Lors de la cent-vingt-troisième réunion ordinaire du Conseil des Ministres tenue vendredi 2 février, la gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC) Kabedi Malangu a présenté l’évolution de la situation récente sur le marché des changes ainsi que des biens et services. Elle a fait savoir au Conseil que les pressions observées en 2024 en RDC restent inférieures à celles enregistrées au cours de la même période de 2023 en dépit de la persistance des difficultés du commerce mondial.

Ainsi, elle a indiqué que le taux d’inflation hebdomadaire s’est établi à 0,33% au cours de la quatrième semaine du mois contre 0,16% la semaine précédente portant le cumul annuel à 1,4% contre 2,5% à la période 2,5% à la période correspondante de 2023.

S’agissant du marché des changes, la gouverneure de la BCC a noté que la monnaie nationale s’est dépréciée de 1,3% à l’indicatif après une dépréciation de 1,4% et au parallèle, après une appréciation de 1,8% la semaine passée, le Franc congolais s’est déprécié de 0,5%.

«Au 26 janvier 2024, le taux de change s’est établi à 2.727,48 CDF et 2.703,44 CDF le dollar américain, respectivement à l’indicatif et au parallèle. La Gouverneure de la Banque Centrale du Congo a également évoqué l’augmentation de l’encours global des Bons BCC à 235 milliards de CDF, occasionnant une ponction hebdomadaire de la liquidité à hauteur de 58 milliards de CDF ; le maintien du resserrement du taux directeur à 25%, et le coefficient de la réserve obligatoire sur les dépôts à vue en monnaie nationale à 10%», a rapporté Catherine Katungu.

Au regard des facteurs de risques internes et externes, la gouverneure Kabedi Malangu a recommandé au gouvernement la poursuite du strict respect du pacte de stabilité consacrant le financement monétaire nul du déficit public, le maintien des mesures de stabilisation et la surveillance continue des facteurs de liquidité par la BCC.

Après la présentation de la gouverneure de la BCC, le gouvernement a pris acte dans cette note d’information.

Christian Okende



La victoire des Léopards de la RDC face aux Pharaons de l'Égypte dimanche 28 janvier dernier aux tirs au but (8-7) n'a pas été qu'un succès sur la pelouse, encore moins que pour le bonheur des congolais qui ont manifesté des scènes de liesse sur les rues de Kinshasa. 

Cette qualification en quart-de-finale de la Coupe d'Afrique des Nations rapporte déjà 1 300 000 USD dans les caisses de la Fédération congolaise de Football Association (FECOFA). 

En effet, la Confédération Africaine de football (CAF) avait dévoilé les cagnottes pour chaque étape de la CAN, en commençant par les quarts-de-finale. 

Pour avoir atteint ce niveau de la compétition, la RDC empoche d'office cette somme, avec espoir d'augmenter la cagnotte à 2 500 000 USD en cas de qualification en demi-finale. 

Il est important de noter que le vainqueur de cette 34e édition touchera 7 millions USD au lieu de 5 millions comme lors des éditions précédentes, et le finaliste touchera 4 millions USD. 

Selon plusieurs analystes sportifs, la cagnotte de la RDC devrait servir à développer le football de base, puisque l'Etat congolais a déjà payé les primes des joueurs pour cette CAN.

Financer par exemple le football national qui ne reçoit rien de l'État, ou encore lancer un projet sportif d'envergure, comme la construction d'un nouveau centre Kurara mpova, ou de la modernisation de celui-ci. 

Selon eux, la Fédération peut financer également la construction d'un hôtel de luxe (40 chambres), muni d'un centre technique, un bureau de la Fédération question de permettre aux Léopards d'y loger avant de préparer des matchs.

Gede Luiz Kupa



Le chef de service de l’Inspection générale des Finances (IGF), Jules Alingete a annoncé une allocation annuelle de plus ou moins 324 millions de dollars américains pour la construction des routes sur l’étendue de la République démocratique du Congo, grâce au partenariat Sino-congolais.

« Sicomines devra financer les infrastructures en RDC en termes de routes nationales à la hauteur de 7 milliards de dollars américains. Cette somme sera débloquée par tranche de 324 millions de dollars chaque année. Pour l’exercice 2024, le montant est porté à 624 millions de dollars », a révélé le patron de l’IGF précisant que le prix de référence dans les négociations est de 8 mille dollars américains la tonne pour le cuivre.

« Le montant de 324 millions pourra être revu à la hausse lorsque le cuivre monte et légèrement baisser lorsque le cuivre baisse », a indiqué Jules Alingete.

Lors de la cérémonie de son investiture le 20 janvier dernier, le Président Tshisekedi a annoncé avoir trouvé une solution en termes de financement pour la résolution de L’épineuse question relative au désenclavement des territoires.

