Le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya, prévient que le chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ne démissionnera jamais du pouvoir.

Il l’a dit lors d’une causerie morale organisée le 18 février 2025 devant les cadres, militants et combattants de l’UDPS au siège du parti, situé dans la commune de Limete à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo.

Augustin Kabuya qui réagissait aux déclarations de l’opposant Franck Diongo qui a appelé au départ de Félix Tshisekedi, a rassuré que le parti au pouvoir restera aux côtés du president de la République jusqu’à la fin.

« J’ai suivi un monsieur que Katumbi envoie, Franck Diongo, qui a dit que tout commence par la démission de Félix Tshisekedi. Félix Tshisekedi ne démissionnera jamais. Si telle est leur démarche, je vous dis qu’on va tous nous enterrer avant que Félix Tshisekedi ne puisse démissionner. Ceux qui pensent qu’ils ne vont pas assumer ça peuvent partir. Nous, nous allons rester avec le chef de l’État jusqu’à la fin. Félix Tshisekedi ne s’est pas improvisé comme président de la République, il a été élu par le peuple congolais. Nous n’accepterons jamais que la domination étrangère vienne nous coloniser ici », a-t-il déclaré.

Dans la foulée, Augustin Kabuya a affirmé que si Félix Tshisekedi n’aimait pas la République démocratique du Congo, il allait céder à tout ce que les agresseurs du pays (le Rwanda et le M23, ndlr) demandent.

En outre, le secrétaire général de l’UDPS a accusé l’ancien président de la République, Joseph Kabila, d’être à la base des accords qui créent des problèmes aujourd’hui. Selon lui, Joseph Kabila remettait chaque année la somme de 60 millions $ aux agresseurs.

Jephté Kitsita



Ça y est, la diplomatie de de la République démocratique du Congo contre l'agression rwandaise commence à produire ses effets.

Dans un communiqué publié ce jeudi 20 février 2025, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Département du Trésor américain a annoncé l'imposition de sanctions contre James Kabarebe, ministre d'État rwandais chargé de l'intégration régionale, et Lawrence Kanyuka, porte-parole de la rébellion du M23, soutenue par l'armée rwandaise dans l'Est de la République démocratique du Congo.

James Kabarebe est sanctionné en raison de son rôle majeur dans le soutien constant et manifeste de Kigali aux rebelles du M23, qui occupent illégalement des villes et localités, dont Goma et Bukavu, en RDC.

« Aujourd'hui, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Département du Trésor américain a imposé des sanctions à James Kabarebe (Kabarebe), ministre d'État rwandais chargé de l'intégration régionale. Kabarebe est au cœur du soutien du Rwanda au Mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé désigné par les États-Unis et les Nations unies (ONU) qui a rapidement étendu son contrôle territorial dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et est responsable de violations des droits de l'homme », a déclaré le sous-secrétaire par intérim du Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, Bradley T. Smith.

Quant à Lawrence Kanyuka Kingston, le Trésor américain le sanctionne pour l'occupation de Goma et Bukavu, ainsi que pour l'assassinat brutal de civils dans cette partie de la RDC.

« L'OFAC sanctionne également Lawrence Kanyuka Kingston (Kanyuka), un membre éminent et porte-parole du M23 et de la Congo River Alliance, ainsi que deux des sociétés de Kanyuka enregistrées au Royaume-Uni et en France. Fin janvier, le M23 et les Forces de défense rwandaises (RDF) ont capturé Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu en RDC, lors d'une bataille qui a tué des milliers de civils. Le M23 et les RDF ont poursuivi leur progression, s'emparant de l'aéroport de Kavumu, un centre de transport essentiel dans l'est de la RDC, et occupant la ville de Bukavu, capitale provinciale du Sud-Kivu », poursuit-il.

Le gouvernement congolais, par l'intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, mène des actions diplomatiques auprès de la communauté internationale afin d'obtenir des sanctions contre le Rwanda.

Cette nouvelle représente pour Kinshasa un signal fort si l'on sait que le gouvernement congolais, par l'entremise de son ministre des Affaires étrangères, mène des actions diplomatiques auprès de la communauté internationale afin d'obtenir des sanctions contre les autorités rwandaises.

