Les potentialités touristiques de la République démocratique du Congo (RDC) demeurent attractives, en dépit de la guerre d’agression menée par le Rwanda. C’est le message porté par les autorités congolaises, qui insistent sur la nécessité de valoriser l’image réelle du pays à l’international, au-delà du prisme sécuritaire souvent mis en avant dans les perceptions extérieures.
S’exprimant à son retour de Madrid, à l’aéroport international de N’djili, le ministre du Tourisme, Didier Mazenga, a souligné que le tourisme constitue également un domaine de coopération entre les nations. Selon lui, ce secteur permet de projeter une image différente de la RDC, loin des représentations exclusivement liées aux conflits armés.
Le ministre a regretté que, sur la scène internationale, l’attention soit principalement focalisée sur la guerre, au détriment des nombreuses richesses naturelles, culturelles et humaines que regorge le pays. Il a estimé que cette vision partielle empêche de voir les multiples potentialités attrayantes que la RDC offre aux visiteurs.
Didier Mazenga a insisté sur le fait que la RDC reste un pays où il fait bon vivre, caractérisé par l’hospitalité de sa population et par la diversité de ses paysages et de ses sites touristiques. Une réalité qui, selon lui, mérite d’être mieux connue et mieux promue à l’échelle mondiale.
Pour le ministre du Tourisme, la mission des autorités congolaises est donc de présenter au monde une image fidèle du pays, mettant en avant ses atouts touristiques, malgré le contexte sécuritaire difficile imposé par la guerre d’agression dont la RDC est victime.
Le Gouvernement réaffirme sa volonté de repositionner la RDC comme une destination touristique crédible, attractive et ouverte à la coopération internationale, en s’appuyant sur ses potentialités naturelles et humaines, tout en continuant de dénoncer l’agression rwandaise qui affecte la stabilité du pays.
opinion-info/CC
Dans le cadre de la commémoration du premier anniversaire de l'occupation de Goma par les éléments du M23-AFC soutenus par le Rwanda, le ministre de la Communication et Média, Patrick Muyaya, a déclaré que son gouvernement était contre l'oubli et qu'il travaillait pour le retour de la paix et la justice.
Le ministre a souligné que "ce n'est ni la terreur du moment, ni les crimes permanents qui ébranleront notre force et notre détermination à ramener la vie" dans la région. Il a également affirmé que les autorités étaient déterminées à faire reprendre la vie dans toutes les parties du pays sous occupation.
Patrick Muyaya a lancé un appel à la résistance, affirmant que "nous ferons reprendre la vie comme dans toutes les parties du pays sous occupation". Il a réaffirmé l'engagement du gouvernement à œuvrer pour la paix et la justice dans la région, malgré les défis et les obstacles qui subsistent.
Le ministre a également mis en garde contre les tentatives d'oubli et d'impunité, affirmant que son gouvernement ne permettra pas que les crimes commis soient oubliés ou impunis. Il a appelé les habitants de Goma et de la RDC à rester vigilants et à continuer à lutter pour leur droit à la paix et à la justice.
Un an après les événements tragiques qui ont secoué la ville de Goma, les habitants continuent de vivre avec les stigmates des combats. Selon un article de Prosper Buhuru, les quartiers les plus touchés portent encore les cicatrices de la guerre.
Serge Mavungu
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué une inspection technique du chantier de la route Kananga–Kalamba-Mbuji, lundi, au Kasaï-Central, accompagné du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.
Long de 230 kilomètres, ce tronçon stratégique relie la ville de Kananga à Kalamba-Mbuji, à la frontière avec l’Angola, via le territoire de Luiza. Surnommée la « Route de l’Espoir », cette infrastructure vise à désenclaver le Grand Kasaï et à renforcer les échanges économiques transfrontaliers.
Cette route constitue une extension terrestre du corridor de Lobito, facilitant la connexion entre le centre du pays et les réseaux ferroviaires menant à l’océan Atlantique. À terme, elle devrait transformer le Kasaï-Central en un carrefour logistique régional, stimuler les activités commerciales et améliorer l’accès des populations locales aux marchés nationaux et internationaux.
La présence du ministre des Finances aux côtés du chef de l’État illustre l’importance accordée au financement et au suivi des projets d’infrastructures prioritaires. Ce déplacement sur le terrain traduit la volonté du Gouvernement d’assurer une exécution effective des engagements présidentiels à travers une mobilisation rigoureuse des ressources publiques.
À travers ce projet, l’exécutif national entend renforcer la cohésion territoriale, soutenir le développement des zones rurales et jeter les bases d’une croissance durable et inclusive, conformément à la vision du chef de l’État.
