La Société congolaise des droits d’auteur et des droits voisins (SOCODA COOP-CA) prépare une répartition inédite. La commission de répartition procède actuellement à la collecte des données des œuvres exploitées, en vue du paiement des droits d’auteur qui interviendra "incessamment sous peu".

"La particularité, c’est que cette fois-ci, pour la première fois, les artistes plasticiens sont aussi repris", a confié Aimé Bassay, rapporteur de la Commission de répartition de la SOCODA. Jusque-là, seuls les musiciens et les arts dramatiques étaient concernés. Cette énième opération marque donc un tournant pour les peintres, sculpteurs et graphistes.

Lancée le 24 avril, la collecte de données doit s’achever le 18 mai. "Le paiement va intervenir. C’est une obligation pour nous de payer les artistes de toutes catégories", a assuré Albert Ndosi, rapporteur adjoint de ladite commission.

En présence de la vice-présidente de la Commission de répartition, Mariam Magbada, il a été précisé à Opinion-info.cd que des descentes ont eu lieu à l’Académie des beaux-arts de Kinshasa et au Centre Wallonie-Bruxelles, considérés comme les temples des plasticiens, pour collecter plus d’éléments se rapportant aux arts plastiques.

 Serge Mavungu



Ce dimanche, le Stade de France s’est transformé en panthéon musical africain. Fally Ipupa n’avait pas convié des artistes ; il avait convoqué une génération. Seize invités, soigneusement sélectionnés, ont défilé sur sa scène. Ce n’était pas une tournée d’amis. C’était la démonstration du pouvoir absolu.

La rumba rencontre l’urbain : l’architecture de la conquête

Gaz Mawete et Zaiko Langa Langa représentaient la rumba, la colonne vertébrale congolaise. Ben-J, Guy2Bezbar, Keblack et Naza incarnaient la modernité urbaine. Fally Ipupa ne les opposait pas ; il les fusionnait. Ce choix révèle une stratégie implacable : rassembler tous les mondes musicaux sous un seul toit, celui de l’Aigle de l’Afrique.

Lynnsha, Tayc, Lokua Kanza et Calema élargissaient le spectre vers la soul, le R&B et les harmonies continentales. Chaque artiste occupait un rôle précis dans la symphonie de domination. Fally Ipupa ne partageait pas simplement sa scène ; il orchestrait une hiérarchie. Ceux qui montaient aux côtés de l’Aigle reconnaissaient publiquement son statut de sommet incontesté.

Diamond Platnumz et Chancel Mbemba : l’extension continentale et nationale

Diamond Platnumz apportait l’Afrique de l’Est, confirmant que la domination de Fally Ipupa dépassait les frontières de la francophonie. Chancel Mbemba, capitaine des Léopards, représentait la gloire sportive validée par la musique. Fiston Saï Saï et Joé Dwèt Filé incarnaient les voix alternatives, celles qui acceptent de se soumettre au pouvoir central.

Cette architecture révèle une vérité perturbante : l’Afrique ne produit pas plusieurs légendes simultanément. Elle en produit une, qui absorbe les autres. Fally Ipupa était le centre gravitationnel de ce dimanche du Stade de France. Diamond Platnumz, malgré son statut continental, devenait invité. Chancel Mbemba, malgré sa gloire sportive, devenait figurant. L’Aigle de l’Afrique organisait la hiérarchie depuis sa scène.

Celé Mfumu et Dolly Mafinga : la transmission générationnelle

Celé Mfumu et Dolly Mafinga fermaient cette procession de 16 invités. Ils représentaient une génération plus jeune, celle qui grandirait en reconnaissant Fally Ipupa comme fondateur. Ce dimanche au Stade de France n’était pas qu’un concert ; c’était l’établissement d’une succession. L’Aigle de l’Afrique gravait dans les esprits : voilà comment on règne. Voilà comment on rassemble.

Seize invités défilant sur la scène de Fally Ipupa créaient un précédent indestructible. Aucun artiste africain n’avait réuni une telle assemblée. Aucun n’avait osé. Fally Ipupa venait de démontrer que le pouvoir musical absolu ne se mesure pas au nombre de spectateurs, mais à la capacité d’imposer sa vision du continent sur la plus grande scène possible. Ce dimanche, il avait fait plus que chanter. Il avait fondé une nouvelle Afrique musicale.
 
mbote/CC


Unique artiste gospel de l’affiche, la chanteuse congolaise Dena Mwana s’est produite samedi 3 mai 2026 sur la grande scène de l’INJS Marcory, en Côte d’Ivoire, pour la 18e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA).

