Les cours n’ont pas repris ce lundi 10 février à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, malgré la sensibilisation des autorités scolaires qui ont appelé les parents à envoyer leurs enfants à l’école.
Ce matin, dans une école privée de la commune de Goma par exemple, les enseignants et le personnel administratif étaient à leur poste de travail, mais les élèves n’ont pas répondu à ce rendez-vous.
Un inspecteur de l'enseignement s'est rendu sur place et a demandé aux enseignants de rentrer chez eux, en annonçant une réunion au bureau du PROVED dans la journée.
Dans plusieurs autres écoles du chef-lieu de la province, les élèves ont brillé par leur absence.
La peur des parents
Des sources sur place rapportent que de nombreux parents estiment que la situation sécuritaire n'est pas suffisamment stable pour envoyer leurs enfants à l'école.
Dans une école située dans la concession de la paroisse Notre Dame d'Afrique, sur un effectif de plus de 800 élèves, seuls 5 étaient présents ce matin.
A ce jour, certaines écoles du quartier Mabanga Nord sont encore occupées par des familles de militaires qui habitaient le camp Katindo avant l’occupation de la ville par les rebelles du M23.
Ceci pose un problème d’organisation pour la reprise des cours dans ces écoles, s’inquiètent les parents.
Le chef de division de l'enseignement à Goma a promis de faire le point sur la situation dans les prochaines heures afin de trouver une solution efficace à ce problème.
radiookapi.net/CC
Après plusieurs jours de restriction, les réseaux sociaux TikTok et X (anciennement Twitter) sont à nouveau disponibles à Kinshasa. Les utilisateurs ont constaté depuis ce lundi qu’ils pouvaient accéder librement aux deux plateformes, marquant ainsi la fin d’un blocage qui avait suscité de nombreuses interrogations.
Durant cette période, de nombreux internautes et organisations avaient exprimé leur frustration face à cette limitation de l’accès à l’information et à la communication. Certains ont même recouru aux VPN pour contourner cette mesure.
Durant cette période, de nombreux internautes et organisations avaient exprimé leur frustration face à cette limitation de l’accès à l’information et à la communication. Certains ont même recouru aux VPN pour contourner cette mesure.
Le ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Mwadiamvita, est arrivé ce lundi 10 février à Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu. Cette visite survient alors que la région est le théâtre de combats entre les FARDC et les groupes armés (M23 et ADF). À sa descente d’avion, le ministre n’a fait aucune déclaration à la presse, mais des indiscrétions révèlent que cette visite viserait à permettre au ministre de s’imprégner de la situation sécuritaire dans le Grand Nord-Kivu.
Selon des informations en provenance du gouvernorat, le ministre prévoit également de se rendre dans le territoire de Lubero. L’objectif principal de ce déplacement serait de remonter le moral des FARDC et des combattants Wazalendo, mobilisés contre les rébellions du M23 et des ADF.
Cette visite était attendue par les acteurs politiques et la population locale, qui espèrent un engagement plus marqué du gouvernement dans la gestion de cette crise sécuritaire. Le député national Élie Vahumawa, élu du territoire de Beni, a exprimé ses attentes quant à cette visite du ministre :
« Le vœu le plus ardent, c’était de voir le ministre venir sur le terrain, sur les lignes de front, et aujourd’hui le ministre arrive, ce qui est une bonne chose. Et j’aimerais voir le ministre effectivement sur tous les fronts. Nous avons le front contre le M23, nous avons le front contre les ADF, et mon souhait serait de voir le ministre arriver également à Eringeti, à Loselose, à Madiwe ».
Le député a également insisté sur l’importance du soutien populaire aux FARDC et aux combattants Wazalendo, qui se mobilisent pour résister au groupe rebelle M23, soutenu par l’armée rwandaise.
« L’espoir que nous avons, c’est cet éveil patriotique. Cette population qui se ligue derrière son armée, les Wazalendo, c’est une grande force qui ne doit pas être annihilée par les discours mensongers et doucereux de l’ennemi. Nous nous sommes levés comme un seul homme pour dire non à l’agresseur rwandais, pour dire non à toute forme d’agression, et nous n’allons pas baisser les bras », a martelé cet élu.
radiookapi.net/CC
Le sommet conjoint de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et de la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC), tenu ce samedi 8 février 2025, a proposé la fusion des deux processus de paix en cours en République démocratique du Congo (RDC) : le processus de Luanda, piloté par le président angolais Joao Lourenço et le processus de Nairobi, dirigé par l’ex-président kényan Uhuru Kenyatta. Alors quelle est la différence entre ces deux processus et surtout qu’apporterait leur fusion ? On vous explique tout.