Roberto Tshahe/CC

L'Allemagne tance le Rwanda



Guerre d’agression : l’Allemagne a convoqué jeudi l’ambassadeur du Rwanda à Berlin pour lui signifier sa désapprobation et demander à ce pays de retirer immédiatement ses troupes de la République démocratique du Congo et d’arrêter son soutien aux terroristes du M23, selon le compte X du ministère des Affaires étrangères allemand.

« Soutenue par le #Rwanda, la milice M23 poursuit son offensive dans l'#Est de la RDC.

Le Rwanda doit respecter l'intégrité de la #RDC et retirer ses troupes. Nous condamnons fermement la violation du droit international et avons convoqué l'ambassadeur du Rwanda aujourd'hui », a indiqué la source.

ACP/CC



L’ancien président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a été promu hier vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD). Cette nomination, annoncée par Joseph Kabila, président national du parti, fait de Minaku la deuxième personnalité du PPRD.

Longtemps influent au sein des institutions, Aubin Minaku, qui a dirigé l’Assemblée nationale de 2012 à 2019, retrouve un rôle de premier plan dans l’appareil politique du PPRD. Sa nomination à la vice-présidence montre la confiance renouvelée de Joseph Kabila envers lui et pourrait marquer une restructuration stratégique du parti.

Ce réaménagement intervient alors que le PPRD cherche à se réorganiser dans un contexte politique en pleine mutation. Avec Aubin Minaku à ce poste clé, l’ancien parti au pouvoir semble vouloir renforcer son influence et préparer une nouvelle dynamique pour l’avenir.

Ordi Mande



Intervenant mercredi 19 février 2025 devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, la Ministre des Affaires Étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner a une nouvelle fois accusé le Rwanda et la rébellion du M23 d'être à la base de la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans l'Est de la République Démocratique du Congo. Dans son exposé, la cheffe de la diplomatie congolaise a appelé le Conseil de sécurité à plus de fermeté à l’égard de Kigali. Kinshasa a exigé qu’une résolution de condamnation du Rwanda soit votée publiquement. 

"Trois réunions en moins d'un mois, aujourd'hui vous avez tous condamné le Rwanda dans vos discours sauf le A3 à savoir l'Algérie, la Somalie et la Sierra Leone mais il n'y a toujours pas de résolution. Le temps de compromis interminable est révolu, il est temps d'agir, la République Démocratique du Congo exige un vote public dans le plus bref délai, une résolution qui dénonce clairement que l'occupation de la RDC par le Rwanda et qui exige le retrait de ces troupes, une résolution qui défend la charte des Nations-Unies. Assez des prétextes, assez de relativisme culturel derrière lequel se cache un attentisme aux conséquences tragiques. Que chacun assume sa position au grand jour. Il est temps de voter", a plaidé Thérèse Kayikwamba Wagner.

Et de poursuivre :

"Le Conseil ne peut se contenter de rester silencieux face à ce drame, il ne peut pas se cacher derrière des déclarations d'intentions. Le moment est venu de faire respecter les principes qui définissent cette institution. La paix, la sécurité, le respect du droit international, le droit international est universel et s'applique à tous même s'il faut aspirer à des solutions africaines, on ne peut pas rester les bras croisés lorsque les civils sont tués, ce n'est pas la solution, en tout cas pas la solution africaine. Nous réitérons qu'il y a urgence à prendre des mesures, nous exigeons une action immédiate".

Thérèse Kayikwamba Wagner a également exigé des réponses urgentes de l'ONU aux préoccupations de la République Démocratique du Congo regroupées en cinq points.

"Le Conseil de Sécurité doit tout d'abord exiger que le Rwanda cesse les hostilités, il faut exiger le retrait des troupes rwandaises du territoire de la RDC. Ces forces ont foulé aux pieds le droit international entraînant dans leur sillage la mort, la dévastation, elles ont violé notre souveraineté, leur retrait n'est pas négociable, ce retrait est impératif. Deuxièmement, le Conseil de sécurité doit imposer des sanctions ciblées notamment des gels d'avoir, des interdictions de voyager pour la structure de commandement des forces de défense rwandaises ainsi que les décideurs politiques qui sont responsables de cette agression y compris ceux qui prétendent ne pas savoir où se trouvent leurs propres troupes. Il y a des milliers de soldats rwandais qui dirigent les opérations du M23 dans notre pays alors que le Président du Rwanda se contente de nier  mais vous les membres du Conseil vous savez, nous le savons tous les survivants qui ont dû enterrer 4000 corps à Goma savent et à Goma ces tombes portent un témoignage".

