Les travaux de la session ordinaire du conseil d’administration de l’Agence congolaise de presse  (ACP) consacrés à la réflexion et  l’analyse pour bien remplir sa mission en tant que média public, ont été lancés lundi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC).

« Cette session constitue pour nous un cadre de réflexion et d’analyse pour bien remplir notre mission  en tant que première structure et organe de décisions et orientations de l’Agence congolaise de presse. Étant l’un des établissements publics de l’État congolais, je profiterai ici pour rappeler les rôles et missions assignés à notre structure conseil d’administration qui tire sa source dans la loi n*08/009 du 07 juillet 2008 (…) », a déclaré Ali Kalonga, président du conseil d’administration de l’ACP, lors de l’ouverture de la session.

« Cette  session ordinaire traite des problèmes de la maison (..). Il y a eu plusieurs points à l’ordre du jour. On s’est focalisé pour aujourd’hui sur la validation de mandat du nouvel administrateur et ainsi que sur la bonne marche de la maison. Et  avant de commencer, il y avait des points sur la dernière session qui nous ont permis de voir là où nous en sommes. Il y avait deux points importants lors de la session précédente, entre autres, le vieillissement des agents de l’agence parce que d’une façon générale, on avait une agence vieillissante, alors il fallait qu’on mette un certain nombre de nos membres en fonction à la retraite. La liste a été établie, il y a environ 166 agents qui sont admissibles à la retraite. Et l’exécution tarde un peu parce qu’il faut une couverture, une politique, il faut des moyens pour ce faire,  alors  le temps de recrutement est en cours, la session va enchaîner demain et après-demain et on aura l’occasion d’examiner toutes les demandes qu’on a et organiser aussi ce que nous avons comme contentieux, les agents qui attendent l’avancement en garde et d’autres qui attendent la promotion. Tout ça sera réglé au courant de la session », a-t-il fait savoir au sortir des travaux de la première journée.

Selon le PCA, la situation sécuritaire du pays a eu une incidence sur le fonctionnement de l’ACP au niveau de certaines provinces. « En dehors de la session ordinaire qu’on a commencé aujourd’hui, le ministre de tutelle nous a ordonné d’organiser une session extraordinaire concernant nos deux bureaux dans la partie orientale, le bureau de Goma et le bureau de Bukavu qui ont été saccagés, et vandalisés, par les éléments de l’armée rwandaise. Il y a nos journalistes qui sont là-bas, nous devons trouver une solution  pour eux et ouvrir  des  bureaux provisoires pour  nos journalistes qui nous joignent en dehors de la province.  Nous pensons, notamment à Beni pour ce qui concerne le bureau de Goma. Et ouvrir à Uvira pour celui de Bukavu. Mais on attend qu’on arrive à ce point précis pour que l’on puisse lever les options », a renchéri Ali Kalonga. Au sujet des inquiétudes et difficultés relevées, le PCA a estimé que l’arrivée des serveurs pour l’agence est très capitale.

« Nous attendions les serveurs qui devraient venir de l’Agence du Maroc, ça devrait arriver au mois de décembre, mais il y a des problèmes logistiques. Nous attendons encore mais on nous a promis qu’au deuxième trimestre, nous aurons les serveurs. Voilà le briefing de la journée d’aujourd’hui », a-t-il conclu.

Un mandat placé sur l’amélioration des conditions du travail des cadres et agents

Lors de sa prise de fonction, Ali Kalonga avait  promis d’organiser en amont les échanges avec les différents services afin de booster cet établissement de me dia public de la RDC.

« Ma mission est que nous voulons que notre agence reprenne sa place et nous voulons qu’elle soit une agence qui rivalise avec les grandes   agences (…).nous sommes sur la bonne voie et si vous avez remarqués nous sommes présents dans tous les évènements du pays, nous sommes présents et notre bulletin commence à avoir moins de lecteurs parce que nous sommes sur les réseaux sociaux et les informations se propagent  partout dans le pays, dans le monde. Et, c’est une lourde  responsabilité  et nous attendons nos serveurs  ici pour nous perfectionner davantage.  Donc l’agent  de l’ACP de demain n’aura rien à envier aux autres agences internationales », a fait savoir, Ali Kalonga. L’actuel président du conseil d’administration de l’Agence congolaise de presse avait promis de travailler pour une agence moderne, adaptée au 21ème  siècle, lors de la remise et reprise organisée dans cet établissement public au mois d’octobre 2024 à Kinshasa entre lui et le PCA sortant Jean-Pierre Kezamudru.

