Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a appelé les jeunes du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) à s'inspirer des idéaux de Patrice Lumumba et d'Antoine Gizenga pour contribuer à la défense de la souveraineté de la République démocratique du Congo et relever les défis actuels du pays.
Il s'est exprimé, samedi 18 juillet 2026, à Kinshasa, lors d'une matinée politique organisée au Musée national de la RDC par la Ligue des jeunes nationalistes lumumbistes. Placée sous le thème "Héritiers de Lumumba et Gizenga : quelles responsabilités pour la jeunesse nationaliste lumumbiste, 66 ans après l'indépendance ?", cette rencontre a réuni plusieurs responsables et militants du PALU autour des enjeux politiques, sécuritaires, économiques et mémoriels.
Dans son intervention, Patrick Muyaya Katembwe a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans la poursuite du combat mené par les pères de l'indépendance. Il a estimé que le principal défi de cette génération est de contribuer à l'émancipation économique du pays tout en restant mobilisée face à ce qu'il a qualifié de guerre de prédation dont la RDC est victime.
Le porte-parole du Gouvernement a également mis l'accent sur la lutte contre la désinformation, devenue selon lui un enjeu majeur dans le contexte sécuritaire actuel. Il a exhorté les jeunes à faire preuve de discernement dans l'utilisation des réseaux sociaux afin de ne pas servir, parfois malgré eux, de relais aux campagnes de manipulation et de propagande.
À l'ouverture de cette matinée politique, le président de la Ligue des jeunes nationalistes lumumbistes, Christian Malamba, a rappelé que l'objectif de cette initiative était de renforcer la formation idéologique des jeunes militants. Il a souligné que l'héritage de Patrice Lumumba et d'Antoine Gizenga doit se traduire par un engagement permanent en faveur de l'unité nationale et du développement du pays, tout en mettant en garde contre les divisions identitaires, la désinformation numérique et la corruption.
Pour sa part, le député national Garry Sakata a invité les jeunes à préserver les valeurs incarnées par les deux figures historiques, notamment le patriotisme, le courage politique et l'attachement à l'unité nationale. Selon lui, les idéaux de Lumumba et de Gizenga demeurent une source d'inspiration pour les nouvelles générations appelées à participer à la construction de la RDC.
Serge Mavungu
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a procédé au rapatriement volontaire de 121 ressortissants congolais en provenance d'Afrique du Sud, dans le cadre d'une opération organisée à la suite des violences à caractère xénophobe survenues les 5 et 6 mai 2026.
Dans un communiqué publié ce samedi 18 juillet, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise précise qu'il s'agit du premier vol de rapatriement volontaire affrété par le Gouvernement. Les personnes rapatriées, parmi lesquelles figurent des femmes et des enfants, sont arrivées à Kinshasa à bord d'un vol spécialement organisé.
Le ministère indique que cette opération fait suite aux mesures d'urgence prises sur instruction de la ministre d'État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner. L'ambassade de la RDC à Pretoria avait notamment renforcé son dispositif consulaire en mettant en place une veille permanente, des lignes d'urgence, des relais communautaires et des démarches diplomatiques auprès des autorités sud-africaines afin d'assurer la protection et l'assistance des ressortissants congolais.
Selon le communiqué, la question avait été portée dès le 8 mai devant l'Assemblée nationale, avant d'être examinée en Conseil des ministres. À l'issue de ces démarches, la Première ministre avait décidé de mettre en place une cellule de crise gouvernementale et d'envoyer une mission en Afrique du Sud pour coordonner l'identification des personnes concernées et organiser leur retour dans des conditions de sécurité et de dignité.
À ce jour, 260 dossiers ont été validés dans le cadre de cette opération. Après vérification par les services compétents, 121 compatriotes ont été autorisés à embarquer à bord de ce premier vol à destination de Kinshasa.
À leur arrivée à l'aéroport international de N'djili, les rapatriés ont été accueillis par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, entourée des autorités et des services compétents. Un dispositif de prise en charge et d'accompagnement a été mis en place afin de faciliter leur réinsertion.
Le ministère des Affaires étrangères réaffirme, à travers ce communiqué, l'engagement du Gouvernement à assurer la protection des citoyens congolais à l'étranger et salue la mobilisation de l'ambassade de la RDC à Pretoria ainsi que la coopération des autorités sud-africaines, qui ont contribué à la réussite de cette opération.
Prosper Buhuru
Le parolier congolais Pascal Poba a été honoré à titre posthume par le Conseil national de la musique (CONAMU-RDC). Lors de la cérémonie funéraire organisée lundi à Kinshasa, il a reçu un diplôme d’honneur le consacrant meilleur parolier de la rumba congolaise du premier quart du XXIᵉ siècle.
Reconnu pour la profondeur de ses textes et sa capacité à raconter des histoires à travers la musique, Pascal Poba a marqué plusieurs générations d’artistes congolais. Son talent d’écriture s’est illustré dans de nombreux succès de grands noms de la rumba.
