Les autorités provinciales de Kinshasa ont décidé de renouveler le système d’identification des véhicules relevant de l’administration publique. À travers cette initiative, le ministère provincial des Infrastructures, des Travaux publics, des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat met en place de nouvelles plaques d’immatriculation officielles, conçues avec des mécanismes de sécurité renforcés.

Cette décision est contenue dans un communiqué de presse publié par le ministre provincial du secteur, Alain Tshilungu. Le document indique que cette réforme vise à mieux organiser et sécuriser le parc automobile administratif, tout en renforçant les outils d’identification des véhicules officiels de la ville de Kinshasa.

Dans ce cadre, les plaques d’immatriculation actuellement en usage sont désormais jugées non valides. Les services concernés sont appelés à les retirer immédiatement. Un délai de vingt jours, calculé à partir de la date de signature du communiqué, est accordé pour procéder au remplacement obligatoire par les nouvelles plaques.

Le ministère précise qu’à l’issue de ce délai, tout véhicule administratif circulant avec des plaques anciennes ou non conformes sera immobilisé, conformément aux règles en vigueur.

Les autorités provinciales invitent toutes les structures concernées à coopérer pleinement afin d’assurer une gestion ordonnée, transparente et sécurisée des véhicules administratifs dans la capitale congolaise.

Le communiqué demande également à l’ensemble des directions, services, divisions, établissements et entités de l’administration publique provinciale de se présenter, sans tarder, auprès du cabinet du ministère des Infrastructures, des Travaux publics, des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat. Cette étape est nécessaire pour l’identification, l’enregistrement et l’attribution des nouvelles plaques aux véhicules concernés.

Les nouvelles plaques annoncées se caractérisent par un niveau de sécurité élevé. Elles comportent notamment un QR code permettant d’assurer la traçabilité de leur obtention ainsi que l’authentification du dispositif.

Gloire Balolage



Le ministre congolais de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi, a été reçu ce vendredi 12 décembre à Luanda par João Manuel Gonçalves Lourenço, président angolais et président en exercice de l'Union africaine. Selon la présidence angolaise, il était porteur d'un message du président Félix Tshisekedi à son homologue angolais à la suite de l'occupation de la ville d'Uvira par la rébellion AFC/M23, appuyée par l'armée rwandaise, en dépit des initiatives diplomatiques en cours sous l'égide des États-Unis, du Qatar et de l'Union africaine.

"L'envoyé spécial du président démocratique congolais, quittant l'audience, a déclaré que le message de son dirigeant portait sur des aspects liés à la « dégradation de la situation de paix et de sécurité dans l'est de la RDC suite aux récentes attaques perpétrées par le M23, soutenu par le Rwanda ». Il a fait remarquer que cette situation met en danger l'accord de paix signé la semaine dernière à Washington entre la RDC et le Rwanda, auquel a été témoin le président João Lourenço", rapporte la Présidence angolaise.

Cette rencontre intervient dans un contexte où la ville d'Uvira, considérée comme stratégique dans le dispositif sécuritaire du gouvernement congolais dans la province du Sud-Kivu, est désormais passée sous le contrôle de la rébellion de l'AFC/M23, renforçant davantage son influence et sa mainmise dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Il s'agit d'un verrou essentiel susceptible d'ouvrir la voie à l'AFC/M23 vers l'espace Grand Katanga, considéré comme le poumon économique du pays.

La détérioration de la situation sécuritaire dans l'Est de la RDC a coïncidé avec l'entraînement des accords de Washington signés entre Kinshasa et Kigali sous les auspices des États-Unis d'Amérique. Alors que ces accords étaient censés valider et encourager le cessez-le-feu souhaité par les médiateurs et plusieurs partenaires de la RDC et du Rwanda, la situation s'est au contraire dégradée, marquée par des accusations mutuelles entre les deux États quant à la responsabilité de la dégradation de la situation sécuritaire actuelle. 

Après l'occupation de Bukavu en février 2025, le gouvernement de Kinshasa avait désigné la Uvira comme siège provisoire des institutions dans les zones encore sous contrôle gouvernemental dans la province du Sud-Kivu. L'AFC/M23, soutenu par le Rwanda et son armée, ayant désormais pris le contrôle d'Uvira, inflige, selon le chef de la diplomatie burundaise, un "gifle" à Washington, quelques jours seulement après la signature des accords censés ramener la paix dans la région des Grands Lacs.

