Le président Félix-Antoine Tshisekedi séjourne depuis lundi 9 février à Luanda, en Angola, rapporte l’Agence congolaise de presse. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre des initiatives de médiation en cours visant à restaurer la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo, confronté à l’agression du Rwanda.

Un tête-à-tête est prévu avec son homologue angolais João Lourenço, président en exercice de l’Union africaine. Le Togolais Faure Gnassingbé et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo participent également aux échanges.

« À l’invitation du président de la République d’Angola et président en exercice de l’Union africaine, João Manuel Gonçalves Lourenço, le président Félix Tshisekedi effectue une visite de travail à Luanda ce 9 février 2026. Les deux chefs d’État auront un entretien sur les initiatives et efforts de médiation en cours en vue de ramener la paix à l’Est de la RDC », a indiqué Tina Salama, porte-parole du chef de l’État.

Le président congolais s’était déjà rendu à Luanda le 5 janvier dernier pour une brève visite de travail, au cours de laquelle il avait échangé avec João Lourenço sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

radiookapi.net/CC

 



L’instruction judiciaire concernant la gestion de la province du Kongo Central suit son cours. Après avoir été entendu ce lundi pour la première fois, le gouverneur de province a été autorisé à regagner son domicile. Son avocat, Me Kelly Mukendi, s’est confié à la presse pour apporter des précisions sur le déroulement de cette audition.

« Bien que l’instruction soit secrète, partant du principe inquisitoire, l’audition a porté essentiellement sur le rapport de l’IGF, découlant de sa mission de contrôle pour l’exercice 2025, couvrant la période de janvier à septembre 2025 », a expliqué Me Kelly Mukendi.

L’avocat s’est montré particulièrement confiant quant à la suite de la procédure. « Dans l’ensemble, tout s’est très bien passé. L’audition s’est déroulée normalement et tous les moyens de défense ont été présentés. À ce stade, nous avons le cœur net car rien d’alarmant, rien de grave, contrairement à ce qui a été relayé par une certaine presse, n’a été confirmé. »

« Le Gouverneur reprend ses activités »

Malgré la poursuite de l’enquête, la défense souligne que l’autorité provinciale n’est pas privée de sa liberté de mouvement. « Nous restons à la disposition de la justice. Pour l’instant, le Gouverneur a été remis en liberté et reprend ses activités. Jusqu’à preuve du contraire, l’instruction se poursuit, mais le Gouverneur est bel et bien rentré chez lui. Il demeure le Gouverneur du Kongo Central », a-t-il martelé.

Toutefois, Me Kelly Mukendi a invité à la prudence et à la retenue. « S’il y a des griefs à retenir, le procureur communiquera en temps voulu. Mais au stade actuel, la presse doit retenir qu’il est libre de ses mouvements et qu’il a regagné sa résidence. »

Signalons que le gouverneur du Kongo Central est poursuivi pour des accusations de détournements présumés de fonds publics, estimés à près d’un million de dollars américains, suite à un rapport de l’IGF.

Reagan Nsiese



La ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, s’apprête à accueillir, les samedi 7 et dimanche 8 février, l’un des plus grands noms du stand-up francophone pour un show d’exception. Il s’agit de l’humoriste français Fary Lopes B, connu sous le nom d’artiste Fary, qui sera entouré d’une génération de talents incontournables, à savoir : Nordine Ganso, Jason Brokerss, Sarah Lélé et Ken Cuelord.

Artiste d’origine cap-verdienne devenu l’un des humoristes français les plus prisés, Fary Lopes promet un spectacle inoubliable, offrant une expérience unique à l’occasion de sa deuxième venue à Kinshasa, après un premier passage il y a environ trois ans. Une preuve de son attachement au public et à l’environnement culturel congolais.

"Le défis est le fait de venir avec d'autres humoristes voir comment eux aussi vont se confronter à ce public là, c'est une culture qui est intéressante pour nous de s'y confronter, le public a un rapport différent aux blagues, c'est un challenge de voir comment confronter des nouvelles blagues", a fait savoir devant la presse l'humoriste français Fary.

Intervenant aux côtés de Fary, Nordine Ganso a fait savoir que se produire à Kinshasa représente pour lui un grand défi, face à un public exigeant.

"C'est un bon challenge pour nous de venir se confronter dans un endroit comme Kinshasa parce-que c'est un public qui ne rigole pas pour rien. Il y aura il y aura un bon feeling. Le premier c’est une soirée gala, et puis le deuxième spectacle sera ouvert au grand public", a-t-il fait savoir lors de son intervention.