Parmi ses œuvres les plus connues figurent notamment « Maman » de Papa Wemba, « Chantal Switzerland », « Fleur d’amour » et « Papson » de Werrason, « Mercure » de Ferre Gola, ainsi que plusieurs titres de Koffi Olomidé et JB Mpiana.
À travers cette distinction, le CONAMU-RDC rend hommage à un homme dont les mots ont contribué à écrire une partie importante de l’histoire de la rumba congolaise.
Le Karmapa, légende de la rumba congolaise, a confié lors de son passage dans l’émission B-One Music présentée par Papy Mboma qu’il souffre d’importants troubles de la mémoire suite à une grave maladie l’ayant contraint à se faire soigner en Europe. L’artiste exprime toutefois son optimisme quant à sa récupération progressive.
Une maladie qui a bouleversé sa vie
Le Karmapa, de son vrai nom Jean-Jacques Kibinda Pembele, a brisé le silence sur les raisons de son absence prolongée de la scène artistique. Lors de son apparition télévisée ce dimanche, l’auteur-compositeur-interprète congolais a révélé avoir traversé une période critique de sa santé. « J’étais malade. Très malade. Les enfants ont décidé que je parte en Europe afin de poursuivre mes soins. C’est là que j’ai été interné. C’est ce qui a justifié mon absence et retardé la sortie de l’album », a-t-il expliqué avec franchise.
Des séquelles cognitives persistantes
Les conséquences de cette maladie vont au-delà de la simple récupération physique. Le Karmapa a confessé souffrir de troubles importants de la mémoire qui affectent significativement son quotidien et son travail créatif. « J’oublie souvent. J’oublie énormément de choses, parfois même les noms des gens. Il m’arrive même d’oublier mes propres titres », a-t-il avoué avec une certaine émotion. Ces aveux témoignent de la gravité des séquelles qu’il traverse et de la vulnérabilité d’une grande figure artistique face aux aléas de la santé.
Pour un musicien dont la carrière repose sur la création et l’interprétation, ces troubles de la mémoire constituent un défi considérable, tant sur le plan professionnel que personnel.
Un optimisme teinté de réalisme
Malgré ces défis, Le Karmapa affiche une détermination à rebondir. « Aujourd’hui, je suis en forme et j’espère me rattraper. Le médecin m’a demandé de me reposer, et j’ai déjà eu ce repos. Mais l’âge avance aussi. Je ne serai sans doute plus jamais rétabli à 100 %, mais je suis en forme », a-t-il déclaré avec une lucidité touchante. Cette déclaration équilibrée montre un artiste conscient de ses limites tout en refusant de se laisser abattre par les circonstances.
Un patrimoine artistique incontournable
Au cours de sa carrière s’étendant sur plus de deux décennies, Le Karmapa a sorti plusieurs albums remarqués, dont Le Temps de l’amour (2005), Riposte (2008), Le Millionnaire (2013) et Caligula (2017). Des chansons incontournables comme « La Duchesse », « I Love You TF1 », « Bileyi ya Mobali » et « Blessé de cœur » figurent parmi ses plus grands succès, témoignant de son impact durable sur la rumba moderne.
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit le Gouvernement de faire de la réforme de l'Inspection générale du travail (IGT) une priorité, en veillant à la mise en œuvre immédiate du cadre juridique régissant cette institution. Cette directive a été donnée lors de la 94ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue vendredi à Kinshasa.
Selon le compte rendu présenté par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le Chef de l'État a chargé le Gouvernement, sous la coordination de la Première ministre, d'appliquer sans délai les textes encadrant l'IGT, notamment en renforçant son autonomie administrative et financière et en finalisant son organisation.
Le ministre de l'Emploi et du Travail, en collaboration avec ses collègues du Budget, de la Fonction publique, des Finances ainsi que les autres services concernés, devra également veiller à une rémunération conforme au statut des inspecteurs et contrôleurs du travail, tout en garantissant la mensualisation régulière de leurs avantages.
Félix Tshisekedi a, en outre, exigé l'accélération de la modernisation de l'Inspection générale du travail à travers sa digitalisation, la dématérialisation des procédures, le déploiement d'outils numériques, la création d'une base nationale des inspections et le renforcement des mécanismes de contrôle.
La réforme prévoit également un programme permanent de formation et de spécialisation des inspecteurs, ainsi qu'une harmonisation des pratiques de contrôle et des régimes de sanctions, afin de garantir davantage de transparence, de sécurité juridique pour les entreprises et d'égalité de traitement sur l'ensemble du territoire national.
Par ailleurs, le président de la République a demandé au Gouvernement de proposer toutes les mesures administratives, réglementaires, budgétaires et organisationnelles nécessaires pour assurer un fonctionnement efficace et durable de cette institution. Une feuille de route assortie d'un calendrier précis de mise en œuvre et d'indicateurs de performance devra être soumise au Conseil des ministres dans les meilleurs délais.
