Tina Salama, porte-parole du Président Félix-Antoine Tshisekedi, a déclaré lors d’une interview accordée à Radio Okapi que les discussions entamées à Doha, le mardi 18 mars, entre les Présidents Félix-Antoine Tshisekedi et Paul Kagame, se poursuivront pour renforcer les processus de Nairobi et de Luanda. Selon elle, la priorité pour la RDC est d’obtenir un cessez-le-feu et de réaffirmer son engagement envers les initiatives de paix.

« Il est important de souligner que c’est à l’initiative de son Altesse Sheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, l’Émir du Qatar, que les deux Présidents ont été invités dans le cadre des efforts visant à trouver des solutions pour la partie Est de notre pays. Ce qui compte le plus pour nous, c’est que nous avons obtenu un cessez-le-feu immédiat. Les Chefs d’État ont réaffirmé l’engagement de toutes les parties à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel », a expliqué Tina Salama.

Les Présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame se sont rencontrés à Doha, au Qatar, dans le cadre d’une réunion trilatérale organisée par l’Émir Sheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, comme l’a annoncé le ministère des Affaires étrangères du Qatar.

Cette rencontre marque la première entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame depuis l’escalade de la violence dans l’Est de la RDC, avec la prise des villes de Goma et Bukavu par les rebelles du M23, soutenus par Kigali.

Dans une déclaration, le ministère qatari des Affaires étrangères a précisé que les discussions entre les deux chefs d’État africains et l’Émir ont porté sur la pacification de l’Est de la RDC.

Les Chefs d’État ont également salué les avancées des processus de Luanda et de Nairobi, ainsi que celles issues du sommet conjoint EAC-SADC tenu le 8 février 2025 à Dar-es-Salaam.

radiookapi.net/CC



Le Secrétaire général des Nations-unies, Antonio Guterres, a salué mercredi 19 mars, l’initiative de médiation de l’Émir du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, entre les présidents de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, et du Rwanda, Paul Kagame, lors de leur rencontre trilatérale du 18 mars à Doha. C’est ce qu’a indiqué son porte-parole au cours du briefing de presse animé ce mercredi 19 mars à New-York, aux Etats-Unis.  

Cette réunion, organisée sous l’égide du Qatar, vise à désamorcer la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, marquée par l’activisme du M23 et les tensions entre Kinshasa et Kigali.

Appui à la médiation qatarie

Antonio Guterres a remercié l’Émir du Qatar pour son rôle dans la désescalade, soulignant l’importance d’un dialogue direct entre les parties.

Le chef de l’ONU a insisté sur la nécessité de respecter le cessez-le-feu convenu lors du sommet conjoint EAC-SADC du 8 février 2025, qui exigeait une cessation immédiate des hostilités.

Les Nations Unies appuient la fusion des processus de Luanda et de Nairobi, ainsi que les discussions entre le gouvernement congolais et le M23, conformément aux résolutions régionales.

Antonio Guterres a rappelé l’urgence de mettre en œuvre cette résolution du Conseil de sécurité, qui exige le retrait du M23 et des forces rwandaises de la RDC, rappelant que la mission onusienne en RDC reste mobilisée pour soutenir les efforts de stabilisation et d’assistance humanitaire, notamment dans les zones touchées par les combats.

La réunion du 18 mars était la première entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame depuis l’escalade de la violence en RDC, marquée par la prise de Goma et Bukavu par le M23, soutenu par le Rwanda. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique régionale de médiation, après les appels répétés de l’ONU à un dialogue et au respect de la souveraineté congolaise.

radiookapi.net/CC



Un homme d’une quarantaine d’années a été tué par une balle perdue lors d’un échange de coups de feu entre des militaires de la Garde républicaine et des policiers d’un sous-commissariat de Matonge, dans le quartier Kalamu à Kinshasa, mercredi 19 mars.

Selon Charly Luboya, bourgmestre de Kalamu, les affrontements ont débuté par une attaque du sous-commissariat de Makala par les militaires de la Garde républicaine, sans motif clair identifié.

Les forces de l’ordre ont riposté, entraînant un échange de tirs.

La victime, touchée accidentellement, a été évacuée vers la morgue de Mabanga Yolo.
Les responsables des deux camps ont pris la fuite après l’incident.