Cette activité est une initiative de Déo Kasongo, entrepreneur congolais, fondateur et dirigeant du groupe DIVO (« Des idées qui valent de l’or »), une agence de communication et de marketing influente en RDC depuis plus de vingt ans. Également investisseur clé dans les secteurs du divertissement, du cinéma et de l’événementiel à Kinshasa, il revient sur les motivations à l’origine de la deuxième production de Fary dans la capitale congolaise.

"Le 2 juin 2023, quand Fary arrive, j’ai dit : il a fait sold out. Et sur notre page, il y avait des gens qui appelaient et qui écrivaient pour réserver des places, mais il n’y en avait plus. J’ai fait quelque chose de très simple : on a compté le nombre de personnes qui avaient fait la demande. Je me souviens que quand on est allé jouer au foot le lendemain, je lui ai dit : « Regarde le nombre de demandes qu’on a reçues. On aurait pu faire une deuxième date. », les gens qui n’avaient pas pu le voir ont toujours demandé à le revoir", a relaté Déo Kasongo, fondateur et dirigeant du groupe DIVO (« Des idées qui valent de l’or »).

Et de poursuivre :

"Et quand on a échangé, on s’est dit : pourquoi est-ce qu’on n’enrichirait pas ? Moi, je suivais déjà Nordin depuis un moment, puis Fary, puis Nordin, et puis il a parlé de Sarah, évidemment Jason Brokers. Et puis on s’est dit qu’on allait quand même mettre un local qui perce. C’est bien d’appeler ça un plateau, parce que ce sont peut-être des univers différents, et ça permet aux gens de passer de bons moments. Je suis sûr que les gens vont passer de bons moments.Ils sont toujours les bienvenus chez nous".

En complément à la réaction de Déo Kasongo, l’humoriste Fary a tenu à préciser que l’objectif de sa deuxième invitation à se produire à Kinshasa ne se limite pas aux intérêts économiques. Selon lui, l’essentiel réside avant tout dans l’échange culturel et la volonté d’ouvrir Kinshasa à d’autres horizons.

"Au-delà de l’aspect business, Parce qu’il n’y a pas que moi d’ailleurs : il y a Nordine, il y a Jason, il y a Sarah Lele. Ce n’est pas que mon spectacle. C’est vraiment un plateau d’humoristes, avec plusieurs humoristes qui viennent. Et je pense que l’idée aussi de ce que fait Déo Kasongo en tant que producteur, ce n’est pas simplement de trouver des spectacles qui vont s’inscrire dans la culture. L’idée, c’est d’ouvrir Kinshasa au reste du monde. Donc de trouver des formes de culture qui s’approchent de cette culture, mais qui vont aussi ouvrir le public à des choses auxquelles il serait moins confronté", a-t-il complété dans son intervention.

Ces activités, prévues sur deux jours, se dérouleront dans deux lieux devenus de véritables sanctuaires culturels de la ville-province de Kinshasa.

• Samedi 7 février 2026 – 18h00

? SHOWBUZZ Kinshasa

? Accès VIP uniquement, sur réservation

• Dimanche 8 février 2026 – 16h30

? Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale

?️ Tarifs :

• Simple : 20 USD

• VIP : 50 USD

• VVIP : 100 USD

? Infos & réservations : 083 201 4295

actualite.cd/CC



Le Président du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Kalamu a rendu une ordonnance faisant suite à la requête introduite par la SOCODA COOP-CA aile Nyoka Longo, dirigée par son Directeur Général, Joe Mondonga, et représentée par son conseil, Maître Solonyo Zuwa, avocat au barreau de Kinshasa/Gombe.

Par cette ordonnance, le Président du Tribunal interdit à toute personne ou structure liée à la SOCODA COOP-CA aile Blaise Bula de convoquer, organiser ou tenir une assemblée générale de la SOCODA COOP-CA, y compris celle prévue pour le 9 février 2026, sous peine de trouble à l'ordre public.

Il est également interdit à la SOCODA COOP-CA aile Blaise Bula de percevoir des redevances de droits d'auteur et de droits voisins, d'exercer toute activité de gestion collective des droits d'auteur et de droits voisins, ainsi que d'utiliser les fonds et les biens de la SOCODA COOP-CA à des fins personnelles ou pour le compte de tiers.

Cette décision fait suite à la démonstration apportée par la SOCODA COOP-CA aile Nyoka Longo, prouvant que le comité issu de l'assemblée générale du 9 février 2023, présidé par Blaise Bula, était juridiquement inexistant, son procès-verbal ayant été annulé par des décisions judiciaires définitives.