ACP/CC



Dans un communiqué de presse rendu public, ce mardi 25 mars, la ville de Paris a officiellement demandé au Préfet de police d’interdire le concert "Solidarité Congo", prévu le 7 avril 2025 à l'Accor Arena, en raison des risques de troubles à l'ordre public.

Alertée par plusieurs acteurs, dont l’Ambassadeur du Rwanda en France, ainsi que des associations de rescapés du génocide des Tutsi, la maire de Paris estime que la tenue de cet événement à cette date soulève des tensions. En effet, le 7 avril marque la journée nationale de commémoration du génocide des Tutsi, une date hautement symbolique pour la communauté rwandaise.

Si l'objectif du concert, "soutenir les enfants victimes du conflit dans l’Est de la RDC", est jugé louable, des échanges sur les réseaux sociaux ainsi que la présence de certains artistes controversés auraient accentué les tensions. 

D’ailleurs, l’Unicef, initialement bénéficiaire des recettes, "a annoncé son retrait de l’événement", indique le communiqué de l’hôtel de ville de Paris.

opinion-info/CC



Koffi Olomidé a réussi à enflammer la Toile avec la sortie de son nouveau clip « Loi Hippodrome ». Dévoilé récemment sur YouTube, le titre a rapidement séduit le public, atteignant le million de vues en quelques jours seulement.

Un morceau emblématique revisité

Avec ce nouveau morceau, Koffi Olomidé, également connu sous le nom de « Mopao Mokonzi », donne un second souffle à l’un de ses plus grands classiques, « Loi », sorti en 1997. Le clip, aux accents résolument contemporains, s’inscrit dans la stratégie de l’artiste en vue de son grand concert à l’Hippodrome de Vincennes le 19 juillet prochain.

« Loi Hippodrome » fait en effet partie intégrante du prochain EP de Koffi Olomidé, un projet musical servant de passerelle vers cet événement très attendu par ses fans.

Un engouement fulgurant sur YouTube

Diffusé sur la chaîne YouTube de l’artiste, le clip de « Loi Hippodrome » a rapidement rencontré un vif succès auprès du public. En seulement quelques jours, la vidéo a ainsi cumulé plus d’un million de vues, témoignant de l’attachement indéfectible des fans envers le légendaire chanteur congolais.

« C’est un morceau qui parle à toute une génération. Koffi Olomidé réussit à moderniser son style tout en restant fidèle à son identité musicale », se réjouit un internaute dans les commentaires.

 
Un engouement fulgurant sur YouTube

Diffusé sur la chaîne YouTube de l’artiste, le clip de « Loi Hippodrome » a rapidement rencontré un vif succès auprès du public. En seulement quelques jours, la vidéo a ainsi cumulé plus d’un million de vues, témoignant de l’attachement indéfectible des fans envers le légendaire chanteur congolais.

« C’est un morceau qui parle à toute une génération. Koffi Olomidé réussit à moderniser son style tout en restant fidèle à son identité musicale », se réjouit un internaute dans les commentaires.

Un concert exceptionnel en perspective

Au-delà de ce nouvel opus musical, le prochain concert de Koffi Olomidé à l’Hippodrome de Vincennes le 19 juillet prochain s’annonce comme un événement exceptionnel.

À 67 ans, le « Mopao Mokonzi » entend marquer les esprits avec ce show très attendu, qui s’inscrit dans la continuité de sa riche carrière de plus de 40 ans.

