La République démocratique du Congo poursuit ses consultations diplomatiques au sein des Nations Unies. L’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, représentant permanent de la RDC, a rencontré, lundi 30 mars 2026, à New-York, Lana Zaki Nusseibeh, ministre d’État des Émirats arabes unis chargée des relations avec l’ONU et l’Union européenne.

Les discussions ont porté sur les dynamiques sécuritaires régionales ainsi que sur un projet de résolution en cours d’examen au Conseil de sécurité, porté par le Royaume de Bahreïn au nom du Conseil de coopération des États du Golfe. Ce texte concerne notamment la situation dans le détroit d’Ormuz, un point stratégique pour la sécurité maritime internationale.

Au cours de l’entretien, la partie émiratie a exposé les contours de cette initiative et sollicité l’appui de la RDC, qui siège actuellement comme membre non permanent du Conseil de sécurité.

De son côté, la délégation congolaise a réaffirmé son attachement aux principes fondamentaux du droit international, notamment ceux consacrés par la Charte des Nations Unies et la Convention sur le droit de la mer, ainsi qu’au règlement pacifique des différends. Kinshasa a indiqué qu’une position officielle sera arrêtée après consultation des autorités compétentes.

Prosper Buhuru



Le ministère de la Culture, Arts et Patrimoine de la République démocratique du Congo a salué l’adoption, lors de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, de la résolution intitulée « Déclaration portant qualification de la traite des Africains réduits en esclavage et de l’esclavage racialisé des Africains de plus grave crime contre l’humanité ».

Ce texte reconnaît la traite transatlantique et l’esclavage comme les crimes les plus graves contre l’humanité, en raison de leur ampleur, de leur caractère systémique et des conséquences durables qu’ils continuent de produire dans le monde contemporain.

« Cette résolution souligne que ces injustices continuent d’alimenter des inégalités structurelles et appelle à une dynamique internationale de mémoire, de justice et de réparation », peut-on lire dans le communiqué publié par le ministère.

Adoptée le 25 mars par 123 voix pour, 3 contre (États-Unis, Israël, Argentine) et 52 abstentions, dont plusieurs pays européens, la résolution marque une étape politique et symbolique importante dans le débat international sur la mémoire de l’esclavage, les réparations et la reconnaissance des injustices historiques. Porté par le Ghana, chef de file de l’Union africaine sur la question des réparations liées à la traite transatlantique, le texte a été défendu à New York par le président ghanéen John Mahama, qui l’a qualifié d’« historique ».

« Aujourd’hui, nous sommes rassemblés solennellement et solidairement pour proclamer la vérité et poursuivre le chemin vers la guérison et la justice réparatrice », a-t-il déclaré au moment de l’adoption du texte, rappelant le calvaire d’environ 13 millions d’hommes, de femmes et d’enfants africains déportés en l’espace de quatre siècles.

Le texte attire également l’attention sur la restitution des biens culturels aux pays d’origine, notamment dans son article 9, qui encourage les États à faciliter le retour du patrimoine acquis dans des contextes d’injustice ou de domination. Cette disposition s’inscrit dans les priorités définies par le ministère congolais de la Culture pour la période 2025–2026.

La mémoire d’Ota Benga en ligne de mire

Dans cette perspective, le ministère de la Culture, Arts et Patrimoine rappelle avoir signé, le 24 janvier 2025, un protocole d’accord pour la création d’un mémorial national dédié à Ota Benga. Originaire de l’actuelle RDC, ce dernier fut capturé au début du 20e siècle avant d’être exhibé en 1906 au zoo du Bronx, à New York, dans un épisode devenu l’un des symboles les plus frappants de la déshumanisation raciale subie par les Africains durant la période coloniale.

La figure de Ota Benga s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique internationale de reconnaissance et de réhabilitation de la dignité des personnes d’ascendance africaine, aussi bien aux États-Unis qu’en République démocratique du Congo. Pour Kinshasa, ce projet mémoriel illustre la volonté de traduire les principes de justice historique en politiques publiques concrètes, notamment en matière de transmission de la mémoire et de valorisation du patrimoine.

