Le processus de paix de Doha continue de buter sur des divergences majeures entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le M23-AFC, selon un extrait du rapport à mi-parcours du Groupe d’experts des Nations unies consulté récemment. Les experts relèvent des interprétations opposées des engagements pris par les parties, compromettant la mise en œuvre effective des mesures convenues.
D’après ce document, les autorités congolaises s’attendaient à ce que le M23-AFC se retire des zones sous son contrôle et accepte le cantonnement de ses éléments, conformément à la Déclaration de Doha. Une attente qui ne s’est pas matérialisée sur le terrain ; les dirigeants de le M23-AFC ayant, au contraire, insisté pour conserver le contrôle de leurs positions actuelles.
Le rapport indique également que le M23-AFC a exprimé la volonté de s’intégrer dans les structures de l’État, tout en défendant une autonomie accrue vis-à-vis du pouvoir central. Dans cette logique, le mouvement a mis en avant le fédéralisme comme option de gouvernance, tout en poursuivant, selon les experts, la construction d’une structure parallèle de type étatique et de ses propres forces, en vue d’un objectif présenté comme à long terme.
Ces divergences d’interprétation, notent les experts de l’ONU, ont contribué à fragiliser la confiance entre les parties et à ralentir l’avancée du processus de paix. Elles interviennent dans un contexte sécuritaire toujours instable, marqué par la poursuite des affrontements armés dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, malgré les discussions en cours.
Le rapport à mi-parcours du Groupe d’experts met ainsi en lumière les défis persistants du processus de Doha, soulignant la nécessité d’un cadre d’interprétation commun et d’engagements clairs pour espérer une désescalade durable de la crise dans l’est de la RDC.
Prosper Buhuru
Le processus de paix engagé pour tenter de stabiliser l’est de la République démocratique du Congo entre dans une phase diplomatique dense en ce mois de janvier 2026. Plusieurs rencontres régionales et internationales sont prévues, alors que les mécanismes issus des processus de Washington et de Doha peinent encore à produire des effets concrets sur le terrain.
Premier temps fort du calendrier : une réunion sécuritaire de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), organisée à partir de ce jzudi 08 janvier, à Livingstone, en Zambie. Prévue sur deux jours, cette rencontre réunit les ministres de la Défense des douze États membres de l’organisation. Les discussions portent principalement sur la situation sécuritaire régionale, avec un accent particulier sur l’est de la RDC, dans un contexte marqué par la persistance des affrontements et des tensions transfrontalières.
Ce rendez-vous régional doit permettre aux États de la région d’évaluer l’état de la coopération sécuritaire et d’examiner les mécanismes existants de prévention et de gestion des conflits. Il intervient alors que les engagements pris dans le cadre des accords de paix restent, pour l’essentiel, au stade des intentions.
Dans la foulée, Lomé, la capitale togolaise, accueillera le 17 janvier une réunion consacrée à la « cohérence et à la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs ». Cette rencontre vise officiellement à renforcer la coordination entre les différentes initiatives diplomatiques en cours et à relancer la dynamique de confiance entre les parties concernées.
En parallèle, les acteurs du processus de Doha, conduit sous la médiation du Qatar, restent dans l’attente d’un nouveau round de discussions. Aucune date précise n’a encore été annoncée, mais les échanges diplomatiques en cours laissent entrevoir une possible reprise des pourparlers après ces rendez-vous régionaux de janvier.
Ainsi, le premier mois de l’année 2026 s’annonce déterminant sur le plan diplomatique pour la crise dans l’est de la RDC. Reste à savoir si cette succession de réunions parviendra à transformer l’agenda diplomatique en avancées concrètes sur le terrain, dans un contexte toujours marqué par une profonde méfiance entre les parties.
Prosper Buhuru
L’année 2026 est considérée comme celle de l’opérationnalisation effective de la loi du 13 mars 2023 portant sur la liberté de la presse en République démocratique du Congo, selon la principale recommandation d’une session d’évaluation de décembre 2025 à Kinshasa.
« La salubrité médiatique concerne avant tout l’homme au cœur du métier, le journaliste. Nous avons engagé des discussions pour accompagner, dès le début de l’année 2026, les efforts visant à doter les journalistes de la carte de presse professionnelle », a déclaré le ministre Patrick Muyaya, à l’issue de la session d’évaluation du niveau d’exécution des recommandations issues des États généraux de la presse, de janvier 2022.
Selon lui, des concertations sont également en cours, y compris avec la Cour constitutionnelle, en vue de clarifier le cadre juridique relatif au statut du journaliste en RDC.
Le ministre Muyaya a, en outre, insisté sur la nécessité d’assurer l’application intégrale de la loi portant sur la liberté de la presse, laquelle, a-t-il ajouté, a profondément modernisé le cadre légal de l’exercice du journalisme dans le pays.
« Cette loi a renforcé les mécanismes de régulation, consacré les droits et devoirs des journalistes et posé les bases de la viabilité économique des médias », a-t-il indiqué.