Prosper Buhuru
Le Sage ne savait pas si bien dire : les ténèbres ne dureront pas longtemps en République démocratique du Congo (RDC)!
Longtemps martelée par le Président Félix Tshisekedi et, à sa suite, plusieurs patriotes, la vérité jusque-là cachée sous le boisseau du mensonge a fini par sortir au grand jour, dans une explosion qui a bouleversé l’hypocrisie du microcosme médiatico-politique mondial.
C’est d’abord le Président Paul Kagame qui a déclaré vouloir reviser le traité de Berlin de 1885 au profit de son minuscule Etat, dont il cherche à redessiner les frontières héritées de la colonisation. Il a été repris de volée par le Roi Philippe de Belgique qui lui a appris – documents du Musée de Turveren à l’appui -, à quel point son Etat liliputien n’avait même pas d’existence lors de la Conférence géographique de Berlin.
L’audition organisée la semaine dernière par la sous-commission des Affaires africaines du Congrès américain a incroyablement mis les pieds dans le plat de l’hypocrisie et du mensonge.
Les congressmen americains ont ainsi établi, d’une part, que le Rwanda agresse bel et bien la RDC et, d’autre part, qu’il a délibérément violé l’Accord de paix de Washington signé sous l’égide du Président américain Donald Trump le 4 décembre 2025.
Mais c’est l’ambassadrice du Rwanda à Washington qui a enfoncé le clou en admettant publiquement que son pays opérait effectivement en coordination avec le M23 en RDC.
L’alibi s’est bruyamment effondré. Mais depuis, ceux qui en avaient fait le fondement de leur discours politique, en tant qu’opposants congolais, se sont tus dans toutes les langues, à commencer par les politiciens en robe ou en soutane. Personne parmi eux n’est plus en mesure de relancer la rhétorique d’une crise congolo-congolaise pour justifier leur posture ainsi que leur requête d’un dialogue impliquant le M23.
On comprend du coup à quel point toutes les démarches entreprises pat la coalition Cenco-ECC ne visait en réalité que l’objectif de « sauver le Rwanda » et dédouaner ce dernier vis-à-vis de la communauté internationale qui n’était pourtant pas dupe. Une posture aussi dangereuse que l’infiltration des institutions de la République ou la collaboration avec l’ennemi.
Plusieurs acteurs socio-politiques ongolais ont fustigé cette imposture et appelé à une vigilance patriotique tous azimuts.
Le cas du Président de l’Association africaine des droits de l’homme (Asadho), Jean Claude Katende, dont on connaît la sensibilité critique. Ce dernier a indiqué combien il était désormais « clair que tous ceux qui ont rejoint l’AFC/M23 ont rejoint le Rwanda contre la RDC ». Enfonçant le clou, il a martelé que Corneille Nangaa, le chef de fil officiel de l’AFC n’avait pas un agenda pour le Congo. Son agenda est de récupérer sa mine. Il est devenu un collaborateur du Rwanda juste pour ça ». Sa terrible question : « c’est ça l’agenda qu’il viendra défendre au dialogue? «
C’est le ministre Congolais de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, qui a déclamé la sentence avec sa justesse d’esprit habituelle : « Sauvons le Rwanda en RDC est un mouvement des Congolais qui portent et assument l’agenda du Rwanda ». La démonstration est désormais faite !
Bienvenu-Marie Bakumanya
Le journaliste Achille Kadima est interdit d’exercer la profession journalistique pour une durée de trois (3) mois par la Commission de discipline et d’éthique professionnelle de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), selon une décision publiée vendredi dont une copie est parvenue dimanche à l’ACP.
« Achille Kadima est sanctionné disciplinairement de l’exercice de la profession journalistique pour une durée de trois mois tenant compte des circonstances atténuantes », a indiqué Oscar Bakandowa, président de la Commission de discipline de l’UNPC, faisant lecture de cette décision.
« Le pair Achille Kadima a manqué à plusieurs obligations professionnelles prévues par le code de déontologie et d’éthique professionnelle du journaliste congolais, notamment les articles 2, 7, 11 et 13, cela en produisant des articles litigieuses sans recoupement suffisant, sans équilibre de traitement », a-t-il expliqué.
Cette décision de la Commission de discipline et d’éthique professionnelle de l’UNPC est consécutive à une plainte déposée par M. François Muamba, qui a accusé le journaliste dans une plainte déposée au Tribunal des pairs de l’UNPC, de manquer à plusieurs obligations professionnelles.