James Mutuba 



Les  présidents des Conseils d’administration (PCA) des entreprises du Portefeuille de l’Etat et des établissements publics ont été appelés, samedi, à un sens élevé de l’intérêt général, lors de la cérémonie d’échange des vœux à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« Le PCA occupe dans l’architecture de gouvernance une fonction essentielle de supervision, de décision, de contrôle et d’orientation stratégique. Cette mission exige rigueur, responsabilité et sens élevé de l’intérêt général », a déclaré De’Alonzo Ngoie, président du collectif des PCA.

Il a dans ce sens, interpellé ses  collègues dans leur mission au regard du rapport publié par la Banque mondiale en ce mois de mars, retraçant la situation économique de la RDC qui met en évidence les défis importants en matière de fonctionnement des Conseils d’administration, de  transparence financière et de reddition des comptes.

« Nous saisissons également cette occasion solennelle pour rendre un hommage appuyé à Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’État, pour son engagement constant en faveur de la modernisation de la gouvernance publique, du renforcement de l’État de droit et de la transparence dans la gestion des entreprises du portefeuille », a-t-il enchainé.

M. De’Alonzo a également a salué l’écoute attentive, la  disponibilité constante et l’engagement de la ministre du Portefeuille, Julie Shiku dans l’accompagnement des organes de gouvernance.

« Depuis son arrivée à la tête de ce ministère stratégique, les conditions de travail des mandataires publics sont en voies de s’améliorer sensiblement, elle a su instaurer un climat de confiance propice à l’efficacité et à la performance. Son action a contribué à faciliter l’exercice des missions des mandataires et à renforcer la qualité du pilotage des entreprises du portefeuille. Qu’elle trouve ici l’expression de notre profonde gratitude et de nos remerciements les plus chaleureux », a-t-il dit.

De son côté, Gisele Kayembe, représentante des femmes PCA  des entreprises du Portefeuille de l’Etat et des établissements publics s’est exprimé en ces termes : « reconnaître, célébrer et valoriser les femmes à des postes de gouvernance, c’est renforcer les fondations même de notre État et de nos institutions ».

Elle a rendu un vibrant hommage au président de la République dans sa casquette de champion de la masculinité positive dont la vision place la femme au centre de prise de décisions.

« L’intégration des femmes aux plus hautes instances du pays notamment au sein du gouvernement avec la Première ministre, au Parlement, dans les cours et tribunaux (…) constitue une preuve éloquente de la matérialisation de la dite vision », a-t-elle dite.

Mme Kayembe a relevé : « être femmes PCA, c’est souvent devoir faire preuve de résilience accrue, c’est porter des responsabilités lourdes dans les environnements exigeant parfois encore marqués par des stéréotypes ».

Cependant face à ces défis, elle a fait savoir que les  femmes PCA incarnent une gouvernance moderne, rigoureuse et inclusive, tout en démontrant que le leadership féminin n’est pas une alternative mais une évidence.

En outre, la représentante des femmes PCA des entreprises du Portefeuille de l’Etat a exhorté ces collègues en ces termes : « En tant que PCA, nous devons veiller à ce que nos institutions soient des instances d’équité, d’opportunité et de promotion du mérite. Nous devons impulser des politiques qui favorisent l’inclusion, qui soutient le leadership féminin et qui ouvre davantage des portes aux femmes et aux jeunes filles ».

Cette  cérémonie a été rehaussée de la présence de la  Première ministre, qui a été primée pour son apport à la bonne gouvernance des entreprises publiques, établissements publics et sociétés d’économie mixtes.

Organisée par le collectif des PCA, cette cérémonie a marqué la clôture des activités du mois de mars dédié aux droits des femmes au sein de l’administration publique.

Plusieurs PCA y ont pris part dont Ali Kalonga, PCA de l'Agence Congolaise de Presse.

ACP/C.L.



 La libération provisoire du rappeur Maître Gims, ambassadeur de la culture pour la jeunesse de la République démocratique du Congo, après 48 heures de garde à vue pour blanchiment présumé, a été saluée par Koffi Olomide dans une vidéo consultée samedi par l’ACP. « La vie d’une méga super star est faite de turbulences mais aussi de victoires. Je voudrais qu’ensemble nous célébrions Gims qui a retrouvé sa liberté.