Il avait annoncé l’affectation prochaine de fonds issus de l’enveloppe obtenue dans le cadre de la renégociation du projet SICOMINES et qui devrait atteindre un montant global de 7 milliards de dollars américains.

L’accord entre la RDC et des entreprises minières chinoises, appelé aussi « contrat du siècle », du cobalt et du cuivre en échange d’investissements dans les infrastructures avait été signé avec la Chine en 2008 par le Président son honoraire, Joseph Kabila. Felix Tshisekedi, au pouvoir depuis 2019, avait estimé que ce contrat ne profite pas suffisamment aux congolais.

Colonisation économique

Un certain 15 février 2023, l’Inspection Générale des Finances (IGF) publie les conclusions finales du rapport d’audit commandé par le Président Félix Tshisekedi sur la convention passée en 2008 entre Gécamines et le Groupement d’entreprises chinoises (GEC), qui a donné lieu à la création de la coentreprise sino-congolaise baptisée la Sino-Congolaise des Mines (SICOMINES). À la suite de cet accord, la Chine est devenue le premier destinataire des exportations minières congolaises.

Dans son rapport, l’Inspection Générale des Finances avait exhorté le gouvernement à renégocier le contrat minier afin « d’ajuster et d’équilibrer » les devoirs et les avantages des deux parties et de les mettre en conformité avec la valeur de leurs contributions respectives. Pour cause, le méga-deal ou même le contrat du siècle « ressources naturelles contre infrastructures » signé avec la Chine en 2008 par l’administration de Kabila n’a pas profité à la RDC.

L’institution dirigée par Jules Alingete Key avait révélé que Sicomines n’a jusqu’ici investi que 822 millions de dollars dans les infrastructures alors que les entreprises chinoises ont déjà engrangé 10 milliards de dollars.

« Les entreprises chinoises ont déjà encaissé un gain évalué à près de 10 milliards de dollars américains, tandis que la République démocratique du Congo n’a bénéficié que de 822 millions de dollars en termes d’infrastructures », avait révélé l’Inspection Générale des Finances dans son rapport.

« Le déséquilibre criant qui a été constaté, le bradage, la dilapidation de nos minerais constatés dans ce contrat a été également l’œuvre de fils égarés de notre pays, qui ont accompagné les entreprises chinoises dans cette œuvre macabre contre notre pays », avait déploré l’IGF tout en exigeant un investissement « immédiat » d’un milliard de dollars par la Sicomines, et un engagement à ce que la main-d’œuvre des projets d’infrastructures soit congolaise à 50 %.

Dans le même rapport, l’IGF avait exigé 17 milliards de dollars d’investissements supplémentaires dans les infrastructures dans le cadre de cet accord en vertu duquel les groupes chinois Sinohydro Corporation et China Railway Engineering Corporation ont accepté de construire des infrastructures (routes, ponts, hôpitaux, fourniture de l’eau potable, etc.) en échange d’une participation de 68 % dans la Société sino-congolaise des mines (Sicomines), une coentreprise spécialisée dans l’exploitation du cuivre et du cobalt avec la société minière publique congolaise Gécamines.

Au moment de sa signature, « le contrat du siècle » , les investisseurs chinois se sont engagés à consacrer 3 milliards de dollars à des projets d’infrastructure, mais l’IGF a demandé que cet engagement soit porté à 20 milliards de dollars, afin de refléter la valeur réelle des concessions minières que la Gécamines a apportées à l’accord.

Les chinois ont gagné beaucoup d’argent au détriment des congolais

Dans une interview lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le Président Félix Tshisekedi avait déclaré que les Chinois ont fait beaucoup d’argent et beaucoup de profit grâce à ce contrat ».

« Maintenant, notre besoin est simplement de rééquilibrer les choses de manière à ce que cela devienne gagnant-gagnant », souhaitait-il.

La renégociation du contrat faisait partie d’une campagne du Président pour s’assurer que le pays soit payé pour la pleine valeur de ses ressources, qui sont de plus en plus demandées.

Selon ses propos, l’objectif visé était de consolider et d’élargir davantage la coopération Sino- Congolaise en s’appuyant sur des bases saines garantissant les principes de respect mutuel, d’équité et de transparence, profitable à la fois au peuple congolais et au peuple chinois.

Carmel NDEO



La Nouvelle dynamique de la société civile a décidé, jeudi 25 janvier, de mener une lutte contre les disparités salariales entre les animateurs des institutions et les agents et fonctionnaires de l'Etat.

Les représentants de cette structure citoyenne ont levé cette option lors de leur première réunion tenue à Bukavu (Sud-Kivu).