À travers cette réforme, Félix Tshisekedi entend obtenir des résultats rapides et mesurables afin de doter la RDC d'une Inspection générale du travail moderne, crédible et performante, capable de mieux protéger les travailleurs, de favoriser la formalisation de l'emploi, d'améliorer le climat des affaires et de renforcer l'État de droit social.
Kevin Mbiya
Un contrôle obligatoire tous les six mois
Désormais, le contrôle technique automobile revêt un caractère non seulement obligatoire, mais également semestriel. Les usagers de la route devront soumettre leurs véhicules à cette inspection deux fois par an, soit six mois après le précédent contrôle.
Toutes les catégories de véhicules circulant dans la capitale sont concernées par cette obligation :
- Les motos
- Les voitures
- Les camionnettes
- Les camions de moins de vingt tonnes
La RFCK invite les propriétaires à se rendre volontairement dans les différents centres agréés de la ville pour effectuer ces vérifications techniques indispensables à la sécurité routière.
Fin du délai le 8 août et bouclage général le 10 août
L’autorité urbaine a fixé une date limite stricte pour permettre aux automobilistes de régulariser leur situation. Les assujettis ont jusqu’au samedi 08 août 2026 pour soumettre leurs véhicules au contrôle technique.
« La RFCK exhorte les assujettis à ne pas attendre la date butoir car aucune excuse ne sera admise. »
Le calendrier est déjà tracé. Passé ce délai, les forces de l’ordre et les agents de la régie passeront à la vitesse supérieure. Un bouclage général sera rigoureusement organisé à partir du lundi 10 août 2026 sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa.
Les conducteurs non en règle s’exposent à des sanctions sévères et à la mise en fourrière immédiate de leurs véhicules.
mbote/CC
Gaz Mawete prépare une nouvelle sortie musicale. L’artiste congolais a annoncé la disponibilité de son titre « Nako Funda Yo », en featuring avec Chily, ce mercredi sur toutes les plateformes de téléchargement et de streaming.
À travers cette publication, Gaz Mawete donne rendez-vous à ses fans pour découvrir cette nouvelle collaboration qui marque une nouvelle étape dans son actualité musicale.
Le morceau sera accessible au public sur les principales plateformes d’écoute dès sa sortie officielle.
« La tenue d'un dialogue national inclusif s'impose comme la solution prioritaire pour sortir la République démocratique du Congo de sa crise multidimensionnelle », c’est le principal message porté, lundi 6 juillet à Bujumbura, par la coalition de l'opposition congolaise C64. C’est à l'issue de consultations séparées menées par le président burundais et président en exercice de l'Union africaine, Évariste Ndayishimiye. Tout en insistant sur le respect de l'ordre constitutionnel, l'opposition affirme que toutes les forces politiques majeures du pays s'accordent désormais sur la nécessité de ces assises.
Ces consultations de haut niveau visaient à recueillir les propositions des acteurs congolais face à la triple crise politique, sécuritaire et institutionnelle qui frappe la RDC. Outre la coalition d'opposition C64, le chef de l'État burundais a également reçu séparément les représentants de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de l'Église du Christ au Congo (ECC) ainsi que de la Plateforme des confessions religieuses et des Églises du Réveil en RDC.
Pour Franklin Tshiamala, secrétaire général du parti LGD et membre de la coalition C64, ces échanges marquent une avancée décisive :
« Nous avons livré chacun notre point de vue par rapport à la crise profonde et multidimensionnelle que notre pays connaît et nos propositions en vue d'en sortir. Globalement, tout le monde convient qu'il faille tenir un dialogue inclusif dans le cadre duquel toutes les composantes importantes, tous les leaders qui ont de l'ancrage dans notre pays devront être participants pour envisager les voies et les moyens de pouvoir sortir de l'escalade dans laquelle nous nous trouvons et qui empêche notre pays de pouvoir avancer sur son agenda de développement. Et nous pensons que c'est positif, ça avance sur la bonne voie, nous sommes sur la voie de la tenue du dialogue. »
Un appel parallèle à la cohésion et au respect des institutions
Si l'opposition pousse pour des discussions élargies, les leaders religieux ont quant à eux insisté sur la stabilité de l'État. L'archevêque Évariste Ejiba Yamapia, président de la Plateforme des confessions religieuses et des Églises du Réveil en RDC, a mis en avant la sauvegarde de l'unité nationale :
« Le seul message, il fait appel à l'unité, à la cohésion nationale, à être ouvert et surtout au respect des institutions de la République. Les autres détails, lui-même, avec son homologue, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ils vont voir quelles sont les orientations qui seront données. »
À l'issue de ces différentes rencontres, la présidence burundaise a indiqué que le président Évariste Ndayishimiye s'est félicité de la qualité des échanges. Il a salué l'engagement ferme exprimé par l'ensemble des participants en faveur de la paix, de la stabilité et de la sécurité, non seulement en RDC, mais également dans toute la région des Grands Lacs.
radiookapi.net/CC