Le processus de Nairobi, initié en avril 2022 par l’EAC, avait pour ambition l’éradication de tous les groupes armés locaux et étrangers opérant dans l’Est de la RDC. Un rapport du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRCS), publié en 2023, estimait à 252, le nombre de groupes armés locaux, et à 14 celui des groupes armés étrangers actifs dans la région. Ce processus facilitait des discussions entre le gouvernement et les groupes armés locaux pour leur adhésion volontaire au PDDRCS, tandis que les groupes armés étrangers étaient appelés à déposer les armes en vue de leur rapatriement dans leurs pays d’origine. Mais, après plusieurs rounds de consultations, ce processus n’a jamais véritablement avancé.
Pour sa part, le processus de Luanda, lancé le 23 novembre 2022 lors d'un sommet organisé en Angola, visait principalement la désescalade des tensions entre la RDC et le Rwanda, ainsi que la résolution de la crise sécuritaire à l’Est du pays, notamment en lien avec la rébellion du M23. L’annulation, le 15 décembre 2024, du sommet tripartite RDC-Rwanda-Angola, qui devait aboutir à la signature d’un accord de paix entre Kinshasa et Kigali, a été perçue par beaucoup comme un échec de ce processus.
La fusion des processus de Luanda et de Nairobi devrait permettre une meilleure coordination des actions diplomatiques et militaires entre la SADC et l’EAC. Elle devrait aussi renforcer l’unité des efforts régionaux et éviter tout chevauchement des initiatives pour le retour de la paix dans l’Est de la RDC.
radiookapi.net/CC
Les déplacés des sites de Bulengo et de 8e CEPAC, connus sous le nom de "Kimachine", à l’ouest de Goma, ont reçu un ultimatum de 72 heures, pour quitter les camps où ils avaient trouvé refuge. Cet ultimatum, imposé par les rebelles du M23, le dimanche 9 février, expire ce mardi 11 février.
D'après la Radio Okapi, cette décision suscite l’inquiétude parmi les déplacés, dont beaucoup viennent des territoires de Masisi, au Nord-Kivu, et de Kalehe, au Sud-Kivu.
Beaucoup hésitent encore à partir. Ils évoquent l’insécurité persistante dans leurs villages d’origine et l’absence de ressources pour reprendre le cours normal de leur vie. Déjà, après la prise de Goma par le M23, plusieurs déplacés de Masisi avaient amorcé un retour vers leurs villages d’origine, faute d’assistance humanitaire dans les camps.
Pour rappel, l'OIM -Organisation internationale pour les migrations- a tire la sonnette d'alarme sur le déplacement de centaines de milliers de personnes à Goma, à l'est de la RDC -République démocratique du Congo-, à la suite de la guerre imposée par les rebelles du M23, sous la houlette du Rwanda. Dans un communiqué, l'OIM s'est dite profondément préoccupée par les centaines de milliers de civils déplacés, ces derniers jours, dans le chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Une recrudescence des affrontements et de la violence au cours des derniers jours a forcé les populations, dont certaines avaient déjà été déplacées, à quitter leurs maisons.
Maniema Union de Kindu, au Maniema, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) a dénoncé, lundi, lors d’un entretien, la décision de la Ligue nationale de football (Linafoot) d’organiser les play-offs dans deux sites : à Kinshasa, la capitale de la RDC et à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, au Sud-est du pays.
« Maniema Union dénonce la décision de la Ligue nationale de football (Linafoot) de faire jouer la phase des play-offs et celle du play-down du championnat national uniquement dans les deux sites (Kinshasa et Lubumbashi), a déclaré Charles Masudi, responsable de communication de l’AS Maniema Union.
«Cette démarche ne garantit aucun équilibre entre les compétiteurs et non seulement qu’elle est injuste, mais surtout elle ne respecte pas l’esprit de la tripartite Comité de normalité (Conor)-Linafoot-Clubs de jeudi dernier, laissant penser à la tricherie et au manque de respect vis-à-vis de certains sociétaires ».