Ensemble, ils ont convenu de mobiliser leurs pairs des autres provinces afin d'engager une lutte commune contre ce fléau au niveau national.

En effet, cette dynamique a tenu coûte que coûte à apporter un changement sur cette situation en RDC où, les animateurs des institutions s'attribuent le gros du revenu au mépris du reste des couches de la population.

Josué Boji, l'un des acteurs-clés de cette dynamique, cette disparité salariale a trop duré et elle a comme corolaires : corruption, népotisme, financements des miliciens et la détérioration du tissu socio-économique du pays.

« L’administration publique a été clochardisée et c’est un problème sérieux. On ne peut pas conduire un pays comme ça. Avec une administration qui n’est pas prise correctement en charge, avec une police nationale qui n’est pas prise correctement en charge, la sécurité des citoyens sera assurée », a-t-il fait savoir.

Pour Josué Boji, ce problème des irrégularités salariales est social et non politique. 

Une seconde réunion de cette dynamique est prévue mercredi 31 janvier au cours de laquelle une pétition sera orientée au président de la République.

Ces activistes de la société civile estiment que les députés nationaux seront mis à contribution pour mener ce plaidoyer.

radiookapi.net/CC



La République démocratique du Congo (RDC) a cédé la présidence de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) au Sénégal, à l'issue de son mandat d'un an. La cérémonie de passation des charges s'est déroulée le mardi 16 janvier 2024 à Dakar, au Sénégal, marquant ainsi le début du mandat sénégalais à la tête de l'organisation.

Rose Mutombo Kiese de la RDC et Aïssata Tall Sall du Sénégal, toutes deux ministres de la Justice et gardes des Sceaux, ont représenté leurs pays respectifs. Le professeur Mayatta Ndiaye Mbaye, secrétaire permanent de l’OHADA, a également assisté à la cérémonie.

Dressant le bilan de la RDC, R. Mutombo, présidente sortante du conseil des ministres de l'OHADA, a souligné les actions entreprises au cours de la mandature de son pays, mettant en lumière l'organisation de trois sessions du conseil des ministres de l'OHADA en 2023, ayant permis de résoudre la crise de gouvernance au sein de l’Organisation. Elle a également mis en avant l'aboutissement du chantier de révision de l’Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution, ainsi que l'adoption du nouveau Règlement intérieur de la CCJA en matière d’arbitrage. De plus, la RDC a joué un rôle central dans l'organisation des festivités marquant le 30e anniversaire de l’OHADA. La ville de Kinshasa a également abrité le colloque international organisé à cette occasion par l’ERSUMA ainsi que la phase finale de la 14e édition du concours international « Génies en herbe ».

« Je peux donc dire avec modestie que les actions décisives réalisées sous la mandature de la RDC ont permis d’assainir le climat social et de remettre l’OHADA en ordre de marche », a indiqué R. Mutombo.

Du côté du Sénégal, Aïssata Tall Sall, présidente entrante du conseil des ministres de l'OHADA, a rendu hommage à la RDC pour son action à la tête de l’organisation tout au long de l’année 2023, soulignant l'honneur et la responsabilité qui incombent au Sénégal en prenant la présidence de l'organisation pour la deuxième fois. Elle a assuré que son pays ne ménagera aucun effort pour assurer le rayonnement de l’OHADA.

Il convient de noter qu'en marge de la passation de présidence, R. Mutombo a été reçue en audience par le président sénégalais Macky Sall. Durant cet entretien, ils ont abordé les défis à venir pour le Sénégal, notamment l'organisation prochaine de la conférence des chefs d'État et de Gouvernement de l'OHADA ainsi que l'adhésion d'autres États à l'organisation. 

Lors de cet échange, le président du Sénégal a également souligné l'excellence des relations entre la RDC et son pays, confirmant sa présence à Kinshasa à la cérémonie d'investiture du président Félix Tshisekedi.

Merveil Molo



Le gouvernement de la République démocratique du Congo travaille sur un nouveau projet immobilier d’extension de la ville de Kinshasa. La réalisation de la première phase de ce projet s’annonce très bénéfique dans la mesure où elle permettra la création de 150 000 emplois directs. Le démarrage de ce projet est prévu dans le premier semestre de l’année 2024.

Le gouvernement a déjà mis en place un nouveau comité de pilotage du projet d’extension de la ville de Kinshasa dénommé « Comité stratégique de supervision du projet d’extension de la ville de Kinshasa » (CSSPEVK). Il a été nommé dans cette coordination permanente 4 personnes dont le Coordonnateur Principal et ses 3 adjoints. A été nommé comme Coordonateur Principal l’ingénieur Thierry Katembwe Mbala, pour piloter ce nouveau projet.

