La Cour constitutionnelle a déclaré conforme à la Constitution la loi référendaire, tout en l'assortissant de réserves d'interprétation destinées à encadrer sa mise en œuvre.

Réunie en audience solennelle publique, ce mardi 28 juillet 2026, la haute juridiction a examiné les différentes dispositions du texte avant de conclure à leur conformité à la Constitution. Dans son arrêt, elle précise notamment que plusieurs articles de la loi sont conformes à la Constitution et que leur application devra tenir compte des réserves formulées par la Cour.

À cet effet, la Cour ordonne la publication de la loi au Journal officiel de la République démocratique du Congo,(RDC),avec en annexe le présent arrêt, afin que les autorités chargées de son application respectent les réserves d'interprétation énoncées dans la décision. 

La haute juridiction rappelle également que la procédure est gratuite, conformément à l'article 96, alinéa 2, de la loi organique n° 13/026 du 15 octobre 2013 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle. 

Enfin, la Cour a ordonné la notification de son arrêt aux autorités compétentes, notamment au chef de l'État, aux Présidents de deux Chambres du Parlement, avant sa publication au Journal officiel.

Cette décision, il convient de le souligner, marque une étape importante dans le processus d'entrée en vigueur de la loi référendaire, dont l'application devra désormais s'effectuer dans le strict respect des réserves d'interprétation formulées par la Cour constitutionnelle.

Serge Mavungu

 


Les fonctionnaires et agents de l’État devront armer un peu leur patience ce mois-ci. Les opérations d’ordonnancement et de liquidation de la paie du mois de juillet 2026 accusent un léger décalage par rapport au calendrier habituel.

Dans un communiqué rassurant, le Comité de suivi de la paie des agents et fonctionnaires de l’État annonce toutefois que le processus de paiement sera effectif dans les tous prochains jours.

Cette situation, qui suscite des inquiétudes au sein de la fonction publique, découle de réglages administratifs et techniques visant à assainir le fichier solde.

Des travaux techniques pour fiabiliser les données bancaires

Selon les précisions fournies par le Comité de suivi de la paie, ce retard conjoncturel s’explique par la conduite d’opérations techniques approfondies sur les listes de paie.

L’objectif poursuivi par les services du Budget et des Finances est d’assurer une fiabilisation maximale des données bancaires et nominatives des agents publics avant le déclenchement des virements dans les institutions financières et bancaires partenaires.

Ces vérifications complémentaires, destinées à éliminer les doublons et les anomalies constatées dans le fichier solde, ont nécessité plus de temps que prévu, entraînant ainsi un glissement mécanique du calendrier initial pour ce mois de juillet.

Un démarrage imminant garanti aux fonctionnaires

Conscient de l’impact socio-économique de ce décalage sur les ménages des agents de l’État, le Comité de suivi tient à apaiser les tensions et confirme que les blocages techniques sont en voie de finalisation.

Les opérations de paie proprement dites débuteront de manière effective dans les guichets bancaires et auprès des opérateurs de paiement bancaire d’ici les prochains jours sur toute l’étendue du territoire national.

Le gouvernement appelle ainsi les fonctionnaires au calme et à la sérénité pendant la finalisation de ce processus technique indispensable.
 
mbote/CC


La Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK) annonce le lancement, à partir du lundi 10 août 2026, d’une opération de contrôle technique renforcé des véhicules et des motos sur toute l’étendue de la capitale.

Dans un communiqué publié ce jeudi 23 juillet 2026, la RFCK rappelle aux propriétaires d’engins roulants qu’ils disposent encore de 15 jours, délai non renouvelable, pour effectuer volontairement le contrôle technique dans les centres agréés.

Cette opération fait suite au communiqué officiel du 8 juillet 2026, par lequel la RFCK avait accordé une période de 30 jours aux usagers afin de régulariser leur situation. À l’issue de cette échéance, les équipes de contrôle seront déployées à travers Kinshasa pour vérifier la conformité des véhicules et des motos en circulation et veiller au respect de la réglementation en vigueur.

Dans ce communiqué signé par son directeur général, Kasinzi Mafolo Joseph, la RFCK exhorte les assujettis à ne pas attendre la date butoir pour accomplir cette formalité, prévenant qu’aucune exception ne sera accordée après l’expiration du délai.

Christian Dimanyayi



Dans une vidéo nous parvenue samedi dernier, le commandant de la Task Force présidentielle d’assainissement, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a annoncé l’ouverture d’une enquête après les agressions visant des agents de cette structure dans les communes de Masina et Matete à Kinshasa.

Dans sa réaction, il a condamné ces actes de violence et promis que les auteurs seront identifiés afin de répondre de leurs actes devant la justice. Il a également appelé la population kinoise au civisme et à ne pas s’en prendre aux agents mobilisés dans le cadre des opérations d’assainissement de la capitale.

Selon la Task Force, ses agents ont été pris à partie lors de leur mission sur le terrain. À Masina, l’adjudant-chef René Akpond, qui dirigeait une équipe d’intervention, affirme avoir été agressé par des individus qu’il présente comme des partisans du parti politique de Martin Fayulu.