« Exiger aux clubs de Kindu, de Kolwezi, de Kalemie, de Kananga etc (tous issus des zones non concernées par le conflit) de jouer en dehors de leurs bases naturelles est (…) une grave incohérence », a-t-il expliqué, ajoutant par conséquent que l’AS Maniema Union ne souscrit pas à cette approche qui la sacrifie sur l’autel des autres concurrents au sacre.
Le mieux est que l’organisateur donne la possibilité à chaque club de recevoir dans son fief et d’être reçu sur les terrains de ses adversaires, a estimé Charles Masudi qui s’est interrogé sur le choix porté seulement sur Kinshasa et Lubumbashi alors que si c’est la formule de deux sites qui intéresse l’organisateur, ce dernier pouvait aussi porter son dévolu, par exemple, sur la ville de Kalemie et Kindu voire de Kananga. Selon Charles Masudi, les Unionistes de Kindu ont déjà fait savoir leur position quant à la volonté dans une correspondance adressée à la Linafoot, après la réunion tripartite avec la Fédération congolaise de football (Fécofa) et les clubs des Ligues 1 et 2.
ACP/CC
Le stade Joseph Kabila de Kindu, dans le Maniema, ( Est de la République démocratique du Congo), a fait l’objet, du 7 au 9 février 2025, de la visite d’un inspecteur de la Confédération africaine de football (Caf), en vue de son homologation, a appris l’ACP, lundi, lors d’un entretien.
« L’objet de ma mission d’inspection ici au stade Joseph Kabila de Kindu a consisté à faire l’état de lieu de cet amphithéâtre selon la configuration réelle des exigences des règlements de la Confédération africaine de football (Caf) et de voir s’il peut abriter les compétitions organisées par cette instance sportive continentale, en vue de son homologation », a déclaré Emmanuel Kande, inspecteur Caf, de la Fédération congolaise de football association (Fécofa).
« La fin de ma mission ne me permets pas de m’arroger le pouvoir d’homologuer ou pas le stade Joseph Kabila, mais d’en faire rapport à la Caf qui m’a mandaté, qui est la seule habilitée d’y statuer, en dernier ressort, pour prendre la décision qui s’impose dans un sens ou dans un autre », a-t-il expliqué.
En sus de cette qualité, Emmanuel Kande a mis en exergue, les motivations premières de cette visite d’inspection, après que ce stade ait été relevé de la liste des stades homologués par la Caf pour ses compétitions, suscitant beaucoup de soucis pour la Fécofa et Maniema Union.
« C’est ce souci qu’ont aussitôt ressenti la Fécofa et Maniema Union qui, ensemble, ont essayé de voir dans quelle mesure, amorcer des démarches pour réinscrire le stade Joseph Kabila sur la liste des stades approuvés par la Caf », a-t-il renchéri. Avant que le stade de Kindu ne soit enregistré dans la liste noire de la Caf, ce temple de football du Maniema était déjà éligible.
Modification des règlements de la Caf en 2022
Selon Emmanuel Kande, à l’intention de l’opinion, la Caf a promulgué un nouveau règlement pour catégoriser les stades en quatre types, en ordre de quatre à un et que chaque catégorie correspond à un type précis de compétitions, par rapport au cahier des charges minimales à remplir.
« C’est après mon inspection que l’on peut bien situer la vraie catégorie à laquelle appartient le stade Joseph Kabila de Kindu. A mon niveau, je ne peux, en aucun cas, anticiper sur la décision finale qui y sera réservée ».
Enfin, aux dires d’Emmanuel Kande, pour le reste, après la publication de ce règlement en 2022, la Caf a reparti les stades du continent, en quatre catégories classées en ordre croissant 4, 3, 2 et dont chacune correspond à un type de compétition ou de rencontre, en conformité avec les exigences minimales à remplir et les critères basiques, relatifs à l’aire de jeu, bien compacté dans les normes.
Quelques critères d’éligibilité des stades
A ce titre, a affirmé Emmanuel Kande, la Caf reconnaît deux types des gazons, naturels et artificiels (synthétiques), auxquels, on a ajouté les gazons hybrides. Selon ces critères, le stade doit être doté des bancs de touche modernes, en nombre suffisant ; les vestiaires sont censés être aérés pour les deux équipes, pour les officiels.
