A travers un communiqué du Parlement congolais, rendu public mardi 10 décembre 2024, les sénateurs et députés de la République démocratique du Congo sont convoqués en Congrès, ce mercredi 11 décembre, pour «l’audition du Discours du Président de la République Félix Tshisekedi sur l’état de la Nation».

Selon ce document du Parlement congolais, un seul point est retenu à l’ordre du jour : «l’audition du discours du Président de la République sur l’état de la Nation, conformément à l’article 77 de la Constitution».

Lors de son précédant discours sur l’état de la Nation, prononcé en novembre 2023, le Président Félix Tshisekedi avait invité les Congolais à s’investir, pour consolider l’élan du progrès lancé durant son premier quinquennat, tout en rappelant que l’État de siège avait réussi à limiter le coulage des recettes et «les fraudes existant depuis des décennies», dans cette partie du territoire national.

Pour ce premier speech de son deuxième mandat depuis les élections du 20 décembre 2023 dernier, le Chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi est attendu, selon l'opinion publique, pour donner des réponses aux questions qui divisent la classe politique, entre autres, celle sur la révision ou le changement de la Constitution qui, selon ses détracteurs, serait un alibi pour duper le peuple et s'offrir un boulevard vers un troisième mandat, et, aussi, la situation sécuritaire qui prévaut dans la partie Est de la République, avec tous ces groupes armés, dont le M23 -Mouvement du 23 mars- et l'AFC -Alliance Fleuve Congo- de Corneille Nangaa, qui endeuillent les populations congolaises. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo ne devra pas manquer, dans son Grand Oral, de répondre aux questions des inquiétudes de la population sur le plan social, avec la problématique du panier de la ménagère; la question des infrastructures, avec une attention particulière sur la construction ou la réhabilitation des routes; la question sur l'énergie avec l'eau et l'électricité, qui deviennent de plus en plus difficiles à trouver.

Don Benjamin Makolo



Un concert de musique classique réunissant trois ensembles musicaux, est prévu samedi 7 décembre 2024 à l’Institut Français de Kinshasa dans la commune de la Gombe, nord de Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), a appris l’ACP jeudi des organisateurs.

« Ce samedi 7 décembre à 18 h 30, l’ensemble vocal ‘‘Bel Canto’’, le ‘‘Chœur des Anges’’ ainsi que l’orchestre de chambre ‘‘La Clémence’’, placés sous la direction de Thierry Thiebaut, chef d’orchestre et président du Chœur ‘‘Joie Internationale’’, vont se mettre à l’œuvre pour vous offrir ce fameux Requiem de Mozart compté parmi les plus belles compositions musicales », a déclaré Mamie Wivine Kabengele, initiatrice du projet.

Décrivant cette composition du célèbre Mozart, elle a indiqué : « Dernière œuvre de W.A Mozart, le Requiem en Ré mineur KV626 demeurera inachevé, sa composition s’interrompant sur le poignant Lacrymosa, alors que Mozart rendait son dernier souffle. Son élève F.X Süssmayer complètera l’écriture reprenant d’ailleurs le thème original du Kyrie dans l’Agnus Dei ».

L’accès à cette production musicale est gratuit en guise de cadeau de fin d’année, signale-t-on.

Au-delà de sa configuration d’ensemble vocal, ‘‘Bel Canto’’ est aussi une association philanthropique qui a pour but de contribuer au rayonnement des arts et de la culture.

ACP/C.L./CC



Siégeant au degré d'appel, la Haute Cour militaire de la RDC a rendu son verdict, ce jeudi 5 décembre, dans l'affaire opposant le ministère public aux 26 prévenus membres du mouvement politico-militaire Alliance du Fleuve Congo.

Dans sa décision, la plus haute juridiction militaire du pays a confirmé l'œuvre du premier juge, en condamnant à la peine de mort les cinq prévenus qui ont comparu physiquement et formé appel, pour les infractions de trahison et de  participation à un mouvement insurrectionnel. 
Il s'agit d'Eric Nkuba Shebandu alias Malembe, de Samafu Makinu Nicaise, de Nangaa Baseyane Ruttens, de M'Kangya Nyamatshaba alias Microbe et de Safari Bishori Luc.

Quant à Corneille Nangaa et les 20 autres prévenus condamnés par défaut au premier degré, la Haute Cour a décidé de surseoir la procédure en appel à leur égard, conformément à l'article 94 du Code de procédure pénale militaire. Cet article dispose qu'une personne condamnée par défaut au premier degré ne peut pas être jugée par défaut au degré d'appel.

Cela revient à dire que la procédure en appel ou en opposition contre Corneille Nangaa et ses complices condamnés à la peine de mort par le premier juge ne pourra être enclenchée que si l'arrêt rendu au premier degré leur est notifié.

