Ce vendredi 6 mars, l’Institut de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence (Ebuteli) a servi de cadre au vernissage du livre "Pour l’amour de ma mère et de ma patrie" de Wassy Kambale. Organisée dans une atmosphère intimiste, la rencontre a réuni des proches de l’auteur, des journalistes ainsi que des amateurs de littérature, venus découvrir ce premier roman. 

À travers cet ouvrage, Wassy Kambale propose une plongée dans les trajectoires humaines brisées par la guerre, en mettant l’accent non pas sur les statistiques, mais sur les histoires et les destins individuels. 

Selon l’auteur, la genèse du livre repose sur un constat simple. Dans les récits médiatiques et politiques consacrés aux violences dans l’Est du pays, « on parle beaucoup de stratégies, de territoires ou de ressources, mais très peu des prénoms, des vies et des destins fauchés par la guerre », dit-il. 

Ce roman se veut ainsi le fruit d’un long processus d’écoute et de témoignages recueillis au fil des rencontres.

« C'est l'accumulation des histoires que j'ai entendues, de ces regards que j'ai croisés. C'est la voix d'un jeune ancien enfant soldat qui m'a dit un jour : "On m’a tout pris, même le droit de pleurer" », confie Wassy Kambale. 

Cette parole, dit-il, a contribué à nourrir l’écriture du livre et à orienter sa démarche vers une exploration du visage humain de la violence.

La promesse d’enfant au cœur du récit

Le roman raconte l’histoire de Mutu, un adolescent de 14 ans dont la vie bascule après l’humiliation de sa mère. Animé par le désir de restaurer sa dignité et de défendre sa patrie, le jeune garçon s’engage dans un groupe armé. Ce choix, motivé au départ par l’amour filial et un sentiment de patriotisme, l’entraîne progressivement dans un engrenage de violence.

Au fil du récit, Mutu abandonne son identité et adopte le nom de guerre "Lucifer". L’ouvrage décrit ainsi la transformation psychologique d’un enfant confronté à la brutalité du conflit, pris dans une spirale faite à la fois de blessures personnelles, de pressions collectives et de décisions tragiques.

À travers ce personnage, l’auteur explore la manière dont des idéaux perçus comme nobles – l’amour familial ou le patriotisme – peuvent être instrumentalisés et conduire à la destruction. Le titre du roman, "Pour l’amour de ma mère et de ma patrie", prend alors une dimension paradoxale : il renvoie à la promesse d’un enfant qui, croyant agir pour protéger ce qu’il aime, finit par participer à la destruction de son propre village.

« Ce titre est donc une question posée au lecteur : qu'est-ce que l'amour, qu'est-ce que la patrie, si ces mots peuvent nous mener à commettre le pire ? », interroge l’auteur. 

Une réflexion sur la masculinité

Au-delà de la narration, l’ouvrage propose également une réflexion sur la construction de la masculinité dans un contexte de guerre. Dans les rangs du groupe armé, Mutu apprend que devenir un homme signifie dominer, inspirer la peur et savoir tuer.

Mais le roman remet progressivement en question cette conception. Le personnage découvre, dans la douleur la plus extrême, une autre définition de la masculinité, fondée non pas sur la destruction mais sur la protection de la vie.

Cette prise de conscience atteint son apogée lorsque Mutu devient père. Face à son fils, Pascal, l’ancien combattant comprend que la véritable force réside dans la capacité à protéger et à transmettre, plutôt qu’à détruire.

« La véritable masculinité, ce n'est pas la capacité à détruire une vie, mais la capacité à en protéger une. Ses mains, qui n'ont connu que la gâchette et la machette, tremblent en tenant cette vie minuscule. Et à cet instant, il réalise qu'être un homme, ce n'est pas de porter un fusil. C'est de porter un enfant », explique l’auteur. 

Et d’ajouter :

« Être un homme, ce n'est pas la force de prendre, c'est le courage de donner. Ce n'est pas le pouvoir de faire taire, c'est la responsabilité de donner une voix. C'est choisir la construction quand tout autour de vous pousse à la destruction. C’est cela, pour moi : la vraie masculinité est créatrice, pas prédatrice ». 