Ainsi, que pour les tribunes. Les tribunes, VIP pour les personnalités, et pour les journalistes dans un cadre idéal afin de leur permettre de travaille dans des conditions idéales, la presse et les spectateurs, qui ont aussi les leurs, avec des sièges bien numérotés et non des pourtours comme dans le temps, avec facilité d’entrée et de sortie.
Sur le plan médical, les vestiaires pour les deux équipes doivent être placés à proximité du lieu réservé aux soins médicaux, etc… et que l’homologation d’un stade est aussi tributaire de la réponse à tous ces critères.
A en croire, Emmanuel Kande, c’est après cette visite d’inspection qu’une mission officielle de la Caf viendra décider de l’approbation ou non l’homologation de ce stade. A titre de rappel, a encore ajouté cet inspecteur venu de Kinshasa, avant son retrait de la liste des stades homologués, le stade Joseph Kabila était éligible en 2017.
Ce qui lui avait permis d’abriter certains matches des interclubs de Maniema Union et une finale féminine au niveau de l’Union des fédérations de football d’Afrique centrale entre une équipe de la RDC et une autre de la Guinée équatoriale.
Profitant de son périple à Kindu, Emmanuel Kande en a profité pour exhorter, non seulement les autorités provinciales mais aussi la Ligue provinciale de football du Maniema (Lifman), à s’impliquer dans l’organisation de compétitions au niveau des écoles et des compétitions féminines et masculines, au niveau provincial, afin de pousser les clubs à s’inscrire à la Coupe du Congo avant.
En même temps, un appel a été lancé aux entreprises locales à s’associer à cette discipline sportive qui pourrait véhiculer et vendre leurs marques.
ACP/CC
Le Chef de l’État congolais a été informé de l’arrivée dans un avenir proche, d’une mission d’enquête des Nations unies sur les crimes et exactions de l’armée rwandaise dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), au cours d’une rencontre avec des membres du gouvernement central, lundi , à la Cité de l’Union africaine (UA), a-t-on appris de la Présidence congolaise.
« Les autres États ont voté à l’unanimité la résolution que nous avons proposée et qui permettra, dans un bref avenir, d’avoir une mission qui viendra établir les faits et enquêter sur tous les crimes commis depuis janvier 2022 », a déclaré Patrick Muyaya, au nom de la délégation venue faire la restitution de leur participation à la session extraordinaire du Conseil des droits de l’Homme (CDH) organisée le 07 février 2025 à Genève, en Suisse, sur la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC. « Les autres États se sont montrés solidaires vis-à-vis de la RDC et ont condamné dans les termes les plus clairs les agissements du Rwanda », a-t-il renchéri.
Le gouvernement congolais se félicite également que les pays participants exigent de l’agresseur rwandais, le retrait de ses troupes du territoire congolais. « Nous avons pu obtenir un vote unanime du Conseil des droits de l’homme sur la résolution qui portait, notamment sur la condamnation du Rwanda et l’obligation pour lui de retirer ses troupes de la RDC », a fait savoir le porte-parole du gouvernement. Cette délégation gouvernementale a profité de l’occasion pour échanger avec le Chef de l’État sur les conclusions issues du Sommet conjoint EAC-SADC portant, notamment sur un cessez-le-feu immédiat et un arrêt complet des hostilités.
Le gouvernement congolais a pris acte dimanche de la décision adoptée à ce sommet conjoint sur la guerre d’agression dans l’Est du pays, selon un communiqué. « Le gouvernement prend acte des décisions adoptées à l’unanimité par les Chefs d’Etat et de gouvernement, qui ont réaffirmé leur attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de la RDC et ont convenu de l’élaboration et de la mise en œuvre des modalités de retrait des forces étrangères non invitées du territoire congolais », a-t-on lu dans le communiqué du ministère de la Communication et médias.
ACP/CC
Deux semaines après la prise de Goma par l'armée rwandaise et ses supplétifs du M23, les familles des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) se retrouvent sans abris. Autrefois logées au camp Katindo, ces femmes et enfants ont fui les affrontements du lundi 27 janvier 2025. Depuis, ils se sont réfugiés dans des écoles et des églises de la ville.
Les responsables de l’AFC/M23 ont ordonné la reprise des cours dès ce lundi 10 février 2025. Ces familles sont contraintes de quitter les établissements scolaires pour laisser place aux élèves.