Clément MUAMBA



À quelques jours de la fin de l’année, et dans un contexte marqué par la poursuite de l’escalade des violences et les conquêtes territoriales de l’AFC/M23 appuyée par le Rwanda, le Conseil de sécurité des Nations unies s’apprête à décider du renouvellement ou non  du mandat de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Intervenant ce vendredi 12 décembre 2025, Jérôme Bonnafont, ambassadeur et représentant permanent de la France auprès des Nations unies à New York, a estimé que la situation actuelle ne devrait pas remettre en cause le mandat de la mission onusienne. Selon le diplomate français, son pays a déjà soumis un projet de résolution visant à repositionner la MONUSCO dans un rôle d’accompagnement des initiatives de paix en cours dans l’Est de la RDC.

"Nous ne devons pas laisser cette situation remettre en cause le mandat de la MONUSCO ni les négociations en cours. Comme l’a rappelé le Secrétaire général adjoint, la MONUSCO continue de jouer un rôle essentiel dans la protection des civils et dans la perspective d’un règlement du conflit. La France, en tant que porte-plume, a présenté un projet destiné à positionner la MONUSCO dans un rôle d’accompagnement de tous les efforts de paix. Cela inclut la question de la surveillance d’un cessez-le-feu, pour laquelle la MONUSCO dispose d’atouts évidents par la  présence sur le terrain, expertise, capacités et impartialité", a déclaré Jérôme Bonnafont, ambassadeur et représentant permanent de la France auprès des Nations-Unies.

Selon le diplomate français, les entraves imposées par le M23 à sa liberté d’action et à son approvisionnement en ressources de première nécessité sont inacceptables et doivent cesser. Il a interpellé le Conseil de sécurité de l'ONU sur la nécessité de répondre aux attentes de la paix de la population congolaise

"Nous appelons donc les membres du Conseil à poursuivre les négociations de bonne foi, en gardant à l’esprit la responsabilité qui leur incombe au regard de la situation actuelle, et en sachant que toute l’attention de cette délégation est acquise. Les populations de l’Est de la République démocratique du Congo, les pays de la région et les contributeurs de troupes attendent du Conseil qu’il se montre à la hauteur de ses responsabilités face à l’urgence. Sachons répondre à cette attente, pour la paix en République démocratique du Congo et dans la région", a-t-il plaidé.

Le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation au Congo (Monusco) a été renouvelé à l’unanimité par le Conseil de sécurité pour une durée d’une année, soit jusqu’au 20 décembre 2025. Ce mandat était particulier car prolonge le séjour de la mission Onusienne en RDC alors qu’elle avait déjà enclenché un désengagement sur le terrain, notamment au Sud-Kivu après une vingtaine d'années de présence. Mais la situation sécuritaire n’est pas encore rassurante, particulièrement dans l’est où la rébellion du M23 occupe de vastes zones dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo, Masisi, Lubero et Walikale.

La rébellion de l'AFC/M23 soutenue par le Rwanda et ses activités ont aggravé la crise humanitaire et sécuritaire jetant plus de 2 millions de personnes dans la rue. Pour une Monusco efficace, le gouvernement de la République Démocratique du Congo souhaitait que le nouveau mandat de la Monusco prenne en compte les dimensions régionales pour faire face à la guerre. Pour cette année encore, cette position est également réitérée par les dirigeants congolais dans leurs différentes interventions à Kinshasa tout comme à l'ONU. 

Clément MUAMBA



Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies s’apprête à statuer sur le renouvellement ou non du mandat de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), et dans un contexte marqué par la poursuite de l’escalade des violences et des conquêtes territoriales de l’AFC/M23 appuyée par le Rwanda, le gouvernement de la RDC plaide pour un mandat robuste, cohérent et adapté aux réalités du terrain.

Telle est la position exprimée  vendredi 12 décembre 2025 devant le Conseil de sécurité par Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise. Selon la cheffe de la diplomatie congolaise, ce nouveau mandat doit également être protecteur de l’autorité même du Conseil de sécurité.