À la question de savoir si la confirmation de la peine capitale contre les 5 prévenus qui ont comparu physiquement suffit pour exécuter la peine de mort contre eux, les juristes soulignent qu'il existe encore à leur disposition une voie de recours extraordinaire qui est le pourvoi en Cassation devant la Cour de cassation.

Eric Nkuba Shebandu alias Malembe, de Samafu Makinu Nicaise, de Nangaa Baseyane Ruttens, de M'Kangya Nyamatshaba alias Microbe et de Safari Bishori Luc ont donc encore devant eux la possibilité d'introduire un énième recours dans le délai légal imparti dans l'espoir de se tirer de l'affaire.

Rappelons que les 26 prévenus membres de l'Alliance du fleuve Congo ont été condamnés à la peine de mort par la Cour militaire de Kinshasa/Gombe en date du 8 août 2024. La justice militaire avait par ailleurs prononcé la confiscation des biens de Corneille Nangaa, de son épouse Yvette Lubanda et de Jean-Jacques Mamba.

La Cour avait aussi déchu de son grade de major, Willy Ngoma, porte-parole militaire du M23 et exigé à tous les 26 prévenus condamnés à la peine de mort de payer 1 milliard de dollars américains à titre de répartition civile pour les dommages qu'ils ont fait subir à la République démocratique.

Ces prévenus ont été poursuivis au total pour trois infractions, à savoir : crime de guerre, participation à un mouvement insurrectionnel et  trahison.

ODN



Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a échangé, jeudi 5 décembre à Kinshasa avec une délégation du Sous-comité pour la prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants (SPT) venue faire un plaidoyer sur la prévention de la torture.

Le chef de cette délégation, Hamet Saloum Diakhate, a fait remarquer que le SPT est un des mécanismes des Nations-unies chargé de la prévention de la torture et autres formes de mauvais traitements. Il a commencé ses travaux en février 2007.

Pour Hamet Saloum Diakhate, la démarche de la délégation consiste à accompagner le pays à mettre en place le mécanisme de suivi contre la torture sur le plan légal. 

radiookapi.net/CC



Les gros importateurs des vivres et autres produits de première nécessité ont affirmé, jeudi 5 décembre, disposer dans leurs entrepôts de stocks suffisants pour couvrir la période des fêtes de fin d’année, où la demande augmente sur le marché.

Ils ont donné cette assurance au vice-Premier ministre, ministre de l’Economie nationale, Daniel Mukoko Samba, au cours d'un échange à Kinshasa.

La délégation de ces importateurs, conduite par Laurent Yogo, chef du Département en charge des questions juridiques et sociales à la Fédération des entreprises du Congo (FEC), était constituée de représentants de SOCIMEX, Mondiale Food, AfriFood, SODECO, BELTEXCO, Premium Food… 

Ces derniers ont tous affirmé que leurs sociétés disposent d’importants stocks pouvant permettre à la population congolaise de passer les festivités de fin d’année sans inquiétude et continuer à s’approvisionner sous le même rythme pendant tout le premier trimestre de l’année 2025.

radiookapi.net/CC



L’objectif étant de bâtir une économie inclusive, durable et équitable, sans laisser personne de côté.

« Fruit d'un long dialogue de cadre de coopération pour le développement durable de 2024-2029 entre les Nations unies et la RDC, ce protocole d'accord se veut le prisme structurant autant que la réaffirmation d'un engagement commun à braver de nombreux défis se dressant face à la nation congolaise au moyen d'un partenariat repensé mieux et monté en garde bien plus ambitieuse et prometteuse », a affirmé Guylain Nyembo, vice-Premier ministre en charge du Plan Guylain Nyembo, qui a assisté à cette cérémonie.

Selon lui, indique l’Agence congolaise de presse (ACP), ces défis comprennent la résolution urgente des questions liées à l'éradication de la pauvreté, à l'amélioration de la santé, de l'éducation, à l'inclusion des personnes vulnérables ou encore à la réponse politique devant être apportée face au changement climatique sans oublier les défis de la sécurité et de la stabilisation.

Loin d'être insurmontables, ces défis ne peuvent être que mieux adressés avec l'appui des partenaires tels que les Nations unies dans la limite d'une réelle appropriation nationale et dans la manifestation d'une réelle adhésion par les partenaires aux propriétés dûment fixées par le Gouvernement.

Accompagner la RDC dans son développement

Bruno Lemarquis, coordinateur résident et coordinateur humanitaire en République démocratique du Congo, a indiqué, lors de la signature de ce nouveau cadre de coopération que ce document est une feuille de route ambitieuse pour accompagner le pays dans son développement.

« Ce cadre que nous signons aujourd'hui est bien plus qu'un document. C'est une feuille de route ambitieuse qui a été co-construite avec toutes les parties prenantes pour accompagner la RDC dans la réalisation de son Programme national stratégique de développement et de sa vision pour l'accélération de la mise en œuvre des objectifs du développement durable », a indiqué Bruno Lemarquis.