La justice française n’a pas jugé utile de le garder en garde à vue. Je m’en réjouis comme le jour de la naissance de mon premier fils. Faites comme moi », a déclaré le chanteur Koffi Olomide. « On nous l’a répété. À cette occasion, Gims est un Congolais et un immense ambassadeur de la culture congolaise. Réjouissons-nous tous. Et vivement qu’il continue d’être le Dieu de la musique, la toiture de la musique du monde, comme il l’est. J’ai le pressentiment qu’on va en avoir dix (…)», a-t-il ajouté. Le rappeur, de son vrai nom Gandhi Djuna, fils du chorégraphe congolais Djuna Djanana, a été interpellé mercredi 25 mars à son arrivée à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Cette arrestation a suscité de nombreuses réactions parmi ses fans ainsi que dans le milieu artistique, notamment de la part de Koffi Olomide qui lui a exprimé publiquement son soutien. Maître Gims a été remis en liberté vendredi 27 mars, avant d’être placé sous contrôle judiciaire après sa présentation devant un juge d’instruction.

L’enquête en cours porte sur un réseau présumé de blanchiment international impliquant plusieurs sociétés et des montages financiers complexes, liés notamment à un projet immobilier de luxe à Marrakech. En janvier 2022, Maître Gims et son frère Dadju avaient été élevés au rang d’ambassadeurs culturels de la République démocratique du Congo par le Président Félix Tshisekedi, en reconnaissance de leur contribution à la promotion de la culture congolaise à l’échelle internationale.

ACP/C.L./CC



Tenue samedi 28 mars à Gombe, une cérémonie d'échanges de vœux et de mise à l'honneur des femmes présidentes des Conseils d'administration a été organisée par le collectif des présidents des conseils d'administration(PCA) des entreprises et établissements publics, cette cérémonie marque la clôture des activités du mois de mars dédié aux droits des femmes au sein de l'administration publique.

L’engagement de la Première ministre Judith Suminwa, présente à cette cérémonie, dans l’accompagnement des Conseils d’administration dans leur mission a été salué par le collectif des présidents des Conseils d’administration. 

La valorisation des femmes à des postes de gouvernance a été aussi présentée comme le renforcement des fondations des institutions de la République démocratique du Congo, lors de la même cérémonie.

« Reconnaître, célébrer et valoriser les femmes à des postes de gouvernance, c’est renforcer les fondations même de notre État et de nos institutions », a déclaré Gisele Kayembe, représentante des femmes PCA des entreprises et établissements publics.

CC



La 13e session de la Conférence des gouverneurs, en cours à Bandundu, a révélé mercredi un taux global d'exécution de 74% des recommandations issues de la 12e session tenue à Kolwezi (Lualaba). La journée de mercredi 25 mars, deuxième jour des travaux, a été consacrée à la présentation de l’état d’avancement des recommandations issues de la 12ᵉ session tenue à Kolwezi.

Selon les chiffres présentés par Jacquemain Shabani, ministre de l’Intérieur, le taux global d’exécution des recommandations a déjà atteint 74 % au deuxième jour des travaux. 

Un niveau d’exécution majoritairement engagé

Selon le ministre, dans le détail, l’évaluation actualisée fait état de :

  • 5 recommandations totalement exécutées (9 %) ;
  • 36 en cours d’exécution (65 %) ;
  • 13 non exécutées (24 %) ;
  • 1 recommandation devenue caduque (2 %).

Il souligne que ces données traduisent un niveau d’engagement global jugé significatif, même si toutes les actions n’ont pas encore abouti.

Des projets structurants sur le long terme

M. Shabani souligne que plusieurs recommandations concernent des projets structurants qui doivent être exécutés sur le long terme.

Leur mise en œuvre devrait se poursuivre au-delà de 2026, ce qui explique en partie le nombre encore élevé de dossiers en cours d’exécution.

Cette évaluation intervient en prélude aux discussions de la 13ᵉ session, où les gouverneurs sont appelés à renforcer le suivi et l’application des décisions prises, dans un contexte marqué par des enjeux de gouvernance et de développement à l’échelle nationale.

