, avec une franchise qui avait frappé les esprits : « La musique ne m'a rien donnée. J'ai donné des chansons aux gens. 5 000 USD ou 30 000 USD, rien. » Une phrase qui résumait, brutalement, la condition de nombreux créateurs dans un écosystème musical où les droits d'auteur restent largement fictifs.

Il laisse un répertoire que d'autres ont rendu célèbre.

actualite.cd/CC



La République démocratique du Congo a marqué de son empreinte la 5e édition du Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA 2026), inaugurée le 28 mai à Libreville, au Gabon. Portée par ses écrivains, poètes et promoteurs culturels, la délégation congolaise a démontré le dynamisme de sa scène littéraire, mettant en évidence une richesse culturelle qui va bien au-delà de la renommée internationale de sa musique.

Connue à travers le monde pour sa rumba, inscrite depuis 2021 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, la République démocratique du Congo a profité du FILIGA 2026 pour mettre en avant une autre dimension de son identité culturelle : celle de la littérature, de la pensée intellectuelle et du partage des connaissances.

Dès l’ouverture du FILIGA 2026, le pavillon de la République démocratique du Congo a suscité un vif intérêt auprès des acteurs du secteur culturel gabonais. Parmi les visiteurs de marque figurait le ministre gabonais de la Culture, qui s’est arrêté sur plusieurs publications mises en avant par les auteurs congolais.

Parmi les ouvrages exposés, "Kulumbimbi" a particulièrement retenu son attention, au point qu’il en a acquis un exemplaire. Il a également salué " 7 jours à Libreville", œuvre de l’écrivain congolais Bayuwa-Di-Mvuezolo, qu’il a présenté comme une contribution significative au dialogue interculturel et au rapprochement entre les peuples africains.

Cette œuvre a par ailleurs été distinguée par le prix du Meilleur roman du FILIGA 2026. Cette récompense témoigne de l’appréciation du jury et de l’intérêt suscité auprès du public du festival.

Le couronnement de ce succès s’est matérialisé par une cérémonie de vernissage et de baptême de l’ouvrage, organisée en présence du représentant de l’ambassadeur de la République démocratique du Congo au Gabon. 

Des acteurs culturels congolais à l’honneur

La présence de la République démocratique du Congo au FILIGA 2026 a également été marquée par la reconnaissance du travail de plusieurs de ses acteurs culturels. Parmi eux, Mputu Omale Exaucée s’est vu décerner le prix Ambassadeur du FILIGA, en récompense de son engagement constant en faveur de la promotion de la culture, du livre et de la littérature africaine.

Cette distinction met en lumière l’apport des promoteurs culturels congolais au rayonnement des arts et des lettres africains. Elle souligne également leur rôle dans le renforcement des échanges culturels, la diffusion des œuvres et la création de passerelles entre les différentes scènes artistiques du continent.

Pour saluer cette énième récompense, le poète et slameur Luzoladio Kayombo, dit "Ya Mzee", a notamment signé une performance remarquée autour des thèmes de l’interculturalité, du dialogue entre les peuples et de l’identité africaine.

La participation de la RDC au FILIGA 2026 s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion de sa diplomatie culturelle. Avec l’appui de la Ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, la délégation a porté un message centré sur la diversité des expressions culturelles congolaises et leur capacité à favoriser le dialogue entre les nations africaines.

James Mutuba 

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A Propos

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Ali Kalonga

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