Pour l’auteur, cette transformation constitue le cœur moral du récit.

Mais si le roman décrit la descente aux enfers d’un enfant soldat, il s’attache également à explorer la possibilité d’un chemin inverse. L’histoire de Mutu ne s’arrête pas à la violence : elle s’oriente aussi vers une reconstruction personnelle.

« C'est aussi l'histoire d'une rédemption possible. Un jeune qui découvre que les mots, l’art et l’amour peuvent reconstruire ce que la guerre a détruit », indique Wassy Kambale. 

Dans cette perspective, l’art et la parole occupent une place centrale. L’auteur évoque notamment l’importance des espaces d’expression artistique, tels que les ateliers de slam ou d’écriture, qui permettent aux anciens combattants de transformer leurs traumatismes en récits et d’entamer un processus de reconstruction identitaire.

À travers ce roman, l’auteur porte également un plaidoyer plus large sur la prévention de l’enrôlement des jeunes dans les groupes armés. Selon lui, la première bataille consiste à s’attaquer aux causes profondes qui poussent les adolescents à prendre les armes.

« La prévention est la plus grande bataille que nous puissions mener en ce moment. Comment préserver les jeunes ? Je crois que c’est en tuant dans l'œuf les raisons qui les poussent à prendre les armes », explique-t-il. 

Parmi celles-ci figurent notamment l’humiliation sociale, l’injustice, l’absence de perspectives économiques ou encore le sentiment d’abandon par les institutions.

Dans ce contexte, l’auteur estime que pour protéger nos jeunes, il faut leur offrir une alternative crédible à la guerre.

« Cette alternative, c'est l'éducation, c'est la culture, c'est le travail. C'est un État de droit qui fonctionne, où un jeune n'a pas besoin d'une arme pour se sentir en sécurité ou pour nourrir sa famille », déclare l’auteur. 

Pour les jeunes ayant déjà rejoint des groupes armés, le retour à la vie civile représente souvent un processus complexe. L’auteur insiste sur la nécessité d’un accompagnement psychologique pour aider ces anciens combattants à se détacher de la logique de guerre.

« Pour ceux qui ont déjà traversé, la transition est un chemin de croix. Mon livre le montre : on ne quitte pas un groupe armé comme on démissionne d'un travail. Les fantômes vous poursuivent », dit-il. 

Ce processus passe, selon lui, par un « désarmement psychologique », qui consiste à travailler sur les traumatismes et les mécanismes de violence intériorisés.

« Avant de leur enlever le fusil, il faut leur enlever la guerre de la tête. C'est ce que j'essaie de montrer à travers les ateliers de slam. L'art-thérapie, la parole, sont des outils incroyablement puissants. Ils permettent de donner une forme à l'horreur, de transformer un traumatisme en un récit, et un cri de douleur en une œuvre d'art », confie l’auteur. 

Et de poursuivre : « C'est un processus de reconstruction identitaire. Le jeune doit cesser de se voir comme "Lucifer" pour redevenir "Mutu" ». 

La deuxième étape, selon l’auteur, c'est la réintégration communautaire. La communauté doit être prête à pardonner, non pas à oublier, mais à pardonner. 

« La réintégration dépend également de l’attitude des communautés. L’accueil et le pardon, même difficiles, jouent un rôle crucial pour éviter que ces jeunes ne replongent dans les cycles de violence », déclare Wassy. 

Il conclut : « C'est un processus difficile, qui demande des médiateurs, des dialogues. Si la communauté rejette l'enfant qui revient, elle le renvoie directement dans les bras d'un autre chef de guerre. Il faut donc travailler sur les deux fronts : soigner l'enfant et préparer la communauté à l'accueillir ». 

Ce roman tente de replacer l’humain au centre du récit des conflits congolais. À travers le parcours fictif de Mutu, l’auteur rappelle qu’aucun enfant n’est destiné à devenir soldat et que chaque trajectoire de violence est le produit de circonstances sociales, politiques et humaines.