Ce projet vise à couvrir une superficie de 30 000 hectares situés à l’est de Kinshasa entre le fleuve Congo et la rivière N’sele au sud de Maluku et avec une possibilité un jour de lancer une extension vers le Kongo-Central.

C'est un vaste pôle urbain qui va être créé. Selon le plan de cette ville nouvelle, la surface de 30 000 hectares (ha) serait répartie ainsi : 10 000 ha seraient réservés à la construction d’un agropole et les 20 000 ha restants serviraient à la construction des logements, bâtiments et cités.  En outre, dans les 10 mille hectares de l’agropole, plus de 1 500 hectares seraient dévolus à la construction d’une zone industrielle afin de rendre la nouvelle ville résiliente et productive avec une économie interne. 

La première phase de construction d’infrastructures devrait s’étendre sur 4 ans. Le coût de la première phase du projet est établi à 3,9 milliards dollars américains.

La sous-traitance en faveur des entreprises locales sera également favorisée. Une occasion alléchante pour les PME locales. 

Par ailleurs, de façon imminente des accords seront signés avec différents promoteurs et partenaires technico-financiers. A l'instar de la structure étatique egyptienne qui pilote la Nouvelle Ville du Caire et ceci, d’ici la fin de ce mois. 

Notons que ce nouveau projet va remplacer l'ancien projet "Ville Kitoko".

Jordan MAYENIKINI



Parmi les promesses électorales, le président de la République, Félix Tshisekedi, a exprimé mardi à Mbuji-Mayi, son engagement à trouver des "solutions urgentes" concernant la Minière de Bakwanga (Miba) et la Société Anhui Congo d’investissement minier (Sacim Sarl).

" Le problème de la Sacim et la Miba, laissez moi m'en charger. Je vous promets plus d'emplois, l'autosuffisance alimentaire, plus de pouvoir d'achat et je vais mettre fin à l'instabilité économique", a dit le président Félix Tshisekedi cité par le correspondant de DESKECO.COM à Mbuji-Mayi.

Poumon économique du Grand Kasaï, la Miba est dans une situation de précarité dans tous ses aspects. Le jeudi 28 septembre 2023, lors de la cérémonie officielle de prise de fonction du nouveau comité de gestion, le Président du Conseil d'Administration avait déclaré : " la Miba est encore récupérable avec ce comité". Il comptait ainsi sur trois atouts majeurs de cette entreprise de l'État, à savoir "son personnel qui jouit d'une longue expérience dans l'exploitation du diamant, ses ressources géologiques variées et la volonté politique clairement affichée par le chef de l'État, déterminé à voir cette société retrouver ses lettres de noblesse".

Quant à elle, la Sacim SARL, deuxième société minière après la Miba en difficulté, n’exploite plus le diamant faute d’approvisionnements en intrants de traitement. Obligée désormais de vendre ses colis de diamants à des acheteurs choisis par le ministère des Mines, cette société chinoise vend actuellement jusqu’à 13.000 USD le carat au moment où son prix de revient est supérieur à ce prix.

Abordant la hausse du prix du maïs, le président a promis de faire une descente sur le marché pour s'enquérir de la situation avant de reprendre son vol pour le Kasaï central. Sur le marché de Mbuji-Mayi, le Service national a revu à la baisse le prix du maïs, passant de 12 000 à 4 150 francs congolais la mesurette, en raison de la production de Kanyama Kasese.

Marie-Jeanne Mupela



Le conseil des affaires d’État chinois a annoncé cette semaine la levée des droits de douane sur les importations de six pays africains, dont la RDC. Cette suppression des tarifs douaniers entrera en vigueur le 25 décembre 2023.

Les pays africains bénéficiaires de cette mesure sont :

  • la RDC
  • l’Angola
  • la Gambie
  • le Mali
  • Madagascar
  • la Mauritanie.

La mesure concerne 98% des produits imposables en provenance de ces pays, comme le café, l’huile de palme, le coton, le cacao, les fruits ou encore les fruits de mer et les épices…

Tous ces produits étaient jusqu’à présents taxés à leur arrivée en Chine. 

Selon la dépêche de l’agence Chine nouvelle, cette politique d’exemption tarifaire vise à « incarner l’esprit d’amitié et de coopération sino-africaine et à faciliter la création d’une communauté sino-africaine de haute qualité et de destin commun ».

Elle devrait, à terme, être étendue à « tous les pays africains les moins avancés avec lesquels la Chine a établi des relations diplomatiques ».

Selon les douanes chinoises, les échanges commerciaux entre la Chine et le continent sur les dix premiers mois de 2023 approchaient les 218 milliards d’euros, dont près de 85 milliards d’euros d’importations de produits africains.

radiookapi.net/CC

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