Avec ce nouveau clip « Loi Hippodrome » qui séduit déjà les internautes, Koffi Olomidé pose les jalons d’un rendez-vous musical incontournable pour tous les passionnés de musique congolaise.
 
mbote/CC
 


Les consultations politiques pour la formation d'un gouvernement d'union nationale débutent ce lundi 24 mars 2025, conformément au calendrier annoncé par le conseiller spécial du président Félix Tshisekedi en matière de sécurité, Espoir Masamanki.

Principaux acteurs concernés
Quatre catégories d'acteurs sociopolitiques sont conviés à ces discussions :

  • La majorité parlementaire issue de l'Union sacrée de la nation
  • Les partis d'opposition (parlementaires et extraparlementaires)
  • La société civile dans toute sa diversité, incluant les confessions religieuses
  • Des personnalités indépendantes ou figures marquantes de divers secteurs

Prérequis non négociables
Le directeur de cabinet du conseiller spécial, Espoir Masamanki, a rappelé lors d'une conférence de presse tenue ce samedi 22 mars que la participation exige :

  • Le respect strict de la Constitution
  • L'intangibilité des frontières nationales
  • L'unité nationale comme fondement

« Ces principes constituent des conditions préalables incontournables. Aucune participation ne sera envisagée sans adhésion à ces valeurs », a-t-il insisté.

Une possible inclusion des délégués de l'ADFC/M23 a été évoquée sous réserve de ces critères.

Contexte et calendrier
Ces consultations s'inscrivent dans la logique du discours tenu le  22 février dernier devant les membres de l'Union sacrée de la Nation, où le président Félix Tshisekedi avait appelé à dépasser les divisions internes pour faire face aux menaces extérieures, notamment dans l'est du pays.

Le processus devrait s'achever dans un délai maximal de deux semaines.    

adiookapi.net/CC



Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont publié un communiqué de presse le samedi 22 mars 2025, prenant acte de la décision annoncée par l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et le Mouvement du 23 mars (M23) de se retirer de Walikale, dans la province du Nord-Kivu.

Cette décision fait suite à la déclaration conjointe du 18 mars 2025, conclue entre l’État du Qatar, la République démocratique du Congo et la République du Rwanda, en présence de l’émir du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, du président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et du président rwandais Paul Kagame.

Les FARDC ont annoncé qu’elles observeraient avec vigilance le retrait des forces hostiles de Walikale jusqu’à l’est de Kibati. Elles se sont également engagées à s’abstenir de mener toute action offensive contre les forces ennemies et ont enjoint les forces d’autodéfense congolaises à faire de même, afin d’encourager la désescalade et de privilégier les discussions de paix en cours à Luanda, Nairobi, Doha et Washington, D.C.

« Les Forces armées de la République démocratique du Congo vont s’abstenir de mener toute action offensive contre les forces ennemies et enjoignent les forces d’autodéfense congolaises à en faire autant afin d’encourager la désescalade, la poursuite des processus de Luanda et de Nairobi, et de privilégier les discussions de paix ainsi que l’aboutissement de celles récemment entamées, dans l’intérêt de la paix, à Doha au Qatar et à Washington, D.C. », indique le communiqué.

Tout en restant mobilisées, les FARDC se réservent le droit d’intervenir en cas de mouvement hostile de nature à compromettre la pause des combats et à menacer la sécurité des populations ainsi que l’intégrité territoriale du pays.

« À ce stade, les Forces armées de la République démocratique du Congo, tout en restant mobilisées, se réservent le droit d’intervenir en cas de tout mouvement hostile de nature à compromettre la pause des combats et à menacer la sécurité des populations et de leurs biens, tout comme l’intégrité territoriale de notre pays », précise le communiqué.

Cette décision fait suite à la déclaration conjointe du 18 mars 2025, conclue entre l’État du Qatar, la République démocratique du Congo et la République du Rwanda, en présence de l’émir du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, du président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et du président rwandais Paul Kagame.

Les FARDC ont annoncé qu’elles observeraient avec vigilance le retrait des forces hostiles de Walikale jusqu’à l’est de Kibati. Elles se sont également engagées à s’abstenir de mener toute action offensive contre les forces ennemies et ont enjoint les forces d’autodéfense congolaises à faire de même, afin d’encourager la désescalade et de privilégier les discussions de paix en cours à Luanda, Nairobi, Doha et Washington, D.C.