James Mutuba 

 



Le 8 mars de chaque année, le monde célèbre la Journée internationale des droits des femmes. En marge de cette commémoration, l’édition 2026, placée sous le thème mondial "Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles ", la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a insisté sur la nécessité de garantir pleinement les droits des femmes et des filles, dans un contexte marqué par les conflits, les violences et les inégalités persistantes.

Dans un communiqué, le Représentant spécial adjoint de la MONUSCO, également Coordonnateur résident et Coordonnateur des opérations humanitaires, Bruno Lemarquis, souligne que ce thème rappelle avec force que l’égalité constitue à la fois un droit inaliénable et un fondement indispensable à toute paix durable.

En République démocratique du Congo, le Gouvernement et ses partenaires, dont le système des Nations Unies, ont choisi de célébrer cette journée autour du thème national : " Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles ".

Pour le responsable onusien, ce thème national s’inscrit dans le contexte que traverse actuellement la République démocratique du Congo.

" Ce choix résonne profondément dans un pays où, depuis des décennies, les femmes et les filles paient le plus lourd tribut et portent le poids des conflits, des violences, des déplacements forcés et des inégalités structurelles ", peut-on lire dans ce document.

Dans ce même message, Bruno Lemarquis souligne que les droits des femmes doivent être respectés et ne peuvent être ni négociés ni relativisés. Il indique toutefois que de nombreuses femmes et filles continuent de faire face aux violences basées sur le genre, aux discriminations et à des obstacles persistants, notamment en matière d’accès à la justice et aux opportunités économiques, dans un contexte marqué par l’insécurité et l’impunité.

En outre, il précise que le système des Nations Unies œuvre aux côtés du Gouvernement congolais ainsi que d’autres partenaires pour soutenir les initiatives liées à la promotion des droits des femmes.

Ces actions comprennent notamment l’appui à la Commission nationale des droits de l’homme pour le suivi des cas de violences basées sur le genre, ainsi que le renforcement de la prise en charge multisectorielle des survivantes, incluant l’accès aux soins, à la justice et au soutien psychosocial.

La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo soutient également les cliniques juridiques et les audiences foraines, qui contribuent au traitement judiciaire de certains cas de violences sexuelles. Dans le domaine de la prévention, des formations sont organisées à l’intention des officiers de police judiciaire, des enseignants et des leaders communautaires afin de sensibiliser à la lutte contre les violences basées sur le genre.

Par ailleurs, l’autonomisation économique des femmes figure parmi les axes d’intervention. Selon ce document, plus de 100 000 femmes ont bénéficié de formations en techniques agricoles améliorées. En outre, plus de 10 000 Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit permettent à des femmes d’accéder à des mécanismes d’épargne et de financement.

Le système des Nations Unies affirme également accompagner la mise en œuvre de la stratégie nationale pour l’autonomisation économique des femmes dans le secteur agricole.

Notons qu’à l’occasion de cette Journée internationale des droits des femmes, les Nations Unies disent renouveler leur engagement dans la promotion des droits des femmes et appellent à la poursuite des efforts en faveur des droits des femmes et des filles en République démocratique du Congo.

Gloria Kisenda 



La République démocratique du Congo a rendu un hommage appuyé au Révérend Jesse Jackson, saluant son engagement en faveur de la paix et de la résolution des conflits dans le pays. Cet hommage a été exprimé par le Président Félix Tshisekedi lors des obsèques organisées samedi à Chicago, aux États-Unis.

Dans son intervention, le chef de l’État congolais a souligné la reconnaissance de la RDC pour les efforts déployés par le leader afro-américain dans la recherche de solutions pacifiques aux crises politiques et sécuritaires ayant marqué l’histoire récente du pays. Selon lui, l’action du Révérend Jackson a laissé une empreinte durable dans la mémoire collective congolaise.

Félix Tshisekedi a notamment rappelé que Jesse Jackson s’était impliqué dans plusieurs initiatives visant à encourager le dialogue et la stabilité en RDC. Son engagement remonte à la période où il occupait les fonctions d’envoyé spécial pour l’Afrique sous la présidence de Bill Clinton.