Bilan mitigé de l’an dernier 

Lors de la 12ème conférence, le collectif des gouverneurs, par la voix de Jacques Kyabula, alors gouverneur du Haut-Katanga, avait exprimé une vive inquiétude face à l'inexécution de la "grande majorité" des recommandations passées.
Parmi les points soulevés dans leur mémorandum figuraient :

  • La Caisse nationale de péréquation : Les gouverneurs ont dénoncé la non-opérationnalisation de cet organe constitutionnel, censé corriger les inégalités de développement entre les provinces.
  • La stabilité institutionnelle : Le recours jugé "abusif" aux motions de censure par certaines assemblées provinciales a été pointé comme un facteur de déstabilisation des exécutifs.
  • Le social des élus : Le plaidoyer portait également sur le paiement régulier des émoluments des députés provinciaux.

radiookapi.net/CC



L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, mercredi 25 mars 2026, une résolution historique qualifiant l’esclavage et la traite transatlantique des Africains de « plus grave crime contre l’humanité ». Porté par le Ghana au nom du Groupe des États d’Afrique, le texte a été approuvé par 123 voix, contre 3 et 52 abstentions, dans un contexte marqué par des divergences entre États membres.

Une résolution pour « affirmer la vérité »

Pour ses promoteurs, cette résolution constitue « un rempart contre l’oubli ».

Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a salué un texte visant à « tracer la voie vers la guérison et la justice réparatrice ».

Le document souligne que la traite négrière et l’esclavage racialisé des Africains représentent des crimes d’une ampleur exceptionnelle, marqués par leur durée, leur brutalité et leurs conséquences durables. Il insiste également sur la nécessité de « remédier aux torts historiques » subis par les Africains et leurs descendants, notamment à travers des mécanismes de réparation.

Des divergences sur la « justice réparatrice »

Malgré son adoption, la résolution a suscité de fortes réserves. Les États-Unis ont rejeté le principe de « justice réparatrice », estimant qu’aucun droit légal à réparation ne pouvait être reconnu pour des faits qui n’étaient pas considérés comme illégaux au moment où ils ont été commis.

De leur côté, le Royaume-Uni et plusieurs pays européens, soutenus par l’Union européenne, ont exprimé des inquiétudes quant aux implications juridiques du texte, notamment sur une éventuelle application rétroactive du droit international. Londres a également mis en garde contre une « hiérarchisation des atrocités historiques ».

Pendant plus de quatre siècles, des millions d’Africains ont été arrachés à leur continent, réduits en esclavage et déportés vers les Amériques, où ils ont été exploités dans des conditions inhumaines, note le document. 

Les séquelles de cette période se manifestent encore aujourd’hui à travers le racisme systémique, les discriminations et les inégalités persistantes. La résolution met en lumière ces conséquences durables, appelant à une reconnaissance accrue de cet héritage.

L’appel de l’ONU à des actions concrètes

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté la communauté internationale à s’attaquer aux racines profondes des inégalités héritées de l’esclavage.

Il a plaidé pour des actions plus ambitieuses en faveur des droits humains, de l’égalité et de la dignité, tout en insistant sur la nécessité de garantir aux pays africains une meilleure maîtrise de leurs ressources naturelles et une place équitable dans les instances internationales.

« Nous devons désormais lever les obstacles persistants qui empêchent tant de personnes d'ascendance africaine d'exercer leurs droits et de réaliser leur potentiel », a-t-il déclaré, ajoutant : 

« Nous devons nous engager pleinement et sans hésitation en faveur des droits de l'homme, de l'égalité et de la dignité inhérente à chaque personne »

Un vote symbolique mais controversé

Au total, trois pays, dont les États-Unis, Israël et l'Argentine ont voté contre la résolution, tandis que 52 États se sont abstenus.

Malgré ces divisions, le texte marque une étape importante dans la reconnaissance internationale des crimes liés à l’esclavage et dans le débat sur les réparations, ouvrant la voie à de futures discussions sur la justice historique et la mémoire collective.

radiookapi.net/CC



Le chanteur et rappeur congolais Gims a été placé en garde à vue en France pour être entendu dans une affaire de blanchiment en bande organisée, a-t-on appris mercredi auprès du parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).

’artiste de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par ce parquet parisien spécialisé, a précisé cette source, après une information du site Africa Intelligence.

Contacté par l’AFP, l’avocat du plus gros vendeur de disques de l’année 2025 en France, Me David-Olivier Kaminski, n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat.

CC

 

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