D’après son témoignage relayé dans la même vidéo, ses agresseurs auraient scandé « Non au changement de la Constitution ! » avant de lancer des pierres contre son équipe.

Un autre incident a également été signalé au niveau du pont Matete, où un groupe de jeunes non identifiés, munis de bâtons et de machettes, aurait attaqué des agents de la Task Force, semant la panique dans cette partie de la ville.

Le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a rappelé que les membres de la Task Force présidentielle d’assainissement sont apolitiques et exécutent une mission d’intérêt public conformément aux instructions du chef de l’État.

Linda Lusonso



Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a appelé les jeunes du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) à s'inspirer des idéaux de Patrice Lumumba et d'Antoine Gizenga pour contribuer à la défense de la souveraineté de la République démocratique du Congo et relever les défis actuels du pays.

Il s'est exprimé, samedi 18 juillet 2026, à Kinshasa, lors d'une matinée politique organisée au Musée national de la RDC par la Ligue des jeunes nationalistes lumumbistes. Placée sous le thème "Héritiers de Lumumba et Gizenga : quelles responsabilités pour la jeunesse nationaliste lumumbiste, 66 ans après l'indépendance ?", cette rencontre a réuni plusieurs responsables et militants du PALU autour des enjeux politiques, sécuritaires, économiques et mémoriels.

Dans son intervention, Patrick Muyaya Katembwe a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans la poursuite du combat mené par les pères de l'indépendance. Il a estimé que le principal défi de cette génération est de contribuer à l'émancipation économique du pays tout en restant mobilisée face à ce qu'il a qualifié de guerre de prédation dont la RDC est victime.

Le porte-parole du Gouvernement a également mis l'accent sur la lutte contre la désinformation, devenue selon lui un enjeu majeur dans le contexte sécuritaire actuel. Il a exhorté les jeunes à faire preuve de discernement dans l'utilisation des réseaux sociaux afin de ne pas servir, parfois malgré eux, de relais aux campagnes de manipulation et de propagande.

À l'ouverture de cette matinée politique, le président de la Ligue des jeunes nationalistes lumumbistes, Christian Malamba, a rappelé que l'objectif de cette initiative était de renforcer la formation idéologique des jeunes militants. Il a souligné que l'héritage de Patrice Lumumba et d'Antoine Gizenga doit se traduire par un engagement permanent en faveur de l'unité nationale et du développement du pays, tout en mettant en garde contre les divisions identitaires, la désinformation numérique et la corruption.

Pour sa part, le député national Garry Sakata a invité les jeunes à préserver les valeurs incarnées par les deux figures historiques, notamment le patriotisme, le courage politique et l'attachement à l'unité nationale. Selon lui, les idéaux de Lumumba et de Gizenga demeurent une source d'inspiration pour les nouvelles générations appelées à participer à la construction de la RDC.

Serge Mavungu



Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a procédé au rapatriement volontaire de 121 ressortissants congolais en provenance d'Afrique du Sud, dans le cadre d'une opération organisée à la suite des violences à caractère xénophobe survenues les 5 et 6 mai 2026.

Dans un communiqué publié ce samedi 18 juillet, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise précise qu'il s'agit du premier vol de rapatriement volontaire affrété par le Gouvernement. Les personnes rapatriées, parmi lesquelles figurent des femmes et des enfants, sont arrivées à Kinshasa à bord d'un vol spécialement organisé.

Le ministère indique que cette opération fait suite aux mesures d'urgence prises sur instruction de la ministre d'État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner. L'ambassade de la RDC à Pretoria avait notamment renforcé son dispositif consulaire en mettant en place une veille permanente, des lignes d'urgence, des relais communautaires et des démarches diplomatiques auprès des autorités sud-africaines afin d'assurer la protection et l'assistance des ressortissants congolais.

Selon le communiqué, la question avait été portée dès le 8 mai devant l'Assemblée nationale, avant d'être examinée en Conseil des ministres. À l'issue de ces démarches, la Première ministre avait décidé de mettre en place une cellule de crise gouvernementale et d'envoyer une mission en Afrique du Sud pour coordonner l'identification des personnes concernées et organiser leur retour dans des conditions de sécurité et de dignité.

À ce jour, 260 dossiers ont été validés dans le cadre de cette opération. Après vérification par les services compétents, 121 compatriotes ont été autorisés à embarquer à bord de ce premier vol à destination de Kinshasa.

À leur arrivée à l'aéroport international de N'djili, les rapatriés ont été accueillis par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, entourée des autorités et des services compétents. Un dispositif de prise en charge et d'accompagnement a été mis en place afin de faciliter leur réinsertion.

Le ministère des Affaires étrangères réaffirme, à travers ce communiqué, l'engagement du Gouvernement à assurer la protection des citoyens congolais à l'étranger et salue la mobilisation de l'ambassade de la RDC à Pretoria ainsi que la coopération des autorités sud-africaines, qui ont contribué à la réussite de cette opération.