À cette époque, a indiqué le président congolais, l’homme de foi n’avait pas hésité à se rendre en RDC à des moments jugés déterminants pour accompagner les efforts de transition démocratique. Ses visites avaient pour objectif de favoriser les discussions entre les différentes parties et de promouvoir une solution pacifique aux tensions politiques.

Le président Tshisekedi a également mis en avant le rôle joué par Jesse Jackson dans les initiatives de médiation visant à apaiser les conflits. L’activiste s’était particulièrement préoccupé de la situation humanitaire, notamment celle des réfugiés et des personnes déplacées internes.

Une attention particulière avait été accordée aux populations affectées par l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC, une région durement marquée par des années de guerre. Selon le chef de l’État, cet engagement humanitaire témoigne de la solidarité et de la sensibilité de Jesse Jackson envers les populations congolaises.

Gloire Balolage 



Tina Likula a été nommée directrice-chef de service de la direction des médias audiovisuels au Secrétariat général du ministère de la Communication et Médias, 16 ans après la dernière désignation d'une femme à ce poste. La cérémonie de prise de fonction a eu lieu ce vendredi 6 mars 2026, en présence des autorités du ministère.

Dans son intervention, Tina Likula a exprimé sa gratitude envers Dieu et les autorités, notamment le ministre Patrick Muyaya, pour la confiance placée en elle. Elle a rappelé les étapes marquantes de son parcours professionnel, depuis son admission en 2009 comme ATA1 sous statut jusqu'à sa promotion en 2023 comme chef de division des programmes radio-télévision. "Aujourd'hui, en 2026, je suis directrice-chef de service de la direction des médias audiovisuels. C'est après seize ans qu'une femme accède à nouveau à cette fonction. Honneur à la femme !", a-t-elle déclaré.

La nouvelle directrice-chef de service a également lancé un appel à l'engagement des femmes, notamment au sein de la cellule Genre du ministère de la Communication et Médias. "Le moment est venu pour toutes les femmes d'entrer pleinement dans la compétition en valorisant leurs compétences", a-t-elle insisté. Elle a également remercié les personnes qui l'ont accompagnée tout au long de son parcours, notamment le directeur sortant, Jean-Michel Kalombo Mutombo, et les directeurs chefs de service qui l'ont encadrée.

 Serge Mavungu



Les États-Unis ont annoncé lundi 2 mars des sanctions contre les Forces de défense rwandaises (FDR) et quatre de leurs officiers supérieurs, accusés de soutenir le mouvement rebelle M23 dans l'est de la République démocratique du Congo. Ces mesures interviennent alors que les combats s'intensifient dans la région, notamment autour de la cité stratégique d'Uvira.

Les États-Unis ont annoncé lundi 2 mars des sanctions contre  l'armée rwandaise  pour son soutien aux forces du M23 dans l'est de la  République démocratique du Congo  (RDC) en proie aux violences.  "Aujourd'hui, les États-Unis sanctionnent les Forces de défense rwandaises et quatre officiers supérieurs des FDR pour leur soutien opérationnel direct au Mouvement du 23 mars (M23) et à ses affiliés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC)" , a indiqué le département d'État dans un communiqué.

Les quatre officiers visés sont le chef d'état-major Vincent Nyakarundi, le chef des forces de défense, le commandant des forces d'opérations spéciales et le commandant de la 5e division d'infanterie, selon le département du Trésor américain.

Le M23 avait déclenché en décembre une offensive sur la cité stratégique d'Uvira, située dans la province orientale du Sud-Kivu, suscitant l'ire de Washington, médiateur d'un accord de paix fragile entre la RDC et le Rwanda. Les rebelles s'en étaient ensuite retirés sous pression américaine. Mais leur présence s'est déroulée aux abords de la frontière burundaise fait peser, selon le Trésor,  "le risque d'une escalade du conflit en une guerre régionale plus large" . Les affrontements se poursuivent sur plusieurs fronts dans l'est du pays.