Dans cette dynamique, le ministre de la Communication et Médias a annoncé que plusieurs textes d’application sont en cours d’examen, notamment ceux relatifs aux redevances applicables aux médias associatifs, communautaires et confessionnels.
Des arrêtés interministériels portant sur la fiscalité des médias, ainsi que l’examen des droits et taxes à l’importation des intrants nécessaires à la production médiatique, font également l’objet de discussions avec les experts de la Direction générale des recettes administratives, domaniales, judiciaires et de participation (DGRAD), a-t-il précisé.
« La salubrité médiatique constitue l’un des piliers de l’action du Gouvernement », a renchéri M. Muyaya.
Le Président Félix Tshisekedi avait instruit le ministre de la Communication et Médias, lors du 73ᵉ Conseil des ministres, de mettre en place, sans délai, un mécanisme formel de communication officielle en RDC, afin de prévenir la diffusion de propos discriminatoires dans la communication politique.
ACP/C.L./CC
Ce dimanche 04 janvier 2026, les cheminots du football Club Saint-Éloi Lupopo sont allés s'imposer, à Kalemie, devant le club local de Tanganyika (0-1). Il s'est agi du dernier match de la manche aller de la phase aller de l'étape préliminaire pour Lupopo.
L'unique réalisation de la partie est matinale, et a été inscrite par Wanet Kashala dès la 7ème minute, permettant aux protégés du coach Guy Bukasa de s'imposer sur les poissons électriques de Kalemie dans leur stade.
Ainsi, les cheminots, en 15 matchs, comptent 33 points (2ème classé). En tête c'est Mazembe qui compte 36 points et en troisième position se trouve l'association sportive Simba de Kolwezi avec 32 points. La manche retour sera déterminante et c'est à son terme qu'on saura la liste de 4 clubs pour chaque des clubs devant jouer la phase finale des play-offs de cette 31ème édition de la Ligue nationale de football (LINAFOOT).
José Mukendi
La République démocratique du Congo a commémore, ce dimanche 4 janvier, la Journée des Martyrs de l’Indépendance ; une date consacrée à la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour la liberté, la dignité et la souveraineté nationale.
Dans un message publié à cette occasion, le ministère de la Communication et Médias a rappelé la portée historique de ce sacrifice, soulignant que la Nation congolaise s’incline avec solennité devant l’engagement des héros de l’indépendance. Leur combat, a indiqué le ministère, demeure un repère fondamental dans la construction de l’identité nationale et de l’idéal républicain.
Cette journée de mémoire nationale est également présentée comme un moment de réflexion collective sur les valeurs fondatrices de l’État congolais. Le courage et la détermination des Martyrs continuent, selon le message officiel, d’éclairer le présent et d’inspirer l’avenir commun du pays.
Instituée pour honorer les figures emblématiques de la lutte pour l’indépendance, la Journée des Martyrs rappelle l’exigence de préserver l’unité, la souveraineté et la dignité de la République démocratique du Congo.
« Gloire éternelle aux Martyrs de l’Indépendance », conclut le message du ministère de la Communication et Médias, au nom de la Nation tout entière.
Prosper Buhuru
À travers une ordonnance présidentielle lue sur les antennes de la télévision nationale, mercredi 31 décembre 2025, président de la République, Félix Tshisekedi, a promulgué la loi n°25/62 du 3 décembre 2025, modifiant et complétant la loi n°73-021 du 20 juillet 1973 relative au régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des sûretés. Baptisée loi « N’sele », elle a été proposée par la ministre des affaires foncières O’neige N’sele, et vise à réformer le secteur foncier en RDC.
Ayant suivi un parcours institutionnel normal, de son adoption en conseil des ministres et dans les deux chambres du parlement, la loi sur la réforme foncière vise également à adapter le droit foncier congolais aux réalités économiques, sociales, démographiques et urbaines contemporaines.
Innovations
Le projet de loi sur la réforme foncière, qui attend désormais sa promulgation par le Président de la République, vise à sécuriser les droits fonciers, moderniser l’administration et mettre fin à des décennies d’irrégularités : chevauchements de compétences, lotissements illicites, spéculations, impunités, absence de numérisation, entre autres.
Devant les sénateurs, la ministre a rappelé que ces dérives ont transformé l’acquisition d’une parcelle en un « véritable pari », une situation aggravée par des pratiques telles que les « folios » ou les spoliations récurrentes.
Tout en préservant les principes fondateurs de la loi de 1973 (propriété exclusive de l’État, distinction entre domaine public et domaine privé, obligation de mise en valeur), la réforme introduit plusieurs avancées majeures. Il s’agit notamment de la numérisation intégrale du cadastre, de la suppression de la prescription foncière, de la protection des terres frontalières, de la fin des paiements en nature, de l’instauration d’une mercuriale foncière, de la réduction des concessions gratuites et de la réalisation d’un audit national des terres non mises en valeur.