Troisièmement, pour  Kinshasa, le Conseil doit imposer une interdiction totale sur l'exportation de tous les minerais depuis le Rwanda, notamment le coltan et l'or pour mettre un terme aux pillages de nos ressources.

"La RDC a pris des mesures sur un certain nombre de sites miniers ont été identifiés notamment à Rubaya car depuis ce site le Rwanda exporte de façon illégale tous les mois 150 tonnes de coltan mais ces mesures ne sont pas suffisantes tant que le Rwanda pourra piller nos ressources en toute impunité, cette guerre continuera. Quatrièmement, le Conseil de Sécurité doit immédiatement révoquer le statut du Rwanda en tant que pays fournisseur des contingents pour les missions de maintien de la paix des Nations-Unies. Un pays qui assiège les bases de la Monusco, qui cible les actions de la mission, qui lance les attaques meurtrières contre les casques bleus qui, par la suite, utilisent le rapatriement des casques bleus décédés à toutes négociations, ce pays a foulé aux pieds les principes de maintien de la paix, c'est une contradiction qui sape la crédibilité même des Nations-Unies. Le statut du Rwanda doit donc être révoqué sans délai".

Cinquièmement, le gouvernement de la RDC estime que le Conseil de sécurité doit imposer un mécanisme de modification et de signalement pour toute vente ou tout transfert d'armes vers le Rwanda. "Toutes les cargaisons d'armes en direction de Kigali doivent être déclarées inacceptables et que ces armes continuent d'atteindre ces groupes qui sont responsables des massacres et déstabilisation régionale", a énuméré Thérèse Kayikwamba Wagner.

Malgré les interpellations de la communauté internationale et des organisations régionales, la rébellion du M23 soutenue par le Rwanda poursuit son avancée dans la province du Sud-Kivu aggravant la crise sécuritaire et humanitaire dans l'Est de la République Démocratique du Congo. Les résolutions issues du sommet conjoint SADC-EAC ne sont pas toujours mises en œuvre près de deux semaines après les assises de Dar es Salam en Tanzanie.

Parallèlement aux initiatives régionales, les églises catholique et protestante poursuivent avec les consultations initiées dans le cadre de leur projet de plan de sortie de crise. Cette initiative n'est pas du tout appréciée du côté du pouvoir qui s'en tient aux processus de Luanda et Nairobi jusque-là au point mort.

Clément MUAMBA



William Ruto, président du Kenya et président en exercice de la Communauté des États d'Afrique de l'Est a reçu ce mercredi 19 février 2025 une délégation de haut niveau dépêchée à Nairobi (Kénya) par le président Félix Tshisekedi. Selon William Ruto qui a annoncé la nouvelle, les échanges entre les deux parties ont tourné autour de l'escalade de la situation sécuritaire dans l'Est de la RDC à la suite de l'activisme de la rébellion du M23 soutenue par le Rwanda.

"Nous avons discuté des options sur la voie à suivre, telles que convenues lors du Sommet conjoint de l'EAC-SADC à Dar es Salaam, en Tanzanie, et de la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie", a précisé William Ruto.

La délégation congolaise composée de Sumbu Sita Mambu, haut représentant de Félix Tshisekedi pour le suivi de la Feuille de route de Luanda et des Organisations Économiques Régionales, du député national Lambert Mende, du ministre des Travaux publics, Alexis Gisaro et du ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku rencontre William Ruto dix jours après le sommet conjoint SADC-EAC tenu à Dar es Salaam.

Plusieurs résolutions issues de ces assises ne sont pas encore exécutées jusqu'à ce jour. À titre indicatif, le Sommet a notamment décidé  de la cessation des hostilités et d’un cessez-le feu immédiat et sans  conditions auxquels les partis étatiques et non étatiques sont tenues, la réouverture de l'aéroport de Goma et des principales voies d'approvisionnement terrestres et lacustres permettant l'acheminement de l'aide humanitaire ainsi que le rapatriement des militaires décédés et de l’évacuation des blessés.