Des "violations flagrantes des droits humains"

"Le soutien continu des FDR et de ses hauts responsables a permis au M23 de s'emparer du territoire souverain de la RDC et de poursuivre ces graves violations" , a poursuivi le département d'État, qui dénonce des  "violations flagrantes des droits humains" . Le Trésor américain estime de son côté que les gains territoriaux des rebelles n'auraient pas été possibles sans l'appui rwandais.

Les sanctions américaines impliquent le gel de l'ensemble des avoirs détenus directement ou détenues aux États-Unis par les personnes visées, ainsi que l'interdiction pour toute personne ou entreprise américaine de faire affaire avec elles.

Dans un communiqué transmis à Reuters , le gouvernement rwandais a décrété des sanctions qui ciblent injustement une seule partie au processus de paix  et  "déforment les faits du conflit" . Kigali assure être engagé dans le retrait de ses forces dans le cadre de la médiation américaine, mais accuse Kinshasa de ne pas avoir tenu ses propres engagements, notamment concernant le démantèlement des milices armées.

Ce week-end, les autorités congolaises ont accusé le M23 d'avoir  mené une attaque de drones contre l'aéroport de Kisangani , situé à plusieurs centaines de kilomètres de toute ligne de front actif. Le mouvement rebelle avait déjà revendiqué une attaque similaire contre ce même aéroport plus tôt dans le mois.

TV5 Monde/CC



L’ancien ministre des Sports, Kabulo Mwana Kabulo, a officiellement annoncé sa candidature à la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA). Fort de son expérience dans le secteur sportif, il entend redresser la situation du football congolais, confronté à de nombreux défis.

Un profil politique et médiatique qui fait débat

Ancien journaliste sportif emblématique et ex-ministre des Sports (2023-2024), Kabulo Mwana Kabulo bénéficie d’une forte visibilité qui lui donne des atouts pour briguer la présidence de la FECOFA. Ses partisans voient en lui un expert doté d’une grande connaissance du terrain et des enjeux du sport en RDC.

Cependant, sa candidature suscite également des réactions critiques, notamment au regard de son passage au gouvernement et des défis persistants du football congolais. Certains acteurs restent sceptiques quant à sa capacité à relever ces défis.

L’ambition de ramener le football congolais au sommet

Kabulo Mwana Kabulo se positionne comme l’homme idéal pour “sortir le football congolais du profond coma dans lequel il se trouve depuis plusieurs années”. Fort de son expérience à la tête du ministère des Sports, il se présente avec la volonté de “ramener le football congolais au sommet”.

La course à la présidence de la FECOFA s’annonce très disputée, dans un contexte où cette instance joue un rôle clé pour l’avenir des Léopards et du championnat congolais. L’élection, prévue lors de l’Assemblée générale d’avril 2026, sera un moment décisif pour l’orientation future du football national.

mbote/CC



Téhéran a confirmé dimanche 1er mars la mort de son guide suprême Ali Khamenei, tué dans l'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran, lequel a riposté en visant Israël et plusieurs pays arabes.

La campagne de bombardements menée par les États-Unis et Israël le 28 février– qui a suivi un renforcement militaire massif au Moyen-Orient, inédit depuis l’invasion de l’Irak en 2003 – a tué Ali Khamenei, a confirmé dimanche 1er mars la télévision d’État iranienne. L'Iran a immédiatement riposté, avec des frappes signalées à travers le Golfe, notamment dans la capitale émiratie Abou Dhabi et près de bases militaires américaines de la région. 

Le président américain Donald Trump a indiqué que les bombardements américains se poursuivraient "aussi longtemps que nécessaire" et souligné que la mort de Ali Khamenei offrait aux Iraniens leur "plus grande chance" de prendre le pouvoir au régime actuel. 

La télévision d'État iranienne a elle précisé que la transition serait assurée par un triumvirat composé du président iranien, Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire en Iran, Gholamhossein Mohseni Ejeï, ainsi que d'un membre du Conseil des gardiens de la Constitution. 

En Iran, selon l'agence de presse Fars, des explosions ont touché notamment Ispahan (centre), la ville sainte de Qom (centre), Karaj, à l'ouest de Téhéran, ainsi que Kermanshah (ouest) et Chiraz (sud).