Prosper Buhuru



Le parolier congolais Pascal Poba a été honoré à titre posthume par le Conseil national de la musique (CONAMU-RDC). Lors de la cérémonie funéraire organisée lundi à Kinshasa, il a reçu un diplôme d’honneur le consacrant meilleur parolier de la rumba congolaise du premier quart du XXIᵉ siècle.

Reconnu pour la profondeur de ses textes et sa capacité à raconter des histoires à travers la musique, Pascal Poba a marqué plusieurs générations d’artistes congolais. Son talent d’écriture s’est illustré dans de nombreux succès de grands noms de la rumba.

Parmi ses œuvres les plus connues figurent notamment « Maman » de Papa Wemba, « Chantal Switzerland », « Fleur d’amour » et « Papson » de Werrason, « Mercure » de Ferre Gola, ainsi que plusieurs titres de Koffi Olomidé et JB Mpiana.

Son répertoire comprend également des chansons devenues populaires comme « Mwana Mpwo » et « Tokufa Pona Congo », ainsi que plusieurs œuvres écrites pour Adolphe Dominguez.

À travers cette distinction, le CONAMU-RDC rend hommage à un homme dont les mots ont contribué à écrire une partie importante de l’histoire de la rumba congolaise.

Ordi Mande



Le Karmapa, légende de la rumba congolaise, a confié lors de son passage dans l’émission B-One Music présentée par Papy Mboma qu’il souffre d’importants troubles de la mémoire suite à une grave maladie l’ayant contraint à se faire soigner en Europe. L’artiste exprime toutefois son optimisme quant à sa récupération progressive.

Une maladie qui a bouleversé sa vie

Le Karmapa, de son vrai nom Jean-Jacques Kibinda Pembele, a brisé le silence sur les raisons de son absence prolongée de la scène artistique. Lors de son apparition télévisée ce dimanche, l’auteur-compositeur-interprète congolais a révélé avoir traversé une période critique de sa santé. « J’étais malade. Très malade. Les enfants ont décidé que je parte en Europe afin de poursuivre mes soins. C’est là que j’ai été interné. C’est ce qui a justifié mon absence et retardé la sortie de l’album », a-t-il expliqué avec franchise.

Cette hospitalisation en Europe a marqué un tournant majeur dans la vie personnelle et professionnelle du Prince de la rumba congolaise, justifiant ainsi les interrogations de ses nombreux fans sur son silence musical prolongé.
 

Des séquelles cognitives persistantes

Les conséquences de cette maladie vont au-delà de la simple récupération physique. Le Karmapa a confessé souffrir de troubles importants de la mémoire qui affectent significativement son quotidien et son travail créatif. « J’oublie souvent. J’oublie énormément de choses, parfois même les noms des gens. Il m’arrive même d’oublier mes propres titres », a-t-il avoué avec une certaine émotion. Ces aveux témoignent de la gravité des séquelles qu’il traverse et de la vulnérabilité d’une grande figure artistique face aux aléas de la santé.

Pour un musicien dont la carrière repose sur la création et l’interprétation, ces troubles de la mémoire constituent un défi considérable, tant sur le plan professionnel que personnel.

Un optimisme teinté de réalisme

Malgré ces défis, Le Karmapa affiche une détermination à rebondir. « Aujourd’hui, je suis en forme et j’espère me rattraper. Le médecin m’a demandé de me reposer, et j’ai déjà eu ce repos. Mais l’âge avance aussi. Je ne serai sans doute plus jamais rétabli à 100 %, mais je suis en forme », a-t-il déclaré avec une lucidité touchante. Cette déclaration équilibrée montre un artiste conscient de ses limites tout en refusant de se laisser abattre par les circonstances.

Un patrimoine artistique incontournable

Le Karmapa demeure une figure majeure de la musique congolaise malgré cette épreuve. Révélé en 2003 avec son premier album Je m’appelle toi (Love moi), il s’est rapidement imposé grâce à une rumba mélodieuse privilégiant les textes et les émotions, à contre-courant de la domination du ndombolo de l’époque. Ce positionnement lui a valu le surnom mérité de « Prince de la rumba congolaise ».

Au cours de sa carrière s’étendant sur plus de deux décennies, Le Karmapa a sorti plusieurs albums remarqués, dont Le Temps de l’amour (2005), Riposte (2008), Le Millionnaire (2013) et Caligula (2017). Des chansons incontournables comme « La Duchesse », « I Love You TF1 », « Bileyi ya Mobali » et « Blessé de cœur » figurent parmi ses plus grands succès, témoignant de son impact durable sur la rumba moderne.

Connu pour ses textes engagés et ses observations pertinentes de la société congolaise, Le Karmapa reste une voix respectée et écoutée. Son combat contre la maladie et sa volonté affichée de poursuivre sa mission artistique inspirent ses admirateurs, qui attendent avec impatience son retour complet à la création musicale.
 
mbote/CC

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Ali Kalonga

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