Elle a ouvert la soirée avec un set de louange et d’adoration, représentant la République démocratique du Congo dans ce rendez-vous majeur de la musique africaine.

Le FEMUA se poursuit ce dimanche avec plusieurs têtes d’affiche, dont Youssou Ndour, Black M, Meiway, Didi B, Roseline Layo, DJ Kedjevara et DJ Arsenal.

Créé en 2008, le festival réunit chaque année les grands noms de l’afropop. Lors de la 16e édition en 2024, Gims et Franglish avaient représenté le Congo.

Gratis Makabi



La récente prestation de Fally Ipupa au Stade de France continue de susciter des réactions chez de nombreux Congolais. Pour l’UNC - Union pour la Nation Congolaise -, parti cher à Vital Kamerhe, il s’agit bien plus qu’un simple exploit artistique.

Dans une déclaration, le secrétaire général du parti a souligné la portée symbolique du parcours de l’artiste.

"Fally n’est pas juste une réussite individuelle, c’est un symbole", a-t-il affirmé, mettant en avant l’itinéraire inspirant du chanteur, parti de Bandalungwa jusqu’à l’une des scènes les plus prestigieuses d’Europe.

Pour Billy Kambale, cette réussite dépasse le cadre de la musique. Elle incarne ce que peuvent produire la discipline, la vision et la persévérance.

Dans un contexte où la jeunesse congolaise cherche des repères, le parcours de Fally Ipupa est présenté comme un modèle à suivre.

L’homme politique insiste sur la nécessité de valoriser de telles figures, capables de porter l’image de la RDC à l’international. À travers cette reconnaissance, l’UNC invite les décideurs à créer davantage d’opportunités pour faire émerger d’autres talents.

Au-delà de l’événement artistique, la performance de Fally Ipupa nourrit un discours plus large sur le potentiel congolais. Une réussite individuelle devenue, selon l’UNC, un véritable motif de fierté nationale.

 Patrick Kitoko



Petit Fally, jeune artiste congolais inspiré par Fally Ipupa, ouvrira la deuxième représentation sold-out au Stade de France. Cette sélection révèle les tensions entre héritage artistique et quête d'identité personnelle.

Petit Fally monte sur la scène du Stade de France le 3 mai pour ouvrir le concert de celui dont il porte le nom. Ce lever de rideau n’est pas une simple obligation logistique : c’est une mise en scène de la transmission et des rivalités implicites qui structurent le gospel et la musique congolaise moderne.
 
L’ombre du maître projetée sur le lever de rideau

Petit Fally n’a pas été choisi par hasard. Son surnom même révèle l’ambiguïté de sa position : “Petit Fally” parce que sa ressemblance artistique avec Fally Ipupa est flagrante. Sa voix, son style, parfois même son apparence évoquent l’Aigle de l’Afrique. Sur les réseaux sociaux et dans les clubs de Kinshasa, cette proximité lui a offert une visibilité rapide et précieuse. Cependant, en le plaçant en lever de rideau du concert du maître lui-même, les organisateurs posent une question provocatrice : qui est véritablement Petit Fally au-delà de sa ressemblance avec Fally Ipupa ?

Cette sélection dérange silencieusement. Petit Fally doit performer face à un public de plus de 65 000 spectateurs dans un stade sold-out, sachant que chaque note sera comparée à l’excellence de celui qui le suit. Le double sold-out du Stade de France crée une pression inévitable : comment briller quand vous ouvrez pour une légende ? Comment exister quand votre identité artistique reste partiellement construite sur l’imitation inspirée d’un géant ?

 

Entre imitation et affirmation : le dilemme de la nouvelle génération

Petit Fally incarne un paradoxe classique de la musique congolaise moderne. Sa ressemblance avec Fally Ipupa l’a lancé, mais cette même ressemblance le confine. Les critiques, légitimes, pointent l’absence d’identité artistique propre, le risque de rester éternellement “petit” face au “vrai” Fally. Progressivement, l’artiste tente de se démarquer, développant son propre style, proposant des titres originaux, cherchant à dépasser l’ombre protectrice mais étouffante de son inspirateur.