Koweït, Arabie Saoudite, Émirats… Les images des frappes de l'Iran sur les bases américaines et chez ses voisins du Golfe

Après l'attaque d'Israël et des États-Unis qui ont tué le guide suprême Ali Khamenei la veille, l'Iran continue de riposter, ce dimanche 1er mars, par des frappes sur les bases américaines dans la région et chez ses voisins du Golfe.

La campagne de bombardements menée par les États-Unis et Israël le 28 février– qui a suivi un renforcement militaire massif au Moyen-Orient, inédit depuis l’invasion de l’Irak en 2003 – a tué Ali Khamenei, a confirmé dimanche 1er mars la télévision d’État iranienne. L'Iran a immédiatement riposté, avec des frappes signalées à travers le Golfe, notamment dans la capitale émiratie Abou Dhabi et près de bases militaires américaines de la région. 

Le président américain Donald Trump a indiqué que les bombardements américains se poursuivraient "aussi longtemps que nécessaire" et souligné que la mort de Ali Khamenei offrait aux Iraniens leur "plus grande chance" de prendre le pouvoir au régime actuel. 

La télévision d'État iranienne a elle précisé que la transition serait assurée par un triumvirat composé du président iranien, Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire en Iran, Gholamhossein Mohseni Ejeï, ainsi que d'un membre du Conseil des gardiens de la Constitution. 

Selon des journalistes de CNN présents à Dubaï, trois fortes explosions ont été entendues ce dimanche matin. Une autre série d'explosions a suivi quelques minutes plus tard. Au réveil, des habitants de Dubaï ont signalé d'épaisses volutes de fumée noire au-dessus de la zone portuaire de Jebel Ali, suite aux frappes survenues plus tôt dans la nuit. Des débris provenant d'une interception aérienne au-dessus de Business Bay, à Dubaï, ont provoqué un incendie dans le principal port commercial de la ville, ont indiqué les autorités, quelques heures avant que les dernières explosions ne soient signalées.

Les Émirats disent avoir été visés par 137 missiles et 209 drones tirés par l'Iran, selon le ministère de la Défense. Deux témoins ont indiqué à l'AFP avoir entendu une explosion et vu une colonne de fumée s'élever de l'emblématique île artificielle de Dubaï, The Palm. Quatre blessés sont à déplorer selon les autorités.

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L'aéroport de Dubaï a été évacué samedi soir. Des images circulant sur les réseaux sociaux, authentifiées par Al Jazeera et Reuters, montrent un hall enfumé de l'aérogare émirati, après une frappe iranienne. Quatre personnes ont été blessées. 

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Par ailleurs, "la chute de débris de missiles dans un quartier résidentiel" d'Abou Dhabi "a entraîné la mort d'un civil de nationalité asiatique", selon le ministère de la Défense. Et au moins une autre personne a été tuée, également un ressortissant asiatique, et sept blessées dans un "incident" à l'aéroport d'Abou Dhabi, selon son gérant.

Deux témoins ont indiqué à l'AFP avoir vu de la fumée s'élever de la base d'Al Dhafra, à Abou Dhabi.

  • Bahreïn

Un centre du quartier général de la Cinquième flotte américaine a été touché par une "attaque de missiles", selon le Centre national de communication de Bahreïn. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a cependant assuré sur X que "les dégâts sur les sites américains ont été minimes et n'ont pas affecté les opérations", ni fait de victimes.

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Les habitants du quartier sont évacués et "plusieurs immeubles résidentiels à Manama ont été touchés", selon le ministère de l'Intérieur. Écoles et universités sont passées à l'enseignement à distance jusqu'à nouvel ordre.

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  • Qatar

L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a appelé samedi à contenir une "dangereuse escalade" au Moyen-Orient, lors d'un appel téléphonique avec Donald Trump. Plusieurs explosions ont été entendues au-dessus du centre de Doha et près de la base militaire d'Al-Udeid, la plus grande installation militaire américaine de la région.  

Huit blessés, dont un grave, sont à déplorer dans le pays, a indiqué un diplomate à l'AFP. 