« Les autorités ont ouvert une enquête pour élucider les circonstances exactes de ces violences et identifier les auteurs », a annoncé Charly Luboya.

radiookapi.net/CC



Le Président de la RDC -République démocratique du Congo-, Félix Tshisekedi, ne cache plus son intention de signer un accord avec les États-Unis, afin d'accélérer la vitesse du développement de son pays. Ce nouveau deal en gestation, a-t-il indiqué au cours de l'interview accordée à Fox News, devrait porter notamment sur les minerais, en échange d'un renforcement militaire solide en faveur de la RDC

En outre, Félix Tshisekedi compte sur cet accord, afin d'accentuer des sanctions fortes et permanentes contre le Rwanda et ses supplétifs du M23-AFC, principaux agresseurs de l’Est du Congo. D'après le Président Félix Tshisekedi, l’instabilité et l’insécurité actuelles dans la région rendent impossible l’attraction des investisseurs. Il suggère donc de "stopper l’agression du Rwanda et prendre des mesures plus sévères contre le régime de Paul Kagame."

Lors de cette même interview, Félix Tshisekedi a également épilogué sur les relations Kinshasa-Pékin, précisant que la Chine reste un partenaire, non sans faire savoir que Kinshasa veut aussi un accord solide avec Washington, pour augmenter la vitesse du développement de son pays, pour le bien-être de son peuple.

Dans ses réponses, Félix Tshisekedi a parlé d’un partenariat gagnant-gagnant sans brader les richesses du pays, insistant sur le partage des richesses du sous-sol de la RDC dans l’intérêt du développement du business de la Silicon Valley et d’autres secteurs qui ont besoin des minerais stratégiques.

Grevisse Tekilazaya 

 

 



La cause du général major Smith Gihanga, poursuivi pour détention illégale d’armes, a été renvoyée au 26 mars prochain pour « arrivée tardive » de la note du ministère public, lors d’une audience à la Haute Cour militaire, à Kinshasa en République démocratique du Congo.

« Aujourd’hui, il a été question que la Haute cour militaire rende son arrêt avant dire droit. Mais, il s’est fait que la note du ministère public n’est parvenue au greffe de la Haute cour militaire qu’avant hier, si bien que la rédaction n’a pas suivi. Donc la Haute cour militaire ne pourra se prononcer qu’à la huitaine », a déclaré le général de brigade magistrat Jean-Paulin Ntshayikolo, juge président de la composition.

Il a annoncé, à cette occasion, que la prochaine audience va être consacrée au prononcé de l’arrêt avant dire droit, avant de présenter les excuses de la cour au conseil de la défense pour n’avoir pas communiqué sur l’arrivée tardive de la note du ministère public.

« C’est ce qui justifie d’ailleurs le fait que nous avons pris assez de temps dans la première cause, sachant que ça ne sera qu’une remise. Mais nous aurions tout de même dû vous informer que ça ne sera qu’une remise. Mais qu’à cela ne tienne, la haute cour vous présente toutes ses excuses maîtres », a dit le président de céans.

Le prévenu major Smith Gihanga Mutara est poursuivi pour détention illégale d’armes, munitions de guerre retrouvées dans sa résidence, ainsi que la violation des consignes. Il en court pour ce faire, 20 ans de servitude pénale principale conformément à l’article 203 du code pénal militaire et une peine allant de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement pour violation de consignes. 

ACP/CC



Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, se confie dans un entretien exclusif dans les colonnes du Figaro peu après sa rencontre avec Paul Kagame du Rwanda…

LE Figaro – Vous venez de rencontrer Paul Kagame, le président rwandais, à Doha dans une réunion tripartite avec l’émir du Qatar. Qu’en retirez-vous?

Félix Tshisekedi – La réunion s’est déroulée dans une ambiance conviviale. Le travail avait été effectué en amont par les émissaires qatariens. J’avais rencontré l’un d’eux mi-février, en marge de la conférence de Munich sur la sécurité. La suite reste à déterminer, car le préalable à tout cela était le cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Les discussions doivent se poursuivre pour un règlement durable.

Une médiation entre la RDC et le M23, groupe soutenu par le régime rwandais, qui occupe une partie de l’est de votre pays, a effectivement échoué mardi en Angola. Comment expliquez-vous le refus du M23 d’y participer?

Ce refus du M23 confirme aux yeux de l’opinion publique tant nationale qu’internationale que ces violents activistes sont des pantins qui attendent de recevoir des ordres pour agir. Ils sont hostiles à la paix et motivés par une soif d’enrichissement personnel, qu’ils assouvissent dans chaque localité qu’ils occupent. Dans ces conditions, je ne vois pas comment on peut construire quelque chose de solide et de véritable avec ces inféodés. Il valait donc mieux discuter avec leur mentor. La recherche d’une solution définitive à la crise congolaise est guidée par les processus de dialogue de Luanda et de Nairobi, initiés par l’Union africaine, ainsi que par les organisations régionales soutenues par les Nations unies. La résolution 2773, votée à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU, fin février, exige le retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais et la fin du soutien militaire rwandais au M23. Elle exhorte le groupe à caractère terroriste à cesser les hostilités et à se retirer des zones sous son contrôle.