Entrée en vigueur dès sa promulgation, cette réforme emblématique s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’État d’un État moderne, efficace et équitable. Elle constitue un levier majeur pour la paix sociale, la prévention des conflits fonciers, la transparence administrative et le développement durable, au service de l’ensemble des Congolais.
Samyr LUKOMBO
Monsieur le Directeur Général,
Monsieur le Directeur Général Adjoint,
Messieurs les Administrateurs,
Mesdames et Messieurs les Directeurs
Mesdames et Messieurs agents de l'Agence Congolaise de Presse;
Au nom du Conseil d'Administration de l'Agence Congolaise de Presse (ACP) et au mien propre, je vous adresse mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de réussite pour l'année 2026. Merci pour votre confiance et votre fidélité, et que cette nouvelle année soit synonyme de succès et de projets stimulants pour nous tous.
Je vous remercie pour votre résilience et votre engagement en 2025. Que 2026 vous apporte la concrétisation de vos projets, la joie et l'accomplissement de vos rêves.
Au plaisir de continuer à travailler ensemble en 2026, dans la bonne humeur et l'efficacité, pour des projets enthousiastes et un bon équilibre professionnel et personnel.
"Ne vous inquiétez de rien: mais en toute chose faîtes connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus-Christ." Philippiens 4: 6-7
Ali Kalonga
Le Président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, a adressé ses vœux sincères de paix, de santé, de cohésion nationale et d'espérance renouvelée à l'orée de l'année 2026. Dans son message, il a rendu hommage au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son leadership et ses efforts en faveur de la souveraineté, de la paix et du développement de la RDC.
Il a aussi exprimé sa solidarité aux populations de l'Est, victimes de la guerre d'agression menée par le Rwanda et ses supplétifs de l'AFC/M23, ainsi qu'à celles affectées par les exactions de la milice Mobondo à l'Ouest. L'Assemblée nationale, a-t-il assuré, demeure pleinement engagée à soutenir les efforts du chef de l'État et du Gouvernement pour le retour durable de la paix et de l'autorité de l'État sur toute l'étendue du territoire national.
Le Président de l'Assemblée nationale a appelé les députés nationaux à exercer leur mission constitutionnelle avec un sens élevé de responsabilité, au service exclusif de l'intérêt général. Il a également salué la contribution des autres institutions de la République et le professionnalisme des agents et cadres de l'administration de l'Assemblée nationale.
"Puisse l'année 2026 être celle de la paix retrouvée, de l'unité nationale renforcée et du progrès partagé pour tous les Congolais", a-t-il conclu.
Serge Mavungu
Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décidé de fixer une date unique pour commémorer tous les héros nationaux, qui sera chômée et payée sur toute l'étendue du territoire national. Cette décision sera officialisée par une ordonnance présidentielle.
En attendant, le gouvernement a créé l'Ordre des Héros nationaux pour récompenser les personnalités ayant rendu des services héroïques à la Nation. Les bénéficiaires de cette distinction incluent le conjoint survivant d'un héros national, qui recevra des allocations, ou ses enfants à défaut.
Par ailleurs, Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila conservent leur statut de héros nationaux. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a également créé l'Ordre national du Léopard, qui sera attribué à des personnes ayant exercé pendant au moins 20 ans des fonctions civiles ou militaires, ou à titre exceptionnel par ordonnance présidentielle.
Le gouvernement précise que ces mesures visent à honorer la mémoire des héros nationaux et à encourager les citoyens à suivre leur exemple.
Serge Mavungu
La star congolaise Youssoupha a exprimé mardi son élan patriotique au stade Al Madina au Maroc en soutien aux Léopards de la République démocratique du Congo (RDC) contre les Zèbres du Botswana dans un match comptant pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.
«Dès que j’ai du temps libre, même quand je n’en ai pas, j’essaie toujours de soutenir mon pays lors des grandes compétitions. Aujourd’hui, l’enjeu est important, peut-être pour la première place», a déclaré Youssoupha.
Fier de ses racines congolaises, l’artiste n’a pas caché sa joie après la victoire des Léopards, comme l’a constaté l’ACP dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.
Très attaché à l’équipe nationale congolaise, le rappeur a souligné son engagement constant à accompagner les Léopards lors des rendez-vous majeurs.
«C’est toujours un accomplissement quand l’équipe nationale nous représente fièrement. On ressent une grande joie», a-t-il ajouté.
De son vrai nom Youssoupha Mabiki, l’artiste est un rappeur, chanteur, producteur et auteur-compositeur-interprète congolais d’expression française, né le 29 avril 1979 à Kinshasa, alors Zaïre.
Installé en Côte d’Ivoire , il reste fortement lié à la RDC, qu’il soutient régulièrement à travers ses prises de position et sa présence lors des événements sportifs et culturels majeurs.
ACP/C.L./CC