"La RDC appelle à un mandat robuste, cohérent, adapté aux réalités du terrain et protecteur de l’autorité même de ce Conseil. Le mandat renouvelé doit garantir la protection des civils ; réaffirmer le retrait des forces étrangères ; soutenir les opérations humanitaires ; inclure explicitement la protection des casques bleus, du personnel civil et du leadership de la MONUSCO ;  condamner toute attaque contre eux ; et empêcher tout contournement des décisions du Conseil. Car en effet, l’obstruction du mandat des Nations Unies par le Rwanda et le M23 ne peut jamais justifier son affaiblissement. Ce Conseil ne peut céder face à ceux qui le défie et défient son autorité", a souligné Thérèse Kayikwamba Wagner lors de son intervention.

Et d’ajouter: "Nous respectons les « solutions africaines aux problèmes africains », mais cela ne peut devenir un relativisme juridique permettant de contourner les normes universelles.Il n’existe pas de version régionale des droits de l’homme ou de la souveraineté. Toute solution durable doit s’appuyer sur les principes universels de la Charte des Nations Unies".

Le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation au Congo (Monusco) a été renouvelé à l’unanimité par le Conseil de sécurité pour une durée d’une année, soit jusqu’au 20 décembre 2025. Ce mandat était particulier car prolonge le séjour de la mission Onusienne en RDC alors qu’elle avait déjà enclenché un désengagement sur le terrain, notamment au Sud-Kivu après une vingtaine d'années de présence. Mais la situation sécuritaire n’est pas encore rassurante, particulièrement dans l’est où la rébellion du M23 occupe de vastes zones dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo, Masisi, Lubero et Walikale.

La rébellion de l'AFC/M23 soutenue par le Rwanda et ses activités ont aggravé la crise humanitaire et sécuritaire jetant plus de 2 millions de personnes dans la rue. Pour une Monusco efficace, le gouvernement de la République Démocratique du Congo souhaitait que le nouveau mandat de la Monusco prenne en compte les dimensions régionales pour faire face à la guerre. Pour cette année encore, cette position est également réitérée par les dirigeants congolais dans leurs différentes interventions à Kinshasa tout comme à l'ONU. 

Clément MUAMBA



Après plusieurs mois d’absence, Rebo Tchulo s’apprête à faire son grand retour sur la scène musicale. La chanteuse a confirmé la sortie prochaine de son nouveau titre intitulé « SHOKO », une annonce qui a immédiatement créé l’effervescence auprès de ses fans.

Très attendue, cette nouvelle marque le début d’une nouvelle ère pour l’artiste, qui a passé de longs mois en studio afin de préparer un comeback solide et travaillé. Rebo Tchulo promet un univers renouvelé, une énergie fraîche et un son qui, selon elle, reflète sa nouvelle direction artistique.

Les mélomanes et “Team Tchulo” attendent désormais de découvrir ce que cache « SHOKO », un single qui pourrait bien relancer la dynamique de la chanteuse sur le marché.

Un retour qui s’annonce déjà très suivi.
 


Le gouvernement congolais exige des sanctions internationales contre le Rwanda, accusé d’avoir violé le cessez-le-feu en lançant des offensives meurtrières à Uvira, dans la province du Sud-Kivu.  

Le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, a dénoncé quelque chose d'« inacceptable » qui fragilise l’accord de Washington, pourtant salué par la communauté internationale. À l'en croire, le Rwanda a clairement manifesté sa mauvaise foi après l'entérinement de l'accord de Washington.

« Nous savions que le Rwanda n’était pas de bonne foi dès le début du processus, mais il fallait aller jusqu’au bout, car nous croyions à la médiation américaine. Le président de la République avait eu l’occasion de mettre les points sur la table lors des échanges à la Maison blanche et quelques jours plus tard, les faits lui ont donné raison, avec les offensives généralisées lancées par le Rwanda, accompagné de son bras armé, le M23 », a-t-il déclaré sur la Télévision nationale.

Il a poursuivi : « Hier, vous l’avez constaté, un communiqué unanime du groupe de contact réunissant les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne a demandé au Rwanda de cesser toutes ses activités et de se retirer du territoire de la République démocratique du Congo. C’est un bon début, mais ce n’est pas suffisant. Aujourd’hui, le Rwanda ne peut pas se permettre de tromper le président américain. Nous exigeons des sanctions pour s'assurer que l’accord produise les effets escomptés. On ne peut pas continuer à laisser prospérer ces massacres et ces crimes commis contre des femmes et des enfants dans l’impunité ».