La SOCODA COOP-CA aile Nyoka Longo, qui est la seule société légalement habilitée à percevoir et à répartir les redevances de droits d'auteur et de droits voisins, a été victime de tentatives de déstabilisation de la part de personnes se réclamant d'un comité illégal dirigé par Blaise Bula.

Le président du conseil d'administration de la SOCODA COOP, Jossart Nyoka Longo, a déclaré que la société était engagée dans une démarche sérieuse et responsable, et a lancé un appel aux artistes et créateurs pour qu'ils fassent confiance à la société coopérative.

Il est important de souligner que l'ordonnance est exécutoire sur minute et vise à préserver l'ordre légal dans le secteur de la gestion collective des droits d'auteur en RDC. La justice a ainsi tranché en faveur de la SOCODA COOP-CA aile Nyoka Longo, mettant fin aux tentatives de déstabilisation orchestrées par Blaise Bula.

Il est important de souligner que l'ordonnance est exécutoire sur minute et vise à préserver l'ordre légal dans le secteur de la gestion collective des droits d'auteur en RDC. La justice a ainsi tranché en faveur de la SOCODA COOP-CA aile Nyoka Longo, mettant fin aux tentatives de déstabilisation orchestrées par Blaise Bula.

Serge Mavungu

 


Ils l’affirment à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, mais leurs mots se rejoignent. Donald Trump depuis l’étranger, Corneille Nangaa depuis Goma : « la guerre est terminée ». Une formule simple, définitive, presque rassurante. Pourtant, sur le terrain, l’Est de la République démocratique du Congo reste morcelé, occupé, militarisé. Alors, de quelle fin parle-t-on réellement ?

Car les faits, eux, résistent au verbe. Des territoires congolais demeurent sous le contrôle de la rébellion du M23/AFC, soutenue par le Rwanda selon les Nations unies. Les populations continuent de fuir, l’administration congolaise est absente de larges zones, et les armes n’ont pas cessé de parler. Dire que la guerre est terminée, dans ce contexte, relève moins du constat que de la construction d’un récit.

À Washington, la déclaration attribuée à Donald Trump s’inscrit dans une logique bien connue : simplifier des conflits lointains, les déclarer clos pour mieux tourner la page diplomatique. L’Afrique des Grands Lacs, complexe et politiquement coûteuse, se prête mal aux slogans. Pourtant, proclamer la fin d’une guerre sans règlement politique ni retrait des forces étrangères, c’est surtout acter une forme de renoncement international.

À Goma, les mots de Corneille Nangaa ont une autre portée. En affirmant que la guerre est finie, le chef politico-militaire cherche à normaliser l’anormal : transformer une occupation armée en nouvel état de fait. C’est une stratégie classique des mouvements rebelles : gagner par le langage ce qui n’est pas encore gagné par le droit. Dire la paix pour imposer le silence, dire la stabilité pour effacer la violence résiduelle.

Ces deux déclarations, aussi différentes soient leurs auteurs, convergent vers un même effet : invisibiliser la guerre encore vécue par les Congolais. Elles déplacent le centre de gravité du conflit, du terrain vers le discours, de la souffrance des civils vers les calculs géopolitiques.

Dans l’Est de la RDC, la guerre ne se termine pas parce qu’on l’annonce. Elle se termine quand l’État revient, quand les frontières sont respectées, quand les groupes armés déposent les armes et que les responsabilités régionales sont clairement établies. Tout le reste n’est que communication.

Et pendant que certains déclarent la paix, d’autres continuent de la chercher , souvent seuls, souvent oubliés.

Freddy Noël Tshiyoyo/fntv.cd/CC



Reçu à Washington le 4 février, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a bénéficié d’un accueil hors norme et d’un soutien appuyé de Donald Trump.

Au-delà du protocole, cette séquence diplomatique traduit une reconnaissance politique explicite : celle d’un dirigeant africain jugé crédible, résilient et capable de dialoguer d’égal à égal avec les grandes puissances, sans jamais renoncer à la souveraineté de son pays.

En ce début février, Félix Tshisekedi s’est rendu à Washington pour une visite officielle marquée par sa participation au National Prayer Breakfast et par plusieurs échanges de haut niveau avec l’administration américaine.

Cette séquence n’a rien d’anodin. Elle s’inscrit dans une phase de redéfinition des priorités américaines en Afrique, où la République démocratique du Congo apparaît de plus en plus comme un pivot stratégique incontournable.