  • Koweït

Un drone a frappé l'aéroport international du Koweït, faisant des blessés légers, selon l'Autorité de l'aviation civile. 

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Trois membres de l'armée ont été blessés sur la base aérienne d'Ali Al-Salem, selon le ministère koweïtien de la Défense. 

  • Arabie saoudite

Plusieurs explosions ont été entendues à Ryad. Aucun bilan disponible. 

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  • Liban

Israël a annoncé avoir visé des positions du Hezbollah pro-iranien dans le sud du Liban, comme régulièrement ces dernières semaines. Les États-Unis exhortent leurs ressortissants à quitter le pays.

  • Jordanie

L'armée affirme avoir intercepté 13 missiles balistiques depuis samedi matin et a fait état de "dégâts matériels" dus à 73 cas de chutes de fragments de projectiles. L'ambassade des États-Unis à Amman a demandé à son personnel et ses ressortissants de se confiner.

  • Irak

Deux frappes ont visé la base militaire de Jurf al-Sakher, selon les autorités. Elle abrite le groupe Hachd al-Chaabi, un réseau d'anciens paramilitaires intégrés aux troupes régulières, ainsi que le puissant groupe armé pro-iranien Kataëb Hezbollah.

La défense antiaérienne américaine a été engagée contre des drones au-dessus d'Erbil, selon des journalistes de l'AFP. De fortes explosions ont été entendues dimanche matin près de l'aéroport d'Erbil, qui abrite les troupes de la coalition anti-djihadiste dirigée par les États-Unis dans la région autonome du Kurdistan irakien. 

À Bagdad, des manifestants tentent par ailleurs dimanche matin de prendre d'assaut la zone hébergeant l'ambassade des États-Unis, a dit une source sécuritaire irakienne à l'AFP.

  • Israël en "état d'urgence spéciale"

Dimanche, l'Iran a annoncé de nouvelles frappes sur Israël et des bases américaines dans le Golfe. Les sirènes d'alerte aérienne ont retenti en Israël.

Sur la journée de samedi, "environ 200 avions de combat (...) ont mené une frappe massive contre le dispositif de missiles et les systèmes de défense du régime terroriste iranien dans l'ouest et le centre de l'Iran", a indiqué l'armée, affirmant qu'il s'agit du "plus grand raid aérien de l'histoire de l'armée de l'air israélienne".

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Quelque 500 cibles ont été visées. Israël a déclaré un état d'urgence spécial. L'armée israélienne a annoncé que "plusieurs points d'impact" étaient dus à des missiles iraniens. Une femme d'une quarantaine d'années a été tuée samedi soir dans la région de Tel-Aviv, selon les secours.

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Des explosions ont été entendues samedi soir dans le centre d'Israël ainsi qu'à Jérusalem et en Cisjordanie occupée, ont rapporté des journalistes de l'AFP. Les abris publics de la ville sont ouverts. Les écoles ainsi que les lieux de travail et de rassemblement resteront fermés jusqu'à 18H00 GMT lundi, selon la mairie de Jérusalem. Le poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l'Égypte a été fermé.

TV5 Monde/CC



Koffi Olomide, 70 ans, et sa compagne lCindy le cœur, 43 ans, se sont dit « Oui » devant le maire de Kinshasa Gombe, 20 ans après avoir officialisé leurs fiançailles
 
Le couple formé par Koffi Olomidé et sa compagne Cindy Le Cœur a célébré son mariage civil, ce samedi 28 février 2026 dans la Maison Communale de la Gombe à Kinshasa. Liés depuis déjà 20 ans et mariés coutumièrement depuis 15 ans, ils ont été officiellement déclarés mari et femme devant l’autorité civile.
 
CC


Réclamé par une partie de l’opposition, soutenu par des partenaires internationaux et évoqué par le chef de l’État, le dialogue national en République démocratique du Congo n’est toujours pas convoqué. Plusieurs éléments expliquent cette impasse persistante.