D’autres décisions découlant de cette rencontre concernent l’élaboration d'un plan de sécurisation de la ville de Goma et des zones environnantes, la rencontre des Chefs d’État-major des armées de l’EAC et de la SADC dans 5 jours  pour vérifier l’application et la mise en œuvre des décisions prises, le renforcement de la coordination et la complémentarité structurelle des Processus de Nairobi et de Luanda ainsi que l’ajout  des facilitateurs venant même d’autres régions d’Afrique pour aider à la fusion des deux Processus. 

Malgré les interpellations de la communauté internationale et des organisations régionales, la rébellion du M23 soutenue par le Rwanda poursuit son avancée dans la province du Sud-Kivu aggravant la crise sécuritaire et humanitaire dans l'Est de la République Démocratique du Congo. 

Clément MUAMBA



Une accalmie est observée ce jeudi 20 février sur toutes les lignes de front du territoire de Lubero (Nord-Kivu), où les FARDC ont repoussé le M23 et les soldats rwandais.

Selon des sources locales, des combats ont eu lieu mardi et mercredi derniers dans les localités d'Alimbongo, Ndoluma, Mambasa, Lumbango, Kasima et Katondi, à une trentaine de kilomètres de Lubero-Centre.

Le porte-parole des opérations militaires dans le Grand Nord, Colonel Mack Hazukayi, a assuré que l’armée a frappé son ennemi après avoir reçu l'appui des avions de guerre. Il confirme que les opérations se poursuivent.

Le Colonel Mack Hazukayi a appelé les soldats ayant fui les combats et errant dans Lubero-Centre à regagner au plus vite le front pour défendre la patrie :

« Je demande à tous les militaires ayant quitté les lignes de front et qui errent dans le centre de Lubero et ses environs de regagner le plus vite possible les lignes de front où se trouvent leurs commandants. Un soldat ne s'isole pas de ses compagnons, un soldat ne fuit pas seul, mais il se déplace avec ses compagnons et ses chefs. »

Cet officier militaire a encouragé ses compagnons d'arme à tenir bon durant cette guerre.

« Tu viens de très loin, de l'Équateur, du Kasaï, du Bandundu, de la province orientale que nous appelons Tshopo, tu viens de l'Uele, du Katanga. Tu es là au service de la nation. Nous devons continuer les opérations, défendre la patrie, protéger notre population et ses biens », a poursuivi le Colonel Mack Hazukayi.

radiookapi.net/CC



C’était un événement très attendu par les fans de musique africaine. Le concert de Werrason à l’Arena Grand Paris a tenu toutes ses promesses, réunissant près de 20 000 spectateurs conquis. Parmi eux, se trouvait un invité surprise de taille : Niska.

Selon des sources proches de l’organisation, le rappeur français s’est habilement camouflé pour assister au show de l’artiste congolais, probablement séduit par l’aura et l’expérience scénique de la légende Werrason.

C’était un événement très attendu par les fans de musique africaine. Le concert de Werrason à l’Arena Grand Paris a tenu toutes ses promesses, réunissant près de 20 000 spectateurs conquis. Parmi eux, se trouvait un invité surprise de taille : Niska.

Selon des sources proches de l’organisation, le rappeur français s’est habilement camouflé pour assister au show de l’artiste congolais, probablement séduit par l’aura et l’expérience scénique de la légende Werrason.

Et pour cause, ce dernier a une nouvelle fois démontré pourquoi il est considéré comme une figure intemporelle de la musique congolaise. Son concert, décrit comme “réussi” par les spectateurs, a su mélanger avec brio les sonorités seben, sa marque de fabrique, et les rythmes plus traditionnels de la rumba.

Avec près de 90% de titres seben et seulement 10% de rumba, Werrason a su trouver le juste équilibre pour satisfaire tous les publics, des fans les plus fidèles aux néophytes attirés par sa renomméeSes génériques, véritables hymnes entraînants, ont notamment été plébiscités par la foule, prouvant que l’artiste reste une référence incontournable, capable de fédérer plusieurs générations autour de sa musique.

La présence discrète de Niska, l’une des figures montantes du rap français, témoigne de l’influence de Werrason, adulé bien au-delà des frontières de la RDC. Le rappeur français a semble-t-il voulu rendre hommage à cette légende vivante de la musique africaine.

Ce concert triomphal à l’Arena Grand Paris confirme le statut d'”icône intemporelle” de Werrason, capable de réunir un public conquis par la richesse et la diversité de son répertoire musical.

mbote/CC

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

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