Dans cette plainte déposée à l’UNPC, M. François Muamba a, en effet, dénoncé la calomnie dont il était victime dans un article publié par Achille Kadima dans les lignes de l’organe Africanews.
Pour cet organe de l’UNPC, les manquements constatés dans le chef du directeur général et de publication et journaliste au sein du quotidien congolais Africanews constituent des fautes disciplinaires, selon les textes qui régissent la corporation en RDC et que des sanctions devraient être proportionnées, pédagogiques et disciplinaires.
Dans le nombre de ces décisions, le journaliste sanctionné est appelé à la lecture régulière et approfondie du Code d’éthique et de déontologie du journaliste congolais, alors qu’il a été recommandé à la partie plaignante de faire usage de son droit de réponse, en faisant publier un démenti dans l’une des éditions du même journal.
ACP/C.L./CC
Les taxis-bus et taxis ont été visibles sur plusieurs tronçons de la ville de Kinshasa, ce lundi 26 janvier 2026, malgré la grève des chauffeurs baptisée « Kinshasa sans taxis-bus, taxis et taxis-motos ».
Toutefois, sur certains axes de la capitale, la rareté des moyens de transport a contraint de nombreux Kinois à se déplacer à pied.
« Je ne peux pas continuer à rester à l’arrêt en attendant un moyen de transport. Je préfère marcher, je finirai bien par arriver. Je n’ai pas assez de moyens pour prendre une moto, car c’est vraiment coûteux », a témoigné Nathan Mwayi.
Dans plusieurs arrêts de bus, de longues files de personnes ont été observées, les usagers attendant désespérément un moyen de transport pour se rendre à leur lieu de travail.
Les chauffeurs à l’origine de cette grève dénoncent les tracasseries routières qu’ils attribuent à la Division urbaine des transports, ainsi que la multiplication des contrôles instaurés par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba. Ces contrôles concernent notamment le permis de conduire, la vignette, le contrôle technique et l’assurance.
Profitant de la situation, certains chauffeurs ayant décidé de poursuivre leurs activités ont revu à la hausse les tarifs de transport. Sur le tronçon UPN–Magasin, le prix du trajet en taxi-bus (ligne 207) est passé de 2 000 à 3 000 francs congolais, tandis que la course en taxi-moto est passée de 3 500 à 5 000 francs congolais.
Interrogé à Magasin, non loin de l’école Révérend Kim, un chauffeur de la ligne 207 a justifié sa décision de ne pas respecter le mot d’ordre de grève.
« Je dois travailler pour nourrir ma famille. Je ne peux pas rester à la maison. Nous avons besoin d’argent », a-t-il déclaré, avant d’ajouter sur un ton agacé : « Tu veux travailler à ma place ou comment ? ».
Par ailleurs, sur plusieurs axes de la capitale, les contrôleurs de l’Hôtel de Ville de Kinshasa sont restés invisibles, malgré l’annonce de cette opération de contrôle.
Joslin Lomba
L’avocat de Mzee Kindingu est monté au créneau à travers un communiqué juridique, réclamant une régularisation pour son client, impliqué dans les activités liées à la Francophonie depuis 2023.
Selon le document, Mzee Kindingu aurait presté comme marketeur lors de ces événements sur la base d’une convention verbale, soutenue par des preuves tangibles. L’avocat souligne que cette collaboration n’a pas encore été régularisée financièrement.
Il rappelle également que Ferré Gola aurait perçu un cachet de 50 000 dollars américains pour sa participation, et estime que Mzee Kindingu mérite au moins 15 000 dollars, en fonction de sa contribution.
Cette affaire met en lumière la question de la rémunération équitable des collaborateurs travaillant en coulisses lors des grands événements culturels.
Dans un communiqué publié ce vendredi 23 janvier 2026, le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa a fixé de nouvelles conditions préalables à l’organisation des manifestations publiques sur toute l’étendue de la capitale. Celles-ci incluent notamment des mesures obligatoires de salubrité dans les sites devant accueillir des kermesses et des fan zones.
Désormais, comme l’indique ce communiqué conjoint du ministère provincial de la Culture et de celui de l’Environnement, toute organisation de kermesse, de fan zone ou de toute autre manifestation publique sur le territoire de la ville de Kinshasa est subordonnée à l’obligation, pour l’organisateur, d’assurer le nettoyage intégral du site, l’évacuation des déchets et la remise en état des lieux immédiatement après la clôture des activités.
« […] il est exigé le versement d’une caution en francs congolais, équivalente à 1 000 dollars américains, soit 2 300 000 FC, destinée à couvrir tout manquement ou toute dégradation des sites mis à la disposition des organisateurs. Cette caution est remboursable si les organisateurs respectent les conditions d’octroi de la présente note circulaire », peut-on lire dans le communiqué.