Tous les participants ont d’ailleurs noté que le président congolais n’a pas été traité comme un participant parmi d’autres.

La tonalité des échanges, la visibilité accordée à sa présence et les propos publics tenus par le président américain témoignent d’un accueil singulier, révélateur d’une lecture renouvelée du rôle de Kinshasa sur l’échiquier régional et international.

Donald Trump salue un leadership africain «très, très courageux»

Lors de cette séquence à Washington, Donald Trump a publiquement salué le «courage» et le «leadership» de Félix Tshisekedi, le décrivant comme un dirigeant résilient, capable d’avoir traversé des crises majeures, tout en maintenant le cap de la stabilité institutionnelle.

Cette reconnaissance, formulée dans un style direct caractéristique du président américain, revêt une portée politique claire : elle distingue Tshisekedi au sein d’un paysage africain souvent perçu, à Washington, à travers le prisme de l’instabilité ou de la dépendance stratégique.

En qualifiant le président congolais de «very, very brave and wonderful man» devant un parterre de dirigeants internationaux, Donald Trump a renvoyé à la capacité du chef de l’État congolais à gouverner dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires persistantes à l’Est, des défis économiques structurels et des rapports de force régionaux complexes.

En valorisant cette résilience, Trump adresse également un signal aux autres acteurs internationaux : la RDC n’est plus seulement un terrain d’intervention ou d’assistance, mais un partenaire politique à part entière. Et gare à celui qui ne l’a pas encore compris !

La RDC, partenaire stratégique sans renoncement souverain

Cette reconnaissance américaine trouve un écho direct dans la ligne défendue par Félix Tshisekedi lui-même.

Dans son discours sur l’Etat de la Nation, du 9 décembre 2025, le président congolais avait pris soin de clarifier la nature des relations engagées avec les États-Unis : coopération, oui ; abandon de souveraineté, non.

Il avait alors insisté sur le fait que les accords et partenariats conclus visaient à renforcer la capacité de l’État congolais à servir son peuple, à sécuriser son territoire et à valoriser ses ressources, sans transfert de contrôle politique ou stratégique.

La visite à Washington s’inscrit pleinement dans cette logique. Elle montre une RDC capable de dialoguer avec la première puissance mondiale tout en assumant une posture d’État souverain, conscient de ses intérêts et de ses lignes rouges.

Ce positionnement tranche avec une histoire diplomatique longtemps marquée par des relations asymétriques et par une externalisation des décisions clés.

Kinshasa, nouvelle capitale de l’Afrique

Au-delà de la relation bilatérale avec les États-Unis, la réception de Félix Tshisekedi à Washington participe d’un mouvement plus large : le recentrage de la RDC comme acteur central en Afrique.

Par son poids démographique, ses ressources stratégiques et sa position géographique, le pays est redevenu un point de passage obligé pour toute réflexion sérieuse sur la stabilité, la croissance et la sécurité du continent.

Le fait que Donald Trump choisisse de mettre autant en avant Tshisekedi comme un interlocuteur crédible illustre cette évolution.

Il reconnaît implicitement que les équilibres africains ne peuvent plus être pensés sans Kinshasa, ni sans un leadership congolais capable de dialoguer avec les grandes capitales mondiales.

Une reconnaissance internationale, sans aveuglement

Cette mise en lumière n’efface pas les défis considérables qui restent à relever, notamment sur le plan sécuritaire et institutionnel. Elle ne constitue pas non plus un blanc-seing politique.

Mais elle marque un tournant clair : celui d’une reconnaissance internationale – véritable tour de force réussi par le président Tshsekedi – fondée non sur la compassion ou l’assistance, mais sur l’identification d’un leadership perçu comme solide, endurant et capable de produire des résultats dans la durée.

En ce sens, la réception récente de Félix Tshisekedi à Washington ne relève ni de l’anecdote ni de la seule communication symbolique.

Elle traduit une recomposition plus favorable des regards et des intérêts, où la République démocratique du Congo et son président apparaissent désormais comme des acteurs crédibles, structurants et pleinement intégrés aux équilibres géopolitiques contemporains, avec lesquels il devient non seulement nécessaire, mais pertinent, de construire.

ACP/CC

 
 


Lors de la 76e réunion du Conseil des ministres tenue ce vendredi 30 janvier 2026, la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, a présenté une note d’information relative à la reconnaissance et à la protection des motifs et tissus Kuba comme patrimoine culturel national de la République Démocratique du Congo.