Son performance au Stade de France le 3 mai constitue un moment charnière. Sera-t-il capable de transcender la comparaison inévitable ? Parviendra-t-il à prouver au public que “Petit Fally” mérite d’exister en tant qu’artiste à part entière, et non simplement comme satellite de Fally Ipupa ? Le lever de rideau du double sold-out offre à Petit Fally une plateforme rare : montrer à 65 000 spectateurs que la nouvelle génération, même inspirée par les géants, possède sa propre voix à affirmer.



LUNPCa violation de la liberté de la presse dans les zones occupées par le M23-AFC a été condamnée dimanche à Kinshasa, en République démocratique du Congo, par l’Union nationale de la presse congolaise (UNPC), à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai de chaque année, selon un communiqué parvenu à l’ACP.

"L'UNPC exprime sa vive préoccupation face à la dégradation de conditions d'exercice du métier de journaliste notamment dans les zones sous occupation. Elle condamne fermement la violation de la liberté de la presse dans les zones occupées par le M23-AFC appuyé par le Rwanda et appelle à l'ouverture d'enquête indépendante", a-t-on lu.

ACP/CC



Les États-Unis imposent des sanctions à l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, qu’ils accusent de chercher à « déstabiliser le gouvernement de la RDC en soutenant le M23 et l’AFC », qui occupent une partie de l’Est du pays. C’est ce qu’indique un communiqué publié par le Département d’État des États-Unis le 30 avril 2026.

Les États-Unis se disent solidaires du peuple congolais et appellent tous les dirigeants de la région à rejeter ceux qui perpétuent la violence et l’instabilité, ajoute le communiqué rendu public par Thomas Pigott, porte-parole du Département d’État américain.

Selon Washington, « le M23 est un groupe armé soutenu par le Rwanda opérant dans l’est de la RDC, et l’AFC agit comme sa coalition politico-militaire, cherchant à renverser le gouvernement de la RDC ».

Respect des accords de Washington

L’administration Trump est fermement déterminée à faire en sorte que toutes les parties respectent les engagements historiques qu’elles ont pris au titre des Accords de Washington pour la paix et la prospérité et du Cadre de Doha. Elle s’engage à user de tous les outils à sa disposition pour promouvoir une stabilité pérenne dans la région.

Washington promet de poursuivre son soutien aux solutions diplomatiques visant à mettre fin aux souffrances des civils dans l’Est de la RDC et de créer les conditions d’une paix et d’une prospérité durables dans toute la région, poursuit ce communiqué.

La nature des sanctions

Désormais, aux termes de ces sanctions, les avoirs éventuels de Joseph Kabila aux États-Unis sont gelés, précise le communiqué :

« À la suite de cette mesure, tous les biens et intérêts patrimoniaux de la personne désignée ou bloquée mentionnée ci-dessus, situés aux États-Unis ou en la possession ou sous le contrôle de personnes américaines, sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC. De plus, toute entité détenue, directement ou indirectement, à 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation délivrée par une licence générale ou spécifique de l’OFAC, ou exemption, les règlements de l’OFAC interdisent généralement toutes les transactions effectuées par des personnes américaines ou sur le territoire des États-Unis (ou en transit) impliquant des biens ou intérêts patrimoniaux de personnes bloquées. »

Le 30 septembre 2025, la justice militaire congolaise avait déjà condamné Joseph Kabila à mort par contumace pour « complicité » avec la rébellion de l’AFC-M23.

De leur côté, les États-Unis avaient annoncé, lundi 2 mars 2026, de nouvelles sanctions visant les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que quatre de leurs officiers supérieurs, pour avoir apporté un soutien opérationnel direct à ce mouvement rebelle.

radiookapi.net/CC



Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, animera ce lundi 4 mai une conférence de presse sur la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). L’annonce a été faite par la presse présidentielle.

Le chef de l’État répondra à plusieurs questions d’actualité. En RDC, le débat tourne autour de la révision constitutionnelle et du probable référendum.

Cette conférence du président de la République intervient après les sanctions américaines contre son prédécesseur, Joseph Kabila. Ce même lundi, le parti présidentiel prévoit d’organiser une marche pour remercier les États-Unis de ces sanctions.

L’opposition, quant à elle, tente de se mobiliser afin d’empêcher ladite révision constitutionnelle. Certaines voix, du côté de la société civile, partagent cet avis.

 Grevisse Tekilazaya

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

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