Cette obligation, souligne la source, constitue une condition préalable et sine qua non à la délivrance de toute autorisation d’organisation par les services compétents de la ville de Kinshasa.
Tout manquement aux dispositions de la présente instruction conjointe, prévient le gouvernement provincial, expose l’organisateur aux sanctions administratives prévues par la réglementation provinciale en vigueur, notamment :
• une amende administrative ;
• l’annulation de l’autorisation, à défaut de sa suspension temporaire ;
• le retrait de l’autorisation d’organiser des manifestations ultérieures.
Christian Dimanyayi
Le vice-premier ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a suspendu à titre conservatoire, pour une durée de trois mois, le directeur général de l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM), William Kazumba Mayombo. La décision est contenue dans un arrêté ministériel rendu public vendredi 24 janvier 2026.
Cette suspension intervient après le rejet en bloc des explications fournies par le directeur général, à qui il est reproché plusieurs manquements graves, notamment des sorties récurrentes de fonds sans avis préalable du conseil d’administration, ni autorisation de l’autorité de tutelle.
Dans le même arrêté, Jean-Pierre Bemba fait également état de sérieuses irrégularités dans la gestion de l’OGEFREM, parmi lesquelles le lancement, le 1ᵉʳ janvier 2026, d’une plateforme logicielle n’ayant jamais reçu sa validation, en violation des textes en vigueur.
Le ministre justifie par ailleurs sa décision par le refus délibéré du directeur général d’exécuter les recommandations du conseil d’administration formulées en mars dernier. Celles-ci portaient notamment sur la résiliation d’un contrat de gré à gré jugé inopportun, conclu avec la société Catalyst, comme l’atteste une correspondance officielle datant de mai 2025.
« Est suspendu à titre conservatoire de toutes ses fonctions, Monsieur William Kazumba Mayombo, directeur général de l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM). La suspension visée à l’article 1er est prononcée pour une durée de trois mois, en attendant les conclusions définitives des enquêtes ainsi que l’issue d’éventuelles procédures judiciaires », peut-on lire dans l’arrêté ministériel.
Quarante-huit heures avant cette suspension, Jean-Pierre Bemba avait adressé au directeur général de l’OGEFREM une demande d’explications concernant des décaissements estimés à 1,6 million de dollars américains, destinés à des « fonds secrets de recherche ».
En réaction, William Kazumba Mayombo avait justifié la sortie de ces fonds par une contribution à l’effort de guerre, affirmant être régulièrement sollicité à cette fin depuis plus d’une décennie.
Des explications qui n'ont pas convaincu le ministre des Transports à revoir sa décision.
Junior Ika
Le quartier Joli Site, dans la commune annexe de Lubumbashi, est désormais électrifié grâce aux efforts du gouvernement provincial du Haut-Katanga. La mise sous tension de la cabine alimentée par la Société nationale d’électricité (SNEL) a eu lieu samedi 24 janvier. Depuis sa création il y a plusieurs années, c’est la toute première fois que ce quartier périphérique bénéficie d’électricité.
Le quartier Joli Site se caractérise par des infrastructures modernes nouvellement construites, notamment des hôtels et des hôpitaux. La SNEL indique que le transformateur d’une capacité de 630 KVA peut alimenter jusqu’à 400 ménages.
Unanimement, les habitants, qui ont longtemps vécu dans le noir, se disent heureux de cette avancée. Pour certains, c’est un rêve devenu réalité.
« C’est un rêve d’hier, aujourd’hui une réalité. C’est une très grande joie : ça fait beaucoup d’années que la population du quartier Joli Site était dans le noir. Aujourd’hui, elle bénéficie de l’électricité », se sont-ils exclamés.
Appel du gouverneur
Le gouverneur par intérim du Haut-Katanga, Martin Kazembe, a mis sous tension la première cabine du quartier.
Il a demandé aux habitants de se conformer aux formalités requises pour se connecter au réseau SNEL :
« Tout celui qui veut avoir du courant doit se rendre à la SNEL. Cette cabine peut alimenter 400 ménages. Nous allons demander au responsable de la SNEL de vous faciliter la tâche pour obtenir rapidement les documents. Il faut payer normalement la facture ; ce courant va vous aider à lutter contre l’insécurité », a souligné l’autorité provinciale.
Il a également promis de réhabiliter l’avenue Kiswishi, longue de 5 km, qui traverse ce quartier en reliant la route Likasi à la route Kasenga.
radiookapi.net/CC