Le porte-parole du gouvernement a également fustigé l’utilisation répétée de drones kamikazes contre des populations civiles.

Selon lui, ces attaques ont déjà causé la mort de plusieurs personnes, fait de nombreux blessés graves et entraîné le déplacement de près de 200.000 habitants. Patrick Muyaya a par ailleurs rappelé que le président de la République, le gouvernement central et celui du Sud-Kivu restent « pleinement mobilisés » pour mettre fin à cette situation.  

Enfin, il a lancé un appel à l’unité nationale : « Les Congolais doivent se rassembler autour du chef de l’État et former un front populaire » afin de mettre un terme à cette agression rwandaise.  

Raphaël Kwazi



La ministre nationale de l'Enseignement supérieur et universitaire Marie-Thérèse Sombo Ayanne a réaménagé quelques comités de gestion des universités basées à Kinshasa, notamment celui de l'Université des sciences de l'information et de la communication (UNISIC) où Espérance Bayedila Bakanda a été nommée rectrice en remplacement de Kambayi Bwatshia.

C'est ce qui ressort d'un arrêté ministériel signé, mardi 9 décembre 2025, par la ministre de l'ESU et consulté par 7SUR7.CD ce mercredi.

"Vu la nécessité et l'urgence qu'il y a de designer et de nommer de nouveaux animateurs des comités de gestion des établissements ci-dessous en vue de redynamiser la gouvernance de ces établissements et d'y apporter un leadership transformationnel ; en attendant que soient prises les mesures d'applications légales relatives à l'élection des recteurs et des directeurs généraux dans les universités et instituts supérieurs", renseigne ce document.

Dans ce nouveau comité de gestion de l'UNISIC, l'on compte particulièrement le professeur Wawa Mozanimu Georges,  nommé au poste de secrétaire général académique, Nsana Bitentu Pierre, nommé secrétaire général à la recherche, Ngoma Luna Richard, secrétaire général administratif et Tshangala Manika Albertine au poste d'administratrice du budget.

Cette décision intervient après que cette grande école de journalisme en RDC a été secouée par un vent d'opposition à la gestion de Kambayi Bwatshia.

Espérance Bayedila,  experte en communication, reconnue pour sa rigueur dans le travail, a mis à disposition sa connaissance au service de plusieurs générations issues de cette Alma mater, dont elle devient la première femme à occuper les fonctions de recteur.  

Cet arrêté concerne également la Haute École de commerce, l'Académie des beaux-arts, l'université de Kinshasa, l'Institut supérieur des techniques appliquées et l'Institut supérieur des statistiques de Kinshasa.

Christel Insiwe



Moins de 24 heures après l’occupation de la ville d’Uvira par la rébellion de l’AFC-M23, les habitants restés dans la ville sont terrés dans leurs maisons. Ce jeudi 11 décembre matin, quelques tirs sporadiques ont été entendus dans les quartiers des communes de Kasenga, Kalundu, Kimanga et Kavimvira.

Le mouvement des populations vers le Burundi n’a pas été observé ce jeudi, la frontière de Kavimvira étant fermée.
Le Burundi a renforcé son dispositif de sécurité à la frontière de Gatumba.

La circulation est interrompue à Uvira, toutes les rues sont désertes. Les habitants préfèrent observer d’abord le niveau de sécurité avant de reprendre leurs activités de routine. Aucun véhicule, moto ni vélo ne circule. La ville est silencieuse, hormis quelques détonations d’armes qui se font entendre dans les différentes communes.

La frontière est fermée et le passage vers la capitale côtière de Bujumbura n’est plus autorisé.
Bujumbura est saturée par de nombreuses personnes qui ont commencé à traverser la frontière depuis que l’AFC-M23 a lancé des assauts sur Uvira à partir de la plaine de la Ruzizi. Depuis mercredi, après la prise de la ville d’Uvira, le Burundi a immédiatement fermé sa frontière de Gatumba en y renforçant la sécurité par des chars de combat.

Un des Congolais qui ont traversé hier au Burundi affirme que la capitale Bujumbura est débordée de monde. Ceux qui ont des moyens et les documents requis prennent des maisons en location, tandis que d’autres sont conduits dans des camps de réfugiés à l’intérieur du Burundi.

radiookapi.net/CC

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