Le M23 prétend que ce sont les institutions internationales qui «sabotent la paix» et qui vous renforcent dans votre «politique
belliciste» …

Ce conflit, nous le traînons depuis le génocide de 1994. Le régime rwandais a, d’abord, voulu poursuivre les responsables hutus du génocide dans une véritable chasse à l’homme, puis il vient aujourd’hui piller nos minerais critiques. Cela a eu pour conséquence la déstabilisation de la région depuis trente ans. Dans cinquante ans, la région des Grands Lacs comptera 1 milliard d’âmes. Si nous ne vivons pas en paix, et j’appelle à une paix définitive, je vous laisse imaginer la catastrophe. Je redoute de nouveaux massacres, si rien n’est fait.

Les récentes sanctions prises par l’Union européenne contre le M23 et le Rwanda servent-elles votre cause ou sont-elles contre-productives, comme le disent certains?

La communauté internationale se sentait responsable de ce drame et fermait les yeux sur les crimes commis en RDC. J’en veux pour preuve le rapport « Mapping » de 1993 à 2003 sur les exactions commises dans notre pays durant cette période, qui a été rangé dans les tiroirs des Nations unies. Comment peut-on accepter que certains achètent les matières stratégiques que le Rwanda vient piller chez nous, au prix du sang? C’est pour cela que je salue la décision de l’Union européenne de prendre des sanctions contre des militaires rwandais et des cadres du mouvement violent M23. Ces mesures viennent s’ajouter à celles prises par d’autres pays partenaires comme la Grande-Bretagne, le Canada et les États-Unis. Elles confirment qu’indubitablement l’agresseur de la RDC s’appelle le Rwanda.

Emmanuel Macron vous soutient-il alors que vos relations étaient plutôt fraîches il y a quelques années?

Oui, je l’ai eu au téléphone régulièrement ces derniers temps. Malgré son engagement sur le dossier ukrainien, il se dit toujours aux côtés du peuple congolais pour chercher la paix.

Faites-vous un lien entre l’offensive rwandaise lancée en ce début d’année et l’arrivée de Donald Trump au pouvoir?

Peut-être était-ce effectivement pour le pouvoir rwandais l’occasion de mettre le président américain devant le fait accompli… Comme les Russes en Ukraine, il est possible que les Rwandais aient voulu pousser leur avantage sur le terrain pour être en position de force si Donald Trump, épris de paix, décidait de s’impliquer dans ce dossier.

Voyez-vous d’un bon œil la nomination de Massad Boulos, le beau-père de la fille de Trump, comme envoyé spécial dans la région des Grands Lacs ? Pourriez-vous passer des accords avec les États-Unis, dont vous avez reçu un membre du Congrès dimanche dernier, pour l’exploitation de vos minerais?

Je ne peux pas juger Massad Boulos car je ne le connais pas. Pour ce qui est des minerais, nous avons commencé à discuter de partenariats stratégiques avec les États-Unis dès mon arrivée au pouvoir, en 2019, lors du premier mandat de Trump, mais la crise sanitaire a interrompu les discussions. Celles-ci ont continué avec l’Administration Biden et, depuis que Donald Trump est revenu, elles reprennent de plus belle. Ce que je veux absolument éviter, c’est un bradage, ou des accords à la va-vite pour, comme je l’ai entendu, sauver le régime. Le but est d’obtenir un partenariat gagnant-gagnant, qui permettra à la RDC de transformer ses minerais localement, de créer de la valeur ajoutée, de constituer une chaîne de valeurs. Dans la mesure du possible, la transformation des matières premières devra se faire ici avec des investisseurs qui participent à la construction d’infrastructures
énergétiques qui manquent à la RDC. Plutôt que d’acheter les produits volés chez nous à d’autres, il faut investir chez nous. Nous le faisons avec la Chine.

Êtes-vous déterminé à désarmer, de votre côté, les groupes armés comme le FDLR, constitué d’anciens génocidaires?

Mais bien sûr: désarmement, démobilisation et réinsertion. C’est ce que prévoit le processus de Nairobi avec l’éradication de tous les
groupes armés, locaux ou étrangers, opérant dans l’est de la RDC. Le FDLR est aujourd’hui une force résiduelle qui ne compte pas plus de 750 activistes et très peu d’anciens génocidaires. Le FDLR ne pèse rien par rapport au M23.