Le travail reposera, selon lui, sur quatre piliers fondamentaux pour lequel les Nations unies ont des avantages. Il cite notamment :

la croissance économique inclusive, la transition vers une économie résiliente inclusive et créatrice d'emplois notamment au profit des plus jeunes ;
la gouvernance efficace : le cadre inclut des actions pour renforcer les indices qui vont lutter contre la corruption ;
promouvoir la paix et la sécurité, les droits humains
et garantir une gouvernance transparente et participative

Valoriser le capital humain

La ministre d'État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, s'est engagée, au nom du Gouvernement de la République démocratique du Congo, à réaliser le Plan national stratégique de développement (PNSD 2024-2028) axé sur cinq piliers.

« En ce moment, la RDC s'engage à réaliser son Plan National stratégique de Développement (PNSD 2024-2028) axé cinq piliers, à savoir : la valorisation du capital humain, Développement social et culturel ; le renforcement de la bonne gouvernance, la restauration de l'autorité de l'Etat et la consolidation de la paix ; la consolidation de la croissance économique, la diversification de la transformation de l'économie ; l'aménagement du territoire national en infrastructures et équipements du numérique ; la protection de l'environnement, la lutte contre le changement climatique et le développement durable et équilibré », a détaillé Thérèse Kayikwamba Wagner.

La RDC a été représentée à la signature du cadre de la coopération par Thérèse Kayikwamba, ministre des Affaires étrangères et les Nations unies par M. Bruno Lamarquis, représentant résident.

radiookapi.net/CC

 
 
 
 

 

 
 


Une nouvelle attaque criminelle a semé la terreur dans le quartier Maman Mobutu de Mont-Ngafula, dans la nuit de jeudi à vendredi. Des malfrats armés ont fait irruption dans la place Ndima obika, laissant derrière eux un bilan dramatique.

Selon les témoignages des riverains contactés par la rédaction Mbote.cd, un pasteur nommé Salomon a été blessé par balle lors de cette attaque. Plus grave encore, deux jeunes filles ont été victimes de viol, et les assaillants ont emporté plusieurs objets de valeur. Les tirs ont retenti entre 2 heures et 4 heures du matin, plongeant le quartier dans la panique.

L’absence d’intervention policière malgré les appels de détresse de la population a provoqué la colère des habitants. Au petit matin, ces derniers ont manifesté leur mécontentement en attaquant le sous-commissariat de Ndima obika. La police a riposté en utilisant des balles réelles, provoquant des affrontements avec les manifestants.

Cet incident rend compte la recrudescence de l’insécurité dans ce quartier résidentiel de Kinshasa, ainsi que les tensions croissantes entre la population et les forces de l’ordre, accusées de négligence dans leur mission de protection des citoyens.

Ordi Mande

 


La Mission d’organisation des Nations-Unies pour la stabilité au Congo (MONUSCO) a totalisé 25 ans en République démocratique du Congo, depuis son arrivée en 1999.

Dans une interview accordée à 7SUR7.CD en ville de Beni le samedi 30 décembre, la porte-parole de la MONUSCO en RDC, Khady Ndeye Lo, a estimé que le bilan de la mission onusienne est positif, d’autant que les Casques bleus ont su restaurer la paix dans les provinces où ils ont été affectés.

"(...) À l'époque à 1999, la MONUSCO a constaté la présence de plusieurs groupes armés nationaux et étrangers sur toute l'étendue du territoire congolais. Ces groupes armés constituaient une menace directe pour la sécurité et la paix. À travers une combinaison d'action militaire et civile et d'initiation civile, la MONUSCO est parvenue, avec la collaboration avec son partenaire l'État Congolais, à restaurer la paix dans la quasi-totalité des provinces dans lesquelles elle était déployée", a-t-elle déclaré.

Dans la foulée, la porte-parole de la MONUSCO en RDC indique que la mission onusienne est engagée dans une réflexion approfondie avec les autorités du pays pour les dernières phases de son départ.

“Les succès de la MONUSCO qui ont donc permis de se désengager de la majorité des provinces sont aussi les succès de l'État congolais parce que la MONUSCO seule ne peut pas réussir. Il lui faut la collaboration constrictive des autorités nationale et provinciale. Désormais, la MONUSCO n'est présente qu'en Ituri et au Nord-Kivu où la situation ne permet pas encore son départ. Mais elle est engagée dans une réflexion approfondie avec les autorités du pays pour les dernières phases de son départ", a-t-elle indiqué.

Il convient de rappeler que la MONUSCO est arrivée en République démocratique du Congo en 1999, sous le nom de “MONUC”. Mais, 25 ans après, des voix s'élèvent du côté des groupes de pressions, ainsi que de la classe politique, pour exiger son départ du territoire congolais.

Bantou Kapanza Son, à Beni

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Ali Kalonga

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