Cette communication fait suite à la signature, le 23 janvier 2026, d’un arrêté ministériel consacrant officiellement ces éléments emblématiques de la culture Kuba comme partie intégrante du patrimoine culturel de la Nation congolaise. Par cet acte réglementaire, l’État congolais se dote d’un cadre juridique destiné à garantir la protection de ces motifs et tissus, tout en affirmant sans équivoque leur origine congolaise.

« Cette reconnaissance est cruciale pour préserver un langage visuel ancestral, affirmer l'identité culturelle Congolaise, soutenir les communautés d'artisans, stimuler l'économie locale via le tourisme et la mode, et assurer la transmission de savoirs uniques à travers ses motifs géométriques codés, qui ont inspiré l'art moderne mondial », a déclaré Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et médias. 

Les motifs et le tissu Kuba constituent un langage visuel ancestral, élaboré à partir de formes géométriques codées, porteurs de récits, de symboles et de valeurs transmises de génération en génération. Ils témoignent d’un savoir-faire unique, fruit de siècles de créativité, qui a profondément marqué l’histoire de l’art, bien au-delà des frontières africaines, notamment en influençant l’art moderne occidental.

Leur reconnaissance officielle consacre ainsi la place centrale de ce patrimoine dans l’histoire culturelle de la République démocratique du Congo et participe à la réaffirmation de l’identité culturelle nationale.

De la spoliation culturelle à la souveraineté patrimoniale

Dans sa note d’information, la Ministre de la Culture a souligné la portée stratégique de cette reconnaissance. Elle marque le passage d’une situation longtemps caractérisée par la spoliation et l’appropriation non reconnue de ces motifs à une logique de souveraineté patrimoniale assumée par l’État congolais.

Le cadre réglementaire mis en place permet désormais de considérer les motifs et tissus Kuba comme un actif culturel et économique stratégique, au bénéfice à la fois de la Nation et des communautés locales d’artisans qui en sont les dépositaires légitimes.

Au-delà de l’enjeu identitaire, cette reconnaissance ouvre des perspectives économiques importantes. Elle vise notamment à soutenir les communautés artisanales, à stimuler l’économie locale à travers les secteurs de la mode, du design et du tourisme culturel, et à encourager la transmission des savoirs traditionnels.

En valorisant ces créations endogènes, le Gouvernement entend renforcer les industries culturelles et créatives, tout en promouvant une économie fondée sur les ressources culturelles nationales.

Autre dimension majeure de cette initiative : sa projection à l’échelle internationale. La Ministre de la Culture a informé le Conseil des ministres que son département prépare déjà le dossier d’inscription des motifs et tissus Kuba sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Cette démarche vise à assurer une protection internationale accrue et à positionner la République démocratique du Congo comme référence africaine en matière de protection des savoirs traditionnels et du patrimoine culturel immatériel.

James Mutuba

 



Dadou est de retour. Cette fois sous une autre forme : celle du neuvième art, la bande dessinée. Le premier numéro est disponible depuis ce dimanche 1er février à Kinshasa, à Goma et en Belgique. Après les deux saisons de Bana boul (2008 et 2015) où Dadou est le personnage principal, le créateur congolais Hallain Paluku, qui en a la paternité, en a fait un fanzine bimestriel pour cette traversée en bande dessinée. Le format est pensé pour une diffusion régulière, accessible et proche du public.

Le fanzine Dadou propose une adaptation des gags qui ont fait le succès de Bana boul dans la série animée de 2008 et 2015, une plongée dans l’un des univers humoristiques les plus emblématiques de l’animation congolaise. Le fanzine qui a un format A5, comprenant 12 pages en couleur, verra 6 numéros publiés annuellement. Chaque parution dévoile progressivement les planches de la bande dessinée, ce qui permettra aux lecteurs de suivre les aventures et les gags de manière sérielle, dans un esprit de rendez-vous régulier.

La sortie du fanzine s’inscrit dans une stratégie éditoriale à moyen et long terme. Elle prépare notamment la publication prochaine d’un album de bande dessinée intégral, enrichi de pages inédites ; le développement d’un long métrage inspiré de l’univers Bana boul, dont la sortie est envisagée en 2027.

Le premier numéro du fanzine Dadou est disponible sur commande via la page Facebook Bana boul ou dans plusieurs points de distribution de la ville de Kinshasa. le coût s’élève à 5 000 Fc à Kinshasa et à Goma, et à 5€ en Belgique.

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

Tél (whatsapp): +243 808 856 557

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