«Nous sommes ici depuis lundi. Dans le camp, c’était un mouroir, il était impossible d’y rester avec les enfants. Nous avons fui et trouvé refuge dans cette école. Nous dormons à même le sol et nous n’avons plus rien », témoigne Marie Solange, femme d’un militaire des FARDC retrouvée à l’EP Rutoboko.
A Christine Kalonji d’ajouter :
«Mon mari est à la morgue de l’hôpital du camp Katindo (mort). Je suis ici avec mes enfants, sans vêtements, sans nourriture. Je ne sais même pas comment récupérer son corps. Il a servi ce pays jusqu’à la dernière minute et ce n’est pas ainsi que le gouvernement devrait nous traiter. Aujourd’hui, nous sommes dans la rue ».
Rosine, avec ses neuf enfants, a aussi trouvé refuge dans une salle de classe.
«Je ne sais même pas si mon mari est mort ou est encore vivant. Chaque jour, j’espère son retour, en vain. Pour survivre, je mendie en ville, mais nous avons peur, car ici, tout le monde craint tout le monde. Si le gouvernement pouvait trouver une solution à cette guerre, nous serions reconnaissants. Nous souffrons énormément », dit-elle.
Dans l’enceinte de l’école Rutoboko à Katindo, sont logés des enfants de militaires blessés et une femme victime de viol. Ils sont pris en charge par un volontaire du quartier.
«J’ai vu plusieurs blessés. Je suis médecin et je ne pouvais pas rester les bras croisés. Avec les quelques médicaments que j’avais chez moi, j’ai installé une petite clinique ici à l’école. Je prends en charge 15 blessés et une femme violée. Mais sans médicaments, je suis limité. Je travaille avec les moyens du bord. Si des personnes de bonne volonté peuvent nous aider en fournissant des médicaments ou en prenant en charge ces blessés, ce serait d’une grande aide», a fait savoir le Docteur Kabongo Alfred.
Ces 15 patients ont été blessés lors des affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23 à Goma, du lundi 27 au mercredi 29 janvier 2025.
«J’ai été blessé à la jambe et j’ai encore une balle dans le ventre. Malheureusement, je ne suis pas encore correctement soigné. Avant, j’étais commerçant et dormais dans ma boutique. Mais aujourd’hui, je suis sans abri. J’ai été blessé le lundi par des militaires des FARDC en pleine panique. Quelqu’un avait annoncé le départ des généraux, et dans le camp, c’était la confusion totale. Ils ont commencé à tirer sans raison », témoigne Valery Lowa.
Dans un coin de la salle de classe, le reporter de ACTUALITE CD voit un jeune garçon, fils d’un militaire qui se retrouve aujourd’hui amputé d’une jambe.
«J’ai reçu plusieurs balles dans la jambe gauche. Ici, le médecin m’a aidé, mais une fois à l’hôpital, ils ont dû l’amputer. Aujourd’hui, je suis sans abri, sans nourriture et sans père… J’étais l’espoir de ma famille. Que faire ? », s’interroge Bope Jean Claude.
De violents combats entre l’armée et les rebelles du M23 à Goma et ses environs ont fait plus de 3 000 morts, selon l’ONU.
actualite.cd/CC
Après avoir évolué cette saison en Iran avec le club d’Esteghlal, l’international congolais Gaël Kakuta a choisi de poursuivre sa carrière en Turquie. Le milieu offensif de 34 ans a en effet rejoint officiellement le club de Sakaryaspor, pensionnaire de la Ligue B, le championnat de deuxième division turc.
L’arrivée du joueur formé à Chelsea a été confirmée dimanche par le club turc sur ses plateformes numériques. Selon les termes du contrat signé, Kakuta est lié à Sakaryaspor jusqu’en juin 2024, soit pour une saison et demie.
Avant de s’engager avec cette équipe, Gaël Kakuta évoluait depuis le début de la saison en Iran, sous les couleurs d’Esteghlal. Mais son aventure dans ce championnat aura été de courte durée, son contrat ayant été résilié en janvier dernier.
Âgé de 34 ans, Gaël Kakuta dispose d’un solide bagage, lui qui a notamment évolué pendant plusieurs saisons en Ligue 1 française et en Série A italienne. Son passage dans ce championnat turc de Ligue B représente une nouvelle étape dans la carrière de ce joueur congolais formé à Chelsea.
mbote/CC