« Les Forces armées de la République démocratique du Congo vont s’abstenir de mener toute action offensive contre les forces ennemies et enjoignent les forces d’autodéfense congolaises à en faire autant afin d’encourager la désescalade, la poursuite des processus de Luanda et de Nairobi, et de privilégier les discussions de paix ainsi que l’aboutissement de celles récemment entamées, dans l’intérêt de la paix, à Doha au Qatar et à Washington, D.C. », indique le communiqué.

Tout en restant mobilisées, les FARDC se réservent le droit d’intervenir en cas de mouvement hostile de nature à compromettre la pause des combats et à menacer la sécurité des populations ainsi que l’intégrité territoriale du pays.

« À ce stade, les Forces armées de la République démocratique du Congo, tout en restant mobilisées, se réservent le droit d’intervenir en cas de tout mouvement hostile de nature à compromettre la pause des combats et à menacer la sécurité des populations et de leurs biens, tout comme l’intégrité territoriale de notre pays », précise le communiqué.

F. Mulumba



Les sénateurs de l'UDPS -Union pour la démocratie et le progrès social- ont rejeté la restructuration du Présidium de l'Union sacrée, publiée récemment par le secrétaire permanent, André Mbata. Ils sollicitent, dès lors, l'implication du chef de l'État, Félix Tshisekedi, haute autorité de l'Union sacrée, dans la restructuration.

Dans leur déclaration rendue publique, ces sénateurs accusent André Mbata de violer délibérément des dispositions impératives de la charte de l'Union sacrée relative aux conditions d'adhésion et de siège des partis et regroupements politiques au sein du Présidium. 

"La nomination sélective et partisane des membres du Présidium sur base de clientélisme et népotisme. La confusion délibérément entretenue et l'usurpation des pouvoirs de la haute autorité politique, par le secrétaire permanent."

Ils recommandent la prise en compte des critères du poids politique des partis et regroupements politiques dans la prise des décisions. Ces sénateurs exigent la restructuration profonde de l'Union sacrée, tout en commençant par le Présidium et le secrétariat permanent.

Grevisse Tekilazaya  



Un accord visant à collaborer au développement de la culture et des industries créatives de l’Afrique de l’Est a été signé samedi par les ministres des Arts et culture  à Addis-Abeba, en Éthiopie, en présence du représentant de la République démocratique du Congo, a appris l’ACP d´un communiqué du ministère. 

« Les ministres ont exprimé leur engagement à renforcer la coopération et la coordination pour la promotion et le développement de l’art et de la culture d’Afrique de l’Est. Ils ont convenu d’établir un cadre pour des initiatives et des projets conjoints qui faciliteront l’échange d’idées, d’expertises et de bonnes pratiques entre les États membres (…) » , a- t-on lu . 

«Cette collaboration vise à renforcer le secteur culturel de la région, à promouvoir la diversité culturelle et à accroître la visibilité de l’art et de la culture d’Afrique de l’Est sur la scène internationale.

Pour matérialiser cet accord, dans les  semaines à venir, un document de travail sera partagé décrivant les principaux domaines de collaboration notamment, les sites patrimoniaux et les traditions culturelles »,  a ajouté le communiqué.

L’accord visant à collaborer au développement de la culture et des industries créatives de la sous-région de l’Afrique  de l’Est  a été signé lors de la 2ème édition du « Festival des arts et de la culture de l’Afrique de l’Est »  à Addis-Abeba qui   a réuni  9  pays africains. Et cet événement vise à renforcer la fraternité entre les nations, faciliter l’échange de connaissances et créer un environnement propice à la diplomatie culturelle.

Ce festival sert de passerelle pour la diplomatie culturelle et la coopération régionale. Ce denier crée un environnement propice à l’exposition et à la commercialisation des œuvres des artistes, des producteurs culturels et des prestataires de services, contribuant ainsi à la croissance économique et aux échanges culturels. 