Pour garantir la paix, il faut aussi réformer l’armée de la RDC, réputée corrompue, mal payée, mal dirigée et sous-équipée…

Le vrai problème, c’est qu’elle n’est pas uniforme. Elle est hétéroclite, formée de l’intégration, par petits morceaux, de groupes armés ou de
miliciens. C’est un fourre-tout qu’il faut maintenant transformer en un seul corps, avec un seul état esprit. La réformer, c’est le prix à payer pour la paix et la sécurité. Dans ce but, j’ai rééquilibré certains contrats avec nos partenaires chinois qui exploitent nos richesses. Notre armée compte environ 100.000 soldats. La solde, qui était de 100 dollars par mois, a été relevée. Un militaire au front touche en moyenne 500 dollars.

Quelles sont vos relations avec Poutine?

Elles sont correctes. Nous ne sommes pas en froid alors que nous avions condamné l’agression de l’Ukraine, en son temps, aux Nations
unies. La RDC est un pays agressé, comme l’Ukraine.

Redoutez-vous une balkanisation de la RDC, grande comme quatre fois la France, ou que l’est du pays fasse sécession?

Non, car j’ai toujours cru en la volonté du peuple congolais de vouloir un Congo uni et indivisible. Je vous promets que ça n’arrivera pas, en tout cas pas de mon vivant.

Figaro/CC



Le président e la RDC, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, se sont entretenus mardi en face-en-face, sous la médiation de l'émir du Qatar, pour résoudre le conflit dans l'est du Congo, ont annoncé les trois gouvernements.

Tshisekedi et Kagame sont enfermés dans une guerre des mots depuis à cause d'une offensive des rebelles de M23 soutenus par le Rwanda, qui se sont emparés des deux plus grandes villes de l'est du Congo depuis janvier.

"Les chefs d'Etat se sont ensuite accordés sur la nécessité de poursuivre les discussions entamées à Doha afin d'établir des bases solides pour une paix durables", ont-ils déclaré dans un communiqué commun consulté par Reuters.

Les Nations Unies et les puissances internationales accusent le Rwanda de fournir des armes et d'envoyer des soldats combattre avec le M23 dirigé par des Tutsis. Le Rwanda affirme que ses forces agissent en légitime défense l'armée congolaise et les milices hostiles à Kigali.

Reuters/CC



Le major Tema Tabu Eboma est le nouveau aide de camp du Président de la République démocratique du Congo, nommé jeudi aux termes d’une série d’ordonnances lue à la télévision nationale.

« Est nommé membre de service personnel du Chef de l’Etat aux fonctions spécifiées au regard de son nom la personne ci-après : aide de camp du Chef de l’Etat le major Tabu Eboma Emma », a lu Mme Tina Salama, porte-parole du Président congolais.

Plusieurs autres ordonnances ont été lues, relatives à l’avancement en grade des officiers d’ordonnances, tels que le Commissaire supérieur de la Police nationale congolaise Jacques Mayombo et le Commissaire supérieur adjoint Rubert Tshibangu wa Tshibangu.

Des officiers de l’armée nationale Junior Ilunga Bukassa, Franck Luboya, Clarisse Lusasi Malangu, Amiral Tshimanga Museyima ont été nommés au grade de capitaine ou de lieutenant de vaisseaux des Forces armées de la République démocratique du Congo à la date du 13 septembre 2023.

« Sont nommés au grade de lieutenant ou enseigne de vaisseaux d’armée des Forces armées de la République démocratique du Congo à la date du 13 septembre 2023, les officiers dont les noms, post-noms et prénoms suivent : Bukassa Ngandu Falanga, Buanga Minengo Arsène, Kadima Mukila Joseph, Kalonji Tshikuta Magloire, Kapiamba Mpoy Hénoch, Kahoba Manda Alphonse, Mbuyi Tshibwabwa Baptiste », a lu la porte-parole Tina Salama.

Les officiers Kevin Kabakaya Kabado, Jean-Paul Kabamba Kapombo, Léon Kalombo Kabasele, Flory Kalombo Kalonji, Kimfuta Makusu Kif ont, quant à eux, été nommés au grade de sous-lieutenant ou enseigne de vaisseaux de 2ème classe des Forces armées de la République démocratique du Congo à la date du 13 septembre 2023.

Dans la même série, M. Armel Kamanda a été aussi nommé assistant intérieur du Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité. 

ACP/JF/CC

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Ali Kalonga

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