1. Le désaccord sur les préalables

Pour Seth Kikuni, en exil depuis mi-janvier, l’opposition ne participera pas à un dialogue sans “conditions préalables claires, crédibles et vérifiables”. Il cite notamment un cessez-le-feu effectif et “la cessation de toute répression visant à intimider, réduire au silence ou exclure les voix dissidentes”, ainsi que la libération des prisonniers politiques, la levée des condamnations à caractère politique, la restitution des passeports et l’annulation des procédures judiciaires qu’il qualifie de politiques.

Le pouvoir, lui, insiste sur un dialogue qui ne saurait “relativiser une agression ni diluer des responsabilités établies” et qui ne consacrera “aucune forme d’impunité”, selon le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya.

2. Le format et le pilotage du processus

Le président Félix Tshisekedi a fixé un cadre : le dialogue doit se tenir sur le territoire national, sous la conduite des institutions de la République et sans remise en cause des institutions issues des élections.

Cette approche est rejetée par plusieurs figures de l’opposition. Jean-Marc Kabund-a-Kabund estime qu’“un pouvoir contesté” ne peut “se choisir ses interlocuteurs” ni fixer unilatéralement “les lignes rouges”. Son parti, l’Alliance pour le changement, refuse un dialogue défini par le seul pouvoir.

De son côté, Ensemble pour la République de Moïse Katumbi qualifie le schéma présidentiel de “simulacre de dialogue” et plaide pour une médiation confiée au tandem CENCO-ECC, position également soutenue par Martin Fayulu.

3. La question de l’inclusivité et des groupes armés

Un autre point de blocage concerne la participation des groupes armés. Martin Fayulu et Jean-Marc Kabund défendent un dialogue incluant “toutes les forces concernées, y compris les groupes armés”.

À l’inverse, le président Tshisekedi exclut tout dialogue qui remettrait en cause l’ordre constitutionnel ou relativiserait l’agression rwandaise. Le gouvernement insiste sur l’absence d’impunité.

La CENCO et l’ECC, par la voix de leur secrétaire général Mgr Donatien Nsholé, défendent une approche inclusive tout en affirmant que “l’inclusivité ne signifie pas primer ceux qui ont fait couler le sang”, évoquant des mécanismes de justice transitionnelle.

4. La concurrence des processus diplomatiques

Le dialogue national s’inscrit dans un contexte marqué par deux processus parallèles : celui de Washington, visant à gérer les tensions entre Kinshasa et Kigali, et celui de Doha, consacré aux discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23.

Ces initiatives “progressent sur le papier”, mais sans résultats tangibles sur le terrain, où l’AFC/M23 continue d’administrer de vastes zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cette absence d’avancées concrètes alimente la méfiance et complique la définition d’un cadre politique interne consensuel.

5. Le rôle de l’Angola et les consultations préalables

À Luanda, l’Angola a reçu mandat d’engager des consultations avec les différentes parties congolaises pour préparer un dialogue intercongolais. La présidence angolaise a indiqué que le lancement de la phase préparatoire serait annoncé “en temps voulu”.

Le gouvernement congolais attend de ces “pré-consultations” qu’elles créent les conditions du dialogue, tout en maintenant ses lignes rouges. Mais à ce stade, aucune date n’a été fixée.

Entre exigences de préalables, désaccord sur le format, débat sur l’inclusivité des groupes armés et absence de résultats des processus diplomatiques en cours, le dialogue national reste bloqué. Malgré les appels répétés de l’opposition, des Églises et de partenaires internationaux, les conditions politiques de sa convocation ne sont pas réunies.

actualite.cd/CC



L'Union Européenne de Football Association (UEFA) a procédé, ce vendredi 27 février 2026, au tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des Champions.

Newcastle United, club où évolue l'international footballeur congolais Yoane Wissa défiera le FC Barcelone. En cas de qualification, il affrontera Atletico Madrid ou Tottenham en quarts de finale.

Dans les autres affiches de ces huitièmes de finale, le Réal Madrid fera face à Manchester City, Arsenal affrontera Leverkusen, Chelsea défiera le Paris Saint-Germain, et le Bayern Munich matchera l'Atalanta Bergame.

Gratis Makabi

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