ACP/C.L./CC



Le projet de calendrier des travaux de la session ordinaire de mars 2025 soumis à l’examen à l’assemblée plénière au Sénat de la République démocratique du Congo, reprenant les matières législatives et non législatives, a été adopté vendredi, au cours d’une séance plénière.

« Le projet de calendrier des travaux de la session ordinaire 2025 est adopté. Je rappelle que ce calendrier reste ouvert à toute nouvelle matière qui pourra y être rajoutée au cours de la session, bien qu’approuvée par la plénière», a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde, président de la Chambre haute du Parlement.

Donnant lecture de ce calendrier, tel que les matières y sont réparties selon les commissions, le rapporteur adjoint du Sénat, Jean-Claude Baende Etafe Eliko, a rapporté qu’au plan législatif, les élus des élus provinciaux examineront pendant la session en cours notamment, la proposition de loi portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des techniciens en développement rural (OTDR). Celle-ci, initiative du Sénat, sera traitée par les  Commissions permanentes  PAJ-DH et Environnement.

S’agissant du volet contrôle parlementaire, le calendrier prévoit une Question au Gouvernement, une Question orale avec débat, une Question écrite. A cela s’ajoutent,  une Question d’actualité, une interpellation, une Commission d’enquête et des Auditions des rapports des missions (missions à l’intérieur et missions à l’extérieur) par les Commissions permanentes et Audition de la synthèse nationale des rapports des vacances parlementaires (période du 16 décembre 2024 au 14 mars 2025).

La grille reste ouverte, a insisté Sama Lukonde,  président de la Chambre  Haute du Parlement, soulignant que la session de mars sera, toutes proportions gardées, basée sur des questions sécuritaires, contexte sociopolitique dans l’Est du pays obligeant.

Dans ses explications, Sama Lukonde a relaté qu’une fois qu’un texte  franchit tous les niveaux et qu’il reçoit mention au niveau de la conférence des présidents d’être inscrit à l’ordre du jour, ce sont ces matières-là qui sont mentionnées par rapport au calendrier.

« Il y a d’autres matières qui sont en cours et qui vont nous venir, elles seront adoptées de la même manière au niveau de la conférence des présidents et elles seront inscrites à l’ordre du jour  de ce calendrier qui est ouvert », a-t-il précisé.

Pour ce qui est de la prochaine validation des mandats, il sera mis en place une commission et celle-ci viendra faire rapport au niveau de la plénière et une fois ces mandats validés, cela sera programmé dans le calendrier.  

Le Sénat autorise la prorogation de l’Etat de siège sans débat

Par ailleurs, après  qu’ils ont tenu pour acceptable, ledit projet de calendrier adopté la veille par la Conférence des présidents, les sénateurs ont voté le projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’Etat de siège sur une partie du territoire de la  RDC pour la 95ème fois, ce sans débat, en dépit  de la présence d’un représentant du Gouvernement, en l’occurrence le vice-ministre de la Justice chargé du Contentieux international, Samuel Mbemba. L’absence du débat l’a été à la suite de la motion du sénateur Justin Kalumba Mwana Ngongo qui a proposé qu’il n’y ait pas débat autour de cette question étant donné que c’est le chef de l’Etat qui a sollicité cette prorogation de l’Etat de siège et qui en maitrise les contours, surtout pendant cette période cruciale.

« Les questions de guerre étant très sensibles, Si le chef de l’Etat nous a demandé de proroger l’Etat de siège, c’est qu’il y a une raison. Et étant donné que nous sommes en pleine période de guerre, il serait plus sage pour nous sénateurs de ne pas ouvrir un débat là-dessus, peut-être demander à notre commission Défense et sécurité de recevoir par la suite

Les ministres concernés, pour approfondir la question sans que forcement ça soit diffusé pour être porté à la connaissance de l’opinion », a expliqué ce sénateur élu du Maniema.

Sur 109 sénateurs qui composent le Sénat, 78 ont pris part au vote de cette prorogation de l’Etat de siège, 75 ont voté oui, aucun sénateur n’a voté non et 3 abstentions enregistrées. Elle prend effet dès le 23 mars pour 15 jours.

ACP/Célestin Lutete/CC

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